Bien que le titre puisse évoquer des aventures épiques dans le monde virtuel de World of Warcraft, cet article explore un tout autre univers : celui de la nourriture saine, de la fabrication maison et des choix alimentaires conscients. Nous allons plonger dans le monde des yaourts faits maison, tout en gardant à l'esprit la flexibilité et la liberté de choix qui caractérisent également les quêtes quotidiennes dans les jeux vidéo.

Les Yaourts Industriels : Une Production de Masse Souvent Opaque

Faire ses yaourts soi-même, tout le monde sait que c’est meilleur. Mais pas à quel point. Les yaourts industriels sont faits avec du lait tout venant et mélangé dont on ne connaît pas la provenance, qui peut être lointaine. Ça peut être aussi du lait en poudre. Les faire soi-même c’est choisir le lait que l’on veut.

Les yaourts industriels ne sont pas toujours des yaourts. Je m’explique : les yaourts, les vrais, sont obligatoirement fermentés avec un mélange de Streptococcus thermophilus et de Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus, et que ces ferments doivent se trouver vivants dans le produit final, à raison de 10 millions de bactéries par gramme de produit au minimum (Mais il en contient en fait beaucoup plus). Les produits au bifidus et autres bactéries, comme les actimel, activia et consorts, n’ont donc pas le droit à l’appellation yaourt. De même si les yaourts ont subi un traitement thermique ou autre, qui tue les bactéries : ce n’est plus un yaourt.

D’autres préparations présentées dans des pots de yaourts, aromatisées aux fruits, avec ou sans morceaux, allégées ou non en matière grasse et en sucre, ne sont en réalité que du lait (reconstitué), sucré, aromatisé et collé à la gélatine, et en aucune façon des yaourts qui doivent avoir subi une fermentation. Vérifiez bien sur l’emballage que figure le mot « yaourt » écrit en toute lettre. Il n’y est pas ? Ce n’est pas un yaourt. Vous avez même de la chance s’il y a du lait dedans.

Accessoirement, je précise aussi pour les intolérants au lactose que les yaourts, les vrais et maison, correctement fermentés, n’en contiennent pas, ou alors des traces. Et de plus, durant la fermentation, de la lactase est produite.

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Les Avantages des Yaourts Maison : Goût, Santé et Écologie

Parce que mes yaourts ne sont pas emballés dans du plastique. C’est bien meilleur. Cela n’a aucun rapport avec le goût des yaourts industriels. Ils sont très doux, sans acidité, n’ont pas d’arrière-goût comme parfois ont ceux du commerce… La saveur est riche, ample. Le yaourts à la yaourtière sont parfois acides aussi, mais pas ceux-là. Je vais vous expliquer comment les avoir fermes et onctueux, sans acidité.

Je fais mes yaourts natures, ainsi j’ai le choix de les aromatiser au parfum que je veux, avec de la confiture ou de la compote, du miel, ou des coulis de fruits, C’est bien meilleur et plus sain que les yaourts industriels aux fruits qui sont bien trop riches en sucre et bien trop pauvres en fruits.

C’est d’une simplicité enfantine. Non on n’a pas besoin de matériel compliqué. La seule chose qu’il faut avoir c’est un thermomètre, mais on en trouve maintenant à des prix modiques. Il y a quelques mois, je les faisais sans yaourtière, avec un simple bocal en verre et un bonnet de laine. Oui, vous avez bien lu. Aujourd’hui je n’utilise plus le bonnet de laine, J’ai acquis une yaourtière ancienne qui n’est PAS électrique. C’est la même qu’avait ma mère il y a cinquante ans, avec les pots en porcelaine. Et c’est increvable. Parce que c’est rapide. Les yaourts sont prêts en 3 heures 30 à 4 h top chrono. Regardez cette fermeté ! C’est loin d’être liquide ou coulant. Ici, l’ancienne yaourtière Yalacta.

Les Ingrédients : Choisir la Qualité pour un Résultat Optimal

1 litre de lait entier cru de ferme de préférence, pour avoir un résultat optimal (les laits homogénéisés, qu’ils soient pasteurisés, microfiltrés et UHT donnent un résultat médiocre, le pire étant le UHT).

Pour démarrer la première fois, on a le choix entre utiliser un ferment en poudre ou un yaourt nature du commerce. J’ai découvert récemment un ferment qui donne des yaourts absolument délicieux, ce sont les meilleurs que j’aie goûtés jusqu’à présent. Il s’agit de FERNAND LE FERMENT, un ferment importé de Bulgarie. Il donne des yaourts extrêmement doux, sans acidité, et d’une texture incroyablement satinée et onctueuse. On peut l’acheter en ligne ici, clic. De plus ce ferment est pur, sans additifs, sans lait en poudre, ni sucre, ni amidon.

