Introduction

Le "berceau rall raid" représente les origines et l'évolution historique d'une discipline sportive automobile passionnante. Cet article explore les racines de cette discipline, son développement à travers les âges, et les éléments clés qui la définissent.

Les Origines en France

L'histoire de la discipline sportive remonte pratiquement à la naissance de l'automobile. Son berceau se situe en France, comme celui de cette industrie qui va révolutionner la vie quotidienne.

La Première Épreuve : Paris-Rouen (1894)

Le premier concours date de 1894. Organisé par le Petit Journal, il est réservé aux « voitures sans chevaux à propulsion mécanique ». Il s'agit de parcourir la distance Paris-Rouen à une vitesse moyenne d'au moins 12,5 km/h. Arrivé en tête à la moyenne de 18 km/h au volant de son tracteur à vapeur de Dion-Bouton, le comte de Dion est disqualifié en raison du manque de fiabilité de son engin. Le premier prix est partagé entre Peugeot et Panhard et Levassor.

Paris-Bordeaux (1895) : La Première Course de Vitesse

L'année suivante, de Dion organise la première course de vitesse entre Paris et Bordeaux. Levassor réalise le meilleur temps. Seul au volant de sa 4 CV Panhard et Levassor, il parcourt la distance en 48 h 47 min 30 s, ce qui représente une vitesse moyenne de 24 km/h. Toutefois, son véhicule ne possédant pas les quatre places imposées par le règlement, il doit céder la victoire à la Peugeot pilotée par Kœchlin.

L'Automobile-Club de France et le Développement des Courses

La même année, de Dion, devenu marquis, fonde l'Automobile-Club de France, qui organise des manifestations de plus en plus nombreuses. Les courses de ville à ville se développent en Europe ainsi qu'aux États-Unis, où la construction automobile se développe plus vite qu'en Europe. La vitesse des automobiles augmentant rapidement, ces courses deviennent vite dangereuses. La course Paris-Madrid de 1903 est arrêtée à Bordeaux, sur ordre des autorités, à la suite de nombreux accidents corporels, dont sept mortels.

Lire aussi: Avantages et Inconvénients : Berceau d'Entreprise

La Coupe Gordon-Bennett et le Premier Grand Prix

De 1900 à 1905, la Coupe Gordon-Bennett, du nom d'un homme de presse américain qui encourage le sport automobile, tient lieu de championnat du monde. Mais les constructeurs français, à l'époque les plus nombreux et les plus avancés, ne se satisfont pas de cette compétition qui ne permet d'engager que trois voitures par pays. La France reprend donc l'initiative en 1906, date à laquelle l'Automobile-Club de France organise le premier Grand Prix sur circuit fermé et gardé, au Mans. Celui-ci est remporté par Szisz, qui pilote une Renault. Les manifestations se multiplient. En 1911 est couru le premier Rallye de Monte-Carlo. En 1923 se dispute la première épreuve d'endurance des 24 Heures du Mans.

Organisation et Fédérations

L'Automobile-Club de France (A.C.F.)

En France, le sport automobile était organisé à l'origine par l'Automobile-Club de France (A.C.F.), fondé en 1895.

La Commission Sportive Internationale (C.S.I.) et la Fédération Internationale de l'Automobile (F.I.A.)

Depuis 1922, il est dirigé par la Commission sportive internationale (C.S.I.) de la Fédération internationale de l'automobile (F.I.A.), qui a fédéré les automobile-clubs des différents pays. En 1978, la C.S.I. est devenue la Fédération internationale du sport automobile (F.I.S.A.). Plus autonome que la C.S.I., celle-ci reste toutefois sous la tutelle de la F.I.A. La F.I.S.A. applique et modifie le Code sportif international qui rassemble les textes de réglementation des diverses épreuves automobiles.

La Fédération Française du Sport Automobile (F.F.S.A.)

