L'entrée à la crèche constitue une étape importante, tant pour l'enfant que pour ses parents. Cette transition survient souvent à un moment où un rythme est déjà établi à la maison, notamment en ce qui concerne les repas et le sommeil. Il est donc crucial d'aider bébé à s'adapter à son nouvel environnement et à y retrouver de bonnes conditions de sommeil.
Entrée en crèche et sommeil : ce qu'il faut savoir
Quel que soit le mode d’accueil choisi (assistante maternelle ou crèche), une période d’adaptation de quelques jours est indispensable pour votre bébé. En effet, cela représente un changement important pour lui, car il change d'environnement et de nouvelles personnes vont s'occuper de lui au quotidien. Il aura donc besoin d'un peu de temps pour se sentir en confiance. La durée de cette période peut varier considérablement d'un enfant à l'autre.
N’hésitez pas à verbaliser autant que possible votre séparation. Expliquez-lui qui va s’occuper de lui, ce qu’il va découvrir dans cet endroit et à quel moment de la journée vous allez vous retrouver. Rassurez-le autant que possible et montrez-vous confiante, cela l’aidera à lâcher prise, notamment au moment de la sieste.
La période d'adaptation : une étape indispensable
Pour vous aider, vous et votre bébé, à passer cette étape sereinement, une période de familiarisation sera mise en place pendant quelques jours/semaines. Concrètement, durant cette période, bébé et vous pourrez faire connaissance tranquillement avec le personnel. Vous allez ainsi pouvoir passer un peu de temps avec lui dans son nouveau lieu de vie et poser toutes les questions que vous jugerez nécessaires. Progressivement, au bout de plusieurs jours, vous pourrez commencer à laisser votre enfant seul quelques heures par jour, d’abord durant les phases d’éveil puis en y intégrant un repas et enfin une sieste. Il arrive parfois que certains bébés aient besoin de davantage de temps pour s’habituer. Dans ce cas, cette période de familiarisation pourra durer quelques jours de plus.
Informer le personnel des rituels et habitudes de sommeil de votre bébé
Durant cette période d’adaptation, vous pourrez également aborder la question du sommeil avec les professionnelles référentes. N’hésitez pas à les informer des rituels d’endormissement de votre enfant, de son rythme de sommeil, du nombre de siestes à la maison… S’il ne sera pas forcément possible de reproduire à l’identique vos rituels, l’équipe mettra certainement tout en œuvre pour essayer de s’en approcher autant que possible. De plus, ces informations leur seront également très utiles pour comprendre votre enfant. C’est le cas par exemple s’il a l’habitude de s’agiter quelques minutes avant de s’endormir ou s’il a des difficultés pour gérer les micro-réveils. Communiquez le plus possible avec l’équipe et n’hésitez pas à leur dire si quelque chose vous dérange dans leur pratique.
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Difficultés de sommeil suite à l'entrée en crèche : causes et solutions
Il est fréquent que des régressions du sommeil apparaissent chez votre bébé suite à son entrée en crèche. En effet, rien d’étonnant à cela. Il découvre un nouvel environnement, souvent bruyant, riche en stimulations et en émotions. Même s’il y dort bien, son sommeil peut être davantage agité la journée, ce qui peut entraîner des répercussions sur son sommeil nocturne. En effet, si bébé est fatigué et qu’il accumule trop de fatigue, il peut rencontrer des difficultés d’endormissement et se réveiller plus fréquemment.
Dans ce cas, parlez-en avec le personnel de crèche afin de trouver ensemble des solutions. À quelle heure fait-il sa sieste à la crèche ? Combien de temps dort-il ? Communiquez-leur vos horaires de la maison afin qu’ils essayent de les respecter au maximum.
N’hésitez pas également à coucher votre enfant plus tôt le soir durant cette période afin qu’il puisse se reposer pleinement. En effet, il est important que son sommeil nocturne soit de qualité. Car si les siestes lui permettent de se reposer la journée, le sommeil de la nuit lui permet quant à lui de bien grandir, de développer son système immunitaire mais aussi d’assurer la maturation de son cerveau.
Faites preuve de patience, l’entrée à la crèche est une nouvelle étape importante pour votre bébé. Quelques semaines sont souvent nécessaires avant de trouver un nouvel équilibre familial. Une fois le rythme mis en place et les nouvelles habitudes prises, votre bébé devrait retrouver un sommeil paisible. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à vous faire accompagner.
Comprendre les raisons du refus
Un enfant peut refuser d'aller à la crèche pour diverses raisons :
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- Angoisse de séparation : Les tout-petits ne possèdent pas encore une perception claire du temps. Cette immaturité cognitive explique pourquoi, lorsqu'une séparation se produit avec leurs parents, leurs grands-parents ou leur nounou, le bébé a tendance à percevoir cette absence comme définitive. La réaction de l'enfant se manifeste habituellement par des pleurs inconsolables, véritables appels à l'aide par lesquels il réclame le retour immédiat de son papa ou de sa maman.
- Changements à la crèche : Un nouvel arrivant, un nouveau local, des horaires qui changent peuvent perturber l’enfant.
- Besoin de sécurité et d'appartenance : Les enfants qui font un refus d’aller à la crèche peuvent ressentir un besoin de sécurité, ou un besoin d’appartenance.
- Facteurs émotionnels : Si un changement a eu lieu dans votre vie (déménagement, séparation, l’arrivée d’un nouveau né), il est probable que l’enfant ressente l’envie de rester à la maison avec vous. Rien de plus naturel que d’éprouver de la tristesse lors de l’absence d’un(e) petit(e) camarade.
- Mimétisme des émotions parentales : Si la période d’adaptation n’a pas suffit à vous rassurer sur la crèche ou si vous ressentez une culpabilité à mettre votre enfant dans une structure d’accueil, votre enfant a toutes les chances d’absorber vos propres émotions et de s’angoisser à sont tour.
Solutions et stratégies
Voici quelques solutions et stratégies pour aider votre enfant à surmonter son refus d'aller à la crèche :
- Préparation et communication :
- Parlez à votre enfant de la crèche de manière positive. Expliquez à votre enfant ce qu’il va vivre à la crèche, mettez en avant les aspects positifs : il va retrouver ses copains, jouer, apprendre de nouvelles choses avec la maîtresse.
- Avant l’entrée en crèche, faites découvrir le lieu à votre enfant en plusieurs visites accompagnées. Rencontrez ensemble la maîtresse, laissez-le explorer les espaces de jeu, observez ses réactions. Préparez-le également en lui parlant régulièrement de la crèche comme d’un endroit joyeux où il va retrouver ses amis et apprendre plein de choses.
- Même tout petit, votre enfant comprend bien plus que vous ne l'imaginez. Expliquez-lui avec des mots simples ce qui va se passer : "Papa va partir travailler, tu vas rester jouer à la crèche avec Martine, et ce soir, papa revient te chercher". Donnez-lui des repères temporels concrets, même s'il ne maîtrise pas encore la notion du temps : "Je reviens après la sieste" ou "Je reviens après le goûter".
- Rituels rassurants :
- Mettez en place un rituel rassurant avant la séparation, comme un bisou spécial, un câlin prolongé ou un mot doux, aide l’enfant à mieux accepter la séparation. Instaurez un rituel clair et rassurant pour la séparation. Par exemple, un bisou, un câlin, une phrase spéciale répétée chaque matin. Évitez les départs trop longs ou en cachette, qui peuvent augmenter le stress.
- Créez avec votre enfant un moment spécial au moment du départ : un câlin particulier, une petite chanson, un geste de la main à travers la vitre. Ces repères répétés jour après jour offrent à l'enfant une structure prévisible qui atténue son anxiété.