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Contrairement au mode d’emploi, je conseille de réactiver le ferment avant de l’utiliser, surtout si vous faites ma méthode sans yaourtière. Si vous ne le réactivez pas, la prise sera très longue. Pour le réactiver, versez la poudre dans une tasse et ajoutez 3 cuil. à soupe de lait froid. Mélangez, laissez reposer à température ambiante une vingtaine de minutes. Si vous avez une yaourtière électrique, ce n’est pas la peine de le faire, mais alors la prise des premiers yaourts va prendre une dizaine d’heure.

Sinon, le ferment classique que je conseille aussi s’achète en pharmacie, sous la marque Yalacta. C’est une culture de bactéries, que vous diluerez aussi dans un peu de lait pour les réactiver. Il donne un bon résultat, un peu plus acidulé que le précédent ferment, et de texture moins lisse. L’excipient est de la maltodextrine. Je l’ai utilisé durant des années.

On trouve aussi des ferments en supermarché, sous la marque Alsa je crois, mais je me méfie un peu parce qu’ils écrivent des mensonges sur l’emballage. Ils écrivent qu’on ne peut pas les réutiliser d’une fois sur l’autre, c’est faux. Ils écrivent aussi que les yaourts se gardent une semaine seulement au frigidaire. C’est encore un mensonge : les yaourts se gardent Très longtemps. Justement les yaourts sont un moyen de conservation du lait à long terme, c’est pour ça qu’ils ont été développés durant la préhistoire, à une époque où les gens n’avaient pas de frigos !

On trouve également des ferments en magasins bio, ceux de la marque NAT ALI sont très bien, la prise se fait dans les temps requis, et la saveur est bonne aussi.

Dès la seconde fournée, on utilise un peu de yaourt de la fournée précédente. J’ai le même ferment depuis 2 ans, je fais au moins 3 fournées de yaourts par semaine. Ils sont toujours aussi fermes et aussi bons, d’après mes calculs on peut faire des milliers de yaourts à partir de la même souche. On change le ferment si on part en vacances et qu’on ne peut pas faire de yaourts pendant au moins une semaine. S’il est plus vieux, les premières fournées seront moins fermes.

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Si vous prenez un yaourt du commerce comme ferment, ce que je déconseille encore une fois, vérifiez bien que le mot « yaourt » figure sur l’emballage. Sachez que vous ne pourrez pas ré inoculer ad vitam æternam comme avec le démarrage en ferment pur. Au bout de quelques repiquages, cela va dégénérer.

Une chose importante aussi, contrairement aux idées reçues, on ne met pas 1 yaourt entier pour ensemencer 1 litre de lait. On n’en met que la valeur de 1 grosse cuillère à café , soit 1 cuillère à soupe rase. Conseil : que ce soit avec le yaourt du commerce ou avec un yaourt maison, quand vous prélevez le ferment, ne prenez pas le dessus du yaourt qui a été en contact avec l’air, mais prélevez en profondeur.

La Préparation : Une Étape Cruciale pour la Fermeté et la Texture

Les modes d’emploi de yaourtières électriques préconisent d’ajouter du lait en poudre pour que les yaourts soient plus fermes. Non seulement c’est complètement inutile, mais en plus cela donne un goût au yaourt. Un goût de lait concentré, bref un goût industriel.

Si vous achetez du lait de ferme, vous pouvez le laisser entier, ou bien l’écrémer entièrement ou en partie ; ainsi vous récupérerez la crème pour un autre usage. Les yaourts seront aussi fermes si le lait cru est écrémé (ce qui n’est pas vrai avec un lait industriel écrémé, je précise). Pour écrémer le lait : laissez-le reposer au moins 24 heures. la crème va remonter à la surface, et vous pourrez l’enlever avec une cuillère.

Versez le lait dans une casserole et portez-le à ébullition, avec le thermomètre. Quand ça arrive au-dessus de 87°C, mettez-la casserole sur un petit feu, ça va redescendre de quelques degrés. Laissez bouillir ainsi à une température supérieure à 85°C durant 15-20 minutes au MINIMUM (plus longtemps vous ferez bouillir, mieux ce sera ! Moi, je laisse 30 minutes). Mélangez de temps en temps le lait si vous voulez éviter la formation d’une peau.

Le yaourt ne comporte que les deux seules bactéries Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. On doit donc faire bouillir le lait pour éliminer sa propre flore. Le chauffage prolongé est indispensable pour dénaturer les protéines du lait, et cela rendra les yaourts plus fermes. C’est ainsi que le lait va gélifier en yaourt. Et ainsi le gel sera plus ferme, plus épais. D’autre part il se produit une légère évaporation qui va favoriser encore l’épaississement. Et plus vous chaufferez longtemps, plus ce sera crémeux et épais.