La F.I.S.A. délègue son pouvoir sportif à un organisme unique dans chaque pays. En France, il s'agit de la Fédération française du sport automobile (F.F.S.A.), créée en 1952. La F.F.S.A. est restée sous la tutelle de l'A.C.F. jusqu'en 1967. Elle représente 217 clubs baptisés associations sportives automobiles qui sont regroupés au sein de 16 ligues régionales.

Types d'Épreuves

Circuits Fermés

Les circuits fermés accueillent des épreuves de vitesse, comme les Grands Prix de formule 1, ou des épreuves d'endurance, comme les fameuses 24 Heures du Mans. Ces courses obéissent à un impératif de distance ou de durée. Les circuits peuvent être permanents, comme celui d'Hockenheim, en Allemagne, ou d'Indianapolis, aux États-Unis.

Lire aussi: Berceau à roulettes : est-ce un bon choix ?

Rallyes

Les rallyes sont des courses de régularité et d'endurance qui se déroulent sur plusieurs jours sur des routes normales. Ils comprennent des étapes spéciales disputées contre la montre sur des routes gardées et des parcours de liaison qui doivent être effectués à une moyenne minimale fixée, dans des conditions de circulation normales.

Courses de Côtes

Les courses de côtes sont des épreuves de vitesse qui se déroulent sur des portions de routes gardées, présentant un fort dénivelé.

Équipement de Sécurité

En formule 1, le casque est obligatoire depuis 1952 et la combinaison ignifugée depuis 1959. L'arceau de sécurité date de 1969, les harnais de 1972 et la cellule de survie de 1982 (protection de l'habitacle). Tandis que les crash-tests se généralisent dans les années 1980, les jupes (carénages de tôle placés sur la partie inférieure de la voiture) sont interdites en 1983, le pédalier recule derrière l'axe des roues avant en 1988 et les moteurs turbo sont interdits en 1989. En 1991, les réservoirs doivent obligatoirement se situer entre l'habitacle et le moteur : les réservoirs latéraux sont interdits.

Compétitions et Championnats

Championnat du Monde des Conducteurs de Formule 1

Le Championnat du monde des conducteurs de formule 1 est le premier championnat du monde de sport automobile à avoir été créé, en 1950. Son prestige consacre la première place occupée par la formule 1 dans cette discipline dans le monde (sauf aux États-Unis où le circuit IndyCar, courses de monoplaces sur circuit ovale de type de celui des 500 miles d'Indianapolis, est le plus populaire). Ce championnat se dispute sur un nombre variable de Grands Prix selon la saison - dix-sept en 2009. Les voitures engagées dans ces épreuves sont des monoplaces aux quatre roues non carénées appartenant au groupe D. Elles se conforment à des réglementations techniques qui changent chaque année en vue d'accroître la sécurité sur les circuits sans pour autant nuire au spectacle. Le nombre des concurrents d'un Grand Prix est limité. Les pilotes sont sélectionnés au terme d'une séance de préqualification. Les voitures ayant réalisé les meilleurs temps aux essais officiels prennent place sur la grille de départ, dans l'ordre de leur performance. Rares ont été les femmes qui ont pu prendre le départ d'une course de formule 1, même si cela ne leur est pas interdit réglementairement. En 1975, l'Italienne Leila Lombardi participa au Grand Prix d'Espagne, à Montjuich. Le règlement veut que les voitures quittent les stands pour rejoindre la pré-grille de départ 30 minutes avant l'heure de celui-ci. Les moteurs sont mis en marche 30 secondes avant le départ. Les voitures effectuent un tour de formation au cours duquel il est interdit de dépasser. Elles rejoignent la grille de départ, sur laquelle elles s'immobilisent. Le drapeau vert lève l'alerte. Les pilotes et les constructeurs des six voitures arrivées les premières marquent des points : 10 points pour les premiers, puis 6, 4, 3, 2, et enfin 1 point. Le constructeur cumule les points obtenus par deux voitures arrivées dans les six premières places.

Évolution des Grands Prix

La liste et le nombre (autour de dix-sept) des Grands Prix varient selon les années.

