Votre bébé traverse-t-il des crises de pleurs inconsolables ? Entre 1 et 6 mois, de nombreux nourrissons connaissent ce que les pédiatres appellent fréquemment les « coliques du nourrisson ». Bien que distincte de la diarrhée, il est essentiel de comprendre les deux pour assurer le bien-être de votre enfant. Cet article explore en profondeur les causes, les symptômes et les solutions pour les coliques et la diarrhée chez le nourrisson.

Les Coliques du Nourrisson : Un Phénomène Déroutant

Qu'est-ce que les coliques du nourrisson ?

Les coliques du nourrisson se traduisent par d’intenses crises de pleurs de bébé survenant généralement en fin d’après-midi ou en début de soirée, ou à la suite d’un repas (tétée ou biberon). Lors de ces épisodes particulièrement difficiles à gérer, le nourrisson pleure de façon intense et soutenue sans que l’on parvienne à le calmer (on parle aussi de pleurs inconsolables du nourrisson). Bébé commence alors à s’agiter, se tortiller et se met à hurler durant de longues minutes (voire plusieurs heures). Les coliques du nourrisson touchent généralement les enfants entre leur troisième semaine de vie et leur cinquième mois. Il est aujourd’hui estimé que 25 % des nourrissons seraient concernés par ces crises récurrentes en fin de journée ou à la tombée de la nuit. Elles sont dues à des spasmes de l’intestin. Ces crises sont déconcertantes pour les parents, parce qu’elles surviennent soudainement et disparaissent d’elles-mêmes.

Les causes possibles des coliques

Les coliques du nourrisson sont un phénomène encore mal compris qui fait toujours débat au sein de la communauté scientifique : aucune cause médicale n’a en effet été clairement identifiée à ce jour. À l’âge où se manifestent les coliques, bébé a un système digestif encore très immature, notamment au niveau de la flore intestinale. Certains chercheurs estiment que les coliques du nourrisson sont, au même titre que les pleurs, une étape normale du développement chez certains bébés. Pour ces enfants, les crises de pleurs seraient alors le moyen d’évacuer les tensions et le stress causés par les stimulations du quotidien. Par ailleurs, l’angoisse liée à la tombée de la nuit pourrait également déclencher un besoin de réconfort qui causerait des pleurs inexpliqués (les pleurs sont alors le seul moyen de communiquer pour bébé). D’après certains médecins, les coliques du nourrisson pourraient également être causées par une allergie alimentaire, ou une intolérance au lait de vache.

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l'apparition des coliques chez le nouveau-né :

  • Immaturité de l'intestin : Chez le nouveau-né, le système digestif est encore en développement et peut être sensible à la digestion des aliments, ce qui peut entraîner gaz et inconforts. Cela est dû en partie à l'immaturité des muscles intestinaux qui doivent apprendre à se coordonner pour la digestion.
  • Ingestion d'air : Un autre facteur pouvant expliquer les coliques est l'ingestion d'air durant l'alimentation, communément appelée aérophagie. Cela peut se produire si le bébé tète de manière inefficace ou si la tétine du biberon n'est pas adaptée, provoquant une accumulation de gaz dans l'estomac et les intestins, ce qui engendre des douleurs.
  • Réaction allergique : Certaines études suggèrent que les coliques pourraient être liées à une allergie ou une hypersensibilité aux protéines du lait de vache. Si vous allaitez, votre bébé les ingère indirectement via le lait maternel. En ce qui concerne le lait infantile, il est également possible que des bébés développent des coliques en raison d'une allergie ou d'une intolérance aux protéines de lait de vache présentes dans la formule.
  • Étape normale du développement : Enfin, certaines coliques peuvent ne refléter aucune condition médicale sous-jacente et représenter tout simplement une étape dans le développement normal d'un bébé. Les pleurs peuvent être une façon pour le nourrisson d'apprendre à s'autoréguler et de s'adapter à son nouvel environnement.

Comment soulager les coliques de bébé ?

Les coliques du nourrisson n’étant pas une maladie, il n’existe aucun traitement médicamenteux pour y remédier. De plus, tous les parents qui ont déjà connu ce type d’épisode savent combien il peut être difficile de parvenir à calmer bébé, y compris en y mettant toute la meilleure volonté du monde. Lorsque votre bout de chou a pris la tétée ou a bu son biberon de lait infantile, allongez-le sur le ventre sur votre lit, la table à langer ou un coussin d’allaitement, si vous allaitez bébé. En bougeant les jambes, bébé va exercer une faible pression contre son ventre qui fera office de massage et pourra lui faire le plus grand bien.

