Cet article explore deux sujets distincts, mais fascinants : le manchot du Cap, une espèce unique d'Afrique australe, et les représentations historiques du corps africain dans la littérature médicale. Nous examinerons d'abord en détail le manchot du Cap, son habitat, son comportement et sa reproduction, puis nous plongerons dans l'analyse des perceptions médicales du corps africain, en mettant en lumière les enjeux de race, de sexualité et de fertilité.

Le Manchot du Cap: Un Oiseau Africain Unique

Le manchot du Cap (Spheniscus demersus), également connu sous le nom de manchot africain, est une espèce d'oiseau marin endémique de l'Afrique australe. Sa survie est assurée par des mesures de protection, notamment des réserves naturelles et des parcs nationaux qui englobent les îles où il se reproduit.

Description Physique

Le manchot du Cap adulte est facilement reconnaissable. Le mâle présente un plumage noir sur les parties supérieures et un mélange de noir et de blanc sur les parties inférieures. Une bande noire distinctive traverse sa poitrine, se prolongeant sur les flancs jusqu'au bas-ventre. Son abdomen est blanc, parsemé de petites taches noires. Ses ailes sont noires sur le dessus et présentent un motif blanchâtre et noir sur le dessous.

Sa tête est relativement grosse, avec une calotte, une face, un menton et une gorge supérieure noirs. Une bande blanche, semblable à un sourcil, part de la base du bec, séparant les joues noires de la calotte et descendant sur le devant du cou et les flancs jusqu'aux sous-caudales. Le bec est noir avec une bande claire et légèrement bombé sur le dessus. Ses yeux noirs sont entourés d'un cercle oculaire rose, tout comme ses lores. Ses doigts palmés sont tachetés de rose et terminés par des griffes noires. Ses courtes pattes sont également noires.

La femelle est similaire au mâle, mais elle est généralement plus petite et possède un bec plus court. Le juvénile présente un plumage variant du grisâtre-bleu au brun sur le dessus, sans le dessin facial marqué ni la bande pectorale noire de l'adulte. Il atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 4 ans.

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Adaptation et Comportement

Le plumage du manchot du Cap est une adaptation cruciale à son environnement. Le dos noir et les parties inférieures blanches servent de camouflage lorsqu'il est dans l'eau, le dissimulant aux prédateurs potentiels. Ses plumes sont brillantes et imperméables, assurant l'isolation et la protection de sa peau. En effet, ces oiseaux possèdent un nombre de plumes supérieur à celui des autres oiseaux.

Le manchot du Cap est connu pour son cri sonore, semblable au braiment d'un âne, particulièrement audible la nuit. Il utilise également des cris rauques pour communiquer avec ses congénères.

Habitat et Régime Alimentaire

Contrairement à la plupart des espèces de manchots, le manchot du Cap vit sous des latitudes chaudes. Il pêche ses proies dans les eaux tropicales, mais se reproduit et élève ses jeunes sur des îles rocheuses nues ou sur des plages avec une végétation clairsemée, le long des côtes d'Afrique du Sud, entre la Namibie et Port Elizabeth.

Son régime alimentaire se compose principalement de poissons et de crustacés, qu'il capture en plongeant sous l'eau. Il peut atteindre une vitesse de 25 km/h en nageant. Pour trouver de la nourriture, il effectue des trajets variant de 30 à 100 km, réduisant ces distances lorsqu'il nourrit ses petits.

Le manchot du Cap peut plonger pendant environ deux minutes et demie et atteindre une profondeur de 30 mètres, bien que des plongeons jusqu'à 130 mètres aient été observés. Il chasse souvent en grands groupes de 50 à 100 individus.

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Reproduction

La saison de reproduction du manchot du Cap varie selon la localisation des colonies. En Namibie, la reproduction a lieu en novembre et décembre, tandis qu'en Afrique du Sud, elle se déroule de mars à mai.

Le manchot du Cap est monogame et les couples retournent généralement à la même colonie et au même endroit chaque année. La plupart des couples restent ensemble pendant plusieurs périodes de reproduction consécutives, parfois jusqu'à dix ans.

La mue dure environ trois semaines, précédée d'une période de cinq semaines pendant laquelle le manchot se nourrit intensivement pour constituer des réserves de graisse. Il peut perdre jusqu'à la moitié de son poids pendant la mue. Une fois son plumage renouvelé, il retourne en mer pendant six semaines pour reprendre du poids.

Adaptation Thermique et Nidification

Pour s'adapter à la vie terrestre dans des zones tempérées, le manchot du Cap est plus actif à l'aube et au crépuscule, évitant ainsi les heures les plus chaudes de la journée. Il niche dans des terriers ou sous des buissons pour se protéger du rayonnement solaire. D'autres manchots passent la journée en mer ou sur les plages, et ceux qui restent à terre tournent le dos au soleil pour exposer leur côté le plus foncé.

Le manchot du Cap niche en colonies sur des îles rocheuses au large, dans des terriers qu'il creuse dans le guano, ou dans des dépressions sous les buissons ou les grosses pierres. Le site du nid doit être protégé pour offrir de l'ombre et une protection contre le climat tempéré, ainsi que contre les prédateurs d'œufs et de poussins.

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La femelle pond généralement deux œufs. L'incubation dure environ 40 jours, partagée par les deux parents. Chaque adulte incube pendant environ deux jours et demi, en fonction des ressources alimentaires disponibles. Les parents utilisent une partie de peau s'étendant depuis leur estomac pour couvrir les œufs et les maintenir au chaud.

Les parents nourrissent les poussins par régurgitation et les couvent pendant les 15 premiers jours, jusqu'à ce qu'ils soient capables de réguler leur propre température corporelle. Cependant, les adultes continuent de les surveiller pendant encore 15 jours, jusqu'à leur premier mois de vie.

Les poussins forment souvent des crèches lorsqu'ils sont laissés seuls, ce qui réduit les risques d'attaques par les adultes et les prédateurs. Ils peuvent quitter le nid entre 2 et 4 mois après la naissance, en fonction de la quantité et de la qualité de la nourriture disponible. Les jeunes sont nourris par leurs parents tant qu'ils restent dans la colonie, mais ils peuvent l'abandonner et partir sans leurs parents. Ils restent alors éloignés pendant 12 à 22 mois, avant de revenir à leur lieu de naissance pour muer et obtenir leur plumage d'adulte.

Régime Alimentaire

Le manchot du Cap se nourrit exclusivement de produits de la mer, tels que des poissons, des crustacés et des calmars.

Représentations du Corps Africain dans la Littérature Médicale

L'article propose une réflexion sur les représentations du corps des Africain(e)s dans la littérature médicale et sur les interactions entre les discours de la médecine savante en métropole et ceux de la médecine de terrain dans les colonies africaines. Il aborde une des problématiques envisagées dans notre recherche : la question du regard médical sur le sexe et la sexualité des Africain(e)s à l’époque contemporaine. C’est à travers ce prisme que les savants redéfinissent les concepts de féminité et de virilité et redessinent les enjeux autour de la sexualité et de la maternité en France et en Afrique. Ils établissent également des corrélations entre le corps, les attributs sexuels plus précisément, l’âme, la race, le milieu et les mœurs ; liens de réciprocité que nous tenterons de mettre en évidence dans cette présentation.

Discours Médicaux et Représentations Raciales au XIXe Siècle

Dans le Grand dictionnaire universel du xixe siècle de Pierre Larousse paru en 1872, on lit à l’article « Femme » : « Les femmes, comme les hommes, de la race nègre sont portées à la lasciveté beaucoup plus que les femmes blanches. La nature semble avoir accordé aux fonctions physiques ce qu’elle a refusé aux fonctions intellectuelles de cette race. (…) Leurs organes sexuels offrent, en outre, une disposition particulière qu’on ne rencontre qu’exceptionnellement ailleurs. Les petites lèvres et le clitoris présentent un tel développement que dans certaines contrées, on en pratique l’excision ». Ce dictionnaire, synthèse des expériences et des recherches savantes de l’époque, ouvrage de vulgarisation du savoir scientifique, est un reflet, un témoin et un vecteur des représentations diffusées en France au milieu du xixe siècle. Il puise ses sources dans des œuvres spécialisées et destinées à un public averti telles que les encyclopédies et dictionnaires médicaux, les ouvrages et traités de médecine ou encore les articles de revues scientifiques. En effet, nous pouvons retrouver l’origine de cet article dans la définition du terme « Femme » du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales publié en 1815, où J. J. Virey (1775-1846), médecin et naturaliste, présente la femme noire.

Ces définitions décrivant les Noirs africains, hommes et femmes confondus, comme des êtres soumis à leurs organes génitaux et à leurs pulsions sexuelles, se présentent donc comme des vérités et sont acceptées comme telles par les lecteurs. Ces poncifs traversent les discours des Anciens, les textes bibliques, les écrits des philosophes ou encore les récits de voyage mais ils prennent une ampleur sans précédent dans la littérature médicale du xixe siècle. L’essor des explorations au xviiie siècle et le développement de la colonisation européenne au cours du xixe siècle s’accompagnent d’une dynamique scientifique et d’une démarche classificatoire au sein de l’histoire naturelle, de la médecine ou de l’anthropologie naissante. La science des races humaines, la raciologie, pour reprendre les termes des médecins de la première moitié du xxe siècle, apparaît dès la fin du xviiie siècle et structure la pensée savante du xixe. L’influence croissante de la médecine au cours du xixe siècle et jusque dans la première moitié du xxe siècle donne à ces discours un gage d’authenticité et de scientificité et façonne les représentations de l’altérité raciale et sexuelle.

Dans les ouvrages de médecine, les attributs sexuels de la femme suscitent un intérêt plus important que ceux de l’homme. En effet, la femme est soumise à sa matrice et à sa nature féminine ; elle se distingue de l’homme, représentant de la race, par ses caractères sexuels. De plus, l’appareil génital féminin demeure encore un mystère à élucider pour la science et pour les hommes, auteurs des ouvrages de médecine. Les naturalistes puis les médecins, les anatomistes, les chirurgiens, les anthropologues souvent médecins de formation, écrivent sur les races humaines au début du xixe siècle. A ces récits s’ajoutent à partir des années 1860-1870 les notes et les rapports de nouveaux explorateurs, les médecins de brousse, auréolés à la fois de leur expérience du terrain et de leur diplôme de médecine. Les études raciologiques se font plus rares à partir du milieu du xxe siècle.

Les travaux de William B. Cohen, d’Elsa Dorlin ou de Carole Reyaud-Paligot, pour ne citer que ces exemples, ont pu mettre en lumière le rôle des sciences médicales et anthropologiques dans la constitution de catégories de sexe et de race déviantes et inférieures et dans la légitimation de l’esclavage et de la colonisation à l’époque moderne et contemporaine. Notre travail, qui s’intègre dans ce champ de recherche, y apporte un nouvel éclairage. Il s’agit d’une réflexion sur les représentations du corps des Africain(e)s dans la littérature médicale et sur les interactions entre les discours de la médecine savante en métropole et ceux de la médecine de terrain dans les colonies africaines. Cet article aborde une des problématiques envisagées dans notre recherche : la question du regard médical sur le sexe et la sexualité des Africain(e)s à l’époque contemporaine. C’est à travers ce prisme que les savants redéfinissent les concepts de féminité et de virilité et redessinent les enjeux autour de la sexualité et de la maternité en France et en Afrique. Ils établissent également des corrélations entre le corps, les attributs sexuels plus précisément, l’âme, la race, le milieu et les mœurs ; liens de réciprocité que nous tenterons de mettre en évidence dans cette présentation. Enfin nous retracerons brièvement l’évolution et les divergences de la pensée médicale au sujet de cette question entre le xixe siècle et la première moitié du xxe siècle. Si le regard se fait moins globalisant et si le concept de race noire est progressivement déprécié au profit d’une reconnaissance de la diversité des populations africaines, l’ethnie reste toutefois supérieure à l’individu jusqu’au milieu du xxe siècle. Dans le cadre de ce volume sur la représentation des organes génitaux dans l’histoire, il s’agit donc de s’intéresser aux procédés de sexuation, de sexualisation et de racialisation du corps des Africain(e)s et à leur évolution au cours du temps, en prenant l’exemple du regard médical porté sur quelques populations d’Afrique du Sud et d’Afrique de l’Ouest.

