Les parents sont souvent confrontés à des situations où leurs bébés ont un manque d'appétit et dorment plus que d'habitude. Si votre enfant est dans cette situation, il est essentiel de bien comprendre les causes possibles de ce comportement.

Causes possibles du manque d'appétit chez les bébés

Périodes de croissance et maladies légères

Il est possible que le manque d'appétit de votre bébé coïncide avec une période de croissance ou une maladie légère. Pendant ces moments, leur corps a besoin de plus d'énergie pour grandir et se développer correctement, ils peuvent donc dormir davantage et manger moins. Dans ces cas, il est recommandé de continuer à proposer régulièrement des repas à votre enfant, même s'il ne semble pas très intéressé. Essayez de varier les aliments et les textures pour stimuler son intérêt et son envie de manger.

Stress et changements dans la vie de bébé

Un contexte stressant ou des changements importants dans la vie de votre bébé, comme l'entrée à la crèche, le déménagement ou l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille, peuvent aussi affecter son appétit et sa routine de sommeil. Il est crucial de prendre le temps de rassurer votre enfant, passez du temps avec lui et écoutez ses besoins afin qu'il se sente en sécurité et épaulé face à ces changements.

Problèmes digestifs

Les problèmes digestifs, tels que les coliques ou le reflux gastro-oesophagien, peuvent être une autre raison pour laquelle votre bébé a un manque d'appétit. Il est préférable de consulter un médecin si vous soupçonnez que votre enfant souffre d'un trouble digestif.

Allergies et intolérances alimentaires

Dans certains cas, les bébés peuvent avoir des allergies ou des intolérances alimentaires qui les rendent réticents à manger. Si vous pensez qu'une allergie ou une intolérance alimentaire pourrait être la cause du manque d'appétit de votre enfant, il est important de consulter un médecin pour confirmer le diagnostic et obtenir des conseils sur la manière de composer avec cette condition. Certains bébés présentent dès la naissance (ou peu de temps après) un RGO (Reflux Gastro Œsophagien) ou sont diagnostiqués APLV (allergie aux protéines de lait de vache). Particulièrement douloureux, le RGO dans ses formes les plus sévères peut également impacter l’appétit de votre bébé notamment lorsque les mesures hygiéno-diététiques (changement de lait, etc.) sont mises en place tardivement.

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Mauvaises habitudes alimentaires

Les mauvaises habitudes alimentaires, telles que grignoter entre les repas ou se nourrir trop rapidement, peuvent également contribuer à un manque d'appétit chez les bébés. Pour améliorer les habitudes alimentaires de votre enfant, essayez de lui offrir des repas réguliers à heures fixes chaque jour.

Diversité des termes désignant les troubles de l'alimentation

Il n’est pas toujours simple et naturel de manger. Certains bébés ou jeunes enfants n’arrivent pas à développer une alimentation leur permettant de grandir et grossir. Mais en VRAI, on trouve encore plein d’autres termes pour désigner ce trouble : syndrome de dysoralité sensorielle, phobie alimentaire, hypersélectivité alimentaire, troubles de la déglutition, anorexie…Outre Atlantique, on trouve encore une terminologie différente. Dans les pays Anglo-saxon, on va parler de « Feeding disorder« , la traduction littérale est : trouble de l’alimentation. Un trouble qui apparaît dès la petite enfance ou pendant la petite enfance. Il se caractérise par le refus de téter au sein ou au biberon.

Facteurs liés à la quantité, la durée, la diversité et le comportement

  • La quantité : elles vont être en dessous de l’apport nécessaire pour bien grandir et grossir. Au niveau médical, des cassures ou des stagnations peuvent être observées dans la courbe de poids.
  • La durée : les repas seront parfois beaucoup trop longs. Un bébé peut mettre 45 minutes pour prendre une petite quantité de lait au biberon.
  • Diversité : elle correspond à la diversification du panel alimentaire, c’est à dire le nombre d’aliments que l’enfant peut manger. Il est bien souvent restreint ou alors limité à certains aliments que l’enfant peut consommer en très grande quantité.
  • Comportement : le bébé ou l’enfant qui présente des troubles de l’alimentation aura des réactions exacerbées et parfois incontrôlables au moment du repas ou, si on le met en contact avec un aliment qu’il ne tolère pas. il peut se mettre en pleurs, en colère ou préférer l’évitement (comme le bébé qui va dormir systématiquement au moment du repas).

