L'utilisation de la "chaise de réflexion" en maternelle, et plus largement dans l'éducation des jeunes enfants, suscite un débat important. Cet article explore les tenants et aboutissants de cette pratique, en tenant compte du développement émotionnel de l'enfant et en proposant des alternatives constructives.

Le Coin de Réflexion : Une Pratique Courante et Questionnée

Nombreux sont les parents et éducateurs qui utilisent le "coin de réflexion" comme outil disciplinaire. L'idée sous-jacente est d'offrir à l'enfant un temps d'isolement pour qu'il puisse méditer sur son comportement et en tirer des leçons. Cependant, cette approche est de plus en plus remise en question, notamment en raison de son impact potentiel sur le développement émotionnel et la relation d'attachement de l'enfant.

Les Risques de l'Isolement : Impact sur le Développement Émotionnel

Le "coin" consiste en un moment d'isolement forcé plus ou moins long. Du point de vue du développement de l'enfant, les jeunes enfants de moins de 5 ans ne peuvent pas réguler leurs émotions en autonomie. Ils ont besoin des adultes pour les aider dans le processus d’auto régulation émotionnelle (un peu comme si le cerveau développé et mature des adultes servait de cerveau externe aux enfants). Par ailleurs, les enfants plus âgés qui n’ont connu ni accompagnement émotionnel lors de leurs émotions fortes ni modèles d’adulte capables de s’auto réguler, ne savent pas non plus accueillir leur colère, leur peur, leur tristesse ou encore leur excitation. Des émotions non exprimées et non accueillies peuvent donc être à la source de comportements inappropriées et la meilleure manière de répondre à ces comportements est de comprendre les émotions cachées, les besoins insatisfaits. Le coin ne prend pas en compte les étapes du développement émotionnel des enfants. L’isolement rompt la relation d’attachement alors que c’est la base même de la sécurité affective de l’enfant et de la construction d’une estime de soi saine.

L'exclusion, qui est le principe du coin, est donc une punition terrible. Dans le passé, elle signifiait souvent la mort parce qu'il était presque impossible de survivre seul. Un humain qui est coupé des autres est submergé par la peur, la tristesse et peut-être même la colère contre la personne qui l'a exclue, d'autant plus quand cette exclusion est accompagnée de paroles dévalorisantes ou de pratiques humiliantes telles que les mains sur la tête ou le nez face au mur avec interdiction de se retourner sous peine d'une punition plus élevée.

De plus, en maternelle, l’enfant n’a pas atteint cette capacité de réflexion. Un enfant agit avec ses sentiments. L’enfant est allé s’asseoir sur la chaise, et un petit temps après, il a demandé pardon à son institutrice. Il demandera pardon car il s’est senti rabaissé, écrasé, et parce qu’il se sent coupable, parce qu’il veut de nouveau s’asseoir à côté de son ami, parce qu’il a ressenti de la peine à cause de ce rabaissement. Pas parce qu’il a gagné une vertu. Encourager l’enfant à s’excuser dans cette situation est une éducation comportementale. (…) Oui, désormais cet enfant n’agira plus jamais de la sorte lorsque l’institutrice sera dans les parages. Mais lorsque l’institutrice ne sera pas là, il le fera à nouveau. L’institutrice doit essayer de comprendre l’enfant, même si cela lui prend du temps. « Je peux te dire quelque chose ? Tout problème ne doit pas nécessairement être résolu sur le champ.

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Alternatives Constructives à la Chaise de Réflexion

Heureusement, il existe de nombreuses alternatives à la chaise de réflexion qui favorisent un développement émotionnel sain et un apprentissage positif.

1. L'Importance de la Relation et de l'Accompagnement Émotionnel

Les adultes sont responsables de la qualité de la relation avec l’enfant. Ce dont les enfants ont le plus besoin quand ils sont bouleversés et submergés par leurs émotions est d’avoir des adultes autour d’eux calmes, avec lesquels ils se sentent acceptés inconditionnellement, aimés et en sécurité. Bien sûr que cela peut être difficile et il est conseillé, quand les émotions parentales sont trop fortes, de passer le relais. Quand c’est impossible, il vaut mieux utiliser les messages Je pour signifier les limites et les besoins (“je sens la colère monter en moi et j’ai besoin de calme. Je sors quelques instants pour me calmer et je reviens quand ça ira mieux”).