Le "Tablier Hottentot" et la Stéatopygie

Les explorateurs au xviiie siècle et les médecins-anthropologues au siècle suivant décrivent les femmes noires comme des êtres dotés d’attributs sexuels exubérants. Cet imaginaire se développe autour des représentations de l’appareil génital des femmes d’Afrique du Sud, les Hottentotes et les Boschimanes. Ces femmes seraient dotées du tablier hottentot, une élongation des petites lèvres génitales qui donna lieu à de multiples théories, polémiques, fantasmes et élucubrations. Elles détiendraient un autre caractère de race, la stéatopygie, une hypertrophie graisseuse de la région fessière. C’est au xviie siècle que le tablier a été décrit pour la première fois par deux Néerlandais, Dapper, en 1676, puis Ten Rhyne en 1686. A cette époque, la région du Cap de Bonne-Espérance est une colonie hollandaise. Elle passe sous la coupe des Britanniques au début du xixe siècle. Les populations vivant sur ce territoire suscitent pourtant la curiosité d’autres savants européens, allemands, suédois ou français. Au cours du xixe siècle, dans un contexte d’analyse et de taxinomie raciale, le tablier hottentot passionne les scientifiques. En 1790, F. Le Vaillant (1753-1824) est le premier explorateur français à fournir une description précise de cette particularité corporelle et à la considérer comme le résultat d’une coutume : « Jusque-là ce sont les frottements et les tiraillements qui commencent à distendre, des poids suspendus achèvent le reste. J’ai dit que c’est un goût particulier, un caprice assez rare de la mode, un raffinement de coquetterie ». Son récit devient une référence pour les médecins et anthropologues du xixe siècle. Toutefois, ces derniers ne reconnaissent pas sa théorie sur l’origine culturelle et acquise du tablier.

De nombreux savants comme J. J. Virey ou le docteur Murat, dans le Dictionnaire des sciences médicales, en 1815 et en 1819, prétendent que le climat est le facteur du relâchement des attributs sexuels des hommes et des femmes en Afrique. Toutefois, ce sont les analyses de G. Cuvier (1769-1832), médecin, anatomiste et paléontologue célèbre, qui influencent le plus les études sur le tablier jusqu’au milieu du xxe siècle. Dans le rapport de dissection de Saartjie Baartman, la Vénus Hottentote, présenté devant l’Académie de médecine en 1817, il affirme que le tablier est un prolongement inné des petites lèvres chez les Hottentotes et les Boschimanes. Sa théorie s’impose dans la pensée savante française et européenne. W. H. Flower et J. Murrie, deux scientifiques britanniques qui dissèquent une femme boschimane en 1867, réitèrent les conclusions de cet illustre médecin.

