Le berceau, un meuble ancestral, occupe une place centrale dans l'histoire de la maternité. Associé au bercement, il est perçu comme un cocon protecteur assurant le bien-être de l'enfant et favorisant un sommeil réparateur, essentiel pour le repos de l'enfant et de sa famille. Cet article explore l'histoire du berceau, son évolution à travers les siècles, et les traditions qui l'entourent, en se basant sur des traités de soins pour nouveau-nés, des écrits de médecins du XIXe siècle, et des observations anthropologiques.
Origines et Évolution du Berceau
Le berceau, présent dans les mythes et les livres religieux, est sans nul doute le meuble le plus ancien et répandu de l’Histoire. Son étymologie remonte au gaulois "berta", inspiré du bertaim irlandais signifiant "secouer". Initialement fabriqué en roseau, le bois prend l'ascendant au XVe siècle. La forme et la fonction de ce petit meuble millénaire dérivent de l’origine étymologique du mot gaulois berta, inspiré du bertaim irlandais signifiant “secouer”.
La première trace archéologique du berceau est attestée grâce à un événement célèbre, l’éruption du Vésuve. On a ainsi pu retrouver des vestiges d’un berceau dans la ville d’Herculanum en 79 avant J-C, entièrement brûlée par l’éruption du Vésuve.
La plus ancienne représentation de berceau se trouve être une figurine en terre cuite datant de l’âge de bronze moyen (2000-1600 avant JC) retrouvée à Chypre. Une femme tient dans ses bras un enfant placé dans un berceau à arceaux : c’est l’une des premières figurines symbolisant la maternité.
Des rois aux personnes les plus modestes, chaque foyer dispose d’un berceau, dont les caractéristiques techniques ne sont rien d’autres qu’une conception dotée d’un fond rond offrant la possibilité, ou non, d’un mouvement de balancier pour bercer l’enfant. Corbeille tressée en osier ou en paille, petite caisse en bois ou encore panier, les berceaux doivent beaucoup aux us et coutumes des régions, mais aussi des moyens financiers.
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Sous l’Ancien Régime, le berceau fait partie des rares meubles incontournables à la constitution du foyer. Alors que le trousseau de l’épouse était composé d’une armoire, d’un coffre et de son trousseau, l’homme apportait quant à lui une table et une chaise. Charge à ce dernier de concevoir la dernière pièce essentielle de l’ameublement, le berceau, une fois le nouveau-né arrivé. Face à une mortalité infantile importante et un brin de superstition, on fabriquait ce petit meuble à la dernière minute.
Dans les foyers les plus populaires, le berceau désigne bien souvent une caisse ou d’une auge en bois léger destiné à être placé sur un autre meuble plus en hauteur afin de protéger l’enfant du froid et des animaux. Très populaire, le berceau à patins incurvés permet à la mère de bercer l’enfant grâce à un mouvement de main ou au pied.
Au XIXème siècle, on conçoit des berceaux suspendus, plus particulièrement dans les maisons les plus riches, doté d’un pilier en col de cygne permettant de fixer un tissu léger protégeant l’enfant des moustiques.
Si les foyers les plus riches élevèrent les berceaux au fil des années en les faisant élaborer par les ébénistes, les plus pauvres conservent la tradition de concevoir eux-mêmes le berceau en évidant la moitié d’un tronc ou en utilisant un demi-tonnelet garni de tissus.
Le Berceau: un Enjeu de Santé Publique au XIXe Siècle
Au XIXe siècle, l'utilisation du berceau est devenue un enjeu de santé publique. Les autorités médicales, théologiques et morales ont encouragé son utilisation pour séparer les nourrissons du lit parental, réduisant ainsi les risques d'étouffement et d'infanticide. Cette recommandation, bien que visant à protéger l'enfant, ne tenait pas toujours compte des réalités matérielles des familles les plus pauvres, pour lesquelles le berceau restait un luxe.
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L’idée d’employer un berceau pour faire reposer l’enfant, si elle semble évidente, n’a pas toujours répondu à une volonté d’assurer plus de confort à l’enfant. Elle correspond au contraire, à une demande forte de la part des différentes autorités (médecins, théologiens, moralisateurs) de proscrire la cohabitation au sein du même lit entre enfants et parents. Les risques d’étouffement sont bien connus, mais au début du xixe siècle, ils occupent encore une très grande place, notamment dans les traités d’éducation. Dans l’esprit des érudits qui s’intéressent à la question, la présence des berceaux dans les foyers n’est jamais remise en cause, ignorant ainsi toutes les contraintes matérielles pour les ménages d’avoir la capacité financière d’en posséder un. Dans les familles les plus pauvres, le berceau, même rudimentaire est un luxe ignoré, et le petit enfant n’a d’autre lit que celui de ses parents. Souvent, il n’existe qu’une couchette, donc tout le monde partage la même chaleur, les mêmes puces et les mêmes épanchements.
