Les fêtes de Pâques approchent, et une question revient souvent : à partir de quel âge un enfant peut-il manger du chocolat ? Il est légitime de se demander à quel moment introduire cette gourmandise dans l'alimentation de son enfant, surtout lors d'événements festifs comme Pâques ou Noël. Cet article vise à vous informer sur l'âge recommandé pour introduire le chocolat, les précautions à prendre et les alternatives possibles.
Pourquoi retarder l'introduction du chocolat ?
Bien que le chocolat soit une source de minéraux et d'antioxydants, il n'est pas un aliment essentiel pour les jeunes enfants. Le chocolat au lait, en particulier, est riche en graisses et en sucres. Il est donc recommandé de ne pas donner de chocolat aux enfants avant l'âge de 2 ans, afin de ne pas les habituer trop tôt aux saveurs sucrées.
Risques liés à une consommation précoce
Une consommation régulière de chocolat peut entraîner de mauvaises habitudes alimentaires et favoriser l'apparition précoce de caries sur les dents de lait. De plus, le chocolat de Pâques est souvent garni de praliné, qui peut provoquer des allergies chez certains enfants. Les petits œufs de Pâques présentent également un risque de fausse route. Enfin, une consommation excessive de chocolat peut entraîner des indigestions.
Effets excitants et métaux lourds
Le cacao a des effets excitants, similaires à ceux de la caféine. De plus, le chocolat contient du nickel et du cadmium, des métaux lourds considérés comme des perturbateurs endocriniens. Le chocolat noir en contient généralement plus que le chocolat au lait. Ces métaux lourds peuvent avoir des effets toxiques sur les os, le neuro-développement, la reproduction, et les fonctions rénales, hépatiques et immunitaires.
À partir de quel âge introduire le chocolat ?
Selon les pédiatres et les recommandations de l'OMS, il est préférable d'attendre que votre bébé ait au moins 12 mois avant de lui offrir du chocolat. Certains parents préfèrent attendre jusqu'à 18 ou 24 mois par prudence.
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Introduction progressive
L'introduction du chocolat doit se faire de manière réfléchie et progressive. Vous pouvez commencer par agrémenter, de temps en temps, son biberon de lait de céréales infantiles au cacao ou lui donner un dessert lacté spécial bébé au cacao pour le goûter.
Types de chocolat à privilégier
Après 12 mois, vous pouvez proposer de petites quantités de chocolat au lait. Pour les enfants plus âgés, optez pour du chocolat noir contenant au moins 70% de cacao, car il est plus riche en nutriments et moins sucré. Le chocolat noir n'est généralement pas recommandé pour les bébés.
Comment introduire le chocolat ?
Commencez par faire goûter de très petites quantités à votre enfant, comme un peu de chocolat sur votre doigt dès l'âge d'un an. Vers 3 ans, vous pouvez offrir un carré de chocolat (environ 5g) lors d'occasions spéciales. Le chocolat ne doit pas devenir un aliment quotidien, mais plutôt une gourmandise occasionnelle au sein d'une alimentation équilibrée.
Surveillance des réactions
Observez attentivement votre enfant lors de l'introduction du chocolat pour la première fois. Soyez à l'affût de tout signe d'allergie ou d'intolérance, comme des éruptions cutanées ou des troubles digestifs. La caféine et la théobromine présentes dans le chocolat peuvent provoquer chez certains enfants de l'agitation ou des troubles du sommeil. En cas de réactions inquiétantes, consultez immédiatement votre pédiatre.
Signes d'allergie
Si votre bébé présente des réactions cutanées comme de l'urticaire ou de l'eczéma, des troubles digestifs (vomissements, diarrhées), des difficultés respiratoires (toux, difficultés à respirer) ou un comportement général agité (irritabilité, pleurs excessifs) après avoir mangé du chocolat, il se peut qu'il soit allergique. Ces symptômes se manifestent souvent peu de temps après la consommation de chocolat.
