Benoît Biberon est une figure marquante de la commune de Noailles, dans le département de l'Oise. Agriculteur de profession, il s'est également investi dans la vie politique locale, devenant maire de Noailles et conseiller départemental délégué en charge de l'agriculture. Son parcours est marqué par un engagement envers sa communauté et une volonté de promouvoir l'agriculture locale.

Élection à la mairie de Noailles

L’élection du nouveau maire de Noailles s’est déroulée vendredi 4 avril, en présence d’un public nombreux. Deux candidats se sont présentés pour succéder au sortant, Bernard Villeneuve : Benoît Biberon et Stéphane Chaimovitch. Le premier, tête de la liste « Unis pour Noailles », sorti grand vainqueur des urnes, a été logiquement élu.

Lors de cette élection, l'équipe de Benoît Biberon s'est partagé les six fauteuils d'adjoints à pourvoir : Alain Devooght a été élu premier adjoint ; Sylviane Blanchard deuxième adjointe ; Cyprien Accard, troisième adjoint ; Marie-Odile de Gorrostarzu, quatrième adjointe ; Christian Truptil, cinquième adjoint ; Barbara Godon, sixième adjointe. Le nouveau maire a tenu à rappeler la parfaite parité au sein du conseil municipal et s’est efforcé de mettre deux points en lumière, le « mieux vivre ensemble qui commence d’abord autour de la table du conseil municipal. On doit montrer l’exemple de notre conduite.

En mars 2014, Benoît Biberon conduit une liste et remporte l’élection. Il est depuis maire de Noailles.

Parcours personnel et professionnel

Marié et père de six enfants, Benoît Biberon a toujours vécu à Noailles dans l’Oise. Sa famille, non originaire du département et non issue du milieu agricole, s’est installée dans cette petite ville avec l’ambition d’avoir une exploitation agricole. «Vous l’avez donc compris, je suis né et j’ai baigné dans l’univers agricole», déclare Benoît Biberon sourire aux lèvres. Après l’obtention d’un BTS agricole en Seine-Maritime, il s’est installé agriculteur en 1997 à Noailles. Mais pas que : le fait d’entreprendre, d’avoir une activité économique et d’innover a donné lui une volonté de fer pour exercer cette voie. «J’ai commencé seul avec ma mère sur une exploitation de 40 hectares.

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Désormais, il a une exploitation d’une centaine d’hectares avec une production de valeur ajoutée. «On produit de la volaille, commercialise du fourrage et du grain. Ressemblant à une vraie supérette, le magasin peut ravir les papilles des consommateurs. En effet, les personnes peuvent tout simplement leur course au sein de la supérette. La ferme du Relais a donc une double structure juridique : une société commerciale qui fait de l’achat et de la revente de produits agricoles, notamment issus de l’exploitation de Benoît Biberon, et une société agricole.

Engagement politique

Après un an de syndicalisme au CDJA de l’Oise, Benoît Biberon s’est orienté dans la vie politique locale. Même s’il n’a aucune ambition d’y faire une carrière, il aime savoir les directives politiques menées dans sa ville et dans sa commune. «On participe à la vie locale d’une manière ou d’une autre, que l’on veuille ou pas. Dès lors, c’est en 2001 qu’il devient conseiller municipal d’opposition dans sa commune d’adoption pendant sept ans. «Depuis que je suis en âge de raisonner, je me suis véritablement intéressé à la vie politique et à ce que cela peut apporter. Que ce soit dans ses gènes, le sens du collectif est important pour lui. «Peut-être que c’est mon côté à emmener les autres, à travailler en groupe qui me dicte cela. Par exemple, au sein de mon exploitation, j’ai une dizaine de salariés, sans compter les saisonniers. Le facteur humain est très important à mes yeux. On n’avance jamais seul», poursuit-il.

En tant que maire, Benoît Biberon s'est efforcé de promouvoir le « mieux vivre ensemble » au sein de sa commune. Il a également mis en avant l'importance du travail en équipe et du facteur humain, tant dans sa vie professionnelle que politique.