Lire aussi: Berceau Magique : Votre liste de naissance idéale

  • Le Grand Prix d'Afrique du Sud, créé en 1932, n'a pas été disputé de 1986 à 1991 ni depuis 1993.
  • Le Grand Prix d'Argentine, créé en 1953, n'a pas été disputé de 1980 à 1994 et depuis 1998.
  • Le Grand Prix d'Australie, créé en 1985, s'est d'abord déroulé sur le circuit d'Adélaïde.
  • Le Grand Prix d'Autriche a été disputé de 1963 à 1988 sur le circuit d'Österreichring (Zeltweg).
  • Le Grand Prix des États-Unis s'est déroulé successivement à Sebring, à Riverside, à Watkins Glen (entre 1960 et 1980), à Long Beach (entre 1976 et 1983), à Detroit (de 1984 à 1988) et à Phoenix (de 1989 à 1991).
  • Depuis 1983, le Grand Prix d'Europe a été disputé sur différents circuits européens. Il a lieu à Valence, en Espagne, à partir de 2008.
  • Le Grand Prix de France a été disputé de 1950 à 2008 successivement sur les circuits Paul-Ricard (Le Castellet), de Dijon-Prenois et de Magny-Cours.
  • Le Grand Prix de Hollande a été disputé de 1949 à 1985 sur le circuit de Zandvoort.
  • Le Grand Prix du Japon, créé en 1976, a d'abord eu lieu, pendant deux ans, sur le circuit du Mont-Fuji. Il n'a pas été disputé de 1978 à 1986 et a lieu entre 1987 et 2006 sur le circuit de Suzuka (Nagoya). En 2007, il s'est disputé sur le nouveau circuit du Mont-Fuji.
  • Le Grand Prix du Mexique a été disputé de 1968 à 1970, puis de 1986 à 1992, sur le circuit Rodriguez (Mexico).
  • Le Grand Prix du Portugal, créé en 1984, sur le circuit d'Estoril.

