L'idée qu'un futur bébé soit bien à l'abri à l'intérieur de sa mère est vraie, grâce à une triple protection contre les agressions extérieures. Cette protection comprend une première barrière de muscles, la paroi abdominale de la mère. Un deuxième rempart musculaire est la paroi de l’utérus. Enfin, le liquide amniotique dans lequel le bébé baigne offre un matelas aquatique susceptible d’amortir les chocs. Cependant, malgré cette protection naturelle, un choc électrique ou un traumatisme abdominal pendant la grossesse peut entraîner des complications, notamment un décollement de l'embryon ou du placenta.

Protection Fœtale Naturelle et Vulnérabilité

Bien qu'il soit rare qu'un fœtus soit directement atteint et souffre d'une fracture osseuse, d'une plaie ou de la lésion d'un organe à moins d’un coup d’une grande violence, il est important de comprendre que même un coup peu violent peut avoir des conséquences ennuyeuses pour la grossesse. Recevoir un coup de pied de votre aîné avec lequel vous chahutiez, se faire percuter par un Caddie au supermarché, trébucher et tomber lourdement au sol, se cogner contre une porte n’est jamais anodin pour une future maman. Cela le devient de moins en moins au fur et à mesure que la grossesse avance !

Au premier trimestre, l’utérus est encore petit, positionné bas, au niveau des os du bassin et protégé par eux. En cas de choc abdominal, ce n’est pas lui qui est en première ligne, mais d’autres organes comme les intestins, la rate, etc. Il ne subira donc pas de traumatisme. Mais aux deuxième et troisième trimestres, l’utérus grossit, prenant toute la place dans le ventre et refoulant les autres organes vers l’arrière : il est donc très exposé.

Réaction de l'Utérus à un Choc

Quand l’utérus reçoit un coup, il réagit souvent en se contractant. Les contractions peuvent n’être que passagères. Mais un traumatisme abdominal est aussi susceptible de déclencher le travail et de faire courir le risque d’un accouchement prématuré.

Autre scénario ennuyeux : le coup, provoquant une brutale hausse de pression à l’intérieur de l’utérus, entraîne une rupture des membranes contenant le liquide amniotique. Quand la poche des eaux est rompue, le bébé n’est plus protégé des infections et l’on ne peut se permettre d’attendre trop longtemps avant l’accouchement.

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Décollement Placentaire (Hématome Rétroplacentaire)

Les membranes ne sont pas les seules « victimes » possibles de cette hyperpression : le placenta lui aussi peut être concerné et se décoller de la paroi de l’utérus sur une certaine zone. On parle alors d’hématome rétroplacentaire. Plus l’hématome est étendu, plus les échanges mère/enfant sont gênés, plus le fœtus peut souffrir. La seule solution après un décollement important est donc de faire naître le bébé.

Enfin, même sans être directement blessé mais en réaction au traumatisme, le bébé peut saigner. Non pas comme on pourrait l’imaginer à la suite d’une coupure, déversant son hémoglobine dans le liquide amniotique et le colorant de rouge ! La « fuite » se fait de manière invisible par le cordon ombilical et rejoint ensuite la circulation maternelle. Le fœtus peut ainsi se retrouver anémié et en souffrance.

Que Faire Après un Choc ?

Que le choc ait été assez fort ou minime, jouez la carte de la prudence et rendez-vous impérativement chez votre médecin ou aux urgences. C’est une évidence pour les femmes qui ont des symptômes suite à un coup ou une chute : douleurs abdominales, fortes contractions, saignements. Mais les autres aussi, celles qui n’observent rien de particulier, doivent consulter. Certaines complications comme un saignement du fœtus ou un hématome retroplacentaire peuvent évoluer sans le moindre signe extérieur, insiste Ludovic Cravello.

Bilan Médical Post-Choc

Vous aurez droit à un bilan complet pour écarter toutes vos inquiétudes ! D’abord, le médecin s’assurera que pas une goutte de liquide amniotique ne s’écoule : des tests vaginaux permettent de le déterminer. Grâce à un monitoring, il pourra vérifier que le rythme cardiaque de votre tout-petit est normal et que vous n’avez pas de contractions. L’échographie le renseignera sur l’état du placenta. Et enfin, pour terminer, une petite prise de sang pour être bien sûr que des globules rouges de votre bébé ne se baladent pas dans votre circulation !

