L'article explore l'histoire et l'utilisation de la "boîte à bébé", en la replaçant dans un contexte plus large des pratiques de maternage à travers le monde et de leur évolution au fil du temps. Des rituels du coucher aux dispositifs d'abandon sécurisé, nous examinerons comment les sociétés ont abordé la question des soins aux nourrissons et des choix parentaux difficiles.

Rituels du coucher : une diversité culturelle

La ritualisation du coucher est une pratique de maternage universelle, mais elle prend des formes très différentes selon les cultures. Hélène Stork souligne que chaque culture possède ses propres variantes de ce rituel, qui aide l'enfant à se séparer de ses parents et à s'endormir.

Occident : distance et objets transitionnels

En Occident, particulièrement en Europe du Nord et en France, la séparation nocturne des enfants est une pratique ancienne, remontant au Moyen Âge. L'Église interdisait alors la proximité des corps. Au XXe siècle, la psychanalyse a renforcé cette distance, recommandant de ne pas intervenir auprès des enfants au moment du coucher pour favoriser leur autonomie. Les rituels du coucher étaient souvent religieux.

Aujourd'hui, le maternage occidental est caractérisé par une distance physique, compensée par la voix et le regard. Les parents délèguent souvent la fonction d'apaisement aux doudous, ces objets transitionnels colorés.

Ailleurs dans le monde : proximité et partage

Dans de nombreuses autres cultures, de l'Europe à l'Asie du Sud en passant par l'Afrique, les familles partagent l'espace de nuit avec leurs jeunes enfants. Au Portugal, en Angleterre et en Espagne, les bébés dorment près de leurs parents, dans un berceau ou dans la chambre parentale. C'est ce qu'on appelle le co-sleeping ou le co-dodo.

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Au Portugal, influencé par les cultures africaine et brésilienne, le rituel du coucher s'organise autour des berceuses. En Chine, le sommeil partagé est une pratique courante. Au Japon, les berceuses sont murmurées aux enfants, et les contes mettent en scène des personnages mythiques. En Inde, le bébé est placé dans un berceau pendulaire pour le protéger. Dans certains pays d'Afrique, le bébé dort blotti contre sa mère, au milieu des bruits quotidiens de la famille élargie.

L'évolution des besoins des bébés et des parents en voyage

Voyager avec un bébé demande de l'organisation et de l'optimisation. Voici quelques éléments essentiels pour voyager léger et serein :

  • Le sein maternel et la boîte doseuse de lait : L'allaitement est la solution la plus pratique et la moins encombrante. Les boîtes doseuses de lait sont indispensables pour préparer un biberon rapidement.
  • Le chèche, la fouta ou les petits langes : Ces tissus polyvalents sont parfaits pour tout faire.
  • Le porte-bébé : Indispensable pour se déplacer facilement avec un bébé.
  • Housses pour compartimenter son sac : Permettent de trouver rapidement ce dont on a besoin.
  • Le tapis à langer imperméable : Essentiel pour changer bébé n'importe où.
  • La tortue ou le jouet familier à mettre à la bouche : Pour rassurer bébé.
  • Un bouche évier universel : Pour faire la lessive en voyage.
  • Une turbulette ou gigoteuse : Pour que bébé dorme en sécurité.
  • Trousse de secours minimaliste: Limiter aux essentiels (paracétamol, crème pour les fesses, sérum physiologique).

La "boîte à bébés" : une solution controversée

La "boîte à bébés" est un dispositif qui permet aux mères d'abandonner leur enfant de manière anonyme et sécurisée. Ce dispositif a été créé en Corée du Sud pour lutter contre les abandons sauvages et les infanticides.

Corée du Sud : entre tradition et modernité

Ravagée par la guerre de Corée (1950-1953), la Corée du Sud a connu un essor économique spectaculaire. Cependant, elle a également été un pays d'origine important pour les adoptions internationales. La pauvreté, une faible réglementation et une forte valorisation des lignées familiales "pures" ont conduit à un grand nombre d'abandons d'enfants.

Paradoxalement, les lois visant à protéger les droits des enfants ont entraîné une augmentation des abandons et une diminution des adoptions. En garantissant l'anonymat, la "boîte à bébés" permet aux mères d'abandonner leur enfant dans des conditions de sécurité et d'hygiène optimales. Le dépôt d'un bébé déclenche une alarme qui alerte des assistantes maternelles.

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Le pasteur Lee Jong-rak, de l'église de la communauté de Jusarang, a créé ce dispositif en 2010 après avoir constaté que des bébés étaient abandonnés dans la rue. Il raconte l'histoire d'un père qui avait prévu d'enterrer son bébé vivant, mais qui a été arrêté par la mère.

Un vide juridique

La "boîte à bébés" opère dans un vide juridique. Les autorités ne peuvent ni l'approuver ni la condamner, car elle permet de sauver des bébés. Cependant, certaines autorités locales considèrent qu'elle encourage les abandons.

La loi de 2012, qui a renforcé les contraintes autour de l'adoption, a entraîné une chute du nombre d'adoptions étrangères. Les autorités sud-coréennes souhaitent privilégier l'adoption dans le pays d'origine. Cependant, certains craignent que cette réglementation n'incite les mères à se débarrasser illégalement de leurs enfants.

Un formulaire pour les parents

À côté de la "boîte à bébés", un formulaire permet aux parents de noter un nom, une date de naissance et les éventuels vaccins effectués.

Tours d'abandon en France

En France, les tours d'abandon ont existé à partir du Moyen Âge pour permettre aux mères d'abandonner anonymement leur bébé. Ces dispositifs visaient à lutter contre les infanticides. La mère déposait l'enfant dans une boîte tournante aménagée dans un mur, actionnait une cloche, puis repartait. Le personnel de l'hospice récupérait alors l'enfant.

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Dans la capitale normande, le tour d'abandon était actif de 1758 à 1873. On y recensait en moyenne 678 enfants abandonnés par an. Certaines mères revenaient parfois les récupérer, laissant un morceau de tissu pour reconnaître leur enfant.

Les tours d'abandon ont disparu à la fin du XIXe siècle, remplacés par l'accouchement sous X. Cependant, cette pratique connaît un retour dans certains pays d'Europe.

Boîtes à histoires : un nouveau rituel du coucher ?

Les conteuses pour enfants, ou boîtes à histoires, sont devenues un segment important du marché du jouet. Elles offrent une alternative aux écrans et permettent aux enfants d'écouter des histoires de manière interactive.

Lunii Ma Fabrique à Histoires

La Lunii Ma Fabrique à Histoires est une conteuse originale qui permet à l'enfant de participer à la construction de l'histoire en choisissant les héros, les lieux et les objets. Elle propose de nombreux albums à acheter et des partenariats avec des lieux historiques.

T'choupi raconte-moi une histoire

La conteuse T'choupi raconte-moi une histoire est une jolie conteuse veilleuse en plastique, légère et résistante. Elle comprend une quinzaine de courtes histoires inspirées des livres Tchoupi et cinq comptines.

Toniebox 2

La Toniebox 2 est une conteuse robuste et sans écran. Il suffit de poser la figurine sur le dessus pour que l'histoire commence. La nouveauté est le Tonieplay, une fonction qui permet de transformer la conteuse en un terrain de jeux interactifs sans écran.

Bookinou

La conteuse Bookinou permet d'enregistrer soi-même l'histoire de son choix grâce à une application sur smartphone. L'enfant peut ensuite écouter l'histoire en collant une gommette sur le livre.

Bugali

Bugali est une "boîte à histoires" qui fonctionne avec des livres spécifiques. Le livre se connecte en RFID, et l'enfant peut à la fois écouter l'histoire et jouer avec les illustrations.

Faba

La conteuse Faba propose plus de 75 petits personnages qui racontent des histoires, diffusent des livres audio ou chantent musique et comptines. Elle peut également être utilisée comme une enceinte Bluetooth.

Flam

Flam est la grande sœur de Ma Fabrique à Histoires de Lunii. L'enfant peut choisir ses destinations, dialoguer avec des personnages, personnaliser son héros et débloquer des récompenses.

Kidipods Max

Kidipods Max est un casque audio pour enfants qui sert également de conteuse, de boîte à chansons, à méditation et à défi d'activité physique.

Kwalala

Kwalala est une peluche conteuse toute douce qui aide l'enfant à mieux gérer ses émotions. Elle met en scène six émotions à travers des histoires.

Joyeuse

La conteuse Joyeuse est un joli cube qui propose des histoires douces, des contes traditionnels, des contes pour les petits, un abécédaire poétique et des chansons. Elle existe en version bilingue et en version 0-3 ans.

Ma Boîte à Héros

Avec Ma Boîte à Héros, les enfants retrouvent en audio les histoires de leurs héros Auzou préférés.

Max

La boîte à histoires Max propose quatre heures d'écoute avec 37 histoires et des quiz. Il est possible d'en télécharger de nouvelles parmi les 300 proposées.

Merlin

L'enceinte Merlin propose 42 titres préchargés avec des contes traditionnels, des comptines, des contenus pédagogiques et ludiques.

Mon cube à histoires

Mon cube à histoires propose une série d'histoires créées par des auteurs Bayard Jeunesse.

Petit Ours Brun

La peluche conteuse Petit Ours Brun raconte des histoires et chante des chansons.

Siméon

Siméon est un adorable paresseux destiné à aider l'enfant à mieux gérer ses émotions.

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