Conseiller départemental délégué en charge de l'agriculture

Depuis juillet 2021, Benoît Biberon, agriculteur et maire, succède à Martine Borgoo en tant que conseiller départemental délégué en charge de l’agriculture. Dans ce rôle, il s'engage à soutenir l'agriculture locale et à promouvoir les circuits courts.

D’après Benoît Biberon, le Conseil départemental n’a pas la compétence «développement économique». Dès lors, le développement agricole n’est pas forcément une compétence du département. Néanmoins, la présence importante de l’agriculture sur le territoire de l’Oise ne laisse pas indifférent. «On ne peut rester totalement inactif sur ce domaine. Même si c’est la Région qui a des compétences, il y a des choses à faire. Dès lors, le travail du département s’axe surtout sur le circuit court dans toute sa globalité : production à valeur ajoutée, diversification et mise en avant de la production et de la consommation locales. «En ce moment, on va subventionner les équipements de la distribution automatique. Je suis déjà en train de travailler sur de futurs et nouveaux dispositifs, tout en maintenant cette ligne. De plus, il y a toujours des dispositifs pour venir en aide aux agriculteurs comme les motopompes afin de lutter contre les incendies d’été lors des moissons. Avec cette année pluvieuse, les motopompes ont permis d’évacuer des caves inondées par exemple. Mais on va essayer de réévaluer ou d’améliorer ce dispositif», explique Benoît Biberon. Il souhaite également mener des travaux en lien avec «la grande attractivité du bassin parisien.» De plus, connaissant Denis Pype, conseiller régional chargé de l’agriculture, Benoît Biberon compte travailler en étroite collaboration avec la Région. Un autre plan est sur les rails, le grand marché fermier. «Comme le Salon de l’agriculture, il s’agit d’un événement très attendu par les visiteurs. Le marché fermier est une très belle vitrine de la production agricole locale.

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Prise de position et controverses

Benoît Biberon n'hésite pas à prendre position sur des sujets d'actualité, parfois de manière controversée.

Polémique autour du sauvetage d'une chouette

Le 8 août, les sapeurs-pompiers de l’Oise sauvaient une chouette coincée dans un candélabre à Abbecourt. Le maire de Noailles et vice-président du Sdis60, Benoît Biberon, a réagi à ce sauvetage sur les réseaux sociaux. C’était il y a un mois. Jeudi 8 août, vers 9 heures, les sapeurs-pompiers de Noailles sont appelés pour tenter de sauver une chouette coincée dans un candélabre à Abbecourt (Oise). L’opération s’avère difficile, l’unité des risques animaliers est appelée en renfort. Finalement, la chouette a été sauvée et recueillie par l’association Picardie Nature. Une belle histoire que les sapeurs-pompiers ont choisi de partager sur leurs réseaux sociaux. Et qui fut un franc succès : la vidéo récapitulative de l’intervention a été visionnée près de 100 000 fois, 94 000 pour être précis, et a été mise en avant par la Fondation 30 Millions d’amis. Parmi ces commentaires, il y en a un qui n’est pas passé inaperçu, celui de Benoît Biberon, maire de Noailles et… vice-président du Service départemental d’incendie et de secours de l’Oise : «N’importe quoi, écrit-il. Cela ne relevait pas de la compétence des pompiers et cela n’avait absolument rien d’urgent. Un jour une personne décédera d’un arrêt cardiaque ou dans un accident, parce (que) les pompiers seront occupés dans ce genre d’intervention. Pourtant, l’une des missions du Sdis est bel et bien de sauver les animaux en détresse. Encore plus depuis 2021 et la loi Matras qui a redéfini les mission de Sécurité civile. Ce texte a établi l’obligation pour les sapeurs-pompiers de protéger les animaux. «Les opérations de secours sont constituées par un ensemble d’actions caractérisées par l’urgence qui visent à soustraire les personnes, les animaux, les biens et l’environnement aux effets dommageables d’accidents, de sinistres, de catastrophes, de détresses ou de menaces», est-il écrit. Dans l’Oise, une unité des risques animaliers s’est d’ailleurs constituée entre 2023 et 2024. Selon France 3, cette unité comporte actuellement trente-cinq sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. Elle fonctionne 24 heures sur 24 et sept jours sur sept et compte cinquante-quatre interventions en un an. Mais ceux qui y sont affectés n’y sont pas dédiés à 100%, ils remplissent également les autres missions des sapeurs-pompiers. Contacté à ce sujet, le maire de Noailles et vice-président du Sdis de l’Oise concède que son commentaire était «un peu maladroit». Mais sur le fond, il ne change pas d’avis. «Si ça s’était passé à Noailles, j’aurais envoyé un agent communal, lâche-t-il.