Quand il y a eu un accident de voiture, le médecin pratique parfois une IRM cérébrale du fœtus. Pourquoi cette attention particulière à son petit cerveau ? « Au moment du freinage brutal, la future maman part vers l’avant, mais comme elle est retenue par sa ceinture, elle revient brutalement vers l’arrière. Ce phénomène d’accélération/décélération fait que tous les organes à l’intérieur d’elle - y compris le fœtus - bougent de l’avant vers l’arrière à grande vitesse. De même pour le cerveau du bébé qui peut alors taper contre l’os de sa boîte crânienne… », explique le médecin.

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Mesures de Prévention

Adopter les bons gestes de protection est essentiel.

Ceinture de Sécurité en Voiture

Vous posez souvent vos mains bien à plat sur votre ventre arrondi comme une barrière de protection. Vous avez peut-être entendu dire que la ceinture de sécurité n’est pas obligatoire pour les futures mamans ou qu’elle est dangereuse pour le bébé… Halte à ces idées fausses et archifausses ! Sauf dispense accordée par un médecin habilité par la préfecture, une femme enceinte est tenue de s’attacher en voiture. Par ailleurs, une étude très sérieuse montre que le port de la ceinture durant un accident divise par 2,8 le risque de perdre le fœtus, insiste Paul Barré, responsable pédagogique à l’Association de prévention routière.

Il faut aussi savoir que lors d’un choc à 30 km/h, le risque de mort, de traumatisme ou de complications graves pour le fœtus est de 12 % chez les femmes correctement ceinturées et de 70 % chez celles qui sont attachées… mais incorrectement. Tout est donc dans l’art et la manière de s’attacher ! La partie ventrale de la ceinture ne doit surtout pas être positionnée en plein milieu du ventre mais bien en dessous, en appui sur les os du bassin. Quant à l’autre côté, celui qui part de l’épaule, il doit d’abord passer entre les seins puis sur le côté, mais pas sur le ventre, insiste le spécialiste.

Prévention des Chutes

Les femmes enceintes, particulièrement en fin de grossesse, ont tendance à tomber plus souvent. Elles deviennent plus malhabiles pour se récupérer quand elles trébuchent, ont un moins bon équilibre du fait de la surcharge pondérale qui les attire vers l’avant, constate Jacques Choque, formateur sportif.

Pour limiter les risques de chutes à la maison, commencez par passer votre intérieur en revue. Il s’agit d’éviter les fils électriques ou les tapis dans lesquels on peut se prendre les pieds, les jouets qui traînent par terre sur lesquels on peut déraper, de porter des chaussures antidérapantes s’il y a un escalier glissant, d’avoir un bon éclairage dans tous les coins et recoins, conseille-t-il.

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Il est bon aussi de s’entraîner à amortir une chute pour en limiter la force. Par exemple, en travaillant sa souplesse grâce au yoga ou du stretching : cela permettra de partir en fente plutôt que de chuter genoux à terre. Etre en permanence attentive à l’environnement permet d’anticiper certains chocs et de les éviter.

Vigilance et Précaution

Vous avez hélas peu de prises sur les événements extérieurs, comme le nageur à la piscine qui vous décoche un coup de pied par inadvertance, le garnement qui fait du vélo sur le trottoir et vous donne un coup de guidon au passage, le coup de frein brutal dans un bus.

La solution ? Se montrer d’une grande vigilance, être en permanence attentive à l’environnement permet d’anticiper certains chocs et de les éviter.

Il ne faut pas hésiter non plus à faire valoir ses droits et à réclamer une place assise dans les transports en commun si personne ne la propose pas. Si la loi prévoit de protéger les femmes enceintes, ce n’est pas pour rien ! », insiste Jacques Choque.

En règle générale, pour éviter les collisions malheureuses, évitez les bains de foule, faites vos courses à des heures de moindre affluence, fréquentez la piscine quand elle est réservée aux cours pour femmes enceintes.

Autres Causes de Décollement Placentaire et d'Avortement

Bien que les traumatismes soient une cause possible de décollement placentaire, il est crucial de noter qu'il existe d'autres facteurs pouvant entraîner un avortement ou des complications similaires pendant la grossesse.

Causes Infectieuses chez la Jument (Exemple Applicable)

Selon un bilan de l’équipe « Épidémiologie et Plateforme Resumeq » - unité « Physiopathologie et épidémiologie des maladies équines » (PhEED) du laboratoire de santé animale (site de Normandie) de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) portant sur 851 fœtus dont l’autopsie a été réalisée entre 2010 et 2019, en France, par les structures du Réseau national de surveillance des causes de mortalité des équidés (Resumeq), la cause de l’avortement a pu être déterminée dans 81 % des cas, avec la répartition suivante (IEIDC, 2024) :

  • Cause infectieuse (microbe) dans 56 % des cas
  • Cause non infectieuse dans 25 % des cas
  • Cause indéterminée dans 19 % des cas

Les bactéries sont de loin les agents pathogènes les plus fréquemment responsables d’avortements (82 % des causes infectieuses). Une placentite macroscopique est visible dans un quart de ces cas. Une quarantaine d’espèces bactériennes ont été isolées en culture pure (seule) ou en association (plusieurs bactéries). Ces bactéries sont pour la plupart commensales (elles vivent naturellement en équilibre, sur ou dans l’organisme, sans causer de nuisance), fécales ou présentes dans l’environnement ; elles peuvent être des pathogènes strictes ou opportunistes. Parmi toutes ces bactéries, Streptococcus zooepidemicus est la bactérie la plus fréquemment isolée (20 % des avortements d’origine bactérienne).

Des infections virales sont identifiées dans 9 % des cas d’avortement d’origine infectieuse, avec très majoritairement les virus de la rhinopneumonie forme abortive, dont l’herpèsvirus de type 1 (identifié sur 38 cas, soit 90 % des virus isolés) et l’herpèsvirus de type 4 (identifié sur 1 cas). 2 cas étaient causés par le virus de l’artérite virale équine.

Des infections fongiques (ou mycoses), ainsi que des infections mixtes (bactériennes et fongiques), ont été diagnostiquées respectivement dans 1,5 % et 2,5 % des cas. Une placentite est observée dans 95 % de ces types d’infection. Une des principales causes d’avortement est la placentite ascendante, c’est-à-dire une infection du placenta par des bactéries ayant pénétré par la vulve, puis « remonté » par le vagin et le col de l’utérus.

L'entrée de bactéries peut se faire lors d'une mauvaise conformation de la vulve, qui laisse pénétrer le crottin. Ces juments nécessitent alors une suture adéquate (vulvoplastie).

Une modification de l’orientation de la vulve faisant suite à un amaigrissement peut aussi être à l'origine de placentite chez les juments pleines. En effet, la fonte des coussinets graisseux autour de l’anus fait basculer ce dernier et la partie supérieure de la vulve vers l’avant.

Il est également primordial de maintenir les juments pleines dans de bonnes conditions d’hygiène pour limiter les risques de contamination microbienne (boxes ou stabulations régulièrement curés…).

Bien entendu, les palpations vaginales chez les juments pleines sont fortement déconseillées.

Prévention des Infections

Il faut bien examiner chaque jour les juments dans les deux derniers mois de gestation (mamelle, vulve…) et consulter son vétérinaire lors de la moindre anomalie. Il pourra alors confirmer ou non la suspicion de placentite en effectuant, par exemple, une échographie du placenta. Le cas échéant, il mettra en place un traitement antibiotique si nécessaire. Un traitement précoce peut permettre d’éviter l’avortement.

En dehors d’une infection, un décollement placentaire peut également être occasionné par un traumatisme (coup de pied…). La forme abortive de la rhinopneumonie, essentiellement due à l'herpèsvirus équin de type1 (HVE-1), est aussi à l'origine d'avortements. Dans ces cas, l'avortement intervient sans signes prémonitoires (pas d’écoulements vulvaires, pas de montée laiteuse) le plus souvent en fin de gestation (entre le 9ème et le 11ème mois). Cependant, il peut survenir dès le 4ème mois. Le fœtus et le placenta sont expulsés sans difficultés, la jument n’est pas malade. Dans certains cas, le poulain naît à terme et vivant, mais il présente des difficultés respiratoires et meurt, le plus souvent dans les 3 jours (parfois jusqu'à 6 jours après la naissance). Ces poulains sont hautement contagieux pour les autres chevaux.

Le fait qu'une jument ait avorté de rhinopneumonie une année ne signifie pas que cette dernière soit protégée contre les avortements les années suivantes.

Même si la rhinopneumonie n'est la cause que de 5 à 8 % des cas d'avortement, elle se distingue par son caractère viral qui multiplie les risques de propagation à l'ensemble du troupeau de juments gestantes. Il existe sur le marché des vaccins qui contribuent à prévenir les avortements découlant d'une infection par le HVE-1. Toutefois, ces vaccins ne peuvent garantir une protection totale contre les avortements.

Torsion du Cordon Ombilical

Dans certains cas, le nombre de tours est excessif et bloque la circulation sanguine en direction du fœtus, provoquant la mort de ce dernier. Les causes de cet excès de torsion sont encore mal connues. Un cordon trop long est un facteur prédisposant (6 fois plus de risques de torsion de cordon si la longueur est supérieure à 90 cm), mais les facteurs influençant la taille du cordon ne sont cependant pas bien connus.

Gestation Gémellaire

La jument ne peut pas assurer le développement à terme de deux poulains. Lors de gestation gémellaire, il peut se produire dans certains cas une résorption spontanée d’une vésicule, et donc la naissance à terme d’un seul poulain. Lorsque la gestation gémellaire persiste au-delà de 45 jours, on observe environ 80 % d’avortement des deux fœtus vers le 9ème ou 10ème mois de gestation. En autopsie, les avortements sont observés de façon plus précoce dans la gestation : 27 cas d'avortements entre 6,5 et 9 mois de gestation (moyenne de 7,8 mois) entre 1986 et 2009. De 2010 à 2024, ces derniers ont été encore plus précoces, entre 2,75 et 8 mois de gestation (moyenne de 6 mois).

Faire pratiquer précocement un diagnostic échographique de gestation par le vétérinaire pour être conseillé sur la marche à suivre. Dans certains cas, il est préférable que ce dernier effectue une réduction manuelle des jumeaux par pincement d’une des vésicules. Dans les haras de Pur-Sang à Newmarket, en Grande-Bretagne, les jumeaux représentaient dans les années 70 la principale cause d’avortement (29 % des cas).

Maladies Générales

Certaines maladies de la jument, telles que des coliques sévères, la grippe, la piroplasmose ou encore la leptospirose par exemple, peuvent provoquer l'avortement. Pour tenter de l’éviter, il est impératif de diagnostiquer et traiter le plus rapidement possible la maladie en question. Attention cependant, car certains médicaments peuvent également provoquer l’avortement.

Fausses Couches Spontanées chez l'Humain

Les fausses couches spontanées sont fréquentes (10-15% des grossesses) et n’ont aucune conséquence sur l’avenir obstétrical, généralement liées à une anomalie chromosomique (60%). Il existe cependant des formes récidivantes (≥ 3 FCS avant 14 SA) qui nécessitent une enquête étiologique (cf. partie 2 Paraclinique).

Signes d'Alerte

  • Hémorragie abondante, de sang rouge et coagulable souvent récidivante ± retentissement maternel (pouls accéléré, TA normale ou abaissée).
  • Souvent associée à des contractions utérines mais sans douleurs utérines permanentes.
  • Associée à des douleurs utérines brutales, permanentes, qui dominent le tableau.

Fausses Couches Tardives

Les fausses couches du deuxième trimestre, dites tardives, sont rares et se traduisent essentiellement par des contractions de l’utérus et, parfois, des saignements vaginaux légers. En général, ces symptômes apparaissent avant la fausse couche et le médecin diagnostique un risque d’interruption de grossesse en constatant la dilatation du col de l’utérus, au travers duquel la poche des eaux fait saillie.

Complications Rares

Les fausses couches ne provoquent de complications que dans de très rares cas. Dans la très grande majorité des cas, les fausses couches n’entraînent pas de complications et n’ont aucun impact négatif sur les grossesses futures. Rarement, une infection de l’utérus s’installe et provoque de la fièvre et des écoulements vaginaux purulents et nauséabonds.

Impact Psychologique

Les fausses couches provoquent fréquemment un épisode de dépression lié à la fois au deuil de l’enfant à naître et aux soudains changements hormonaux provoqués par la fin de la grossesse. Les sentiments négatifs (déception, culpabilité, remise en question de soi, anxiété autour des grossesses futures, etc.) peuvent devenir envahissants et, parfois, déséquilibrer le couple. Lorsqu’il est difficile de surmonter l’impact psychologique d’une fausse couche, il ne faut pas hésiter à en parler avec son médecin et, si nécessaire, à faire appel à un professionnel pour une aide psychologique.

Autres Phénomènes Physiologiques

  • L'aréole se pigmente davantage et s'élargit dès le début de la grossesse.
  • L'argyrie est consécutive à l'absorption prolongée, par la peau ou les muqueuses, de sels d'argent (gouttes nasales, collyres, pansements gastriques, nitrate d'argent, etc.). La coloration gris ardoise de la peau atteint d'abord les zones exposées à la lumière (visage, mains, conjonctive) puis s'étend au reste du corps. Les particules d'argent se déposent dans les glandes sudoripares du derme de façon indélébile.

Névralgie d'Arnold

Une névralgie d'Arnold survient en général spontanément, mais elle est parfois provoquée par une pression locale ou certains mouvements de la tête. À l'examen clinique, il est possible de la déclencher en appuyant sur le point d'émergence du nerf. La névralgie d'Arnold se manifeste par une douleur qui, à partir du haut de la nuque, irradie jusqu'au sommet du crâne. Les analgésiques et les anti-inflammatoires peuvent être efficaces. Une infiltration locale de corticostéroïdes soulage généralement le patient, mais parfois de façon temporaire.

Aromathérapie

Des gélules d'essence de sauge peuvent être prescrites dans certains états spasmophiliques ; le cyprès, le thym, le genièvre, l'eucalyptus sont actifs en cas de bronchite. Globalement, l'aromathérapie est réputée active, surtout dans les phénomènes infectieux.

Arrêt Cardiocirculatoire

Un arrêt cardiocirculatoire est le plus souvent la conséquence d'une cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde). Une inefficacité cardiocirculatoire peut également résulter d'un trouble majeur du rythme cardiaque (bradycardie extrême ou tachycardie supérieure à 200 pulsations/minute) ou d'une grande perturbation circulatoire (hémorragie massive, embolie pulmonaire).

Un arrêt cardiocirculatoire provoque en 15 à 20 secondes une perte de conscience et un arrêt de la commande respiratoire. Des convulsions peuvent survenir à la phase initiale de l'arrêt, avec perte d'urine. La disparition des pouls, perçue sur les carotides de chaque côté du cou ou sur l'artère fémorale à l'aine, atteste l'inefficacité cardiocirculatoire. Les mouvements respiratoires sont absents ou remplacés par des secousses respiratoires intermittentes.

La constatation d'un arrêt cardiocirculatoire impose des manœuvres immédiates de réanimation : assurer la liberté des voies aériennes, effectuer une respiration artificielle par bouche-à-bouche, restaurer une activité circulatoire par massage cardiaque externe. Dans le même temps, les services d'aide médicale d'urgence doivent être alertés. La réanimation doit être poursuivie jusqu'à la récupération du malade (son efficacité étant jugée sur la présence d'un pouls fémoral), ou jusqu'à l'arrivée d'un personnel qualifié. Les mesures de sauvetage sont relayées par la ventilation artificielle après intubation trachéale et par des traitements qui dépendent de la cause de l'arrêt cardiocirculatoire (par exemple, choc électrique externe en cas de fibrillation ventriculaire). Le pronostic d'un arrêt cardiocirculatoire est fonction de la rapidité des premières mesures d'urgence (massage cardiaque externe).

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