L'allaitement maternel est une expérience enrichissante tant pour la mère que pour l'enfant, offrant de nombreux avantages sur le plan de la santé et du bien-être. Il est recommandé d'allaiter l'enfant jusqu'à ses six mois, mais même une période plus courte peut s'avérer bénéfique. Le lait maternel, en effet, évolue constamment pour s'adapter aux besoins spécifiques de chaque bébé, variant en composition au cours de la tétée, de la journée et des mois.
Les Bienfaits de l'Allaitement Maternel
Pour le bébé
Le lait maternel est parfaitement toléré par le système digestif fragile du nourrisson, ainsi que par ses reins et son foie. Il contient des anticorps et des mécanismes de défense contre les microbes, offrant ainsi une protection contre certaines infections. La composition du lait maternel est naturellement adaptée aux besoins de l'enfant, lui fournissant les nutriments essentiels à son développement et une protection immunitaire. De plus, il diminue le risque d'allergies, contribue à l'équilibre du microbiote et favorise son confort digestif grâce à des molécules anti-coliques.
Pour la mère
Allaiter a des effets bénéfiques à court et à long terme pour la santé de la mère, notamment en réduisant le risque de cancer du sein. L'allaitement permet également des interactions privilégiées qui mobilisent tous les sens. En tétant le sein de sa maman, bébé est au contact de sa peau, il reconnaît son odeur, il entend les bruits de son cœur. Maman et bébé se touchent, se caressent, s'observent. Ces échanges sont importants et sont une des façons de créer un lien, de se connecter à son bébé. Bébé et maman partagent chaleur, amour et sécurité. Ainsi, l’allaitement est agréable pour la mère et son bébé. Ces moments d'intimité renforcent le lien entre la mère et l'enfant.
Compléments Alimentaires Bio pour l'Allaitement : Un Soutien Naturel
L’allaitement est une période où votre corps continue d’offrir le meilleur à bébé, mais cela demande aussi beaucoup d’énergie. Les compléments alimentaires pour l’allaitement apportent des nutriments essentiels qui favorisent une lactation harmonieuse, soutiennent votre vitalité et contribuent au bien-être de votre bébé.
Pourquoi prendre des compléments alimentaires pendant l'allaitement ?
L'allaitement est une période où les besoins nutritionnels de la maman augmentent considérablement. Après l’accouchement, certaines mamans ressentent une baisse d’énergie et un déséquilibre hormonal qui peut impacter leur lactation. Allaiter, c'est fournir les nutriments essentiels à son nourrisson tout en conservant des apports suffisants pour soi! Ce que mange la maman est utilisé pour la production de lait. Cette dernière nécessite ainsi d'augmenter les apports nutritionnels d'environ 500 kcal supplémentaires par jour pendant les 6 premiers mois d'allaitement. Il faut donc augmenter les apports alimentaires, mais de façon qualitative. La composition du lait en nutriments, vitamines et minéraux va dépendre de l'alimentation de la mère. Tous les types de nutriments passent dans le lait. Et à la différence de la grossesse, aucun aliment n'est vraiment à proscrire pendant l'allaitement! Poisson ou viandes crues, fromages à pates crues ne sont plus à exclure. Mais si l'alimentation maternelle manque de certains éléments, ce déficit se retrouvera dans le lait, au risque d'un apport insuffisant pour l'enfant ! Ainsi, les besoins en vitamines B2, B9, C, en cuivre, en iode, en potassium, en zinc, augmentent pendant l'allaitement. L'apport en vitamine A doit presque être doublé. Il est donc indispensable que l'alimentation de la mère soit variée et équilibrée.
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Les compléments alimentaires recommandés
Shatavari : Cette plante ayurvédique est reconnue pour son effet galactogène, stimulant naturellement la production de lait maternel. Traditionnellement utilisé en médecine ayurvédique, le Shatavari est une plante réputée pour son effet galactogène, c'est-à-dire qu’elle stimule naturellement la production de lait maternel.
Acide folique (vitamine B9) : Souvent recommandé pendant la grossesse, l’acide folique (vitamine B9) reste un nutriment clé après l’accouchement.
Huiles d'onagre et de bourrache : Ces huiles végétales sont riches en acides gras essentiels, qui aident à réguler les hormones et à améliorer l’élasticité de la peau après l’accouchement. Ces huiles peuvent aussi être bénéfiques pour réguler les cycles hormonaux post-accouchement et soulager les désagréments liés aux premières règles après la grossesse.
Feuille de framboisier : La feuille de framboisier est souvent utilisée pour préparer l’accouchement, mais elle reste aussi une excellente alliée en post-partum.
Comment choisir ses compléments alimentaires ?
Beaucoup de compléments pour la lactation sont disponibles sur internet et en boutique. Le choix n'est donc pas toujours évident, je vous l'accord.