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Voici quelques gestes simples mais efficaces pour apaiser un bébé coliqueux :

  • Lui faire faire son rot : Aider votre bébé à roter après la tétée ou le biberon lui permet d’expulser l'air qu'il a pu avaler. Il suffit de le maintenir contre vous à la verticale et de tapoter son dos.
  • Le mettre sur le ventre : Après le repas et une fois le rot fait, mettre votre bébé sur le ventre peut l’aider à libérer les gaz piégés. Assurez-vous de le surveiller en tout temps dans cette position ou placez-le tout simplement sur votre avant-bras.
  • Lui masser le ventre : Lorsque vous sentez votre nouveau-né gêné, réalisez-lui un massage doux sur le ventre. Pour cela, placez vos pouces autour de son nombril et déplacez-les vers l’extérieur du ventre en exerçant une légère pression. De la même façon, effectuez des cercles avec vos mains autour de son nombril. Vous pouvez utiliser si vous le souhaitez une huile de massage pour bébé, comme l'huile d'olive, de noyau d'abricot ou de calendula.
  • Le mettre dans l’écharpe de portage : Le contact rapproché, la chaleur de votre corps et la position verticale en écharpe de portage peuvent parfois apaiser les coliques.
  • Lui donner un bain : L'eau chaude a un effet relaxant sur les muscles, y compris sur l'intestin, et peut calmer un bébé agité. Un environnement calme et confortable l’aide également à se détendre et à moins pleurer.
  • Aller se promener : Le mouvement régulier de la poussette ou du portage ainsi que l'air frais permettent bien souvent d’apaiser un bébé douloureux.

Si vous vous apercevez que le ventre de votre bout de chou est tout dur et qu’il émet des gaz, il peut être judicieux de lui masser l’abdomen. La première technique consiste à placer une main sous la couche de bébé, tandis que l’autre main est posée sur son ventre. La deuxième technique consiste à masser l’abdomen de bébé tout en pliant une de ses jambes (puis d’étirer la jambe tout doucement). Les coliques du nourrisson créent chez l’enfant un inconfort digestif chez bébé et qui peut nécessiter un besoin de réconfort. En le portant avec une écharpe de portage, vous répondez idéalement à cette attente : bébé sera serré contre vous et se sentira en sécurité dans vos bras. De plus, la position physiologique adoptée par votre bambin dans l’écharpe (les jambes sont légèrement relevées) pourra l’aider à soulager ses douleurs intestinales et à expulser les gaz éventuels.

Positions d'allaitement anti-coliques

Si vous allaitez, sachez qu’il existe des positions d'allaitement anti-coliques qui réduisent la quantité d'air ingérée par le bébé.

  • La position “ballon de rugby” : Dans cette position, votre bébé est allongé à côté de vous, sa tête soutenue par votre main et son corps repose sur votre avant-bras. Sa tête se trouve au niveau de votre sein et ses pieds sont dirigés vers l'arrière, comme si vous portiez un ballon de rugby sous votre bras. Cette position permet au bébé de prendre le sein sans avoir à tourner la tête, ce qui facilite la tétée et limite l'ingestion d'air.
  • La position verticale : L'allaitement en position verticale, ou "position assise" est une autre position d’allaitement anti-colique. Vous tenez votre bébé contre votre corps, sa tête reposant juste au-dessus et contre votre sein. Le corps du bébé est soutenu par votre main et votre avant-bras, de sorte qu'il est presque assis en travers de vos genoux ou sur un coussin à vos côtés. Cette position favorise non seulement une meilleure prise du sein, mais aussi la digestion, car le bébé est en position verticale, aidant ainsi à la descente naturelle des aliments et des gaz à travers l'estomac et les intestins.

Alimentation et coliques

Comme mentionné précédemment, il est possible que les coliques soient liées à un problème intestinal. Quelle que soit la problématique rencontrée, il est impératif de demander conseil à votre pédiatre avant de changer l’alimentation de votre enfant. Seul un professionnel de santé est en mesure de pouvoir établir le bon diagnostic et de détecter une réelle allergie alimentaire. Si votre bébé présente une allergie au lait et que vous ne pouvez pas allaiter, il existe aujourd’hui plusieurs alternatives au lait de vache.

Si les coliques durent, il peut être judicieux de vérifier certains éléments de l'alimentation de votre bébé. S’il est au biberon, assurez-vous que son lait lui convient et que l’eau que vous utilisez est faible en minéraux et adaptée aux nourrissons. Enfin, n’hésitez pas à faire chauffer le biberon pour éviter les coliques : c’est ainsi que la plupart des bébés le préfèrent. Cette astuce permet également d’éliminer l’air qui peut être contenu dans le lait en poudre.