L’objectif de cet article est de cerner cette « éducation à l’usage du berceau » dont on trouve l’écho dans des traités d’éducation et de conseils aux familles, souvent rédigés par des médecins. Ces derniers ont démontré un intérêt très vif pour la place du berceau dans les intérieurs français du premier xixe siècle, même s’il faut noter qu’à la fin du siècle des Lumières, la question de l’allaitement et de l’utilisation raisonnée d’un berceau avait gagné les esprits. Sages-femmes et médecins accoucheurs s’étaient arrogé le privilège de définir les soins à apporter aux nouveau-nés, pour leur propre sécurité, mais aussi dans le but de construire une relation mère-enfant pleine de respect et préparatrice à une éducation élémentaire. C’est dans ce contexte particulier qu’ont été rédigés les traités de Jean-Charles Desessartz, et d’Angélique Marguerite Le Boursier du Coudray, qui connurent un vif succès, et qui ne se démentira pas puisqu’ils seront réédités encore dans la première moitié du xixe siècle. Et c’est bien cette époque qui nous intéressera, puisqu’aux rééditions de ces auteurs que nous venons de citer viennent s’jouter d’autres plaidoyers de médecins comme Alfred Donné ou Claude Martin Gardien. Cette période marque irrémédiablement l’affirmation d’une préoccupation pour le bien-être des nouveau-nés et leur accueil dans les foyers, à un moment où la valorisation de la maternité s’amplifie, même si l’on peut remarquer qu’elle est plus vive pour les familles des classes moyenne et haute de la société. Il semble indéniable que le berceau ait été répandu dans leurs intérieurs, surtout quand l’arrivée d’un nouveau-né nécessite l’emploi d’une nourrice. Cette dernière s’en occupera particulièrement la nuit et elle le trouvera endormi dans son berceau. Dans tous les traités d’éducation et de soin à apporter aux jeunes enfants consultés, il est fait état de la présence d’un berceau.
Les derniers mots de Jean-Charles Desessartz (1729-1811), médecin français et docteur de la faculté de Paris, connu pour son Traité sur l'éducation corporelle des enfants en bas âge, paru pour la première fois en 1760, mettent en avant la fonction sécurisante du berceau. Lorsqu’il écrit ces lignes dans la seconde moitié du xviiie siècle, il est précurseur dans son domaine.
Au-delà même de la question du confort de l’enfant, la nécessité de généraliser la présence du berceau dans les foyers français du début du xixe siècle, répond avant tout à la nécessité de préserver la sécurité du nouveau-né, voire d’assurer sa survie. Le berceau permettait de dissiper toute inquiétude quant aux risques d’infanticides, qui étaient souvent dénoncés par certains ecclésiastiques et médecins à la fin de l’époque moderne. Il était très déconseillé, voire interdit aux mères et aux nourrices, de coucher un bébé dans leur lit, de peur de le retrouver étouffé le lendemain matin. L’insistance avec laquelle les autorités civiles et ecclésiastiques rappellent cette interdiction depuis l’Ancien Régime tendrait à prouver qu’il s’agit d’une habitude très enracinée, en dépit des risques évidents qu’elle fait courir aux nourrissons.
Aussi, ces différentes interdictions répétées, sont des appels non dissimulés à recourir à l’usage d’un berceau pour les jeunes enfants, pour les raisons tout à fait compréhensibles de protection corporelle. Néanmoins, dans les conseils prodigués par les médecins et les sages-femmes, les préceptes entourant l’emploi du berceau engagent aussi le lecteur à modifier ses rapports à l’enfant, dans le cadre d’un processus éducatif qui viserait à mieux définir les rôles de chacun et à construire des habitudes particulières pour l’enfant.
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Le Rôle de la Nourrice et l'Évolution des Soins Infantiles
L'omniprésence de la nourrice dans les écrits médicaux et moraux du XIXe siècle témoigne de son rôle central dans les soins aux nourrissons. Les médecins insistent sur la nécessité de redéfinir les fonctions de la nourrice, afin qu'elle adopte des méthodes plus adaptées aux besoins de l'enfant. Cette évolution s'inscit dans un contexte plus large de découverte de l'enfance, où l'enfant est de plus en plus considéré comme un être ayant des besoins et une personnalité propres.