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- Vérifiez la composition : privilégiez les compléments bio, sans additifs superflus.
- Optez pour un actif adapté à vos besoins : si vous cherchez un booster de lactation, orientez-vous vers le Shatavari par exemple.
- Tenez compte de la digestion : certaines mamans peuvent être sensibles à certaines plantes ou huiles.
Durée de la cure et précautions
Pour un effet optimal, une cure de 1 à 3 mois est généralement recommandée. Certains compléments sont déconseillés en cas de problèmes hormonaux ou d’allergies spécifiques aux plantes utilisées. Tout dépend de votre besoin ! Pour booster la lactation, le Shatavari est une excellente option. Pour équilibrer les hormones post-partum, optez pour l’huile d’onagre et de bourrache.
L'Alimentation de la Mère Allaitante : Un Pilier Essentiel
Une alimentation riche en protéines, oméga-3, fer et vitamines est essentielle. L’allaitement est une période où votre corps continue d’offrir le meilleur à bébé, mais cela demande aussi beaucoup d’énergie.Il est donc indispensable que l'alimentation de la mère soit variée et équilibrée.
Les nutriments clés pour la mère allaitante
Vitamine A : La vitamine A, ou rétinol, soutient la vision, la peau, le système immunitaire, et les processus de spécialisation cellulaire qui ont lieu pendant le développement de l'enfant. Les foies de poissons et d'animaux ont les teneurs les plus élevées en rétinol. Les besoins en vitamine A augmentent chez les femmes allaitantes, passant à 1300 µg/jour (les besoins sont de 650 µg/j chez les femmes).
Vitamines du groupe B : Les vitamines du groupe B sont impliquées dans de nombreux processus chez la mère et l'enfant. Les vitamines B1, B2, B6, B12 contribuent au fonctionnement normal du système nerveux. Elles soutiennent également le métabolisme énergétique. Elles sont les alliées antifatigues de la maman, avec la vitamine B9. La levure de bière, la bière sans alcool en sont riches. Elles se trouvent également dans les céréales complètes, les légumes verts, les viandes, poissons, et les œufs. Les besoins de vitamine B9 augmentent chez les femmes allaitantes : 500 µg/j, contre 330 µg/j chez les femmes. Cette vitamine contribue au développement du système nerveux chez les nouveaux nés. Elle est tout aussi importante pour la femme allaitante, puisqu’elle participe aux métabolismes cellulaires : synthèse de l’ADN, de l’ARN, des globules rouges, des neurotransmetteurs, des globules blancs, etc.
Vitamine D : La vitamine D est la vitamine qui peut principalement faire défaut chez la mère (surtout si celle-ci n'est pas assez exposée au soleil) et donc chez l'enfant. Elle participe à l'ossature, aux fonctionnements des muscles et du système immunitaire. Les poissons gras, le jaune d'œuf, les produits laitiers sont d'excellentes sources de vitamine D. La vitamine D améliore le coefficient d’utilisation digestive (CUD) et la fixation osseuse du calcium.
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Vitamine K : La vitamine K est aussi à risque de déficit. Si l'organisme en a besoin en petite quantité, les réserves sont faibles et les stocks doivent être régulièrement renouvelés. Elle est importante pour la coagulation sanguine et pour l'ossature. Une supplémentation est souvent recommandée chez le nourrisson allaité.
Calcium : Le calcium est un élément clé à apporter à bébé. Il est connu comme composant principal des os. Il est pourtant impliqué dans de nombreux autres processus fondamentaux pour le développement de l'enfant : neurotransmission, division cellulaire (mécanisme très actif en période de croissance), fonction musculaire. Dans 100 mL de lait maternel, on retrouve en moyenne 30 mg de calcium. Sur les quantités consommées par un bébé en une journée, on monte entre 150 et 270 mg de calcium utilisé pour la confection du lait. Augmenter les besoins en calcium préserve l’intégrité du squelette de la mère.
Magnésium : Le magnésium est l'allié de la mère puisqu’il contribue à réduire la fatigue. Il est temps de se faire plaisir avec du chocolat noir, des fruits secs et oléagineux (amandes, noix, noix de cajou…).
Fer et Iode : Le fer et l'iode risquent aussi de manquer aux femmes allaitantes dans les pays industrialisés. Ils participent au métabolisme énergétique et aux fonctions cognitives. L'iode est un composé essentiel pour la synthèse des hormones thyroïdiennes chez la mère. On le trouve principalement dans les fruits de mer, algues, produits laitiers, œufs. Le fer est important pour la constitution des globules et de l'hémoglobine, qui sert au transport du dioxygène dans le sang. Pendant le post-partum, l'accouchement étant accompagné d'une grande perte de sang, il peut y avoir une anémie chez la mère, qui nécessite une supplémentation.