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Si vous allaitez, certains aliments sont suspectés d’aggraver les coliques de votre bébé. Le plus souvent, il s’agit des produits laitiers, des aliments très épicés ou contenant de la caféine. Mais il est également possible que votre bébé tolère mal d’autres éléments de votre alimentation (tomate, agrumes…). Pour arriver à déterminer lesquels, n’hésitez pas à noter ce que vous mangez afin de comparer si des aliments se recoupent lors des épisodes de coliques que vous rencontrez.

Julep gommeux

Le “julep gommeux” est perçu comme miraculeux par beaucoup de jeunes parents ! Kézako ? Il s’agit d’une préparation simple et 100% naturelle réalisée par votre pharmacien, qui peut être délivrée avec ou sans ordonnance. N’hésitez pas à en discuter avec votre pédiatre. Ce remède traditionnel sous forme de sirop est aussi efficace en cas de coliques que de RGO. Il agit comme un pansement gastrique en réduisant l'acidité de l'estomac. Il contient de l'eau de fleur d'oranger, qui améliore la digestion et exerce une action sédative, mais aussi de la gomme arabique, du carbonate de calcium et de l'eau minérale. Il est conseillé de donner une cuillère de ce mélange à votre bébé avant chaque tétée ou biberon ou pendant une crise de coliques.

Importance de l'environnement

Lumière tamisée, petite musique douce, ambiance calme et tranquille…L’environnement de bébé peut jouer un rôle important sur son bien-être et son anxiété.

Quand consulter ?

Il est indispensable de demander conseil à votre médecin dès l’apparition de pleurs répétés qui vous paraissent compliqués à calmer. En cas de doutes, ou lorsque les crises de pleurs incessantes commencent dès la première semaine de vie, ou ne s’arrêtent pas après le 5ème/6ème mois, il est important de consulter rapidement votre pédiatre.

Le bien-être des parents

Les coliques du nourrisson peuvent provoquer chez les jeunes parents un fort sentiment d’impuissance et un stress important pouvant s’avérer désespérants par moment. Ne sachant plus quoi faire pour calmer leurs enfants, les parents peuvent également ressentir de la colère, voire une certaine détresse psychologique.

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Si vous vous sentez totalement dépassé par les pleurs de votre enfant, il est primordial de le poser en sécurité dans son lit. Évitez à tout prix de secouer votre nourrisson : ce geste de maltraitance peut lui être mortel et fait plus d’une victime par jour en France. Demandez de l’aide au second parent, ou à toute autre personne de confiance disponible. Si vous êtes seul, isolez-vous temporairement dans la pièce d’à côté, le temps de laisser la pression redescendre. Se sentir frustré ou en colère face aux pleurs de votre enfant est une réaction normale, mais il est absolument essentiel de rester calme. Si ce sentiment revient régulièrement, parlez-en à votre médecin, qui pourra vous orienter vers des ressources d'aide et de soutien.

La Diarrhée du Nourrisson : Signes d'Alerte et Précautions

Qu'est-ce que la diarrhée chez le bébé ?

La diarrhée du nourrisson ne doit jamais être prise à la légère. Si vous observez un changement de consistance des selles de votre enfant, il n’y a pas lieu de vous inquiéter tout de suite. La fréquence et l’apparence des selles sont extrêmement variables d’un enfant à l’autre, mais aussi d’un jour à l’autre.

On parle de diarrhée « aiguë » lorsqu'elle dure moins de 1 semaine, sans dépasser 14 jours.Lorsqu’un enfant souffre de diarrhée bébé, ses selles deviennent plus fréquentes, moins formées et plus liquides que d'habitude. Il est crucial de bien gérer la diarrhée, car elle entraîne la perte d'eau et de sels minéraux essentiels. Sans remplacement rapide de ces liquides, votre enfant risque de se déshydrater gravement, nécessitant éventuellement une hospitalisation.À savoir qu’il est assez courant d'entendre les gens utiliser le terme "colique" pour décrire la diarrhée, bien que médicalement, ces deux termes désignent des problèmes différents.

Il est important de noter que ce n’est pas parce que votre bébé a des selles fréquentes et d’aspect liquide qu’il souffre forcément de diarrhée. En effet, il est normal que dès leur naissance, les bébés allaités fassent au moins 5 selles par jour, souvent une selle par tétée. Ces selles, souvent liquides avec grumeaux et jaunes ocre, ne doivent pas vous inquiéter. En tous les cas, si votre bébé grossit, c’est bon signe !

