L'allaitement maternel est fortement recommandé par les autorités de santé pour assurer une croissance et un développement optimaux du nourrisson pendant les six premiers mois de sa vie. Durant cette période, les besoins nutritionnels de la mère augmentent, notamment en calcium, pour soutenir la production de lait. Cet article explore en détail les besoins en calcium de la femme allaitante, les sources alimentaires de calcium, les risques liés à une carence ou un excès de calcium, ainsi que les recommandations pour une alimentation équilibrée pendant l'allaitement.
Besoins en calcium pendant l'allaitement
La production de lait maternel augmente les besoins en calcium de la mère. On retrouve en moyenne 30 mg de calcium dans 100 mL de lait maternel. Sur les quantités consommées par un bébé en une journée, on monte entre 150 et 270 mg de calcium utilisé pour la confection du lait. Augmenter les besoins en calcium préserve l’intégrité du squelette de la mère.
Chez l'adulte, les besoins quotidiens en calcium sont de 900 à 1 000 mg. Cependant, chez la femme qui allaite, les besoins sont de 1200 mg par jour (source Anses). Cette augmentation est compensée par une réduction des pertes urinaires en calcium et par une augmentation transitoire de la résorption osseuse pendant les 3 à 6 premiers mois.
Sources alimentaires de calcium
Les aliments les plus riches en calcium sont les produits laitiers. Les fromages à pâte cuite comme le comté ou le parmesan sont les champions absolus: 30g en apportent 263 mg. Un yaourt vous apportera 150 mg de calcium, un verre de lait 120 mg et 30g de fromage à pâte molle, 120mg. C'est pourquoi la consommation de quatre produits laitiers par jour est chaudement recommandée par les nutritionnistes.
Pour celles qui ne consomment pas de produits laitiers, il existe d'autres sources de calcium :
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- Eaux minérales : Un litre d'eau du robinet vous apportera déjà 90 mg de calcium, mais un litre de Badoit, c'est 220, un litre d'Hépar, 555, de Contrex, 486, de Salvetat ou Quézac, 252.
- Légumes secs : Les haricots secs ou les lentilles contiennent 53 mg de calcium par portion.
- Oeufs : Chaque œuf contient 28 mg de calcium.
- Féculents : Les pommes de terre, et plus précisément les frites, sont une bonne source de calcium. Une portion de 160g vous apportera 96 mg de calcium.
- Légumes verts : 200g vous en apporteront 94 mg.
- Chocolat : Une barre de chocolat au lait ou de chocolat blanc vous offrira 43 mg de calcium.
Risques liés à une carence ou un excès de calcium
Carence en calcium
L’insuffisance en certains nutriments peut exposer la mère ou l’enfant à des dangers spécifiques, notamment un risque accru d’hypertension pour le calcium.
Excès de calcium
Des apports excessifs en calcium peuvent être dangereux, notamment en cas d'insuffisance rénale. L'apport éventuel de calcium médicamenteux pendant la grossesse ou l'allaitement ne doit pas dépasser 1 500 mg par jour.
Calcium Sandoz : un complément en calcium
En cas de carence en calcium, les comprimés effervescents CALCIUM SANDOZ peuvent être administrés pendant la grossesse et l'allaitement. Ce médicament contient une forte quantité de calcium, principal constituant de l'os. Il est utilisé en cas de besoins accrus en calcium (période de croissance, grossesse, allaitement) ou de décalcification osseuse (ostéoporose survenant après la ménopause, traitement au long cours par la cortisone). Il est également utilisé dans le traitement du rachitisme et de l'ostéomalacie en association avec la vitamine D.
Chaque comprimé effervescent de CALCIUM SANDOZ 500 mg contient :
- Calcium élément : 500 mg
- Sous forme de gluconolactate de calcium
- Sous forme de carbonate de calcium
Il est important de respecter la posologie recommandée et la durée du traitement indiquées par votre médecin. Le comprimé de CALCIUM SANDOZ doit être dissous dans un verre d'eau (environ 200 ml) et bu immédiatement.
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Précautions d'emploi :
- Ce médicament contient du sodium (68,45 mg par comprimé effervescent).
- Ce médicament contient de l’aspartam (30 mg par comprimé effervescent).
- Ce médicament contient du glucose.
- Respectez un intervalle d'au moins 2 heures entre la prise de ce médicament et celle des cyclines, des biphosphonates, des hormones thyroïdiennes, des médicaments contenant du fer, du zinc ou du strontium.
- Informez votre pharmacien ou votre médecin si vous prenez un médicament contenant de la digoxine ou un diurétique.
- Il existe également des interactions alimentaires : les aliments réputés riches en acide oxalique (épinards, rhubarbe, oseille, cacao, thé) ou en acide phytique (chocolat, céréales complètes, légumes secs) peuvent diminuer l'absorption du calcium. Il est donc recommandé de prendre ce médicament à distance de repas contenant ces aliments.
Contre-indications :
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
- Excès de calcium dans le sang ou dans les urines.
- Lithiase calcique.
- Phénylcétonurie (présence d'aspartam).