Mais avant de voir comment cette question a été traitée dans notre corpus, il faut rappeler que si les parents sont particulièrement visés par ces différentes interdictions, ce sont surtout les nourrices qui sont au cœur des réserves des médecins et moralisateurs. Si l’omniprésence de la nourrice dans leurs écrits peut nous étonner, en fait il n’en est rien. Comme nous le montre Marie-France Morel, cette mise à distance de l’enfant, par l’emploi d’une nourrice, n’est pas signe de désamour de la mère pour sa progéniture. S’il peut s’agir d’une pratique déroutante, il faut aussi la replacer dans les mentalités de l’époque. La mise en nourrice, telle qu’elle se pratique dans les grandes villes françaises des xviiie et xixe siècles (qui ne représentent que 10 à 15 % de la population), consiste à envoyer à la campagne, pour y être allaité et élevé, un nouveau-né qu’on ne reverra pas avant un ou deux ans. Cette pratique est justifiée, soit par les occupations mondaines de la mère dans les milieux favorisés, soit par la nécessité de son travail dans les milieux populaires.
Dès lors, les médecins qui adressent des conseils aux familles pour bien élever leurs enfants, insistent particulièrement sur la redéfinition des rôles et des fonctions de la nourrice. Ces dernières ne doivent plus suivre des pratiques séculaires et ignorantes, et sont pressées d’acquérir des méthodes répondant plus au besoin de l’enfant.
L’historien Philippe Ariès a décrit le processus par lequel, au XVIIIe siècle, l’enfant devient un être digne d’intérêt, avec des besoins et une personnalité propres. Commencée sous l’Ancien Régime, la découverte de l’enfance se poursuit à l’époque contemporaine. « Au XIXe siècle, l’enfant est, plus que jamais, au centre de la famille. Il est l’objet d’un investissement de tous ordres » : affectif, culturel, éducatif, économique.
L'Allaitement Maternel et l'Apparition du Biberon
Autant le phénomène des nourrices a fait l’objet de nombreuses études, autant l’histoire de l’allaitement et de ses avatars au siècle dernier a peu intéressé les historiens. Il peut paraître paradoxal de commencer une histoire de l’allaitement maternel au 20e siècle par… le biberon. Mais en fait, comme on le verra, le biberon comme contenant et le lait industriel comme contenu jettent leur ombre sur l’allaitement tout au long de ce siècle. La fin du 19e siècle et le début du 20e voient la disparition progressive des nourrices (le dernier bureau de placement ne fermera qu’en 1936) et leur remplacement, progressif lui aussi, par des biberons plus sûrs donnés dans des lieux de garde plus proches des parents (à noter que les nourrices elles-mêmes donnaient elles aussi de plus en plus le biberon : à la veille de la guerre de 1914, on estime que seuls 7,5 % des enfants en nourrice étaient nourris au sein). Ces deux phénomènes enlèvent aux défenseurs de l’allaitement maternel un certain nombre de leurs arguments. Les enfants étant de plus en plus gardés à la journée au lieu d’être envoyés à la campagne pour de longs mois, la critique des effets de la séparation parents/enfants se fait moins virulente. L’amélioration des conditions de l’alimentation au biberon, quant à elle, fait baisser la mortalité infantile qu’engendraient des biberons contaminés et des laits frelatés.
Le grand danger de l’alimentation au biberon venait de l’absence d’hygiène, d’une mauvaise conservation du lait, de l’utilisation de lait cru et souvent falsifié et de l’emploi de biberons en métal rouillé ou en verre avec un col étroit. Le pire était constitué par les biberons à tube et à soupape, très appréciés par les nourrices car permettant à l’enfant de se nourrir tout seul, mais vraiment mortels car impossibles à nettoyer. Dans une note lue à l’Académie de médecine en mai 1881, le Dr Fauvel révélait que sur 31 biberons examinés, 28 contenaient dans la tétine, dans le tube et même dans le récipient en verre, des végétations cryptogamiques et de très nombreuses colonies de microbes de la diarrhée infectieuse et du choléra infantile. Il faudra un débat au Parlement, en 1910, pour finalement interdire ces biberons infanticides.