Les différents aspects des selles

Si votre bébé est allaité exclusivement, ses selles doivent sans doute avoir un aspect jaune d’or, parfois verdâtre, une apparence grumeleuse et non moulée. Une texture molle voire liquide est donc tout à fait normale si votre bébé est allaité. Une couleur verte peut être due au fait que votre bébé a une alimentation riche en lactose, notamment s’il ne vide pas bien le sein lors de la tétée. Ainsi, il ne prend que le sucre et pas assez le gras présent dans le lait, ce qui cause cette couleur verdâtre. Dans ce cas, stimulez-le lors de la tétée pour l’inciter à téter plus longuement, et ainsi bénéficier de tous les bienfaits de l’allaitement.

Entre l’âge de 4 et 6 mois, lorsque votre bébé commencera la diversification alimentaire, il est probable que ses selles connaissent de nouveaux changements. En effet, de même qu’un changement soudain de lait ou la prise de médicaments, ces facteurs peuvent provoquer chez votre bébé une constipation passagère ou l’apparition de selles liquides, signe que son organisme réagit.

Signes d'alerte

Si les selles de votre bébé sont très liquides et surviennent en abondance, et de manière fréquente (plus de 6 fois par jour pour les bébés allaités et plus de 3 fois par jour pour les enfants nourris au biberon), celui-ci souffre sûrement de diarrhée aiguë. L’apparition de ces signes peut par ailleurs être évocatrice d’une infection telle que la gastro-entérite, par exemple. Toutefois restez toujours vigilants sur les signes d’alerte : votre enfant pleure quand il essaie de faire dans sa couche, vous sentez qu’il est tendu, il essaie de pousser mais aucune selle n’est émise, il est ballonné, mange moins bien, grossit moins ou a un filet de sang dans les selles sur une petite fissure anale… Cette dernière aggrave alors la constipation : l’enfant souffre lors d’évacuation de chaque selle et a donc tendance à se retenir encore plus, pour éviter la douleur. En bref, si votre bébé dort, mange, gazouille et qu’il grandit bien, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir !

La diarrhée aiguë est souvent associée à la gastro-entérite : 45 à 75% des enfants présentant une diarrhée ont un germe pathogène dans leurs selles. L’origine de la diarrhée est donc le plus souvent virale (le virus le plus commun est nommé rotavirus) chez le nourrisson et le jeune enfant.

Causes de la diarrhée du nourrisson

Les virus, comme le norovirus et le rotavirus, sont les principales causes de diarrhée chez les bébés, entraînant souvent des épisodes de gastro-entérite aiguë. Comprendre la cause sous-jacente est crucial pour traiter efficacement la diarrhée et éviter ses complications. Si la diarrhée n'est pas virale, voici les facteurs qui peuvent en être responsables :

  • Intoxications alimentaires ou indigestions : souvent dues à la consommation d'aliments mal préparés ou contaminés.
  • Infections bactériennes : des bactéries telles que E. coli, Salmonella, Campylobacter et Shigella peuvent provoquer la diarrhée.
  • Une maladie cœliaque ou une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.
  • Chez les plus grands une intolérance acquise au lactose (à ne pas confondre avec une allergie aux protéines du lait de vache).

Quand consulter un médecin ?

La déshydratation est la principale complication associée à la diarrhée du bébé, et elle peut se manifester rapidement chez les jeunes enfants de 0 à 12 mois, particulièrement quand la diarrhée est d'origine infectieuse, causée par un virus ou une bactérie. Les selles de votre enfant, qui sont constituées à 80 % d'eau et riches en sels minéraux, représentent une importante source d'hydratation. Un bébé peut consommer jusqu'à 20 % de son poids corporel en liquides par jour, comparé à seulement 2 à 3% pour un adolescent ou un adulte. La diarrhée accélère la perte d'eau et de minéraux, risquant de conduire rapidement à une déshydratation sévère.

Comment gérer la diarrhée ?

En revanche, si votre bébé souffre de diarrhée aiguë, celle-ci provoque chez les enfants d’importantes pertes en eau et en sels minéraux, qui peuvent avoir un impact sur la santé de votre bébé. Il est primordial de prévenir une déshydratation. En cas de signes de gravité (voir ci-dessus) il est important de consulter un professionnel qui fera son diagnostic en fonction de la sévérité et de la cause de la diarrhée de votre bébé.

