Les objets les plus modestes peuvent évoquer la vie d'hier et d'aujourd'hui avec une force telle qu'ils prennent place, aux côtés des œuvres d'art et des textes écrits, dans la liste des témoins de l'histoire. Récemment, divers travaux ont exhumé de l’oubli une série de ces modestes objets : les biberons. En quelques années, le biberon est devenu un objet digne de la curiosité des archéologues, des ethnographes et des collectionneurs, mais aussi des médecins, des historiens et des anthropologues. Cet intérêt est lié d’une part à un renouvellement du regard porté sur l’enfance et sur son environnement, d’autre part à une réflexion plus poussée sur les problèmes de la nutrition, notamment infantile.

En regardant les collections, en feuilletant les thèses et les livres, on se convainc aisément que le biberon d’enfant est bien un objet identifiable dont la variété des formes est étonnante. Même dans ce petit objet banal, les hommes ont vraiment exercé leur imagination, leurs talents d’artisans et d’artistes, bref leur art. Il y a quelque chose d’émouvant à évoquer ces objets minuscules inventés au fil des siècles par les adultes pour sustenter tant bien que mal les tout-petits. En examinant ces objets en détail, on se rend compte qu’une histoire du biberon se dessine, laquelle suit l’évolution de plusieurs autres histoires : celles de l’art, des savoirs populaires et savants, des progrès techniques, des attitudes parentales, des rapports entre époux, etc.

Histoire du Biberon : Des Origines à l'Ère Industrielle

Brosser à grands traits cette histoire du biberon sera l’objet des deux premières parties de ce chapitre, en distinguant l’Antiquité, le Moyen Âge et l’époque moderne d’une part, et la période qui commence avec la révolution industrielle d’autre part. Il est à peu près certain que l’allaitement au sein maternel a été très généralement pratiqué dans les sociétés antiques, et plus près de nous dans les sociétés paysannes, avec tous ses avantages : disponibilité, commodité, gratuité. Mais il arrivait cependant que le bébé perde sa mère, ou qu’il soit abandonné, ou que sa mère manque de lait. Par ailleurs, des mères, pour des raisons sociales, mondaines et esthétiques, n’allaitaient pas. Quelles solutions adopter dans ce cas ? On pouvait d’abord faire téter par l’enfant le sein d’une nourrice qui pouvait être une voisine, une parente, une amie, une esclave, avec rémunération ou non. À Rome, il existait à l’intérieur du marché aux légumes un endroit réservé aux nourrices, près de la colonne lactaire. La seconde solution consistait à faire téter la mamelle d’un animal, surtout celle d’une chèvre. Restait enfin la solution du biberon.

Biberons Antiques : Cruches et Poteries

Pour l’Antiquité, on ne dispose pas d’une grande quantité d’objets que l’on peut qualifier de biberons sans doute en raison de la difficulté à les identifier parmi les déchets domestiques découverts en contexte d’habitat. En revanche, les sépultures d’enfants présentent l’avantage de pouvoir livrer des pièces généralement complètes plus aisées à reconnaître comme biberons. Ce sont des poteries ou des flacons de verre munis d’une ouverture sur la partie haute et d’un petit goulot ou téterelle dans la partie ventrue.

Ces petites cruches à bec tubulaire, qu’elles soient en céramique ou en verre, sont régulièrement mises au jour sur des sites archéologiques, aussi bien en contexte domestique que funéraire. Cependant, leur découverte dans des tombes d’enfant reste rare, ce qui a souvent faussé l’interprétation qu’on en faisait. Ainsi, la littérature archéologique leur attribue de nombreuses fonctions. Les exemplaires en céramique sont qualifiés tour à tour de vases votifs, de pipette, de barolet à barbotine, de lampe à huile ou de tirelire.

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Pour avoir une idée plus juste de la place qu’occupent ces cruches dans le quotidien des vivants, il convient de comprendre la place qu’elles tiennent dans le monde des morts. Les rites funéraires antiques sont basés sur la notion d’accompagnement du défunt vers l’au-delà ; la mise en terre est célébrée par un banquet au cours duquel le défunt partage un repas avec les vivants, par le biais d’éléments de vaisselle déposés à ses côtés. Au Bas-Empire, ce lot de vaisselle, défini comme assemblage de sustentation du défunt, comprend deux objets, souvent un récipient destiné à contenir les denrées solides et un récipient lié au service des boissons.

Trois sépultures à inhumation provenant de trois sites champenois différents ont été sélectionnées pour illustrer la présence de cruche à bec verseur tubulaire, parfois interprétée comme biberon, dans les tombes d’enfants. À Bezannes (Marne), une sépulture à inhumation datée du iiie siècle de notre ère, abritant sans doute un nourrisson, contenait un récipient en verre. À Ville-sur-Retourne (Ardennes), l’inhumation d’un enfant d’environ trois mois, datée de la fin du iiie siècle, contenait une cruche en verre à bec tubulaire placée dans l’angle nord-ouest de la fosse et une pièce de monnaie. L’exemple d’Arcis-sur-Aube (Aube) est mieux documenté. L’abondant mobilier découvert dans cette fosse, composé de différentes pièces d’un service à boisson, oriente la datation dans le courant du iiie siècle. Trois récipients en céramique, une tasse ansée, un bol et un petit gobelet, ainsi que deux récipients en verre, une cruche à verseur tubulaire et un bol, se trouvaient dans la partie centrale de la fosse, alors que les rares ossements conservés étaient contre la paroi nord du creusement.

Toutes ces fosses, de dimensions trop réduites pour accueillir un adulte (leur longueur ne dépasse pas 1,20 m), ne contenaient que les restes très lacunaires de sujets supposés immatures. Le mobilier déposé se compose d’un ou deux objets, sauf dans la sépulture d’Arcis-sur-Aube, dans laquelle cinq éléments d’un service à liquides ont été retrouvés. Malheureusement, la mauvaise conservation du squelette dans ces trois exemples ne permet pas d’appréhender l’emplacement des objets déposés par rapport au défunt. La découverte en archéologie de ce genre de récipient en verre est rare. Ce sont, en l’état actuel des découvertes, les seuls exemples régionaux pour l’Antiquité.

Dans la tombe d’Arcis-sur-Aube, l’assemblage de sustentation du défunt est composé d’un plat à denrées solides représenté par le bol cylindrique en verre et d’un verseur à boisson représenté par la cruche à bec tubulaire, également en verre. Quel type de boisson pouvait-elle contenir ? Le défunt étant un enfant, l’attribution de la cruche à un biberon contenant du lait est tentante. Pour le confirmer, des analyses ont été faites sur les résidus organiques déposés à l’intérieur des cruches de Bezannes et de Compertrix. Ces exemples ont montré que les petites cruches à bec étaient bien liées à la sustentation des enfants, qui plus est, à base de boisson lactée. Cependant, les cruches en verre sont fragiles et le doute persiste quant à leur utilisation pour l’allaitement artificiel. Les anses, petites et fines sont mal adaptées à une main d’adulte et le bec tubulaire brut et coupant, ne peut être placé dans la bouche d’un enfant.

Récemment, une expérience bien intéressante s’est déroulée à Bourges. En plaçant le guttus verticalement devant le sein, la mère aspire plusieurs fois par le petit goulot pour créer le vide d’air nécessaire à l’extraction du lait. Aussitôt après, le lait sort du sein et se dépose au fond du vase. L’archéologue pense que ces tire-laits servaient à amorcer l’allaitement, ils ne permettaient pas d’alimenter un nouveau-né en continu. Il est possible que les « biberons gallo-romains » présentés en 1993 lors de l’exposition à Versailles, Trésors de terre.

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À notre connaissance, il existe un seul témoignage écrit antique d’origine médicale concernant l’usage du biberon. C’est un texte de Soranos d’Éphèse qui, au iie siècle de notre ère, évoque une tétine pour sevrer un nourrisson.

Évolution Médiévale : Chevrettes et Cornes

Pour le Moyen Âge, on a conservé également des biberons de terre cuite, souvent nommés chevrette sans doute parce qu’on y mettait surtout du lait de chèvre. Ces biberons ont par la suite évolué vers le type des faïences de Quimper : petit pot de 10 à 15 cm de haut avec pied, anse latérale, goulot pour téter et orifice de remplissage. En breton, ces biberons se sont appelés pod bronnek, en français pot mamelon ou craule.

Il existe aussi, à partir du ixe siècle - peut-être de tous temps dans certaines régions - un type particulier de biberons, appelé corne ou cornette faite à partir de la corne d’un ovin ou d’un caprin. Le bout était percé d’un ou de plusieurs petits trous, parfois recouvert d’un chiffon retenu par un fil, à moins qu’une mèche ait été arrangée à l’intérieur d’un orifice plus gros. Un conte du xiiie siècle nous rapporte l’usage de cette corne d’une façon amusante.

Les mères préparaient au coin du feu la bouillie, le papin de l’enfant sevré. Cette bouillie à base de farine était mitonnée dans un petit poêlon, dans une petite cassote dont les historiennes Danièle Alexandre-Bidon et Monique Closson nous donnent de jolis dessins à partir de miniatures médiévales dans leur livre L’enfant à l’ombre des cathédrales. Le père est donc aussi impliqué dans l’alimentation du jeune enfant, et ceci très tôt d’après les usages médiévaux dont certains ont perduré au moins symboliquement jusqu’à nos jours. En Bretagne, au xixe siècle, avait lieu le surlendemain de la naissance le rite de la première bouillie.

On ne saurait oublier à ce propos que les théories médicales et les traditions populaires attribuaient depuis l’antiquité des vertus très négatives au lait maternel des premiers jours, le colostrum. Il n’était pas question pour l’accouchée d’allaiter son enfant, elle l’empoisonnerait. À moins qu’il s’agisse de l’effet inverse, on craignait que l’enfant non encore baptisé, en tétant sa mère, laisse s’échapper par la bouche de mauvais esprits. En attendant le baptême et la montée du lait, l’enfant était mis à la diète ou bien confié à une voisine. C’est seulement au xviiie siècle que l’on découvrit les vertus du colostrum pour l’évacuation du méconium mais les traditions perdurèrent. Jusqu’à une époque toute récente, on recommandait aux mères d’attendre la montée du lait pour mettre l’enfant au sein. Pour faire patienter le bébé, on imposait une diète presque absolue, à l’eau sucrée.

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Renaissance et Époque Moderne : Diversification des Formes et des Matériaux

Au cours des siècles, on voit naître d’autres formes de biberons, fabriqués à partir de matières diverses, bois tourné (surtout du buis), terre, peau, faïence, porcelaine, verre, argent et or pour les plus riches. On invente et on réinvente de nouvelles tétines et drapelets qui imitent plus ou moins adroitement le mamelon. Le but est d’éviter que le bébé ne s’étouffe en ingurgitant trop vite : chiffon - rapidement souillé -, embout en bois, en os, en ivoire - tous matériaux bien durs pour les gencives des nouveau nés, mamelle d’animal - qui s’abîme trop vite et dégage rapidement une odeur désagréable. Le biberon en étain se répand surtout aux xviie-xviiie siècles avec des risques notables pour le bébé car certains étains contenaient du plomb, substance provoquant le saturnisme.

La demande de biberons grandit à partir de la Renaissance du fait de l’existence des grandes institutions en faveur des Enfants Trouvés. Du temps de François Ier, à l’Hôtel-Dieu de Paris, les religieuses et les servantes durent recourir aux biberons et cornets, faute de mères et de nourrices. Elles utilisaient des biberons d’étain et de verre « encornettés ou enveloppés de quelque petit drapeau ».

L'Ère Industrielle et l'Émergence du Biberon en Verre Soufflé

C’est à la fin du XVIIe, mais surtout au début du XIXe siècle que le verre se généralise dans le domaine de l’allaitement artificiel. Le verre séduit par ses qualités de transparence et d’inaltérabilité. C’est une révolution, car il se nettoie facilement, ne rouille pas, et limite les risques, à l’époque mortels, d’infections gastro-intestinales. « Autant que possible, on choisit des biberons en verre ; ceux en métal, en bois ou en caoutchouc, contenant toujours à la longue une odeur plus ou moins forte, plus ou moins fétide, désagréable, repoussante pour l’enfant. Les premiers ont des formes de simples bouteilles et en guise de tétine une éponge ou un tissu enroulé.

Parallèlement à ces flacons de verre soufflé, vont apparaître plusieurs modèles qui auront en commun de porter le nom de leur inventeur. La grande nouveauté de ces biberons est donc de ne plus être anonymes. C’est l’arrivée des marques. Avec la révolution industrielle, au milieu du XIXe, le biberon passe d’un produit artisanal et anonyme à un produit fabriqué en série et à grande échelle. Il a désormais un nom, celui de son inventeur : médecin, sage-femme ou industriel.

Les Défis d'Hygiène et l'Évolution des Modèles

Le grand danger de l’alimentation au biberon vient bien sûr de l’absence d’hygiène et d’une mauvaise conservation du lait : lait cru et souvent falsifié, ainsi que de l’emploi de biberons en métal rouillé ! Et et… …de l’emploi de ces fameux biberons Robert avec leur long tube impossible à nettoyer de façon correcte ! Commence alors une longue bataille contre ces « engins de mort » (appelés « murder bottles », les « bouteilles assassines » par les Anglais). Le modèle de biberon Robert à soupape, déclaré dangereux lors d’un débat au Parlement, finit par être interdit en France en 1910. En 1885, ces contaminations de nouveau-nés par leur alimentation entraînent la mort de 20 et 30 % des nourrissons, et il faut attendre le Congrès international de l’hygiène de 1889 pour voir enfin le corps médical recommander à l’unanimité un lait bouilli.

Le Biberon Moderne : Matériaux, Formes et Hygiène

Le biberon tel qu’on le connaît aujourd’hui n’a finalement que peu évolué au cours du 20ème siècle. Actuellement nous sommes confrontés en néonatologie à l’acquisition de l’oralité des prématurés, domaine dans lequel les pédiatres ont fait preuve d’inventivité : « tulipe » « paille » « tasse » et autres techniques qui varient d’un service à l’autre et évoluent avec nos connaissances. Le biberon peut servir à nourrir exclusivement un bébé ou venir en aide à l’allaitement maternel.

Aujourd’hui, le biberon se présente sous forme de flacon gradué en verre ou en polycarbonate muni d’une tétine en silicone ou en caoutchouc. Il se décline sous différentes contenances pour s’adapter à l’évolution de l’appétit de bébé. Le marché propose un biberon en verre, en plastique ou en silicone. Cependant, cet ustensile n’a pris sa forme actuelle qu’au début des années 50. Auparavant, il se présentait sous différentes formes et était fabriqué dans différents matériaux. En verre soufflé : ce matériau s’est démocratisé dans l’univers de l’allaitement artificiel au début du XIXe siècle. Le biberon s’est enrichi du système à bague vissée au début des années 50.

Avantages et Inconvénients du Biberon en Verre Soufflé

Le choix du biberon détient toute son importance pour garantir le bien-être de bébé. Cependant, il n’est pas toujours aisé pour les parents de se retrouver parmi tous les modèles proposés sur le marché.

Avantages

  • Matière naturelle: Le biberon en verre est fabriqué avec une matière 100 % naturelle.
  • Solidité: Grâce à sa solidité, il résiste aux variations de chaleur et supporte la stérilisation.
  • Facilité de nettoyage et d'hygiène: Le verre se nettoie facilement, ne rouille pas, et limite les risques d’infections gastro-intestinales.

Inconvénients

  • Poids et fragilité: En raison de son poids et de sa fragilité, l’usage de ce type de biberon n’est conseillé que durant les premiers mois du nourrisson ou lorsqu’il atteint 2 ans, quand sa phase d’éveil est bien entamée.
  • Coût: Les biberons en verre peuvent être plus chers que ceux en plastique.

Autres Types de Biberons

  • Biberon en plastique (sans bisphénol A): Ce modèle est apprécié pour sa solidité, sa légèreté, sa maniabilité et son confort. Il affiche cependant quelques inconvénients : il se ternit rapidement au lavage et il est parfois difficile de mesurer les quantités de lait à donner à bébé. En outre, ce genre de biberon devient moins hygiénique sur le long terme.
  • Biberon en silicone: Cette matière est récemment apparue sur le marché, mais il suscite l’engouement des parents qui apprécient sa maniabilité. Il suffit d’exercer de légères pressions sur sa paroi souple pour augmenter ou réduire le débit d’écoulement.

Formes de Biberons

  • Biberon cylindrique: Il se particularise par sa maniabilité et sa facilité de lavage avec un goupillon. Ce modèle est privilégié par les maternités.
  • Biberon « coudé »: Grâce à son inclinaison à 30° la tétine reste toujours pleine de liquide, ce qui limite les régurgitations et les coliques du bébé, car le nourrisson avale moins d’air. Certains modèles comportent au niveau de la tétine une valve anti-colique qui régule l’entrée d’air et normalise le flux durant la tétée.
  • Biberon ergonomique: Habituellement doté de petites poignées latérales, il est facile à manier. Il représente la solution idéale pour initier l’enfant à le prendre en mains et à se nourrir lui-même.

Tailles et Débits des Tétines

La taille du biberon constitue un troisième critère à prendre en compte lors de l’achat. Dès les premières semaines du nourrisson, choisissez un biberon de 240 ml, le modèle classique qui convient pour bébé dès sa naissance jusqu’à 9 mois. Au début, la quantité de lait destinée à le nourrir ne remplira que partiellement le biberon, mais ce volume s’avèrera nécessaire au fil des mois. À partir de cet âge, bébé a déjà entamé la phase de diversification alimentaire et a besoin d’un récipient de plus grande contenance.

  • Taille 3: Son débit moyen correspond aux besoins d’un nourrisson de 3 à 4 mois. Au cours des 4 premiers mois de sa vie, le nourrisson risque de s’étouffer si le débit du biberon est trop rapide.

La capacité d’écoulement de biberon est également classée par catégories. Dans ce cas, le choix est fonction du lait infantile sélectionné pour nourrir bébé et non de son âge. Ses préférences et son aptitude de succion entrent aussi en ligne de compte. Pour les nouveau-nés, il est conseillé d’opter pour une tétine à perçage excentré, un système qui favorise la digestion du tout petit et diminue les risques de colique. Certaines marques ont également développé des tétines pour biberon à 2 ou 3 vitesses qui offrent la possibilité de régler le débit au fur et à mesure de la croissance du nourrisson.

Hygiène et Préparation du Biberon

Un biberon doit faire l’objet d’une hygiène rigoureuse afin d’éviter au bébé d’attraper certaines pathologies, comme la gastroentérite ou le muguet (des champignons dans la bouche).

  • Stérilisation: Stériliser tous les éléments du biberon avant la première utilisation : les déposer dans une casserole, les recouvrir d’eau, couvrir le récipient et laisser bouillir pendant 5 minutes.
  • Nettoyage: Lorsque bébé a fini de boire le contenu du biberon, laver soigneusement celui-ci en démontant ses pièces et en rinçant abondamment à l’eau froide. Ensuite, laver l’ensemble à l’eau chaude savonneuse avec une brosse à goupillon avant de rincer de nouveau. Ne manquez pas de contrôler fréquemment les tétines.

Son immunité se construit progressivement et il faut au moins 3 mois pour qu’une barrière immunitaire soit fonctionnelle pour le prémunir contre l'invasion microbienne. La stérilisation du biberon sert à réduire les risques d’infection. L’entretien d’un biberon contenant du lait maternel est différent d’un récipient conçu pour des préparations lactées. Un biberon employé pour donner une préparation lactée à un nourrisson doit être stérilisé après chaque usage jusqu’à ce que l’enfant atteigne 4 mois.

  • Préparation à l'avance: Préparez les biberons nécessaires pour nourrir bébé au cours de la journée à l’avance et conservez-les dans le fond du réfrigérateur, la température étant plus constante à cet endroit.
  • Eau: Verser la quantité d’eau nécessaire dans le biberon. Il importe de bien choisir l’eau utilisée. Privilégier une eau en bouteille spécifiquement dédiée aux nourrissons.
  • Poudre: Verser la poudre en vérifiant au préalable que la dosette est bien sèche.
  • Mélange: Après avoir versé la quantité de poudre requise dans le biberon, agitez fortement celui-ci pour reconstituer le lait liquide.
  • Chauffage: S’ensuit l’étape du chauffage, la température idéale étant de 35°C. Toutefois, certains bébés préfèrent le lait plus tempéré (à 25°C).

Comment Donner le Biberon

  • Position: Installez-vous confortablement, de préférence dans un fauteuil à accoudoirs, et placez le nourrisson en position semi-assise en veillant à caler sa tête dans le creux de votre coude. Au cas où le nourrisson a tendance à s’étouffer lorsqu’il prend biberon en position semi-assise, essayez de l’installer sur le côté, dans une position semblable à celle de l’allaitement maternel.
  • Surveillance: Attention : Ne jamais installer un nourrisson seul avec son biberon, car il risque de s’étouffer.
  • Température: Généralement, bébé préfère boire le lait tiède, à la même température que le lait maternel. Poser le biberon déjà prêt pendant quelques minutes dans un récipient d’eau chaude jusqu’à obtention de la température idéale. Secouez doucement et versez quelques gouttes sur le côté intérieur de votre poignet.
  • Voyages: Pour les déplacements en voiture, le marché propose des chauffe-biberons à brancher sur le dispositif dédié.
  • Micro-ondes: L’usage du four à micro-ondes est déconseillé : cet appareil réchauffe le biberon de façon inégale. Ses parois sont tièdes, mais le lait qu’il contient est brûlant.

Le Biberon et l'Âge du Bébé

L’âge de bébé peut être classé sous 4 catégories : 0 à 3 mois, 3 à 6 mois, 6 à 12 mois et plus de 12 mois. Vous avez donc le choix entre 4 formes de tétine. Une bonne tétine doit épouser parfaitement la cavité buccale du bébé afin de ne pas déformer le palais. Il faut aussi qu’elle ne gêne pas la croissance des dents. Le « biberon Easy Start de la marque Mam » est notamment conseillé pour les enfants de 0 à 6 mois. La forme et la texture de la tétine à valve brevetée permettent de faciliter la transition entre l’allaitement naturel et le biberon. Pour un bébé âgé entre 0 et 3 mois, préférez la tétine à débit lent. À partir de 6 mois, le lait doit couler plus rapidement et plus facilement. À cet âge, bébé grandit et apprend à gérer le débit en adaptant la tétée à son propre rythme. Le « Biberon MAM, Easy active pour bébé de plus de 6 mois » est, par exemple, recommandée pour sa tétine en silicone à texture unique souple.

Types de Laits

  • Lait Maternel: Il s’agit du lait bu par bébé dans le cadre de l’allaitement. S’il est consommé au sein le plus souvent, il peut également être tiré et bu au biberon. C’est l’aliment préconisé par les autorités sanitaires jusqu’à 6 mois minimum.
  • Lait Maternisé: Également appelé lait infantile, ce lait "artificiel" en poudre est un substitut au lait maternel. Il s’adapte à l’âge et aux besoins nutritionnels évolutifs des bébés (1er âge, 2e âge…).
  • Lait de Vache Entier: Il s’agit de la catégorie de lait de vache contenant l’intégralité de sa matière grasse (supérieure ou égale à 3,5 %). Il est recommandé pour les enfants en bas âge.
  • Lait de Vache Demi-Écrémé: Symbolisé par des emballages à dominante bleutée, ce lait contient entre 1,5 et 1,8 % de matières grasses.

Les spécialistes de la petite enfance déconseillent l’introduction du lait de vache avant l’âge d'un an. Cela ne signifie pas pour autant que bébé ne pourra pas découvrir quelques-uns des dérivés du lait de vache, comme les desserts lactés ou certains fromages (pas de lait cru avant 3 ans) au moment de sa diversification alimentaire qui, elle, débute vers l’âge de 6 mois. Mais avant d’avoir soufflé sa première bougie, un enfant n’a pas besoin de boire du lait de vache. Il doit, en revanche, consommer du lait maternel ou du lait de croissance jusqu’à ses trois ans qui sont, tous deux, plus riches en fer et en acides gras essentiels que le lait de vache. Après cet âge, il pourra boire du lait de vache comme il le souhaite, mais toujours dans le cadre d’une alimentation équilibrée et diversifiée.

Alternatives au Biberon : Boire à la Paille

Il n’existe pas véritablement d’âge précis ni officiellement recommandé pour arrêter de donner du lait au biberon. Plus qu’un simple accessoire utile à leur sustentation, le biberon constitue pour beaucoup de tout-petits un objet rassurant et réconfortant. Il est donc essentiel de commencer doucement à s’en séparer lorsque l’enfant sera prêt à le faire. Il devra, pour cela, disposer d’une motricité suffisamment développée pour se servir d’un verre ou d’un bol.

Dès 1 an, voire plus jeune, un enfant peut boire à la paille. En situation de handicap ou si il y a eu une réparation du voile du palais, l’apprentissage peut prendre plus longtemps. Il n’existe pas de contre-indication à l’usage de la paille si ce n’est de ne pas laisser l’enfant seul avec cet objet. On peut avoir, mais c’est rare, des enfants qui aspirent trop d’air, entraînant alors des ballonnements ou des gaz. En terme de précaution, on s’assurera que l’enfant est bien installé droit quand il boit. Aujourd’hui, les pailles plastiques ne sont plus autorisées en France. Il existe de nombreuses alternatives qui ont toutes des avantages et quelques inconvénients : carton (écologiques mais trop molles et vite jetées), silicone (très colorées, parfois trop larges), verre (très belles, fragile), inox (lavables mais trop longues si elles ne sont pas télescopiques), mangeables en maïs (chères et impossibles à raccourcir sans les casser). Toutes ces pailles sont écologiques et/ou durable et préservent l’environnement. Néanmoins, boire à la paille ou avec une gourde paille sera toujours préférable à la tasse à bec qui favorise le débit rapide et l’extension de la tête en arrière.

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