2. Enseigner la Régulation Émotionnelle

Enseigner des techniques de régulation émotionnelle en commençant par enrichir le vocabulaire des émotions des enfants (par exemple à travers des livres). Les adultes peuvent inviter les enfants à nommer leurs émotions (en verbalisant pour eux au début jusqu’à ce qu’ils prennent l’habitude de verbaliser eux-mêmes) et leur enseigner des techniques de retour au calme en dehors des crises émotionnelles. Il est également possible de proposer un espace de retour de calme avec des outils qui permettent aux enfants de se sentir mieux (livres, feuilles et crayons pour dessiner les émotions, doudous à caresser, anti stress à tordre, plume à souffler, dessin de postures de yoga…).

3. Anticiper les Situations à Risque

Anticiper les situations à risque (par exemple, prendre des coloriages ou des petits jeux dans une salle d’attente,formuler des scénarios à l’avance et trouver des solutions avec l’enfant : “et si ta cousine te prend tes jouets/ détruit ta tour, tu risques d’être très énervée : qu’est-ce que tu pourrais faire ?

4. Empathie et Écoute Active

Faire preuve d’empathie et envisager les choses du point de vue de l’enfant puis pratiquer l’écoute active : “Ça te rend furieux quand… et tu as envie de taper/ crier/ casser tellement tu es en colère.

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5. Accompagner l'Enfant dans la Crise

Quand la situation devient explosive, il est possible de s’éloigner AVEC l’enfant sans le laisser seul. L’idée est de rester aussi calme que possible et d’accompagner la crise de l’enfant avec empathie en reconnaissant ses émotions. Il s’agit de se connecter émotionnellement avant de chercher à rediriger le comportement.

6. Le Coussin de Réflexion : Un Espace de Calme et de Dialogue

Vous cherchez un moyen efficace pour aider les enfants à réfléchir sur leurs comportements inappropriés ou sur le non-respect des règles ? Ne cherchez pas plus loin ! Le coussin de réflexion. Cet outil simple mais puissant permet aux enfants de retrouver leur calme et de réfléchir sur leur comportement, tout en restant confortablement installés sur un coussin doux. Hop ! Lorsque votre enfant tire la queue du chat, il est important de lui rappeler que cette action peut blesser l’animal et que cela n’est pas acceptable. En effet, la violence envers les êtres vivants, qu’ils soient humains ou animaux, n’est jamais justifiable. Dans cette situation, invitez votre enfant à s’asseoir sur le coussin de réflexion pour réfléchir à son comportement inapproprié. Ce coussin est conçu spécialement pour aider les enfants à prendre du recul et à réfléchir sur leurs actions. Une fois que votre enfant est calmé, rejoignez-le pour lui expliquer clairement les règles à respecter. Et pour finir, accompagnez-le s’excuser auprès de M. chat. C’est fait. Le coussin de réflexion peut prendre différentes formes et tailles pour s’adapter aux besoins de chaque enfant. En effet, il peut également se présenter sous forme de tapis, de fauteuil ou de tabouret. L’important est que l’enfant se sente à l’aise et en sécurité pour réfléchir sur son comportement. Pour Adèle, on avait pris un coussin de sol. Elle l’a gardé un peu plus d’un an. C’est la méga grosse crise, qu’est-ce qu’on fait ? Il arrive parfois que nos enfants se mettent en colère et que leur frustration dépasse toutes les limites. On peut alors assister à de véritables tempêtes émotionnelles, avec hurlements et objets qui volent en éclat. Dans ces moments-là, le coussin de réflexion ne semble plus être d’aucune utilité, car la communication devient impossible. Si vous avez déjà vécu ces crises intenses, vous savez à quel point il est difficile de garder son calme et de trouver une solution efficace. Cela peut aider à le rassurer et à le calmer rapidement. En revanche, dans le cas de crises vraiment intenses, il peut être préférable de laisser votre enfant évacuer toute sa frustration, même si cela peut sembler interminable. Une fois la tempête passée (c’était la tempête Adèle pour nous), prenez le temps d’écouter votre enfant, de comprendre ses émotions et d’échanger avec lui sur ce qui s’est passé. Chaque enfant est différent, il est donc important de trouver la méthode qui fonctionne le mieux pour lui.