Les Premiers Champions

Le premier Grand Prix de formule 1 se dispute en Grande-Bretagne, à Silverstone, le 13 mai 1950. Il est remporté par un Italien, Giuseppe Farina, qui conduit une Alfa Romeo avec un moteur à l’avant de 400 ch. Le 3 septembre de la même année, Farina remporte son Grand Prix national à Monza et devient le premier champion du monde de l’histoire de la formule 1. Il devance celui qui allait devenir l’un des plus grands champions du sport automobile, Juan Manuel Fangio. En 1951 et en 1952, Alberto Ascari est champion du monde avec un moteur Ferrari à quatre cylindres en ligne. Juan Manuel Fangio remporte cinq titres de champion du monde et 24 des 51 Grands Prix auxquels il a participé. La différence entre la vitesse moyenne que Fangio a établie au Grand Prix de Monaco en 1950, 98 km/h, la plus faible de l’histoire de la formule 1, et les vitesses moyennes actuelles, qui s’approchent des 250 km/h, montre bien toute l’évolution que ce sport a connu. En 1955, Maurice Trintignant, au volant d’une Ferrari, devient le premier français à remporter un Grand Prix. Une monoplace à moteur arrière s’impose pour la première fois en 1958 : ce placement rend les voitures plus agiles. C’est aussi l’époque où certains pilotes construisent eux-mêmes leurs bolides, comme Jack Brabham, qui remporte trois championnats du monde. En 1962, le châssis monocoque apporte légèreté et rigidité et remplace le châssis tubulaire. Les années 1960 voient l’apparition de l’industrie automobile britannique en formule 1, avec BRM, Lotus, Lola et Tyrell, et la domination des pilotes britanniques, avec Graham Hill, Jim Clark (qui utilise le châssis monocoque et le moteur V8 Cosworth DFV), John Surtees (un ancien champion du monde moto), Jackie Stewart. La publicité sur les carrosseries fait son apparition en 1968. Plusieurs accidents graves entre la fin des années 1960 et le début des années et 1980 amènent à améliorer la sécurité des circuits automobiles. Certains pilotes y trouvent la mort, comme Jim Clark, fauché en pleine gloire en 1968, Jochen Rindt, champion du monde à titre posthume en 1970, François Cevert lors d’essais en 1973, Ronnie Peterson lors du Grand Prix d’Italie à Monza en 1978, Gilles Villeneuve lors du Grand Prix de Belgique à Zolder en 1982. Niki Lauda réchappe de justesse à un accident qui le laisse défiguré en 1976. 1976 voit les essais d’une voiture à six roues (deux à l’arrière et quatre petites à l’avant), qui remporte un Grand Prix. 1977 voit les débuts d’une formule 1 à effet de sol et d’un moteur turbocompressé. Niki Lauda remporte en 1978 le Grand Prix de Suède avec une formule 1 équipée d’une turbine qui aspire l’air sous la voiture, une technique qui allait être immédiatement interdite. En 1979, Jean-Pierre Jabouille remporte le Grand Prix de France, disputé à Dijon, au volant d’une Renault à moteur turbocompressé, tandis que René Arnoux et Gilles Villeneuve se livrent un duel grandiose. Alain Prost est le premier français à remporter le championnat du monde, en 1985. Avec quatre titres au total (1985, 1986, 1989 et 1993), il a été le plus grand champion français. Son duel avec le Brésilien Ayrton Senna (sacré en 1988, 1990 et 1991), qui s’est tué dans un accident à Imola en 1994, a contribué à la grande popularité de la formule 1 en France. Un Grand Prix se court pour la première fois dans un pays de l’Europe centrale socialiste, en Hongrie, en 1986. L'Allemand Michael Schumacher fait ses débuts à Spa-Francorchamps en 1991, année où l’informatique débarque dans les cockpits. Il remporte son premier titre de champion du monde en 1994. Il devient le champion le plus titré de la formule 1, vainqueur à sept reprises du championnat du monde des pilotes (1994, 1995 et de 2000 à 2004) et détenteur du record du monde de victoires, avec 91 Grands Prix remportés, entre 1992 et 2006. Schumacher établit aussi le record du nombre de podiums consécutifs, avec 19 podiums de suite en 2001 et 2002. En 2005, l'Espagnol Fernando Alonso devient le plus jeune champion du monde. En 2007, Michelin quitte la formule 1 et Bridgestone devient le seul fournisseur de pneus. En 2008, une écurie indienne, propriété du magnat Vijay Mallya, fait rouler ses premières monoplaces sur le circuit. C’est aussi en 2008 que le Britannique Lewis Hamilton devient, à 23 ans, le plus jeune champion du monde de l’histoire de la formule 1. Le pilote qui a obtenu le plus de titres de champion du monde est Michael Schumacher (7), devançant ainsi Juan Manuel Fangio (5) et Alain Prost (4).

Championnat Intercontinental de Formule 3000

Le Championnat intercontinental de formule 3000 avait remplacé, en 1985, le Championnat d'Europe de formule 2, créé en 1967. Il devait son nom à la cylindrée des moteurs qui équipaient ces monoplaces du groupe D : 3 000 cm3.

Championnat du Monde des Sports Prototypes

Le Championnat du monde des sports prototypes a été le dernier avatar du championnat d'endurance. Il a aussi, dans le passé, porté les noms de Championnat du monde des voitures de sport et de Championnat du monde des marques. Il donnait lieu à deux classements : celui des constructeurs, créé en 1953, et celui des pilotes, créé en 1981.

Les 24 Heures du Mans

Épreuve reine de l'endurance, les Vingt-Quatre Heures du Mans remontent à 1923. L'épreuve se déroule traditionnellement au mois de juin. Le classement s'effectue en fonction de la distance parcourue. Sur le tracé actuel, emprunté depuis 1990, le record de distance est de 5 192 km.

tags: #berceau #rall #raid #définition

Articles populaires: