Le décès de Valéry Giscard d'Estaing en 2020 a rouvert des chapitres complexes de l'histoire, notamment sa relation avec Jean-Bedel Bokassa, l'ancien dirigeant de la République centrafricaine. Cette relation, oscillant entre amitié politique, scandales financiers et liaisons intimes, continue de susciter des interrogations et des controverses.

Une amitié politique et des cadeaux somptueux

Valéry Giscard d'Estaing et Jean-Bedel Bokassa se sont rencontrés en 1967, lorsque Giscard était ministre des Finances. Bokassa, alors chef d'État de la Centrafrique, considérait Giscard comme un "cher parent" et entretenait une relation presque familiale avec lui. Preuve de son attachement pour la France, il appelait auparavant le Général de Gaulle « papa », en marque de profond respect. D’ailleurs le dernier déjeuner à l’Élysée du Général de Gaulle fut donné en l’honneur de mon grand-père…Bokassa invitait régulièrement Giscard à chasser en Centrafrique, lui offrant des territoires de chasse vastes comme un arrondissement de Paris. Il le recevait également dans ses châteaux et palais avec faste. Ces marques d'estime témoignent de la haute considération que Bokassa portait à Giscard au début de leur relation.

L'affaire des diamants et les accusations de trahison

La relation entre Giscard et Bokassa s'est détériorée à la fin des années 1970, notamment en raison de l'affaire des diamants. Selon des révélations du Canard Enchaîné, Giscard, alors ministre des Finances, aurait reçu de Bokassa une plaquette de diamants de 30 carats, estimée à un million de francs de l'époque. Bien que Giscard ait nié avoir reçu ces diamants à titre personnel, cette affaire a terni son image et contribué à sa défaite à l'élection présidentielle de 1981.

Le Prince Jean-Barthélémy BOKASSA, petit-fils de l’Empereur Jean-Bedel BOKASSA, exprime sa profonde déception face à ce qu'il considère comme une trahison de Giscard. Il souligne l'incohérence d'une personne qui critique publiquement Bokassa tout en ayant profité de son hospitalité et de ses largesses.

La liaison controversée avec l'impératrice Catherine

L'aspect le plus sulfureux de la relation entre Giscard et Bokassa est la liaison que le président français aurait entretenue avec Catherine Denguiadé, l'une des épouses de Bokassa. Cette liaison adultérine, qui aurait duré trois ans, jusqu'au coup d'État de 1979, est évoquée dans plusieurs ouvrages et articles de presse, notamment "La manipulation" de Roger Delpey et "Femmes de Dictateurs" de Diane Ducret.

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Selon certaines sources, Bokassa aurait même accusé Giscard d'avoir mis Catherine enceinte. Le Prince Jean-Barthélémy BOKASSA confirme que cette liaison était un secret de polichinelle dans les milieux politiques et médiatiques. Il déplore l'attitude de certains occidentaux qui ont des relations avec des femmes africaines sans jamais les officialiser ni assumer leurs responsabilités.

Le coup d'État de 1979 et ses conséquences

En 1979, Valéry Giscard d'Estaing ordonne le renversement de Bokassa par un coup d'État mené par les forces françaises. Le Prince Jean-Barthélémy BOKASSA dénonce cette intervention comme un acte de "voyou" et de "colon", soulignant l'ingratitude de Giscard envers un homme qui l'avait toujours bien reçu.

La famille Bokassa a été chassée de son palais et de son pays, et leurs biens ont été pillés. Le Prince Jean-Barthélémy BOKASSA décrit les difficultés rencontrées par sa famille après le coup d'État, notamment l'exil et la perte de leur standing de vie.

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