Introduction

Le bourrelet de col, ou dystocie cervicale, est une condition qui peut survenir pendant l'accouchement. Il se caractérise par une stagnation de la dilatation du col de l'utérus, malgré la présence de contractions utérines. Bien que cette situation puisse entraîner une césarienne, il est important de comprendre les causes, les facteurs de risque et les options de prise en charge pour une meilleure gestion et des résultats optimaux.

Le Col de l'Utérus : Rôle et Transformations pendant l'Accouchement

Long et fermé durant la grossesse, le col assure pendant neuf mois le verrouillage de l’utérus et la protection du bébé. Le jour de l’accouchement, sous l’effet des contractions, le col va subir différentes modifications. Il va « se centrer » (il se met dans l’axe du vagin), « s’effacer » (il se raccourcit pour ne faire plus que quelques millimètres) puis se « dilater », c’est-à-dire s’ouvrir. Durant le travail, la sage-femme vérifie toutes les heures l’évolution de la dilatation à l’aide d’un toucher vaginal.

Définition de la Dystocie Cervicale

La dystocie cervicale se manifeste lorsque la dilatation du col stagne après plusieurs touchers vaginaux successifs identiques, généralement après deux heures. Anna Roy explique que « Au bout de 3 touchers vaginaux successifs identiques, donc 2 heures de temps, on parle de stagnation de la dilatation ». Ce n’est pas rare, mais les taux diffèrent sensiblement d’un établissement à l’autre en fonction de la ‘politique’ de naissance.

Causes Possibles de la Stagnation de la Dilatation

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une stagnation de la dilatation :

  • Mauvaise Présentation du Bébé : Si le bébé n’est pas bien positionné, avec une tête mal fléchie ou en siège par exemple, sa tête ne va pas appuyer suffisamment sur le col.
  • Grande Multiparité : Plus la maman a eu de grossesse, plus le muscle utérin est distendu et plus il peut avoir du mal à se contracter efficacement. Une grossesse multiple, un hydramnios (excès de liquide amniotique), une macrosomie (bébé de poids important), peuvent eux aussi entraîner une distension de l’utérus.
  • Malformation Utérine : Il arrive en effet que les malformations utérines ne soient pas visibles à l’échographie, et donc inconnues avant l’accouchement. C’est cependant très rare.
  • Dystocie Iatrogène : Ce point est controversé : en France, on estime qu’une péridurale posée trop tôt ou trop dosée n’a pas d’incidence sur la dilatation, en Angleterre, si.
  • Malformation de Structure du Col : Un col épais et rigide, un col anormalement long, une agglutination du col (le col a un anneau cervical rigide). Cela demeure rare, et chaque sage-femme a sa petite recette - des massages, des produits médicamenteux - pour faire lâcher ce type de col. Les contractions peuvent être soient trop espacées, soit pas assez fortes, et au final inefficaces sur le col. On ne retrouve pas toujours l’origine de ce problème.

Prise en Charge de la Dystocie Cervicale

La stagnation de la dilatation du col est une cause très fréquente de césarienne, mais elle ne signifie pas le recours direct à la césarienne, rassurez-vous. Si le bébé ne souffre pas, la sage-femme recourra à divers gestes pour tenter de débloquer la situation.

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  • Vider la Vessie : On va vider la vessie avec une sonde, car une vessie pleine peut créer une obstacle et empêcher l’appui de la tête du bébé sur le col.
  • Rupture de la Poche des Eaux : De même si ce n’est pas fait, on va percer la poche des eaux.
  • Changement de Position : On va également positionner différemment la maman ou l’encourager à bouger si elle le peut, pour mobiliser le bassin et favoriser l’engagement du bébé.
  • Renforcement des Contractions : Si les contractions sont trop faibles, l’ajout d’ocytocine dans la perfusion permettra de les renforcer.

Souvent, ces méthodes sont efficaces. Cependant si le monitoring montre une souffrance fœtale, il faudra recourir à la césarienne d’urgence. Pas du tout, nous assure la sage-femme. Souvent, une femme qui a eu une césarienne pour stagnation de la dilatation pourra avoir un accouchement par voie basse par la suite, si le bébé se présente bien. Pour cela, il faut aussi agir en amont, avec une bonne mobilisation.

Prolapsus des Organes Pelviens : Facteur de Risque et Conséquences

Bien que touchant 30 à 50%[1] des femmes à un moment de leur vie, le prolapsus est encore aujourd’hui une pathologie souvent tabou, car marquée d’une connotation négative, qui peut générer une certaine honte mais aussi l’incompréhension. Chez MyLittlePessaire, nous croyons qu’il est important de briser ces tabous, et d’aider les femmes à comprendre leur anatomie, le fonctionnement de leur corps, et à retrouver leur autonomie. Il est fréquent que des prolapsus de plusieurs organes soient associés. On parle par exemple de cystocèle d’entraînement, lorsque l’hystérocèle provoque la descente de la vessie.