- Permettre à votre enfant d’emmener avec lui un objet familier, comme son doudou ou un vêtement portant votre odeur, est une manière efficace de le rassurer.
- Attitude parentale :
- Restez calme et confiant. Les enfants ressentent les émotions de leurs parents. Si vous êtes stressé ou inquiet, il le percevra. Essayez alors de paraître apaisé(e) et rassurant, l’enfant a confiance en vous, il sera donc calmé à son tour.
- Les enfants sont de véritables éponges émotionnelles. Si vous êtes anxieux ou culpabilisez de laisser votre enfant, il le percevra immédiatement et son angoisse s'en trouvera amplifiée. Travaillez votre propre sérénité : faites confiance à l'équipe, rappelez-vous que cette séparation est bénéfique pour son développement, et affichez un visage calme et souriant au moment du départ.
- Montrez-vous un peu ferme aussi : il a 2 ans ! Et comme vous dîtes, essayez de trouver des jeux : qui montre le chemin ? qui sonne ? qui tape le code ? qui fait le bisou le premier ? qui fait le bisou le plus long ? Un bisou de rouge à lèvre de maman sur la main ? Un petit caillou de papa dans la poche ou quel autre objet veux-tu ?
- Communication avec la crèche :
- Le dialogue avec les professionnels de la crèche est primordial. Informez-vous auprès des adultes qui s’en occupent, ont-ils perçu quelque chose qui n’allait pas ? Ou, au contraire, votre enfant développe-t-elle un refus de la vie en commun, des petites exigences de la vie en collectivité ?
- Après avoir parlé avec l’enfant et trouvé la cause de son appréhension, essayez de montrer à l’enfant que vous le comprenez et que vous compatissez.
- Patience et persévérance :
- La patience est la clé. Il est normal que votre enfant persiste à manifester son refus pendant plusieurs jours. Ce comportement est une phase d’adaptation naturelle.
- Il est conseillé de maintenir une certaine constance pour que l’enfant s’habitue.
Que faire lors des retrouvailles ?
La fin de journée peut également être difficile. L'enfant peut être fatigué et exprimer toutes les émotions qu'il a contenues pendant la journée.
- Prenez le temps de vous connecter avec votre enfant. Ne vous précipitez pas à la crèche. Reste quelques minutes dans ta voiture, sur le parking. Attends. Connecte-toi à ta joie de retrouver ton enfant. Prends la mesure de ton amour et de ta fatigue. Engage-toi à avoir de la compréhension pour cet être que tu chéris.
- Offrez-lui un câlin et des mots doux. Prends-le dans tes bras, le ventre bien contre le tien, ses jambes autour de ton ventre et sa tête sur ton épaule. Peut-être qu’il est préférable d’attendre un peu avant de prononcer tes premières paroles. Si tu le peux (ou le veux) assieds-toi et passe ta première minute au moins à garder ton enfant dans les bras. Sois douce. Chuchote-lui que tu l’aimes, que tu es heureux/se de le revoir.
- Soyez attentif à ses besoins. Évitez d’aller faire tes courses quand tu viens de récupérer ton enfant. Renonce à (tout de suite) faire la tonne de choses qu’il te reste à faire en rentrant. Pose-toi, avec ton enfant.
Quand s'inquiéter ?
Dans la grande majorité des cas, les pleurs cessent entre 5 et 15 minutes après votre départ. Les professionnels de la petite enfance sont formés pour rassurer et distraire rapidement votre enfant. Cependant, il est important de surveiller certains signes :
- Si après plusieurs semaines d'adaptation les pleurs persistent toute la journée.
- Si votre enfant refuse de manger ou de dormir.
- S'il présente des signes de stress important (troubles du sommeil à la maison, régression dans les acquisitions).
- Si les professionnels vous signalent des difficultés particulières.
Dans ces cas, n'hésitez pas à en parler à votre pédiatre ou à consulter un professionnel.
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