Différend autour des décorations de Noël

À Noailles, l’électricien Patrick Théophile se lance dans les municipales de 2026 après un différend avec le maire au sujet de ses décorations de Noël. 21 déc. Patrick Théophile, électricien dans la petite commune de Noailles (Oise), au sud de Beauvais, ne digère pas le dernier différend qu’il a eu avec le maire actuel, Benoît Biberon. Et il compte bien se faire entendre lors des municipales de mars 2026. Un petit séisme dans ce bourg de 2 800 habitants, habitué aux listes uniques. Tout a commencé à cause d’une querelle rocambolesque : l’électricien et l’élu DVD se sont affrontés… au sujet de décorations de Noël.Ses décorations électrisent la campagneChaque année, Patrick installe en effet quelques sapins décorés de guirlandes électriques sur son trottoir. Cette fois-ci, il a ajouté un Père Noël gonflable de belle taille, et quatre sapins en bordure de la rue de Calais.Une initiative qui n’a pas vraiment plu aux services municipaux, qui lui ont demandé de tout retirer au motif que ses décorations empiétaient sur l’espace public.« J’ai installé les décorations le premier dimanche de décembre, et dès le mardi, on m’a appelé pour me demander de les enlever. Ils m’ont laissé 24 heures pour le faire », raconte l’artisan. Nous sommes à l’entrée de la ville, dans un secteur un peu désert. Il y a six entreprises comme la mienne, mais je suis le seul à décorer ! Les enfants et les passants en profitent et en prennent plein les yeux. Sur le site de la commune, ils encouragent les commerçants à décorer leurs vitrines, mais moi, je n’aurais pas le droit ? En réaction, l’électricien a donc décidé de se lancer en politique : il prépare une liste pour les municipales de 2026. « Ce n’est pas sûr que cette bande de terrain soit sur la voie publique. Son histoire a fait le buzzLe futur candidat dispose désormais de trois mois pour constituer sa liste, mais il promet d’aller jusqu’au bout.Une histoire qui a fait tellement de bruit qu’elle a été relayée par quelques médias nationaux : LCI et France Info, ont notamment consacré un sujet à cette querelle insolite autour des décorations de Noël.Une conception du domaine public « à géométrie variable » selon le maireDepuis, le maire a sensiblement modéré sa position. « Ses décorations de Noël ne me gênent absolument pas en soi. Mais je trouve tout de même sa conception du domaine public à géométrie variable », concède Benoît Biberon (DVD).L’élu assure à actu oise avoir vérifié, sur le cadastre, à qui appartient réellement cette bande de terrain… et y avoir fait une sacrée découverte !« En effet, il s’agit d’une parcelle privée qui traîne sur le domaine public. Ce qui, d’ailleurs, était une découverte pour nous aussi. Néanmoins, elle reste de toute façon sous la responsabilité de la mairie », se dépêche d’ajouter Benoît Biberon.Une tolérance sera accordée pour cette année, et l’affaire est désormais close assure le maire, malgré ce qu’il qualifie de « générosité pour le moins débordante des décorations de Noël sur le domaine public ».La liste qui sera conduite face à lui ? “C’est très bien qu’il souhaite participer à cette mode de la « chasse à l’élu sortant ».

