Le cancer après l'accouchement est un sujet délicat qui nécessite une attention particulière. Bien que certaines formes de cancer soient rares pendant la grossesse ou l'allaitement, il est crucial de connaître les symptômes, les méthodes de diagnostic et les options de traitement disponibles. Cet article vise à fournir des informations complètes sur le cancer après l'accouchement, en mettant l'accent sur les symptômes, le diagnostic et les aspects à considérer.
Symptômes à Surveiller
Il est essentiel de noter que les symptômes du cancer peuvent varier considérablement d'une personne à l'autre. Certains symptômes peuvent être subtils et facilement attribués à d'autres causes, tandis que d'autres peuvent être plus évidents. Dans tous les cas, il est important de consulter un médecin si vous remarquez des changements inhabituels dans votre corps, surtout après l'accouchement.
Symptômes Généraux
Certains symptômes généraux peuvent indiquer un problème de santé sous-jacent, y compris le cancer. Ces symptômes comprennent :
- Fatigue persistante et inexpliquée
- Perte de poids involontaire
- Fièvre récurrente ou persistante
- Douleur chronique
Cancer de l'Ovaire
Les symptômes du cancer de l’ovaire sont souvent tardifs et difficilement identifiables. Ces symptômes ne sont pas spécifiques au cancer de l’ovaire et peuvent être provoqués par d’autres facteurs, d’autres maladies, bénignes ou non, gynécologiques ou non. Lorsqu’une ou plusieurs de ces manifestations apparaissent et persistent sans explication, en particulier des gênes abdominales, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou gynécologue. Le cancer de l’ovaire survient majoritairement après la ménopause, avec un pic d’incidence autour de 65 ans. Certaines formes plus rares, comme les tumeurs germinales ou stromales, peuvent toucher des femmes plus jeunes, parfois même avant 40 ans. Un cancer de l’ovaire est parfois découvert à un stade précoce, lorsqu’une masse au niveau de l’ovaire a été détectée fortuitement suite à un examen gynécologique ou d’imagerie.
Cancer du Sein
Le cancer du sein peut se manifester par différents symptômes cliniques, parfois subtils et variables d’une personne à l’autre. Identifier ces signaux le plus tôt possible permet d’orienter rapidement vers un dépistage adapté et d’augmenter les chances de prise en charge efficace.
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- Altérations cutanées: Une peau qui change d’apparence au niveau de la poitrine peut être un des premiers signes du cancer du sein. Ces altérations cutanées ne traduisent pas toujours un cancer. Dans ce cas, la patiente présente souvent une plaie ulcérante, parfois accompagnée de saignements. Lorsqu’une anomalie cutanée persiste malgré des soins locaux, il est essentiel de consulter. Dans 85 % des cas, la maladie de Paget est associée à un carcinome canalaire infiltrant et son diagnostic repose sur une biopsie de la zone concernée.
- Ganglions lymphatiques enflés: Les ganglions lymphatiques liés au cancer du sein se trouvent principalement sous l’aisselle. Normalement petits, ronds et indolores, ils peuvent réagir lorsqu’ils sont sollicités par l’organisme. Un ganglion enflé n’est pas forcément cancéreux. Il peut être le signe d’une infection bactérienne ou virale courante, qui provoque aussi une réaction immunitaire locale. Quand un ganglion reste gonflé sans cause évidente, une évaluation médicale est indispensable. L’examen clinique peut être complété par une échographie ou une imagerie, afin de déterminer la nature de l’anomalie.
- Masse ou boule dans le sein: L’un des symptômes les plus connus du cancer du sein est l’apparition d’une masse, parfois appelée « boule ». Elle peut être visible ou repérable à la palpation lors d’un auto-examen. Un gonflement soudain ou une asymétrie nouvelle entre les seins doivent aussi alerter. Toutes les masses du sein ne sont pas cancéreuses. Certaines correspondent à des kystes mammaires, des abcès ou des fibroadénomes, souvent liés à des variations hormonales. Toutefois, elles diffèrent généralement par leur consistance, leur évolution et leur caractère douloureux ou non. Une boule qui persiste au fil du temps, qui grossit ou qui s’accompagne d’une déformation de la poitrine doit inciter à consulter rapidement.