Acides gras essentiels (Oméga 3 et 6) : Les acides gras des séries oméga 3 et oméga 6 sont utilisés, dans notre organisme, pour la fabrication de prostaglandines. Ces molécules jouent un rôle majeur dans l'équilibre des réactions immunitaires. Dans l’idéal, pour un fonctionnement « correct » du système immunitaire, le rapport oméga 6 / oméga 3 devrait être aux alentours de 3/1 à 5/1. Les acides gras du lait humain contribuent ainsi à l'équilibre des réponses immunitaires chez le nourrisson. Consommer régulièrement des poissons gras (harengs, anchois, sardines, maquereaux…). Attention aux daurades et thons qui sont les plus susceptibles d’être pollués par le mercure.
Zinc et Potassium : Enfin les besoins en zinc et en potassium augmentent également pendant l'allaitement, mais ils sont moins à risque de déficit dans les pays industrialisés. Le premier est impliqué dans de très nombreuses fonctions de l'organisme (système nerveux, immunitaire, ossature, …) et le second dans la contraction musculaire (notamment cardiaque) et la transmission nerveuse. On les trouve dans une grande variété d'aliments (légumineuses, tous les fruits secs et oléagineux comme les noix, viande rouge, graines…).
Aliments à privilégier
L'eau : La production du lait maternel nécessite de l’eau. De ce fait, les besoins hydriques augmentent de 500 mL à 1 L par jour. Pour savoir si vous buvez assez, observez la couleur de vos urines. Si ces dernières sont foncées, cela indique que vous manquez d’eau. Si elles sont claires, c’est parfait, vous hydratez suffisamment votre corps. Il est possible d’optimiser ses apports en calcium en utilisant des eaux minérales sources de calcium.
La sardine et le maquereau : Les petits poissons gras sont parfaits pour accompagner l’allaitement grâce à leurs compositions nutritionnelles parfaites. Ils apportent des oméga-3, de la vitamine D et de l’iode. Les quantités de mercure qu’ils contiennent sont faibles. L’organisme arrive à gérer le peu de mercure qu’ils transportent. De plus, ils contribuent aux besoins de calcium et de vitamine B9.
Les produits laitiers : Les produits laitiers apportent plusieurs micronutriments intéressants pour les femmes allaitantes : Eau, Calcium, Vitamine D, Vitamine A et Probiotiques.
Les fruits et les légumes : Comme toujours, les fruits et légumes sont à encourager. Ils regorgent de nombreux nutriments nécessaires au bon déroulement de l’allaitement : Eau et Fibres.
Aliments à éviter ou à limiter
Café, thé, chocolat, guarana et maté : La caféine, la théophylline et la théobromine sont des excitants qui peuvent perturber le sommeil du bébé.
Produits ultra-transformés : Ils peuvent diminuer la concentration lipidique du lait maternel et augmenter les risques de problèmes cutanés et d'obésité chez l'enfant.
Soja : En excès, les phytoœstrogènes peuvent affecter la thyroïde du nourrisson.
Margarines enrichies en phytostérols : Privilégier le beurre pour les tartinades.
Poissons vecteurs de mercure : Éviter l’espadon, le marlin, le siki, la lamproie et le requin.
Alcool : Supprimer l'alcool pendant l'allaitement. L’alcool passe dans le lait maternel 30 à 60 minutes après sa consommation. L’organisme immature du nouveau-né est incapable de métaboliser l’alcool, ce qui trouble son développement. La consommation d’alcool diminue également la lactation.
Aliments aux goûts forts : Ail, choux, agrumes, etc. peuvent modifier le goût du lait et déplaire à bébé.
Substances néfastes à limiter
La caféine, la théophylline et la théobromine : ces substances passent aisément dans le lait maternel. En excès, elles perturberaient le sommeil et le développement du nourrisson (d’autant plus si ce dernier est prématuré).
Les acides gras trans : Les acides gras trans réduiraient la lipidémie du lait maternel. Les lipides sont pourtant indispensables au développement des nourrissons (ils représentent 50 % de l’apport énergétique total (AET) du nourrisson). De plus, les acides gras trans seraient susceptibles d’augmenter les risques d’eczéma chez l’enfant.
Les phytoœstrogènes : Les phytoœstrogènes diminuent l’absorption de l’iode, affectant les teneurs en iode dans le lait maternel. En excès, les phytoœstrogènes favorisent les troubles du développement thyroïdien, chez le nourrisson.
Les phytostérols : Les phytostérols interfèrent avec l’absorption des autres nutriments, dont le bêta-carotène. En excès, on observe une baisse de la concentration de bêta-carotène dans le lait maternel et dans le sang des nourrissons. Le bêta-carotène est important pour la croissance des bébés.
Le mercure : Le mercure passe dans le lait maternel. En excès, il perturbe le développement du cerveau et du système nerveux de l’enfant.
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