Tension avec le syndicat CFDT

Bras de fer entre la CFDT et le maire (SE) Benoît Biberon de Noailles. De gauche à droite : Virginie Wallet, Sylvie Kaluza-Robillard et Sandrine Denis. Toutes trois de la CFDT. Les deux premières sont Atsem à Noailles LP/F.C. Comme un air de déjà-vu. Il y a trois ans, le syndicat CFDT de l'Oise tirait la sonnette d'alarme sur les difficultés de communication entre le maire (SE) de Noailles Bernard Villeneuve et deux agents CFDT de la commune. Les crispations semblent de retour sous l'ère du maire actuel (SE) Benoît Biberon. Si l'entente était au beau fixe au départ, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Un rassemblement est organisé ce mardi devant la mairie à l'initiative du syndicat départemental. « Il y a une rupture du dialogue social, relate Sylvie Kaluza-Robillard, secrétaire adjointe départementale et agent à la commune. Les textes de loi ne sont pas appliqués. Il faut toujours les rappeler et quand on interpelle le maire, il nous raccroche au nez ou nous dit qu'il n'est pas au courant ». De son côté Benoît Biberon estime que ces agents « sont entrés dans une logique conflictuelle. Le dialogue social consiste à nous menacer en permanence et je n'ai pas l'intention de me laisser intimider.

Composition du Conseil Municipal

Les sièges du nouveau Conseil Municipal composés de 23 élus sont répartis comme suit :

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  • Alain DEVOOGHT, 1er Adjoint : délégué sur toutes les compétences communales et en charge des relations avec la communauté de communes.
  • Barbara GODON, 2e Adjointe : déléguée à la communication, à l'événementiel, aux manifestations, au fleurissement et l'embellissement, déléguée au commerce et au développement économique
  • Cyprien ACCARD, 3e Adjoint : délégué aux affaires scolaires et périscolaires, petite enfance et délégué à l'urbanisme
  • Paola CORREIA-DANTAS, 4e Adjointe : déléguée à l'action sociale, au CCAS, au logement et au handicap
  • Eric Wailliez, 5e Adjoint : délégué à la réglementation et police municipale, à la sécurité des biens et des personnes, à la sécurité routière et à la gestion de l'Espace Parisis Fontaine et du cimetière.
  • Jacky CAMBOU, Conseiller Municipal Délégué en charge des réseaux et des relations avec les concessionnaires
  • Nathalie GALINDO, Conseillère Municipale Déléguée en charge de l’événementiel et des manifestations
  • Thierry LOMBARD, Conseiller Municipal Délégué référent du cadre de vie
  • Odile BOCHENT, Conseillère Municipale Déléguée en charge du commerce et du développement économique
  • Christophe BAR, Conseiller Municipal délégué à la vie associative
  • Christelle DENIZART, Conseillère Municipale Déléguée à l’Etat Civil et à la fête des voisins
  • Valentin CONDAL, Conseiller Municipal Délégué au développement durable, à l’environnement et à la biodiversité

Résultats électoraux

Benoît Biberon s'est présenté à plusieurs élections, notamment les élections départementales de 2021 où il était associé à Sophie Levesque sous l'étiquette Divers droite.

  • Élections départementales de 2021 (canton) : Benoît BIBERON et Sophie LEVESQUE (Divers droite) contre Florence ITALIANI et Sébastien TURIN (Rassemblement national) et Gérard CHATIN et Ismahan DOUDOUH (Union à gauche). Pas de second tour organisé.
  • Élections départementales de 2015 (canton) : Alain LETELLIER et Sophie LEVESQUE (Union D.) contre Amandine FRESSE et Laurent HADZAMANN (FN). Pas de second tour organisé.

Ces résultats témoignent de son ancrage local et de sa capacité à mobiliser un électorat diversifié.

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