Pour éviter la déshydratation, il est essentiel de maintenir votre enfant bien hydraté en lui offrant régulièrement de petites quantités de liquides, et d'utiliser des solutés de réhydratation orale (SRO) disponibles en pharmacie si nécessaire. Voici des recommandations spécifiques selon le régime alimentaire de votre enfant :

  • Pour un bébé allaité : continuez l'allaitement comme d'habitude. Si cela semble insuffisant, si votre bébé montre des signes de soif ou semble abattu, proposez-lui également un soluté de réhydratation orale.
  • Pour un bébé nourri au biberon : il peut être nécessaire de réduire temporairement les quantités de lait infantile au profit de SRO pour minimiser la diarrhée et les vomissements. Réintroduisez progressivement le lait dans son alimentation.
  • Pour un bébé diversifié : si votre bébé a commencé la diversification alimentaire, privilégiez les SRO tant que la diarrhée et/ou les vomissements sont présents. Après environ 6 heures de SRO, vous pouvez commencer à réintroduire des aliments faciles à digérer et peu irritants pour l'estomac, comme des biscuits secs, pain grillé, riz, poulet ou bananes.

Si votre nourrisson souffre de diarrhée et qu’il n’est pas allaité, cessez de lui donner du lait en poudre et remplacez-le par des solutions de réhydratation orales (SRO) à volonté pendant 6 heures. Riches en sels minéraux, ces solutés permettent à votre nourrisson de retrouver rapidement un bon niveau d’hydratation. Attention, parents, ne prenez pas cette décision seuls : l’exclusion de lait est à discuter au préalable avec le pédiatre de votre enfant, en fonction du diagnostic établi. Ayant un goût sucré-salé, les SRO sont facilement appréciés par les bébés en bas âge.

Si votre enfant vomit, faites-lui boire de toutes petites quantités d’eau, fréquemment dans la journée, pour veiller à une bonne hydratation de son organisme. Évitez d’aggraver sa diarrhée avec des aliments difficiles et longs à digérer (légumes verts, fruits acides…). En fonction de son âge et des aliments déjà introduits ou non dans ses menus, proposez-lui des anti-diarrhéiques tels que le riz, les purées pomme-coing ou pomme-banane, la banane ou le pain, par exemple. Mettez son intestin au repos jusqu’à ce que vous observiez une amélioration de ses selles. Gardez à l’esprit qu’il ne faut jamais forcer votre enfant à manger.

Hygiène stricte

Une hygiène stricte vous permettra également de réduire le risque de diarrhée bébé. Ces pratiques aident à limiter l'exposition de votre enfant à des agents infectieux et à renforcer sa résistance aux infections courantes qui causent la diarrhée du nourrisson :

  • Lavez soigneusement vos mains et celles de votre bébé fréquemment, surtout avant de manger ou après avoir été aux toilettes.
  • Désinfectez régulièrement les surfaces dans les sanitaires pour éliminer les germes.
  • Évitez de partager la vaisselle et les couverts, et limitez les contacts étroits avec les personnes malades.
  • Optez pour le bon type de couches pour éviter les frictions et autres irritations susceptibles d’augmenter le risque d’infection.
  • Lavez soigneusement les fruits, légumes et tous les aliments avant de les servir à votre enfant, ainsi que les ustensiles de cuisine et les plans de travail.
  • Réduisez la consommation de boissons sucrées et de jus de fruits, qui peuvent aggraver les symptômes de la diarrhée chez les petits.

Alimentation adéquate

L'alimentation joue un rôle clé dans le fonctionnement du transit intestinal du bébé, influençant la fréquence et la consistance des selles. C’est donc un point clé en cas de diarrhée bébé comme de constipation de bébé. En présence de selles molles ou liquides, il est conseillé de privilégier certains aliments aux propriétés antidiarrhéiques, tout en évitant ceux qui ont des effets laxatifs (comme les légumes verts ou les fruits acides). Pour les bébés en phase de diversification alimentaire, les aliments recommandés incluent le riz et son eau de cuisson (riche en amidon), les pâtes, la compote de pommes ou de coings, les bananes, la gelée de fruits (riche en pectines), ainsi que la purée de carottes. Il est important d'intégrer ces aliments dans une alimentation variée pour éviter les carences ou la dénutrition.

Prévention de la diarrhée aiguë

Les rotavirus sont les principaux responsables des cas de gastro-entérites aiguës virales saisonnières chez les nourrissons et les jeunes enfants âgés de moins de 5 ans, chez qui elles peuvent entrainer des complications. Ainsi, pour prévenir les diarrhées aiguës et limiter les risques de déshydratation chez votre enfant, il existe deux vaccins très efficaces : le Rotarix® et le RotaTeq®. Veillez à ce que votre nourrisson soit vacciné contre le rotavirus : cela lui permettra de se défendre contre ce virus précis. Lavez avec précaution tous les aliments (fruits, légumes, certains féculents) que vous donnez à votre enfant.

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