À partir des années 1890, suite aux découvertes de Pasteur, on commence à se préoccuper non seulement de l’hygiène du contenant - le biberon - mais aussi de celle du contenu - le lait. Le contrôle du lait à l’étable (contrôles sanitaires vétérinaires, épreuve obligatoire à la tuberculine), la mise en vente de laits pasteurisés, l’éducation des mères à la stérilisation domestique, contribuent à fortement diminuer les dangers du biberon. On se préoccupe aussi de lutter contre les falsifications du lait. La plus courante consistait à ajouter de l’eau au lait, elle ne cessera qu’en 1902. Le lait était également écrémé et on lui ajoutait des substances destinées à lui rendre son opacité et sa couleur (au choix : des oignons torréfiés, du caramel, du safran, de l’extrait de chicorée, de l’eau de chaux, de la gomme adragante…) ou à retarder la fermentation (bicarbonate de soude, acide borique, acide salicylique et même acide formique…). C’est à cette époque qu’apparaissent les Gouttes de lait (la première est créée à Fécamp, en 1894, par le Dr Dufour), qui fournissent aux mères un lait à la qualité vérifiée, « humanisé », stérilisé et réparti en autant de flacons que l’enfant devra prendre de repas.
N’oublions pas que si le lait maternel est une ressource naturelle gratuite dont on ne peut faire commerce, les substituts du lait maternel, eux, engendrent par leur fabrication et leur distribution des bénéfices qui peuvent expliquer bien des réticences à promouvoir l’allaitement au sein. D’énormes sommes d’argent sont en jeu, dont les professionnels et les établissements de santé ont eu leur part. On connaît le système des « tours de lait » qui existait avant que le décret de 1998 ne les interdisent. On sait moins qu’à une époque, l’implication a pu être beaucoup plus directe.
Rituels et Traditions Autour de la Naissance à Travers le Monde
Dans toutes les cultures et à toutes les époques, la naissance d'un enfant est un événement heureux qui s'accompagne de multiples coutumes, célébrations et traditions.
- Italie: L'avis de naissance se fait en fixant un nœud en tissu sur la porte du domicile, afin que la joie du foyer soit annoncée au voisinage et à tous les passants. Jadis, ce ruban, appelé "fiocco nascita" était de couleur bleue pour un garçon et de couleur rose pour une fille. Aujourd'hui, il se décline dans toutes les teintes. Il existe la coutume consistant à offrir aux jeunes parents une "camicino della fortuna", une minuscule chemise brodée sans manches, rouge ou blanche, pour porter bonheur au nourrisson.
- Écosse, Irlande, Grande-Bretagne: La tradition du "Silvering the baby !", qui consiste à mettre dans la paume du nouveau-né une pièce en argent, est censée lui apporter bonheur et prospérité.
- Pérou: Il est d'usage de raser les cheveux de Bébé si ce dernier naît avec des petites touffes sur le crâne. On estime que cette première coupe ferait repousser une tignasse plus forte, plus belle et plus drue. Cette pratique du rasage précoce est partagée dans la majorité des pays d'Amérique du Sud. Mais aussi en Inde et au Pakistan.
- Familles musulmanes: Le 7e jour qui suit la naissance revêt une signification particulière. On y célèbre le nouveau-né et on lui attribue son prénom. C'est l'Aqiqa, qui représente la naissance "sociale" de l'enfant, celle de sa présentation au monde.
- Turquie: La naissance d'un enfant est une fête. Amis, voisins, passants s'extasient tous à la vue d'un nouveau-né, qui est littéralement adulé. Dans les lieux publics, la présence d'un bébé provoque sourires, caresses, jeux, paroles douces.
- Iran: On considère que le nouveau-né doit être protégé du mauvais œil et des esprits malins. Il est donc fréquent qu'un proche se charge de brûler des graines d'esfand dans la maison où va naître le bébé.
- Rome: L'existence de l'acte de naissance conservé dans les registres publics remonte en effet à l'Antiquité. Elle est attestée à Rome depuis l'époque d'Auguste.