Autres nutriments essentiels pendant l'allaitement
Outre le calcium, d'autres nutriments sont essentiels pour la femme allaitante :
- Eau : Le besoin hydrique est augmenté. Les recommandations quotidiennes sont de 2,7 litres pendant l’allaitement pour permettre la production de lait. Il est possible d’optimiser ses apports en calcium en utilisant des eaux minérales sources de calcium : Hépar®, Courmayeur®, Contrex®, Salvetat®, Vittel®, etc.
- Vitamine D : La vitamine D améliore le coefficient d’utilisation digestive (CUD) et la fixation osseuse du calcium. La vitamine D améliore l'absorption du calcium.
- Vitamine A : La vitamine A entre dans la composition du lait et est indispensable à la croissance du nourrisson. Pour assurer les besoins du nourrisson ainsi que les siens, les besoins en vitamine A augmentent chez les femmes allaitantes, passant à 1300 µg/jour (les besoins sont de 650 µg/j chez les femmes).
- Vitamine B9 : Les besoins de vitamine B9 augmentent chez les femmes allaitantes : 500 µg/j, contre 330 µg/j chez les femmes. Cette vitamine contribue au développement du système nerveux chez les nouveaux nés.
- Iode : Pour l’iode, le transfert du lait maternel vers le nourrisson est estimé à 50 μg/jour. Les besoins en iode augmentent chez la femme allaitante.
- Acides gras : Concernant les lipides, la teneur du lait maternel en acides gras, notamment polyinsaturés, est fortement influencée par l’alimentation. Il est donc essentiel de suivre les repères du PNNS en termes de consommation de poisson, soit au moins deux fois par semaine, dont au moins une fois du poisson gras. Il a ainsi été proposé un apport adéquat de 250 mg par jour chez la femme allaitante. Ces valeurs étant valables pour un apport énergétique de 35-40 % sous forme de lipides.
Alimentation à éviter pendant l'allaitement
Lors de l’allaitement, le régime alimentaire de la mère doit être adapté pour limiter l’apport des substances néfastes pour le nourrisson, tels que :
- La caféine, la théophylline et la théobromine : ces substances passent aisément dans le lait maternel et peuvent perturber le sommeil et le développement du nourrisson. Nous vous recommandons : 2 à 3 tasses standards de café par jour maximum. de consommer maximum 1 L de thé par jour. d'opter pour le café décaféiné ou le thé décaféiné. de limiter les aliments à base de chocolat : 10 carrés de chocolat noir ou au lait au maximum par semaine (environ 50 g). d'éviter les boissons énergisantes, barres énergisantes, boissons aux colas, poudre de guarana, maté, etc.
- Les acides gras trans : ils réduiraient la lipidémie du lait maternel et seraient susceptibles d’augmenter les risques d’eczéma chez l’enfant. Nous vous recommandons : de privilégier la cuisine maison. de privilégier les matières grasses « naturelles » : les huiles végétales pressées à froid, le beurre, la crème fraîche, etc. d’éviter les margarines hydrogénées et les produits ultra-transformés.
- Les phytoœstrogènes : ils diminuent l’absorption de l’iode, affectant les teneurs en iode dans le lait maternel et peuvent favoriser les troubles du développement thyroïdien chez le nourrisson. Nous vous recommandons : un produit à base de soja au maximum par jour (l’huile végétale de soja ne contient pas de pytoœstrogène, elle n'est pas concernée par ces restrictions). en cas de consommation régulière de produits à base de soja, il est préférable d’augmenter ses apports en iode en consommant des produits de la mer, des algues marines et du sel iodé.
- Les phytostérols : ils interfèrent avec l’absorption des autres nutriments, dont le bêta-carotène. Nous vous recommandons : de privilégier le beurre pour les tartinades. de privilégier la cuisson à l’huile végétale.
- Le mercure : il perturbe le développement du cerveau et du système nerveux de l’enfant. Nous vous recommandons : d’éviter l’espadon, le marlin, le siki, la lamproie et le requin. de consommer maximum 150 g par semaine des poissons prédateurs sauvages : lotte (ou baudroie), loup-bar, bonite, thon (frais ou congelé), saumon, sabre, raie, anguille, empereur, grenadier, flétan, brochet et dorade. de consommer maximum 1 fois tous les 2 mois les poissons d’eau douce fortement bioaccumulateurs : anguille, barbeau, brème, carpe et silure. de consommer maximum 300 g par semaine des conserves de thon blanc (germon ou albacore). de varier l’origine, les lieux de pêches et les modes d’approvisionnement (sauvage ou élevage).
- Alcool : La consommation d’alcool est déconseillée durant la période de l’allaitement. En effet, la concentration d’alcool dans le lait maternel est voisine de celle du sérum. Une consommation en grande quantité d’alcool entrave donc la sécrétion de lait et est dangereuse pour l’enfant. Nous vous recommandons : de ne pas consommer d’alcool. de ne pas consommer de préparations culinaires contenant de l’alcool. pour vos plats déglacés à l’alcool, laissez mijoter au minimum 2 h votre préparation pour laisser s’évaporer l’alcool.
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