Facteurs Favorisant le Prolapsus

Les facteurs de risques du prolapsus des organes pelviens sont nombreux et doivent souvent se combiner pour aboutir à la pathologie. Le prolapsus des organes pelviens est une pathologie qui touche majoritairement les femmes, pendant la grossesse ou après l’accouchement, et au moment de la ménopause. Les changements hormonaux qui se produisent durant les différentes étapes de la vie d’une femme entraînent une perte d’élasticité et de tonicité des ligaments et fibres musculaires, qui ne parviennent plus à soutenir aussi bien les organes du petit bassin. L’idée reçue selon laquelle le prolapsus ne concernerait que les femmes âgées est fausse. Il est fréquent que des femmes jeunes, en particulier après l’accouchement, souffrent de prolapsus, y compris des prolapsus importants de grade III ou IV. Selon certaines études, 83% des femmes souffriraient d’un prolapsus 6 mois après l’accouchement, dont la moitié souffrirait d’un prolapsus de grade II. Les femmes sportives, en particulier les sportives de haut niveau, y sont également sujettes.

Les organes du petit bassin (l’utérus, la vessie et le rectum) sont maintenus en place par un ensemble musculaire et ligamentaire complexe, qu’on désigne souvent par le terme « périnée ». Pour faire simple, ces organes sont suspendus à des ligaments, et soutenus par un ensemble de muscles, qu’on appelle « sangle périnéale » (pour sa fonction dynamique, plutôt que “plancher pelvien”, à connotation plutôt inerte), qui forment des faisceaux entre le pubis et le sacrum. Le prolapsus est provoqué par un affaiblissement ou un étirement des ligaments auxquels sont suspendus les organes pelviens. Trop distendus, ces ligaments ne remplissent plus correctement leur fonction, qui est de maintenir à leur place ces organes. Ces derniers ont alors tendance à glisser vers le bas sous l’effet de la gravité, et à peser sur les muscles de la sangle périnéale. Lorsque ces muscles sont également affaiblis, relâchés ou trop étirés, ils ne sont plus en capacité, notamment au niveau de l’urètre et du rectum, d’assurer une fonction de soutien et de clôture : les organes ne sont plus du tout maintenus et s’affaissent encore davantage à travers la paroi vaginale. Malheureusement, il est illusoire une fois les structures de suspension défaillantes de penser les “retendre” par un simple travail de contraction périnéale.

Rééducation et Autres Traitements du Prolapsus

La rééducation thoraco-abdomino-périnéale (souvent appelée “rééducation périnéale”) a un rôle à jouer pour faire un état des lieux (bilan) afin de bien définir les causes du prolapsus et de mettre en place des séances adaptées. Elle peut permettre de renforcer les muscles de la sangle pelvienne et donc d’améliorer le maintien des organes et de soulager les ligaments auxquels ils sont suspendus. En revanche, elle ne permet pas de restaurer les ligaments, qui s’ils sont distendus, le resteront.

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La rééducation ne se limite pas au renforcement des muscles du périnée. Elle intègre également la correction d’éventuelles hypertonies, d’une inversion de commande, de mauvaises habitudes (poussée défécatoire, constipation, respiration, sport), de problèmes posturaux etc. La rééducation est encadrée par un thérapeute spécialisé dans ce domaine (kinésithérapeute ou sage-femme), mais la place de l’auto-rééducation à domicile est également importante.

Pessaire

Ce petit dispositif médical en silicone est inséré dans le vagin pour repositionner correctement les organes, soulageant ainsi des différents symptômes liés au prolapsus. Il s’agit d’une solution simple et sûre, qui a l’avantage d’être efficace immédiatement, et qui peut être utilisée en continu, temporairement ou ponctuellement en fonction des besoins. Le pessaire peut être une solution d’attente à une éventuelle chirurgie, peut permettre d’anticiper l’impact de la chirurgie sur la symptomatologie (il permet notamment de détecter une éventuelle incontinence masquée par le prolapsus), et est un excellent complément à la rééducation. Consultez notre annuaire en ligne « Réseau Pessaire ».

Chirurgie

Solution de seconde intention, elle consiste à repositionner les organes pelviens avec des techniques adaptées à chaque pathologie, avec ou sans renfort prothétique. Elle peut être réalisée par voie haute (promontofixation, sous anesthésie générale) ou par voie basse (anesthésie régionale par péridurale). Actuellement, les recommandations vont plutôt vers la promontofixation. Cette opération se réalise par cœlioscopie, c’est-à-dire en réalisant de petits trous de quelques millimètres au niveau de l’abdomen, à travers lesquels seront introduites les prothèses. La chirurgie du prolapsus nécessite en général une hospitalisation d’une ou deux journées, mais elle peut également se faire en ambulatoire. Le principal risque est celui d’une récidive, le vieillissement des tissus se poursuivant après l’opération, surtout en cas d’efforts chroniques. Dans le cas de la promontofixation, le risque est essentiellement celui d’une modification de la statique pelvienne avec décompensation d’un autre étage, ou encore celui d’une complication au niveau des prothèses.