- Écoulement du mamelon: L’apparition de sécrétions au niveau du mamelon, qu’elles soient claires, blanchâtres, jaunâtres ou parfois teintées de sang, doit attirer l’attention. Dans le cadre du cancer du sein, les écoulements ne sont pas toujours typiques et peuvent avoir des aspects variés. La présence d’écoulements mammaires n’est pas systématiquement liée au cancer. De nombreuses causes bénignes peuvent les expliquer : allaitement en cours ou récent, contraception hormonale, traitement médicamenteux ou encore troubles de la thyroïde. Ces situations peuvent provoquer des sécrétions anormales mais transitoires. Un écoulement persistant, spontané ou survenant d’un seul côté doit amener à consulter sans attendre. Ce signe peut révéler une infection, un désordre hormonal ou, plus rarement, une tumeur du sein. La consultation permet de réaliser les examens nécessaires et d’écarter un diagnostic de cancer.
- Changements de couleur de la peau: Le cancer du sein peut provoquer des modifications de l’épiderme, entraînant une décoloration de la peau ou, au contraire, un assombrissement localisé. Ces changements peuvent s’accompagner d’une rougeur diffuse ou d’une teinte violacée. Contrairement à une simple irritation passagère, ces symptômes persistent dans le temps et ne disparaissent pas avec des soins locaux. Une rougeur ou une décoloration du sein n’est pas toujours synonyme de cancer. Elle peut aussi être liée à un traumatisme, un choc local, une réaction inflammatoire ou encore une infection cutanée. Ces causes bénignes expliquent pourquoi il est parfois difficile de différencier un signe tumoral d’un phénomène passager. Une coloration inhabituelle de la peau qui persiste plusieurs jours ou s’aggrave doit être considérée avec prudence. Si la zone concernée devient rouge, violacée ou présente des variations de teinte inexpliquées, il est recommandé de consulter. Ces anomalies peuvent être le reflet d’un processus tumoral sous-jacent, même si d’autres explications existent.
- Rétractation cutanée: La rétractation cutanée se manifeste par un petit creux qui donne à la peau l’aspect d’une ride, d’une fossette ou parfois de la peau d’orange. Ce signe est souvent discret et peut passer inaperçu lors d’un auto-examen. Sa localisation est variable, pouvant toucher une zone limitée ou l’ensemble du sein. Si une rétractation cutanée peut être liée à un cancer, d’autres explications existent. Une cicatrice ancienne, une inflammation locale ou une accumulation de liquide lymphatique peuvent produire des modifications similaires. Dans certains cas, ce phénomène s’accompagne d’un gonflement anormal du sein ou d’une partie du sein. La rétractation cutanée peut être associée à un cancer du sein inflammatoire, une forme particulièrement agressive nécessitant une prise en charge rapide. Toute anomalie persistante, surtout si elle apparaît sans cause identifiée, doit inciter à consulter un spécialiste. Plus le diagnostic est établi tôt, meilleures sont les chances de limiter l’impact de la maladie et d’améliorer le pronostic.
- Douleur mammaire: Le cancer du sein peut entraîner des modifications cellulaires qui se traduisent par des douleurs, tensions ou sensations de brûlure. La plupart des cancers sont cependant indolores, ce qui explique pourquoi la douleur mammaire n’est pas considérée comme le symptôme principal. Toute douleur inhabituelle et localisée dans la poitrine, qu’elle soit légère ou intense, doit inciter à rester vigilant. Si elle s’installe durablement, s’intensifie avec le temps ou s’accompagne d’autres symptômes (boule, écoulement, rougeur), une consultation devient indispensable. De nombreux facteurs non cancéreux peuvent expliquer un mamelon sensible ou douloureux. Les variations hormonales liées au cycle menstruel, une mastite, une infection ou certains traitements médicamenteux en sont des causes fréquentes. Ces situations sont souvent transitoires mais peuvent imiter des symptômes préoccupants.
- Inversion du mamelon: Une modification soudaine de l’aspect du mamelon peut être un signe d’alerte. Lorsqu’il se rétracte vers l’intérieur ou s’inverse alors qu’il avait auparavant une position normale, cela peut traduire une atteinte des tissus sous-jacents. Il est important de distinguer une inversion pathologique d’une inversion congénitale. Certaines femmes naissent avec un ou deux mamelons naturellement invaginés, sans que cela ait de caractère pathologique. Une inversion ou une rétraction du mamelon qui apparaît de façon soudaine ou qui s’accompagne d’autres symptômes (écoulements, rougeurs, douleur ou masse palpable) doit amener à consulter rapidement un professionnel de santé. Même si toutes les rétractations ne sont pas cancéreuses, elles nécessitent une évaluation médicale pour en déterminer la cause exacte.
- Douleur sous l’aisselle: Une douleur sous l’une ou aux deux aisselles peut être due à de nombreuses causes, notamment une tension musculaire, une dermatite de contact, un zona ou, dans certains cas, un cancer. Votre douleur sous l’aisselle peut parfois être un signe d’alerte d’une affection plus grave. Le grand pectoral est un grand muscle de la poitrine qui remonte jusqu’à l’épaule. Le système lymphatique est un réseau de ganglions ou de glandes présents dans tout le corps. Le lymphœdème se produit lorsqu’un ganglion lymphatique est bloqué et que le liquide qui s’y trouve s’accumule. Les ganglions lymphatiques grossissent également. Le cancer du sein est souvent indolore dans ses premiers stades, mais il peut provoquer un gonflement de l’aisselle, du sein ou de la clavicule. Certains déodorants ou détergents peuvent déclencher une réaction allergique au niveau des aisselles. La dermatite de contact disparaît généralement si vous cessez d’utiliser les produits qui déclenchent votre réaction allergique. L’hidradénite suppurée ressemble à de l’acné sous les bras. Mais il s’agit d’un problème plus grave qui peut provoquer des cicatrices. L’hidradénite suppurée peut provoquer des boules sur la peau, qui peuvent sécréter du sang ou du pus. Il s’agit d’une infection transmise par le virus varicelle-zona. Le zona provoque une éruption cutanée écailleuse et inconfortable qui apparaît généralement dans le dos, sur la poitrine ou sous les bras. La maladie de l’artère périphérique est un rétrécissement des petites artères des bras et des jambes. Les muscles privés d’oxygène sont douloureux. Les affections des ganglions lymphatiques peuvent provoquer un gonflement du bras ou de l’aisselle. Les signes de cancer du sein peuvent inclure des changements dans la forme et la taille du sein.
Cas Spécifique: La Môle Hydatiforme Totale
Geneviève a 22 ans et est enceinte. Mais son enfant ne verra jamais le jour. En fait, il n'a même jamais existé. Ce qui arrondit son ventre est une forme rare de cancer : une môle hydatiforme totale. En 1975, elle est enceinte de 17 semaines et malade depuis le premier mois de grossesse. Après plusieurs hospitalisations et trois mois d’alitement, à vomir de façon incoercible et à perdre du sang par petites ou grosses hémorragies, elle est hospitalisée encore une fois. Les clichés révèlent un amas de flocons, petits et gros. Il s’agit en fait de kystes hémorragiques. Cette image de tempête de neige est caractéristique d’une maladie : la môle hydatiforme totale. Autrement dit, une tumeur du placenta. Il est rare qu’elle soit maligne. C’est hélas son cas. Trois métastases pulmonaires le confirment. Aucun fœtus n’est donc en train de grandir dans son ventre. L’enfant qu’elle se faisait un bonheur d’accueillir et qu’elle a eu peur tant de fois de perdre n’a en fait jamais existé. Il faut pratiquer une interruption médicale de « grossesse ». L’expulsion naturelle de la tumeur s’avère impossible à cause d’une hémorragie. Elle subit donc un curetage suivi d’une chimiothérapie.
Diagnostic
Le diagnostic du cancer implique généralement une combinaison d'examens cliniques, d'imagerie médicale et de tests de laboratoire.
Examen Clinique
L’examen clinique peut être complété par une échographie ou une imagerie, afin de déterminer la nature de l’anomalie. C’est le premier examen réalisé en cas de suspicion de tumeur ovarienne. Il conduit également un examen clinique général avec notamment la mesure du poids et de la tension artérielle. Il réalise ensuite une palpation de l’abdomen et des ganglions, un examen des seins, un toucher rectal, ainsi qu’un examen gynécologique avec un toucher vaginal afin de repérer d’éventuelles anomalies. Votre médecin examinera votre aisselle et vous interrogera sur les autres symptômes que vous présentez. Votre médecin tentera également de comprendre quand la douleur a commencé.
Imagerie Médicale
- Échographie: Examen central pour orienter le diagnostic de cancer de l’ovaire, l’échographie est généralement réalisée par voie sus-pubienne (la sonde parcourt la peau au-dessus du pubis) et par voie endovaginale (la sonde est introduite dans le vagin). Elle permet de visualiser une éventuelle masse dans un ovaire (ou les deux) et d’en évaluer la taille, la forme, le contenu (solide ou liquide). Plus de 65 % des kystes ovariens détectés à l’échographie sont bénins.
- IRM (Imagerie par Résonance Magnétique): Cet examen est prescrit dans les cas où l’échographe n’arrive pas à déterminer précisément la nature du kyste. L’IRM permet en effet d’obtenir des images plus précises des structures de l’organisme. Quelques dizaines de minutes avant l’examen, un produit de contraste est injecté par voie intraveineuse à la patiente : il fait ressortir à l’image les vaisseaux sanguins dans lesquels il circule. Les tumeurs formant de nombreux vaisseaux anormaux, l’IRM permet de mieux les repérer.
- Scanner (TDM - Tomodensitométrie): Un scanner (ou tomodensitométrie TDM) thoraco-abdomino-pelvien qui permet d’évaluer si la tumeur s’est étendue au-delà des ovaires. Comme la radiographie classique, le principe du scanner repose sur l’utilisation de rayons X. En revanche, le scanner permet d’obtenir, au lieu d’une image plane, des images en 3D du corps. Il permet au médecin de voir si la tumeur s’est étendue au niveau de la région pelvienne, de l’abdomen, voire des poumons. En pratique, l’examen dure environ trente minutes. Avant de réaliser l’examen, un produit de contraste est injecté à la patiente : il permet de mieux différencier les organes sur les images.
- Mammographie et échographie mammaire: La mammographie et l’échographie sont les examens les plus fiables pour détecter une anomalie, même en l’absence de boule palpable.
Tests de Laboratoire
- Bilan Biologique: Le bilan biologique repose essentiellement sur le dosage sanguin du CA-125, une protéine servant de marqueur tumoral. Il complète les examens d’imagerie lorsque ceux-ci font apparaître une masse indéterminée. Un taux élevé de CA-125 indique un risque plus élevé de tumeur maligne. un bilan biologique complet qui apporte des précisions sur l’état de santé général de la patiente au moment du diagnostic. S’il soupçonne une affection des ganglions lymphatiques ou un cancer du sein, il pourra vous faire subir une analyse sanguine.
- Diagnostic Histologique: Le diagnostic histologique correspond à l’analyse sous microscope des cellules d’un ou plusieurs échantillon(s) de tissu suspect. En effet, malgré les précisions apportées par les examens précédents, c’est seulement en pratiquant cette analyse que le diagnostic de cancer pourra être confirmé ou écarté avec certitude. Le prélèvement des échantillons est réalisé par biopsie, généralement par laparoscopie (ou cœlioscopie) sous anesthésie générale : le chirurgien incise la paroi abdominale sur quelques millimètres par lesquels il introduit des instruments de guidage (sonde visuelle) et de prélèvement jusqu’aux lésions. La biopsie doit prélever au minimum l’intégralité du tissu suspect ; dans certains cas, elle peut nécessiter une ovariectomie (ablation de l’ovaire) totale. d’une recherche de mutation des gènes BRCA dans de nombreux cas.
- Analyse des cellules de l'écoulement: Si un écoulement mamelonnaire est présent ou si le médecin est préoccupé par cet écoulement, il recommande des examens afin de poser un diagnostic. Ces examens peuvent être :une analyse des cellules de l'écoulement.
Stades du Cancer
Si le diagnostic de cancer de l’ovaire est confirmé, le médecin réalise un bilan d’extension, qui permet de décrire l’avancement de la maladie et son éventuelle propagation au niveau d’autres organes ou tissus.
- STADE II: le cancer atteint les organes voisins : utérus, trompes de Fallope, vessie, etc. Ces stades sont également subdivisés en A, B, C, D. Les stades I et le stade II B sont des cancers considérés « précoces ». L’analyse microscopique des cellules tumorales permet parallèlement de déterminer le grade de la tumeur qui dépend de son degré de malignité, de son caractère évolutif et de son agressivité.
Traitement
Le traitement de l'écoulement mamelonnaire dépend souvent de l'affection qui le cause (on parle aussi d’affection causale). Il peut consister à :prendre des médicaments notamment pour :traiter les problèmes hormonaux ou les troubles endocriniens à l’origine de l’écoulement ;bloquer la production de la prolactine (hormone sécrétée par l'hypophyse) qui affecte le cycle menstruel et la production de lait ;traiter les infections du sein (par des antibiotiques).
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- L’allaitement: Bien que rares, les cas où la mère est diagnostiquée porteuse d’un cancer du sein lors de la grossesse ou l’allaitement existent. Les traitements prescrits, notamment la chimiothérapie, présentent un risque de contamination du lait maternel et peuvent mettre à risque la santé du bébé. Des études suggèrent que l’allaitement peut exercer un effet protecteur en modifiant certains aspects de la biologie mammaire. Les femmes qui allaitent ont souvent des cycles menstruels plus courts, ce qui réduit l’exposition des cellules mammaires aux hormones sexuelles, un facteur lié au développement du cancer du sein. De plus, l’allaitement favorise une involution accélérée des cellules mammaires, limitant ainsi le nombre de cellules susceptibles de subir des mutations potentiellement cancéreuses. Il est important de noter que bien que l’allaitement puisse offrir certains avantages dans la prévention du cancer du sein, il ne garantit pas une protection absolue.
Prévention et Réduction des Risques
En France, le cancer du sein touche plus de 58 000 femmes chaque année (chiffres 2018).
- Activité Physique: Faire de l’exercice régulièrement permet de diminuer la masse graisseuse et le taux d’œstrogènes dans le sang, ce qui réduit les risques de développer un cancer du sein. Pratiquer quotidiennement, 30 minutes d’activité physique même douce (comme la marche) diminueraient de 25 % le risque de cancer du sein.
- Alimentation: Certaines habitudes alimentaires permettraient de réduire le risque de cancer du sein. Ainsi, il est conseillé de consommer des aliments riches en phyto-œstrogènes comme les graines de lin, le soja et le froment. Ces aliments sont cependant déconseillés aux femmes déjà diagnostiquées pour un cancer du sein ou celles ayant des antécédents de cancer mammaire au sein de leur famille. Une alimentation riche en fibres (notamment les fruits et les légumes) présente de nombreux bienfaits pour la santé et permet de réduire le risque d’être touché par une tumeur mammaire. Les lentilles, pois chiches, dattes, haricots blancs, ou pruneaux présentent des taux élevés de fibres. Les légumes dits crucifères (chou-fleur, choux de Bruxelles, brocolis, navet, cresson…) et les légumes jaunes oranges sont riches en glucosinolates, capables d’inhiber la prolifération des cellules et l’apparition des tumeurs, notamment les tumeurs mammaires. Selon une méta-analyse menée sur plus de 19 500 patientes touchées par un cancer, la consommation de champignons constitue un facteur capable de réduire le risque de cancer du sein. Riche en antioxydant, cet aliment combat le stress oxydatif et la survenue d’une tumeur maligne.
- Habitudes de Vie: Fumer augmente considérablement le risque de développer un cancer, dont le cancer du sein. L’alcool en excès stimule la surproduction d’œstrogènes capable d’augmenter le risque de cancer du sein. Par ailleurs, l’alcool ingéré se transforme en acétaldéhyde, une substance identifiée comme étant cancérogène. Les parabens et l’aluminium, que l’on retrouve dans nos produits cosmétiques (comme le déodorant), sont des substances chimiques qui pourraient augmenter le risque de cancer du sein en perturbant la fonction hormonale. Les produits ménagers comme la lessive, le savon ou la peinture sont par ailleurs composés de substances chimiques qui peuvent aussi perturber le fonctionnement hormonal et augmenter les chances de survenue d’un cancer. Un mauvais sommeil, de courtes nuits, une heure de coucher ou de lever trop tardive… sont autant de facteurs capables d’impacter notre santé et potentiellement augmenter le risque de cancer du sein.