L'entrée à la crèche et son impact sur l'appétit

L'entrée à la crèche peut être une période de transition difficile pour les bébés, affectant leur appétit et leur comportement alimentaire.

Adaptation à un nouvel environnement

Mon fils de 3 mois 1/2 a fait son entrée à la crèche il y a 15 jours.

  • il n’y dort pas ou presque (2 siestes de 40 minutes max sur la journée complète).
  • il pleure beaucoup et réclame à manger toutes les 2h30/3h. Alors qu’il pouvait jusqu’ici, espacer les biberons toutes les 4/5h. Ceci y compris la nuit.
  • la nuit à compter de 3h du matin, il hurle dans son lit (il dort dans sa chambre). Nous passons alors beaucoup de temps à le bercer, à le reposer et à recommencer.

Notre bébé n’est plus le même bébé tout sourire que nous avons connu jusqu’ici. Il pleure énormément, jour et nuit, et à part le biberon il est difficile de le rassurer. Pauvre petit bonhomme… Il a du mal à s’adapter à la crèche mais je vous promets qu’il va y arriver.

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Conseils pour accompagner bébé pendant cette période

Vous ne pouvez rien faire de plus que ce que vous faites déjà c’est-à-dire l’accompagner avec beaucoup, beaucoup de câlins dans cette période si difficile pour lui. Vous ne me donnez pas ses horaires de crèche mais je suis sûre que vous vous débrouillez tous les deux pour qu’ils soient raisonnables en fonction de votre travail. Je ne sais pas pourquoi votre bébé dort déjà dans sa chambre. Vous savez qu’il est recommandé qu’un bébé dorme auprès de ses parents jusqu’à 6 mois. Je pense que pour votre enfant, ce serait bien sécurisant et beaucoup moins fatiguant pour vous puisque vous n’auriez pas besoin de vous lever si son lit est contre le vôtre. Si vous pouviez vous faire prêter un lit co-dodo ce serait parfait.

J’imagine que vous avez parlé avec les dames de la crèche et qu’elles ont compris aussi qu’il devait être beaucoup bercé pour dormir et porté le plus possible quand il ne dort pas. Je sais que c’est dur mais les soirées doivent lui être consacrées ou les matins s’il se réveille à 4h. Vous devez, pour ne pas être trop fatigués vous, suivre son rythme, vous coucher très tôt s’il dort car vous savez qu’il va se réveiller tôt. Reposez-vous avec lui dans les bras. Ce bébé est très petit et il n’y a pas d’autre solution que de l’accompagner dans ce passage difficile. Et peu à peu, il va s’attacher à la crèche et redevenir le bébé souriant d’avant.

Timidité et difficulté d'adaptation

Ma fille a 15 mois. À la maison, elle a besoin d’être tout le temps dans mes bras ou de me voir en permanence. Elle veut tout le temps être prise dans les bras par les personnes qui s’occupent d’elle. Elle ne veut pas aller dans les bras des autres. Je fais de mon mieux pour l’apaiser, la mettre en confiance mais j’aimerais avoir des pistes à explorer pour l’aider à profiter plus. La crèche est un milieu un petit peu difficile pour les enfants timides comme elle car il y a beaucoup de monde. Mais cela n’est pas grave. Je suis sûre que les dames de la crèche, surtout sa référente, l’aident en ne la prenant pas tout le temps mais en lui proposant des jeux partagés mais sans forcément être aux bras. Et c’est exactement ce que vous devez faire : jouer avec elle en vous mettant par terre avec elle mais sans la prendre tout le temps. Elle n’a que 15 mois et il est parfaitement normal qu’elle ne veuille pas aller dans les bras de quelqu’un qu’elle ne connait pas. Donc tout va bien, laissez la grandir et ne la prenez plus tout le temps dans les bras.

Différence d'appétit entre la maison et la crèche

Mon petit garçon de presque 3 mois a commencé la crèche il y a 15 jours. C’est un bébé qui n’est pas très glouton de nature, mais avec nous il mange 5 biberons de 150 ml qu’il ne finit pas toujours. En général, il boit quand même au moins 120 ml sur ses biberons. Par contre à la crèche, c’est une autre histoire ! Il boit 80-90ml maximum sur les 3 biberons qui lui sont donnés ! La puéricultrice, sachant qu’il met du temps à boire, lui propose plusieurs fois son biberon, mais rien à faire. Et ce n’est pas pour cela qu’il réclame plus en rentrant le soir. Pas d’inquiétude, il lui faut en effet un peu de temps pour s’habituer à un autre lieu, des personnes différentes qui lui donnent à manger, un autre rythme qu’à la maison. C’est parfaitement normal, cela peut prendre quelques semaines. Cependant, il semble heureux et se développe normalement.

Votre enfant était un bon mangeur mais du jour au lendemain les repas deviennent compliqués, il a l'air de ne plus rien manger. Forcément, vous vous inquiétez et vous craignez qu'une carence apparaisse soudainement. Il est possible aussi qu’il y ait une réelle différence entre la maison et la crèche : il mange bien à la maison mais rien du tout à la crèche, ou inversement. C’est alors tout naturellement que vous vous demandez comment aider votre enfant dans un pareil cas !

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Facteurs pouvant influencer l'appétit à la crèche

Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi votre bébé mange moins à la crèche.

Influence de l'environnement social

Il est possible que bébé mange mieux à la crèche ou chez nounou, car il est entouré d’autres enfants partageant les mêmes repas. Le fait de voir ses amis manger certains aliments l’encourage à faire comme eux. À la maison, vous pouvez encourager cette dynamique en partageant le repas avec lui, en mangeant en famille, avec les frères et sœurs aussi lorsqu’il y en a. Profitez-en pour rendre l’expérience agréable et conviviale. L’éducatrice ou la nounou peut jouer aussi un rôle important en partageant le repas avec enthousiasme et en parlant positivement des aliments, elle sert de modèle et peut influencer positivement la prise des repas des enfants.

Conditions du repas

Bébé ne veut peut-être pas manger à la maison à cause de certaines conditions lors du repas, qui sont pour lui sources de stress ou de distraction. Pour ça, vous pouvez vous poser la question : Est-il bien installé ? Sa chaise est-elle adaptée pour qu’il puisse être à l’aise ? Y’a t’il une ambiance positive à table ? Les repas sont-ils pris dans le calme, sans écran ou sans autre distraction ? Souvent, si votre enfant voit ou entend les membres de la famille jouer ou regarder la télé pendant le repas, ou qu’il voit des jouets à côté de lui, alors manger ne sera pas sa priorité !

Expression des désirs et préférences

Un enfant mange souvent mieux à la crèche ou chez nounou (ou chez les grands-parents!) qu’à la maison, car à la maison il se sent plus à l’aise pour exprimer ses désirs, dire « non » ou se défouler. En présence de ses parents, il peut se lâcher davantage, sans craindre de déplaire ou d’être jugé. Lorsqu’il est à la maison, il a besoin de se sentir en confiance pour exprimer ses véritables sensations, émotions et préférences.

Fatigue

Les enfants sont souvent fatigués en fin de journée, surtout après une journée bien remplie. La fatigue diminue leur envie de manger. S’il refuse complètement de manger, il n’a peut-être pas trop d’appétit ce soir car il a bien mangé à la crèche, chez nounou ou chez ses grands-parents.

Solutions et conseils pour améliorer l'appétit de bébé

Adapter l'heure du dîner

Bonjour, ma fille (1 an) mange bien chez la nounou et souvent le soir c’est vraiment compliqué. C’est donc une bonne idée d’avancer l’heure du dîner. Si votre enfant est fatigué, l’objectif n’est pas de faire un dîner-spectacle, mais lui faciliter la tâche en lui proposant des textures qui demandent moins d’énergie à la consommation. En effet, la mastication peut demander beaucoup d’énergie. Le soir, vous pouvez donc lui proposer quelque chose de plus mou, ou de plus facile à manger : une purée, un flan de légumes, un gratin de chou-fleur et pomme de terre, etc. Ce que vous pouvez faire aussi, c’est lui servir des petites quantités, dans un ramequin ou une petite assiette creuse, pour qu’elle ne soit pas effrayée par une quantité qu’elle n’arrivera pas à manger. Mettez toutes vos chances de votre côté ! Une petite quantité, et pourquoi pas un peu de fromage, de crème fraîche, ou de beurre de façon à enrichir le repas. Dans tous les cas, si elle mange bien chez la nounou le midi, si elle prend un bon petit-déjeuner et un goûter, n’ayez pas de crainte si elle mange moins le soir.

Ne pas forcer et respecter les sensations de bébé

L’important est de se focaliser sur les sensations de bébé plutôt que sur les quantités qu’il n’a pas mangé. Il mangera mieux au repas suivant. Inutile de forcer votre enfant à manger un aliment qu’il refuse. Le repas doit rester un moment de plaisir et sans combat. On a parfois tendance à dire « Encore une petite cuillère pour me faire plaisir » ou « Si tu finis ton assiette, tu auras un bon dessert », mais un enfant ne doit pas manger pour faire plaisir à ses parents ou pour avoir une récompense, mais parce qu’il a faim.

Importance de la courbe de croissance

Sa croissance ne requiert pas toujours les mêmes besoins Il est important dans un premier temps de consulter votre pédiatre et d'examiner sa courbe de poids sur son carnet de santé pour vous rassurer. Si tout va bien selon ces deux sources alors rassurez-vous ce n'est qu'une étape à passer. Les causes de ce changement d'appétit sont diverses. Votre enfant était sûrement en pleine croissance ou en plein développement psychomoteur, il avait donc besoin de plus d'énergies. Or, maintenant il fait une pause dans sa croissance et n'a plus besoin de manger autant. Il faut savoir qu'un enfant calcule instinctivement ce dont il a besoin énergétiquement pour sa journée, même si nous trouvons que son assiette est vide peut-être que son estomac est assez rempli.

L’essentiel reste la courbe poids/taille et l’évaluation régulière par le médecin. Même s’il mange peu, ou s’il saute quelques repas, si sa croissance est stable et la courbe normale, cela signifie qu’il mange suffisamment et inutile de le forcer à manger plus 😉.

Relativisons donc en nous demandant ce qu’il a mangé le matin même ? Il est peut-être juste trop tôt, il n'a pas encore faim.

Gérer la néophobie alimentaire

Chaque enfant traverse une phase de sélections des aliments : la néophobie Si vous trouvez que votre enfant est difficile lors des repas, qu'il "choisit ce qu'il veut manger" comme on dit, il est probable qu'il commence une phase de néophobie. Rassurez-vous ce n'est pas une maladie mais un chic terme pour désigner les enfants (autour de 18/24 mois) qui ont peur d'ingérer un aliment inconnu ou qui n'est pas présenté comme d'habitude dans son assiette. Cette phase de néophobie alimentaire concerne une majorité des enfants (à divers degrés de complexité) et peut durer quelques jours ou quelques semaines, soyez patients. Dans ces cas-là, il est important de ne pas forcer votre enfant ni à manger son plat ni même à y goûter, cela rajoutera un stress qu'il pourra associer au simple fait de devoir manger. Ici, un cercle négatif se mettra en place : une pression grandira autour de la nourriture, cette pression accentuera les refus et les refus accentueront les pressions. Mais il existe des solutions pour sortir de ce cercle !

Votre enfant mangeait très bien et depuis quelque temps il refuse de goûter à de nouveaux aliments et même refuse les aliments qu’il aimait ? Pas de panique, il s’agit probablement de néophobie alimentaire. C’est une situation fréquente, généralement entre 18 mois et 2 ans, durant laquelle votre enfant va refuser de manger, surtout les aliments nouveaux ou un peu différents.

Encourager l'autonomie

Rendre l’enfant acteur de son repas Il a peut-être envie de commencer à manger seul si ce n’est pas encore le cas. Vous pouvez par exemple commencer la double cuillère : une pour vous, une pour lui, il ira à son rythme et choisira ce qu'il a envie de manger. Durant cette période où ils apprennent à manger seuls beaucoup mangent avec les mains. Bien que salissant, n’hésitez pas à les laisser expérimenter. Les enfants ont besoin de leurs 5 sens pour manger. Ce n'est pas un jeu pour eux mais une découverte et une façon de se rassurer "ok, cette texture me plaît alors je peux la manger". Si votre enfant est plus grand essayez de remplacer sa cuillère par une fourchette ; il veut probablement faire comme les grands (surtout dans une fratrie). S'il continue de manger avec les mains, mettez des conditions (seulement certains aliments comme les pâtes ou haricots verts, faciles à attraper). Vous pouvez aussi instaurer une routine pour lui dire que vous êtes d'accord mais après c'est directement le lavage des mains. Cette routine peut même lui permettre d'anticiper la sieste s'il a l'habitude d'aller dormir après manger ! Un mot d’ordre donc : apporter de la légèreté autour du repas pour en faire un moment de plaisir et non uniquement un besoin à combler.

Astuces supplémentaires

Des petites astuces pour limiter les risques de refus : n'hésitez pas à présenter à votre enfant le même aliment plusieurs fois, parfois ça marche au bout de la dixième fois, courage ! Attention en revanche à cuisiner et présenter les aliments de la même manière, et de ne pas les mélanger : par exemple, s'il n'aime pas les pâtes, essayez les coquillettes et une fois qu'ils les acceptent passer aux spaghettis car pour lui ce sont deux aliments différents ! Enfin, si vous cuisinez le weekend, demandez-lui de participer, il sera ravi d'aller faire les courses et de laver les légumes avec vous, avant de les déguster le midi.

Il est important dans un premier temps de consulter votre pédiatre et d'examiner sa courbe de poids sur son carnet de santé pour vous rassurer. Si tout va bien selon ces deux sources alors rassurez-vous ce n'est qu'une étape à passer.

Importance de l'attitude des parents

Il est donc important de rester calmes et détendus. Montrez à votre enfant, par votre attitude, que son refus de manger ne vous inquiète pas. Bien que ce soit difficile, c’est la seule façon de l’apaiser.

Faire comme bébé

Je rencontre un problème avec ma fille âgée de un an. Diversifiée depuis ses cinq mois, elle mangeait habituellement avec appétit mais elle a eu une rhino-pharyngite qui est à peu près passée : son nez ne coule plus, mais depuis qu’elle est malade, elle refuse de manger mais s’intéresse à ce que nous mangeons son papa et moi. P.S. Il suffit d’adapter votre alimentation, et donc manger un peu comme elle. Vous pouvez tester la DME, un sujet très à la mode. Gardez surtout en mémoire : votre responsabilité s’arrête au contenu de l’assiette. Vous n’êtes guère responsable du contenu de l’estomac. Elle ne se laissera pas mourir de faim.

La phase d'opposition

Depuis un mois, les repas sont devenus très compliqués. Il ne mange presque plus rien, jette sa nourriture par terre a tous les repas. Rentre t’il dans une phase d’opposition ? La prise de conscience de votre bébé qu’il a un pouvoir sur vous et cela est extraordinaire pour lui de pouvoir ainsi dominer ses parents. Quand il jette de la nourriture, il est au spectacle puisque cela vous agace ou vous inquiète, et déclenche des réprimandes et que vous faites les gros yeux ! Il voit bien qu’il vous déstabilise car il est en train de prendre le pouvoir… Cette prise de pouvoir se manifeste aussi lors des changes ou de l’habillement.

Si l’enfant refuse un aliment il faut l’encourager à le goûter, attiser sa curiosité, tout en respectant ses goûts et son appétit, sans jamais le forcer. A table il ne faut pas surveiller ce que mange votre enfant et ne montrer aucune inquiétude s’il a peu mangé. Des portions trop importantes risquent de le décourager : il vaut mieux qu’il sache écouter sa faim et sa sensation de satiété afin de s’auto-réguler. Il faut respecter le rythme de 4 repas quotidiens et il ne faut pas compenser un aliment refusé par un autre car cela amusera beaucoup votre enfant qui ne mangera pas davantage et attendra pour voir si vous n’irez pas chercher encore autre chose. Il faut absolument éviter de compenser par un dessert plus important ou un double laitage, et par des aliments de grignotage entre les repas. Il faut éviter le chantage, les réprimandes ou les punitions si l’enfant a peu ou pas mangé, et ne pas le féliciter ou le récompenser s’il a bien mangé.

Vous devez éviter d’évoquer sans cesse ce problème à l’enfant, et d’en parler entre vous ou à une tierce personne devant lui : il se rend compte qu’il a un pouvoir sur vous en refusant la nourriture, et il peut en jouer, surtout s’il a une personnalité forte. Un besoin d’opposition peut développer une hyper-sélectivité et vous mettre en échec. Vous devez montrer par votre attitude que le refus de manger vous est indifférent et faire comme si cela n’avait pas d’importance pour vous. Si les repas deviennent un combat et une source d’angoisse pour chacun ceci aggrave l’impossibilité de partager du plaisir aux repas. Plus on répond par la contrainte à cette opposition plus elle s’affirme et plus le conflit s’aggrave et se focalise sur l’alimentation pour longtemps. Votre enfant ne va pas dépérir même s’il saute quelques repas. A la crèche il a vite compris qu’il ne pourra pas dominer les nounous et tout se passe bien.

Refus de manger : 7 astuces à suivre côté parents

Voici des pistes pour relativiser si votre bébé refuse de manger et aborder cette situation sous un autre angle :

  • Restez maîtres de vos émotions : rangez la panique ou la colère au placard ;
  • Ne forcez jamais votre enfant : s’il refuse un aliment, proposez-lui de nouveau dans les jours qui suivent et toujours avec bienveillance ;
  • Ne vous découragez pas au premier refus : il faut parfois 10 tentatives pour que votre Bébé accepte enfin un aliment ;
  • Ne tombez pas dans la surenchère : on ne félicite pas un enfant qui a terminé toute son assiette et à contrario on ne réprimande pas un enfant qui mange peu (ou pas du tout). Il en va de même pour le fameux chantage « Pas de dessert si tu ne finis pas ton assiette » ;
  • À table, évitez de surveiller ce que mange votre Bébé et dans quelles proportions. S’il en laisse dans son assiette et vous exprime qu’il n’a plus faim, prenez le comme un signe positif : votre enfant grandit et a bien intégré le principe de satiété ;
  • Si votre enfant mange peu, évitez toutefois de compenser par des aliments copains (gâteaux industriels par exemple) ou par un double dessert ;
  • Soyez fermes sur le grignotage en dehors des repas : c’est ok de ne pas vouloir goûter ou manger tout son repas. En revanche, manger se fait sur des temps définis dans la journée (matin, midi, goûter et soir). Vous êtes son modèle sur ce point, vous devez être exemplaires.

6 pistes pour encourager bébé à manger avec envie

À vous de piocher, tester et adapter les conseils que nous vous proposons à suivre si votre bébé refuse de manger. L’objectif est de retrouver rapidement plaisir et sérénité à chaque repas.

  • Faites-lui découvrir un maximum de saveurs sur la tranche 6-18 mois.
  • Mangez ensemble, au calme, en pleine conscience de l’instant présent et sans distractions inutiles (pas d’écrans, de jouets…). Le repas doit être un moment privilégié avec votre Bébé où vous prenez le temps d’échanger avec lui. Montrez-lui à quel point le repas peut être un chouette moment passé ensemble !
  • Faites participer votre bébé à la préparation du repas.
  • Mangez la même chose que votre bébé.
  • Variez les présentations dans l’assiette et jouez sur l’aspect visuel.
  • L’importance du jeu d’imitation en dehors des repas.

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