Autres Options

Rien de mieux que s’informer et partager ses expériences. Nous proposons chez MyLittlePessaire des Masterclass dédiées à votre quotidien avec un prolapsus, présentées par Aurélie Blaugy, kinésithérapeute spécialisée en rééducation pelvi-périnéale. Enfin, un traitement ciblant les troubles liés à la ménopause peut également être indiqué pour les femmes souffrant d’atrophie vulvo-vaginale, en particulier un traitement hormonal substitutif (sauf contre-indications). Ce type de traitement est par ailleurs souvent prescrit en complément des autres solutions thérapeutiques. Tous les traitements doivent vous être proposés et expliqués par votre professionnel de santé, afin de vous permettre de faire un choix éclairé et qui répond vraiment à vos attentes. Encore une fois, les différentes options thérapeutiques peuvent être complémentaires, et ne s’excluent pas nécessairement. Toutefois, il existe des moyens de protéger les ligaments et les muscles de la sangle périnéale, et de réduire les risques de prolapsus.

Césarienne et Cicatrice Utérine

Dans la mesure où plusieurs plans ont été incisés, vous n'avez pas une mais plusieurs cicatrices. notamment votre utérus. Votre avenir obstétrical est grandement déterminé par l’emplacement et la qualité de cette cicatrice utérine. Si votre césarienne a eu lieu en fin de grossesse, votre utérus a été incisé sur le segment inférieur, sauf cas exceptionnel. Le segment inférieur de l’utérus [1] est la partie basse, amincie de l’utérus gravide à terme. entre le corps et le col de l’utérus. C’est une entité anatomique et physiologique créée par la grossesse ; il disparaît avec elle. Lors d'une césarienne, il peut être incisé horizontalement, ou verticalement, ou les deux en T inversé. On parle alors de cicatrice segmentaire.

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Il est possible que l'incision ne se fasse tout ou partie non plus uniquement sur le segment inférieur mais sur le corps de l’utérus. On parlera alors de cicatrice corporéale. Ainsi une cicatrice en T peut être soit segmentaire, soit segmentaire et corporéale. Cet AVAC (Accouchement Vaginal Après Césarienne) est conditionné à la présence d’une cicatrice exclusivement segmentaire.

Rupture Utérine

La cicatrice utérine peut être le siège de rupture utérine. NB : Vous pouvez être porteuse d'une cicatrice utérine corporéale même si vous n'avez jamais eu de césarienne. (fibrome, kystes utérins…). Il appartiendra alors à votre médecin d'évaluer l'état de votre cicatrice. Si votre cicatrice est corporéale, il est probable que vous deviez subir une césarienne.

Soins de la Cicatrice de Césarienne

Il est important de surveiller et de prendre soin de la cicatrice pour éviter d'éventuelles infections. Laissez la cicatrice à l'air libre. Changez alors le pansement afin d'éviter les infections. Séchez les avec un papier ou tissu à usage unique. Séchez la cicatrice. N'hésitez pas à masser votre cicatrice. Le massage permet de faire légèrement bouger la peau. Utilisez votre crème hydratante habituelle. Vous pouvez nettoyer la cicatrice avec de la Bétadine verte deux fois par semaine, pendant deux heures.

Les fils ou agrafes sont généralement retirés 5 à 10 jours après l'intervention. Surveillez les premiers jours après la césarienne. Consultez si la cicatrice est rouge, gonflée et vous avez de la fièvre. Le médecin peut laisser un drain en place quelques jours jusqu'à la fin de l'écoulement. Nettoyez quotidiennement la cicatrice avec un antiseptique. Continuez à masser votre cicatrice. Le massage aide à éviter que la cicatrice ne durcisse, et à éviter les adhérences. Faites rouler la cicatrice sous vos doigts. La cicatrice elle-même va passer du rouge au rose puis deviendra blanche. La cicatrice ne sera plus qu'un simple trait un peu plus clair. Il est possible que des petites boules de graisse se forment, situées dans le haut de cette zone et restent quelque peu apparentes. Il est fréquent de ressentir une insensibilité de la peau autour de la cicatrice. C'est un phénomène transitoire : la zone va regagner petit à petit sa sensibilité.

Mauvaise Cicatrisation

Dans certains cas, la cicatrice peut mal cicatriser. Au contraire, après quelques mois, s'épaissit et devient dure, avec des démangeaisons. C'est un type de mauvaise cicatrisation. Après une césarienne[4], une étude japonaise parle de 30% [5]. Les études ne montrent pas la supériorité d'une technique par rapport à l'autre[6]. Il n'existe pas de cicatrice parfaite. Votre médecin pourra vous prescrire des pansements à la silicone.

"Un antécédent de césarienne avec une incision verticale segmentaire n’est pas une contre-indication à la voie vaginale (accord professionnel).

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