7. Adapter l'Environnement et les Attentes

Alignons nos attentes sur les réelles possibilités de réponse dont disposent les enfants.

Des adaptations sont possibles pour l’élève individuellement mais aussi à l’échelle du groupe classe. Certaines habitudes, certains fonctionnements de classe créent un climat qui favorise l’expression des émotions sans débordements et développent l’empathie. L’enseignant pourra choisir l’adaptation qui lui semble la plus adéquate et associer l’élève à ce choix.

  • Éventail des émotions : il s’agit de proposer à l’élève un éventail de réponses possibles pour qu’il puisse faire un choix et que cela facilite la régulation de son émotion.
  • La chaise à émotions : chaise sur laquelle l’élève s’assoit avec un carnet dans lequel il note ou dessine ce qu’il ressent et en explique la cause. L’expression d’une émotion sous forme de dessin ou de mise en mots peut faciliter la possibilité pour l’élève de s’engager de nouveau dans les apprentissages. Pour travailler en direction de toute la classe, un travail sur les émotions peut être proposé pour l’ensemble des élèves. En parallèle, un travail sur le développement de l’empathie peut être proposé à travers diverses activités scolaires.
  • L’infirmerie des émotions : Possibilité de réunir dans une caisse, une boîte, des objets qui aideront à gérer les émotions. Il est possible de proposer au sein de la classe un espace « pour soigner les émotions ». Pour les plus jeunes, une peluche à qui parler de son émotion, par exemple, peut être présentée, et des caisses peuvent offrir des solutions pour répondre aux différentes émotions : il s’agit de mettre en mots son émotion et de trouver une activité qui pourra aider à y répondre ainsi qu’à la réguler. Pour les élèves plus âgés, ce travail peut être proposé dans un espace déterminé (bureau du CPE ou infirmerie). Cet espace est conçu pour retrouver son calme et se rendre de nouveau disponible pour les apprentissages.
  • Promouvoir l’autonomie et le sens des responsabilités : permettre à l’élève de se déplacer dans la salle dans un cadre précis : effacer le tableau, ramasser les cahiers, les copies… ; lui confier des responsabilités : accompagner une camarade à l’infirmerie, faire une commission…
  • Favoriser la mise en place d’espaces facilitant la gestion par l’élève de ses émotions : espace de travail permettant de rester debout, coin de « réflexion », permettre l’utilisation d’une balle antistress à malaxer, atténuer les tensions par l’humour lorsque l’élève le supporte, prévoir la possibilité pour l’élève de quitter la salle pour se rendre à l’infirmerie ou chez le CPE (dans le 2nd degré) afin d’éviter une crise (ceci peut donner lieu à une contractualisation avec l’élève et la famille - PPRE…).
  • Éviter les stimuli parasites susceptibles de favoriser le déclenchement de crises : placer l’élève à proximité de l’enseignant ou d’élèves calmes, ritualiser la présence sur le bureau de l’élève uniquement du matériel nécessaire, afin d’éviter les éléments parasites.
  • Favoriser l’usage de messages clairs : issus de la communication non violente, les messages clairs aident à la gestion de conflits sans violence. Un entraînement à dire des messages clairs diminue les comportements débordants, favorise la gestion de la colère qui peut naître d’une situation conflictuelle ou d’une interprétation erronée de l’attitude de l’autre.

8. Comprendre les Besoins Derrière les Émotions

Identifier les besoins : les besoins sont sous-jacents aux émotions. Les identifier clairement permet de comprendre l’émotion et de mieux réguler le comportement qu’elle entraîne.