Virilisation et Déshumanisation

La particularité anatomique de ces femmes est souvent perçue comme un attribut masculin dans les représentations. R. Blanchard virilise le tablier dans cette phrase : « un développement exagéré des nymphes ou petites lèvres, qui peuvent atteindre jusqu’à 15 et 18 centimètres de longueur et qui pendent entre les cuisses de la femme, à la façon d’un pénis flasque et inerte ». Cette analogie met en lumière l’absence de féminité de ces femmes et l’inversion sexuelle touchant ces peuples. Un siècle auparavant, dans la définition du clitoris donnée par le docteur Chambon (1748-1826), l’hypertrophie de cet organe chez les femmes blanches, phénomène exceptionnel d’après les discours, est également présentée comme un caractère masculin : « La difformité du clitoris, quand sa longueur est excessive, n’apporte pas un obstacle absolu à la génération ; mais c’est un vice révoltant pour les maris, parce qu’il donne à la femme l’apparence de l’homme et réfroidit (sic) la tendresse de celui-ci pour un objet qui a trop de ressemblance avec lui ». Selon les médecins, en métropole et aux colonies, la forme allongée et la taille démesurée du clitoris chez certaines femmes est le signe d’une hybridité inquiétante et de mœurs douteuses. L’apparence phallique de cet attribut brouille les différences sexuelles et remet en question la frontière entre la féminité et la masculinité d’un point de vue biologique et social. Enfin, l’analogie établie par R. Blanchard entre le tablier hottentot et le sexe de la guenon contribue à déshumaniser les femmes Khoisan et à entériner le hiatus existant entre elles et les femmes blanches.

Évolutions des Théories et Clichés sur l'Hypersexualité

A la fin du xixe et au début du xxe siècle, les explications culturalistes se développent, remettant au goût du jour la pensée de F. Le Vaillant. L’élongation des lèvres génitales ou du clitoris est peu à peu considérée comme la conséquence d’une manipulation pratiquée dès le plus jeune âge et destinée à accroître le plaisir charnel. Cette difformité n’est donc plus seulement le fruit d’un déterminisme naturel et racial hormis pour les Hottentotes et les Boschimanes. Le docteur Gaillard, médecin colonial, affirme au sujet d’une hypertrophie clitoridienne touchant les femmes du Dahomey (Bénin actuel) en 1907 : « Les fillettes ne sont pas excisées, il faut rapporter que les mères pratiquent sur le clitoris de leurs fillettes, et dès le très jeune âge, des tractions fréquentes ayant pour but d’allonger et de développer cet organe dans l’intention avouée d’augmenter dans la suite les jouissances voluptueuses au moment des rapports sexuels ». Cette explication renforce toutefois les clichés sur l’hypersexualité des femmes africaines. Quelques analyses du début du xxe siècle émettent l’hypothèse de l’existence d’une distension de l’organe génital chez des femmes blanches, causée par le mode de vie, l’acquis. Cette particularité ne serait donc pas seulement exceptionnelle ou pathologique dans la race blanche. Dans un article paru dans L’Anthropologie en 1907, le docteur Laloy évoque la thèse de deux médecins militaires du Nord de la France, P. Baroux et L. Sergeant, qui établissent, au sujet des populations flamandes, un lien de cause à effet entre la marche, le surdéveloppement des organes génitaux et la sexualité. En effet, leur démonstration met en avant l’idée que l’hypertrophie des attributs sexuels n’est pas d’origine raciale ou climatique. L’activité sportive, la marche en terrain plat, entraînerait un développement anormal des fesses, décrit de la même manière que la stéatopygie des Africaines, et une élongation des lèvres génitales à l’instar du tablier chez les Hottentotes.

Représentations des Organes Sexuels Masculins

Les organes sexuels des hommes noirs alimentent également l’imaginaire des scientifiques. Le pénis des Africains est décrit comme surdimensionné dans ces discours. Dans un ouvrage publié en 1827, Bory de Saint-Vincent (1778-1846) affirme au sujet de l’espèce éthiopienne : « Elles ont aussi le vagin en tout temps large et proportionné au membre viril du mâle, souvent énorme, mais à peu près incapable d’une érection complète ». Cette idée d’adaptation parfaite entre les organes génitaux du mâle et de la femelle au sein d’une même race revient dans de nombreux discours et notamment dans les ouvrages du docteur Jacobus en 1893 et en 1931. Ces assertions permettent aux polygénistes de prouver l’existence de plusieurs espèces humaines. Elles révèlent implicitement les défiances face aux relations interraciales et au métissage. L’idée qui prédomine à cette époque est que le Noir, au pénis démesuré, ne peut copuler avec la Blanche au vagin étroit. Il s’agit de préserver l’intégrité…

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