Rituels du Coucher: Une Pratique Culturelle Variée
La ritualisation du coucher est une pratique de maternage qui a autant de variantes que de cultures dans le monde. Elle aide l’enfant à se séparer de ses parents, de ses proches, des adultes qui lui sont familiers, et contribue à son endormissement. En Occident, en Europe du Nord, principalement en France, c’est au Moyen-Âge qu’apparaît cette particularité de se séparer la nuit, l’Eglise interdisant la proximité des corps. Les bercements, ces gestes manuels, activaient les berceaux en mouvements multi- directionnels ou pendulaires, les bercements dans les provinces françaises se pratiquaient avec un rythme doux. Au XXème siècle les recommandations de mise à distance des enfants sont inspirées par la psychanalyse afin d’empêcher la fusion incestueuse entre la mère et son enfant. C’est ainsi que le contact distal prendra racine et deviendra un modèle concernant les manières d’endormir les enfants. Plus tard, dans les années d’après-guerre, il sera fortement conseillé aux adultes de ne pas intervenir auprès des enfants pour le coucher afin de favoriser leur autonomie. Les rituels du coucher étaient encore à consonance religieuse. En Europe et en Amérique du Nord, il s’agit d’un maternage distal, caractéristique des sociétés occidentales, c’est-à-dire à distance avec comme support la voix, cordon ombilical sonore, et le regard. Il apparaît que les parents apaisent moins par eux-mêmes, cédant cette fonction aux doudous, ces objets transitionnels occidentaux multiples et très colorés. Ailleurs dans le monde, de l’Europe à l’Asie du Sud en passant par les pays d'Afrique, les familles partagent l’espace de nuit avec leurs jeunes enfants. Au Portugal, en Angleterre, en Espagne, les bébés et les jeunes enfants s’endorment tout près des parents, dans un berceau, dans la chambre parentale. C’est ce que l’on nomme le co-sleeping ou le co-dodo c’est-à-dire le dormir ensemble ou le sommeil partagé avec plusieurs façons de le mettre en place. Au Portugal, avec son passé influencé par une culture africaine et brésilienne, le rituel s'organise également autour des berceuses. Le maternage est mixte, parfois dans la proximité, parfois dans le maternage distal. En Chine, les parents continuent à pratiquer le sommeil partagé. Les enfants dorment avec leurs parents ou dans un berceau, dans la chambre parentale, recouverts d’une couverture très douce. Au Japon, les berceuses se murmurent aux oreilles des enfants. Les thèmes des contes sont multiples, il y a les personnages mythiques tels que le chat tigré, la souris, le charpentier et les femmes des neiges. En Inde, la vie se passe au sol, le bébé est déposé dans un berceau pendulaire pour le protéger à partir du seizième jour. Le bercement est vigoureux. Dans certains pays d'Afrique, le bébé et le jeune enfant dorment blottis contre leur mère, à portée du sein, au milieu des bruits quotidiens, avec tous les adultes composant la famille élargie. Installé sur une natte, l'enfant est souvent recouvert de deux pagnes, un petit pour l’envelopper, le deuxième coloré pour l’esthétique et les ancêtres inscrits dans la filiation.
Le Hamac pour Bébé: Une Tradition d'Amérique Latine
Le hamac pour bébé provient de la culture d’Amérique latine et du hamac traditionnel et possède une histoire riche et ancienne. Utilisé par les peuples indigènes depuis plus de 1000 ans, il s’est imposé comme un symbole de confort et de sociabilisation. De nombreuses coutumes ont intégré et intègrent encore aujourd’hui le hamac, telles que l’accouchement, les rituels de la mort et la couvade pour le père. Dans ces cultures, ainsi que parmi les populations rurales, le hamac n’est pas seulement destiné aux adultes. Il a toujours servi de refuge pour les enfants et les bébés. Avant de devenir un véritable hamac pour bébé, avec un petit support et une petite toile (voir le hamac pour bébé de Tropical Hamac), il est important de noter que, dans de nombreuses cultures indigènes, le hamac familial est un lieu sûr qui apaise les bébés et les enfants. Les Mayas et les Aztèques, par exemple, utilisaient des hamacs traditionnels fabriqués en fibres végétales pour bercer leurs nourrissons, sans avoir à utiliser constamment leurs bras pour les bercer. Pratique, n’est-ce pas ? Ces hamacs suspendus servaient non seulement de support aux parents pour se reposer, mais également pour la sieste des bébés pendant la journée. La nuit, le bébé restait blotti près de la maman à l’intérieur du hamac, et pendant la journée, la mère le laissait se reposer tout en actionnant de temps en temps le hamac pour maintenir l’effet du bercement. Suspendus à l’intérieur des maisons, ces hamacs sont encore utilisés de cette manière aujourd’hui.
Après avoir détruit une grande partie des connaissances des peuples Mayas, notamment leur savoir médicinal, leur connaissance des plantes et à la nature en général, les pays d’Amérique latine colonisés ont acquis leur indépendance avec des influences culturelles nouvelles à partir des années 1800 : religion chrétienne, langue espagnole, architecture, etc. Aujourd’hui, certaines personnes s’efforcent de raviver la culture Maya. Leur savoir est désormais étudié et mis en avant, même s’il date de plusieurs siècles. Par exemple, plusieurs hôpitaux au Mexique, en Colombie et au Brésil ont étudié l’utilisation des hamacs pour les bébés prématurés. Ces hamacs sont maintenant fabriqués pour favoriser le développement des nouveau-nés. Installés dans les incubateurs, ils aident à recréer un environnement similaire à celui du ventre maternel, favorisant ainsi le calme et le développement des nourrissons. Le mouvement de balancement imite le ventre maternel, aidant le bébé à s’endormir plus facilement.
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