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Face à un comportement hautement perturbateur, il est préférable que l’enseignant puisse différencier les besoins de l’élève de ses propres besoins, de manière à garder une attitude professionnelle et cadrante. Si l’enseignant souffre d’un manque de reconnaissance, s’il doute de ses compétences, il peut interpréter les insultes d’un élève comme une agression personnelle, une non-reconnaissance de ses compétences, alors que l’élève cherchait très certainement, par son comportement inadéquat, à exprimer tout autre chose : un besoin d’appartenance, etc.

Pour l’enseignant, connaître les besoins essentiels des élèves vise à instaurer un climat de classe diminuant les risques de tensions. Cela influence les choix pédagogiques. Proposer un atelier de philosophie aux élèves répond à leur besoin de pouvoir et d’estime, à leur besoin d’actualisation de soi et de liberté, et à leur besoin d’appartenance.

Pour l’élève, identifier ses besoins lui permet de mieux se connaître et d’exprimer ses demandes par des mots. Travailler avec une classe sur les besoins est tout aussi important que travailler sur les émotions. L’élève apprend ainsi à formuler un message clair et ne se laisse pas déborder par l’émotion. « De quoi avons-nous besoin pour pouvoir travailler ensemble ? » est une question à poser en début d’année scolaire.

9. Activité Physique et Bien-Être

Pratiques corporelles de bien être : une pratique régulière d’exercices de respiration, relaxation, méditation, étirements, massages… apprend aux élèves à mieux connaître leur corps et ses ressentis, ainsi qu’à être davantage à l’écoute du corps de l’autre. Annie Sébire et Corinne Pierotti, conseillères pédagogiques, proposent dans l’ouvrage qu’elles ont dirigé Pratiques corporelles de bien-être. Mieux apprendre à l’école, mieux gérer sa classe (Editions EPS, 2013) des exercices à pratiquer en classe ou en salle de motricité (ou préau), individuels ou collectifs. Le but de cette pratique - et de l’ouvrage - est que chaque élève puisse se construire sa propre « valise d’exercices de bien-être » dans laquelle il pourra puiser tel ou tel exercice en fonction de ses besoins, et ainsi mieux gérer ses émotions.

10. Développer l'Empathie

Développer l’empathie : à travers des jeux il est possible de développer l’empathie chez les élèves. Le travail d’Omar Zanna fait référence en la matière. Il consiste à créer les conditions pédagogiques de la mise en scène collective des émotions partagées et à respecter les 4 piliers pédagogiques suivants :

  • pratiquer ensemble pour entrer en résonance émotionnelle avec autrui ;
  • observer autrui pour apprendre par vicariance ;
  • inverser les rôles pour partager les ressentis émotionnels ;
  • mettre des mots sur les ressentis pour socialiser ses émotions.

Un exemple de jeu empathique pour améliorer le climat scolaire, le « jeu des mousquetaires » : spécifiquement conçu pour des élèves de 7 à 9 ans, ce type de jeu consiste à faire jouer ensemble plusieurs équipes de 4 élèves. Dans chaque équipe, les élèves ont une position à tenir. L’un a les bras tendus parallèles au sol, l’autre les bras tendus vers le ciel, le troisième se tient sur une jambe et le quatrième (le joker) court autour de la salle selon un parcours prédéfini. Les trois premiers peuvent appeler le joker pour se faire remplacer. Le groupe qui tient le plus longtemps les positions gagne la manche…

11. Ateliers de Psychologie au Collège

Mettre en place au collège des ateliers de psychologie : l’atelier de psychologie, selon Jacques Lévine, « permet de développer la capacité de sortir de sa place pour se mettre à la place de l’autre tout en restant à la sienne. C’est ainsi que le “nous” vient s’installer, pour chaque membre du groupe. Chaque élève prend dans la classe une nouvelle place et la classe elle-même prend pour l’élève une nouvelle existence. En proposant à l’élève de réfléchir au ressenti de l’autre, on lui donne la possibilité de participer à la marche des choses, et par là même, on l’invite à modifier son attitude dans la classe. »

TDAH et Besoin de Bouger : Des Solutions Adaptées

Hyperactifs ? Hyperkinétiques ? TDAH ? Ou juste un peu « bougeaillons » ? « Arrête de bouger et concentre-toi ! » Deux injonctions contradictoires pour certains enfants qui ont besoin de bouger pour se concentrer. Je viens de lire un article très intéressant sur le site RIRE qui nous explique que : Taper du pied, Balancer les jambes ou se tortiller sur sa chaise… sont des mouvements dont l’enfant ayant un TDAH a vitalement besoin pour retenir l’information et réaliser des tâches cognitivement complexes. Si on leur demande de supprimer leurs mouvements spontanés, ceci va occuper une très grande partie de leur capacité attentionnelle… il en restera donc peu pour les apprentissages. D’ailleurs on observe souvent des adultes qui se mettent à faire un mouvement répétitif (faire tourner son crayon, taper du pied, marcher en tournant en rond…) quand ils doivent se concentrer. Et Aristote et ses disciples discutaient de philosophie tout en marchant (Merci Paul pour l’info) Il ne s’agit pas de les laisser sauter de table en table ou grimper aux rideaux… mais plutôt de trouver des solutions adaptées pour concilier besoin de mouvement et respect du cadre de travail.

Voici donc 3 grandes catégories de pistes à explorer, allant des adaptations les plus conséquentes à celles quasiment invisibles. On peut passer d’une catégorie à l’autre au fil des progrès… ou cumuler les 3 en fonction des moments et des besoins.

1. Quitter la Position Assise Traditionnelle

Plusieurs options (parfois farfelues au 1er abord mais pour certains élèves on est prêts à tout tenter, non ?) :

  • La version radicale : s’inspirer de cette école américaine où tout le monde travaille debout toute la journée avec une barre pour balancer ses pieds sous le bureau.
  • Avoir l’autorisation de travailler debout par moment c’est peut-être déjà un bon début. (Je l’ai observé en classe avec un élève de CM1 : résultat bluffant)
  • Autre possibilité : le vélo-pupitre.
  • Ou alors juste le vélo, le temps de lire quelque chose.
  • Ou juste les pédales avec un pédalier.
  • Et puis globalement :
    • Penser à prévoir des activités permettant de bouger (aller au tableau, apporter un message dans une classe voisine etc)
    • Mettre en place un réel enseignement kinesthésique (marelle des syllabes, déplacement sur tracés au sol etc.)

2. Adapter le Bureau et l'Assise

  • On peu aussi les asseoir sur des ballons de gym qui permettent un léger balancement ou rebondissement sans gêner personne.
  • Dans le même style, mais moins encombrant, on trouve aussi des tabouret oscillants. Ils permettent un léger balancement pour une assise dynamique.
  • Objet de substitution moins volumineux : le « coussin d’assise » qui rebondit un peu mais pas trop et permet de gigoter sur sa chaise.
  • Dans la catégorie « moins farfelu » on peut envisager une bande élastique sous le bureau pour pouvoir faire gigoter ses guibolles sans déranger.
  • On peut aussi opter pour la version « frite de piscine ».
  • Ou pour un sitting stepper, fait exprès pour « marcher assis »

3. Bouger Discrètement

On peut aussi réfléchir avec l’enfant pour trouver des manières de bouger qui ne dérangent personne et qui se remarquent peu (voire pas du tout). Quelques idées :

  • Se tourner les pouces
  • Gigoter les orteils dans ses chaussures. La technique idéale pour bouger incognito : gros succès auprès de mes élèves et de mes collègues !
  • Assis normalement, pieds reposant sur la pointe, faire légèrement sautiller les jambes. (Sans faire de bruit pour ne pas déranger les autres)
  • Malaxer une balle Anti-stress.
  • Vous pouvez aussi aller fouiller du côté des Fidgets de chez Hoptoys (Bijoux à mordre, bidouilles à visser/dévisser pour les crayons, bidules à tripoter etc)
  • Gribouiller les petits carreaux de son cahier ou griffonner sur une feuille de brouillon. (Merci Virginie pour l’idée)
  • Colorier un mandala, de l’extérieur vers le centre (si on veut se concentrer… sinon du centre vers l’extérieur pour s’ouvrir au monde)

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