- Grossesse et Allaitement: Le risque de cancer du sein serait moins élevé chez les femmes ayant eu leur premier enfant avant leurs 30 ans en raison de la sécrétion d’une hormone (œstriol) en grande quantité à cette période de la vie. Celle-ci jouerait un rôle protecteur face à la maladie. On sait également que l’allaitement maternel diminue le risque de voir apparaître une pathologie mammaire. Ce risque est réduit d’environ 4 % chaque année d’allaitement.
- Dépistage Régulier: Le moyen le plus fiable pour prévenir un cancer du sein est de réaliser un dépistage régulier. En France, le dépistage du cancer du sein organisé concerne toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans et leur permet de bénéficier gratuitement d’une mammographie et échographie mammaire tous les deux ans.
FAQ sur le Cancer du Sein
- Est-ce que le cancer du sein fait mal dès le début ? La plupart des cancers du sein sont indolores à un stade précoce. C’est pourquoi ils peuvent évoluer sans provoquer de gêne particulière. Toutefois, certaines femmes peuvent ressentir une douleur, une brûlure ou une tension localisée. Même si la douleur n’est pas le symptôme principal, toute sensation inhabituelle et persistante dans la poitrine doit inciter à consulter un médecin pour un examen clinique.
- Peut-on avoir un cancer du sein sans boule palpable ? Oui, il est possible d’avoir un cancer du sein sans percevoir de masse au toucher. Certains symptômes peuvent être cutanés (rougeur, rétractation de la peau, aspect de peau d’orange) ou concerner le mamelon (écoulement, inversion).
- Quelle différence entre un kyste mammaire et une tumeur cancéreuse ? Un kyste mammaire est une formation bénigne remplie de liquide, souvent liée aux fluctuations hormonales. Une tumeur cancéreuse, en revanche, correspond à une prolifération de cellules anormales. À la palpation, les deux peuvent sembler proches, d’où l’importance de réaliser une imagerie médicale et, si nécessaire, une biopsie pour confirmer la nature exacte de la masse.
- Quand consulter en cas de symptômes au sein ? Il est conseillé de consulter rapidement en cas de boule persistante, d’écoulement anormal, de changement d’aspect de la peau ou du mamelon, ou de douleur qui s’accentue. Plus le diagnostic est posé tôt, plus les chances de traitement efficace sont élevées. Même si beaucoup de symptômes sont liés à des causes bénignes, seul un professionnel de santé peut écarter ou confirmer un cancer.
Témoignage
Julie venait seulement d’accoucher lorsqu’on son mari lui découvre une boule dans le sein. “À 39 ans on m’a diagnostiqué un cancer du sein triple négatif. Mon conjoint a senti une boule dans mon sein et j’ai pensé très vite au cancer. Encore suivie pour les suites de ma césarienne, j’en ai parlé le lendemain à la maternité. “Je sentais que ça n’allait pas. Les médecins étaient tellement silencieux, alors que moi je cherchais des réponses, je posais beaucoup de questions. Et la réponse est oui. Je ne pouvais pas sortir le mot “oui” de ma bouche. “Je témoigne aujourd’hui pour souligner justement l’importance du dépistage et de l’autopalpation. Le diagnostic du cancer du sein pendant la période post-partum - une période déjà marquée par l’adaptation à la maternité - présente des défis émotionnels et physiques. Les femmes qui font face à cette double charge, celle de la nouvelle maternité et celle du traitement du cancer, font preuve d’une résilience extraordinaire.
Importance du Dépistage et de la Vigilance
Il est primordial de souligner l'importance du dépistage régulier et de l'auto-examen pour détecter précocement toute anomalie. Les femmes doivent être encouragées à parler ouvertement de leurs préoccupations avec leur médecin et à ne pas hésiter à demander des examens complémentaires si nécessaire. Le diagnostic précoce est essentiel pour améliorer les chances de succès du traitement et la qualité de vie des patientes.
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