L'Aromatisation : Une Liberté Créative

Il y a plusieurs manières d’aromatiser les yaourts. On peut aussi aromatiser le lait chaud avec le parfum que l’on veut : vanille, cannelle, zeste d’agrume (attention, le zeste fait parfois cailler le lait immédiatement!), café, chocolat, essences de fruits.

L'Ensemencement et l'Incubation : La Patience Récompensée

Lorsque le lait est resté 20-30 minutes au dessus de 80 °C, laissez-le refroidir pour atteindre la température optimale de l’ensemencement qui est située entre 45 et 55°C. Étant donné que nous n’avons pas de yaourtière chauffante et que nous désirons un yaourt bien ferme et ps trop acide, nous allons ensemencer à 55 °C. Plus la température d’ensemencement est élevée (par ex 57 ou 58), et plus les yaourts seront fermes et un peu plus acides. Pour obtenir cette température de 55 °C après les mélanges et transvasements, il faut que le lait soit un peu plus chaud au départ : 58 °C. Attention, en aucun cas le ferment ne doit être en contact avec du lait d’une température supérieure à 60 °C. Donc, laissez le lait refroidir à 58°C, ce qui prend environ 10-12 minutes.

Mettez dans un pichet la cuillère à soupe de yaourt, ou le ferment préalablement réactivé dans du lait froid. Maintenant il va falloir être rapide : Versez la valeur d’un demi-verre du lait à 58 °C dans le pichet et mélangez bien. Le fait de le verser le lait à 58°C dans le ferment qui est froid, et de mélanger, va faire redescendre sa température. Versez sans attendre dans les pots de la yaourtière non électrique ou dans le bocal (le lait perd encore un à deux degrés dans l’opération). Fermez-le et recouvrez avec le bonnet de laine.

Mettez le tout à une température ambiante tiède, près d’un radiateur, ou au soleil en été. (Si vous n’avez ni radiateur ni soleil, doublez le bonnet par une écharpe et des moufles - je plaisante, une simple couverture ou un torchon plié en quatre posé dessus suffira. Si vous utilisez la yaourtière, fermez-la avec son couvercle et laissez à température ambiante. Le fait de transvaser le lait le fait arriver à 55 °C, la température idéale pour l’incubation.

Dans les deux cas (yaourtière ou bonnet), attendez environ 3 heures. On ouvre : Oh ! les yaourts sont pris ! S’ils sont encore un peu liquides après 3 heures, laissez fermenter un peu plus longtemps en vérifiant toutes les 30 minutes; jusqu’à ce qu’ils soient pris. (Notez que si vous n’êtes pas là au moment de la prise, il n’y a aucun inconvénient. Il m’est arrivé de les oublier toute la nuit, ils étaient très bons quand même. Il n’y a jamais de surfermentation avec cette méthode.

La Transformation : Du Yaourt au Fromage

Voici l’intérieur du bocal une fois entamé. Pour faire un fromage, on peut verser le contenu du bocal dans une passoire doublée d’une gaze puis attendre quelques heures. On aura alors un « fromage » de yaourt plus ou moins épais. On pourra le mélanger avec du sel, du poivre et des fines herbes. Ou en sucré aussi. Cette fois-là, je n’avais pas écrémé le lait. Vous pouvez très bien faire les yaourts de cette manière. Les températures seront juste un peu différentes : ensemencez le lait à 55°C réels (c’est à dire arrêtez le lait à 57), puis versez dans les pots. Mettez-les dans votre yaourtière. Branchez.

Questions Techniques et Conseils Supplémentaires

Pour les questions techniques et leurs réponses, allez voir le SOS yaourt en cliquant ICI.Vous avez aimé cet article ?

Au-delà des Yaourts : Réflexions sur la Consommation et la Société

L'article original comprenait des réflexions diverses sur des sujets allant de la propreté infantile à l'intolérance, en passant par les articles sponsorisés sur les blogs. Bien que ces sujets soient variés, ils partagent un fil conducteur : une remise en question des normes et des pressions sociales.

  • La propreté infantile : L'auteure remet en question la pression exercée sur les parents pour que leurs enfants soient propres le plus tôt possible, soulignant que chaque enfant se développe à son propre rythme.
  • L'éducation non-violente : L'auteure exprime son opposition à la fessée et à toute forme de violence envers les enfants, prônant une éducation basée sur le respect et la communication.
  • L'intolérance : L'auteure déplore l'intolérance persistante dans la société, notamment envers les homosexuels, et exprime son espoir d'un monde plus respectueux des différences.
  • Les articles sponsorisés : L'auteure critique les articles sponsorisés sur les blogs, qu'elle considère comme une forme de trahison envers les lecteurs.

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