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Aliments à base de chocolat pour bébé
Les aliments à base de chocolat pour bébé sont spécifiquement conçus pour eux et leur composition est encadrée. Mieux vaut les introduire le plus tard possible et en petite quantité, par exemple une fois par semaine.
Attention aux autres ingrédients
Au-delà de la quantité de chocolat, attention à l'œuf cru qui peut provoquer une toxi-infection alimentaire (de même pour le tiramisu par exemple). Les viennoiseries au chocolat (pain au chocolat, brioche, pain au lait chocolaté…) contiennent beaucoup de sucre, de matières grasses et d'additifs. C’est le cas des viennoiseries achetées en boulangerie ou en magasin. Si vous aimez cuisiner, les versions maison sont à privilégier : avec moins de sucre, moins de chocolat, mais avec toujours autant de goût ! La pâte à tartiner est très sucrée et très grasse, elle est à introduire le plus tard possible et toujours en petite quantité (1 petite cuillère à café). Si vous en donnez, essayez de ne pas en proposer le même jour qu’un autre aliment sucré au chocolat.
Alternatives plus saines
Pour combler le désir de sucré de votre enfant tout en restant sain, envisagez des options telles que les fruits frais ou séchés, la compote de fruits sans sucre ajouté, le yaourt nature sucré avec un peu de miel, la purée de fruits, ou des recettes maison à base de caroube.
Les bienfaits du chocolat (pour les plus grands)
Chez les adultes, le chocolat donne le moral et se fait remarquer par ses effets antidépresseurs et relaxants. Le chocolat noir est une excellente source de magnésium qui aurait la réputation de combattre la fatigue, le stress et l’anxiété, de fer important pour la fabrication des globules rouges et le développement cérébral, de zinc important pour le système immunitaire et de sélénium. Le chocolat contient beaucoup plus de polyphénols que le thé vert et le vin rouge. Ils sont bénéfiques pour la santé car ils sont de puissants antioxydants, permettant de lutter contre le vieillissement cellulaire. On leur attribue des effets préventifs contre certaines formes de cancer et de maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives. Le chocolat est l’un des aliments les plus riches en flavonoïdes : ceux-ci constituent la plus importante catégorie de polyphénols. Le chocolat est riche en tryptophane un acide aminé essentiel qui se transforme en sérotonine et en mélatonine, l’hormone du sommeil.
Composition du chocolat
Le chocolat contient :
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- du cacao ;
- des minéraux (potassium, sodium, calcium, magnésium, phosphore…) ;
- des antioxydants ;
- des protéines ;
- des glucides ;
- des lipides ;
- des fibres (sauf dans le chocolat blanc).
Origine et consommation du chocolat
Les Aztèques ont été les premiers à consommer du chocolat. Hernan Cortez, un conquistador espagnol, est à l’origine de la découverte de ce peuple du Mexique et par la même occasion des précieuses fèves de cacao. En 1524, il partagea sa trouvaille avec celui que l’on appelait « L’empereur du Saint Empire », Charles Quint. Puis le chocolat fut introduit à la cour du royaume de France, et Louis XIV ordonna de planter des cacaoyers aux Antilles.
Le cacaoyer est un arbre qui porte des cabosses, remplies de fèves, et le chocolat, un aliment produit à partir de ces fèves de cacao. A cette recette de base sont parfois ajoutées des matières grasses végétales. Le chocolat noir contient au moins 43% de cacao (mesuré sur matière sèche) dont au moins 26% de beurre de cacao et 14% de cacao sec dégraissé, alors que le chocolat au lait contient au moins 25% de cacao ou 30% pour le chocolat au lait dit « fin ».
Un français sur deux se dit accro au chocolat et ne pourrait pas y renoncer pendant les fêtes de fin d’année. En 2017, les Français étaient les 5e plus grands consommateurs de chocolat dans le monde (7,3 kg/personne/an) derrière les Allemands, les Belges, les Suisses et les Anglais.
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