Les enfants ont accès à une multitude de jouets, des plus simples aux plus sophistiqués. Parmi eux, le doudou, souvent sous la forme d’une simple peluche, occupe une place particulière dans le cœur et le développement de l’enfant. Cet article explore l'impact du doudou sur le développement de l'enfant, l'importance des rituels et de la routine, et la notion de préoccupation maternelle primaire.
Le doudou : un ami et un confident
Pour beaucoup d'enfants, un ours en peluche est bien plus qu'un simple jouet. C'est un ami qui les écoute, un confident qui les accompagne partout. Il peut également servir d’exutoire à leurs sentiments et à leurs émotions, autrement inexprimables par les mots. Nombreux sont ceux qui se souviennent encore de leur tout premier doudou, souvent considéré comme leur premier ami d’enfance.
Développement sensoriel et émotionnel
Les peluches ont un effet positif sur le développement de l’enfant. Les bébés adorent toucher et sentir de nouvelles textures, et les peluches constituent un mélange parfait pour développer les capacités sensorielles et encourager la croissance sociale et émotionnelle. Tout comme les adultes, les bébés ressentent de l’anxiété et de la détresse. Le monde est un endroit effrayant pour eux, et le doudou est une façon de les soulager et de leur apporter du réconfort. Elles peuvent rassurer les bébés et leur donner un sentiment de familiarité.
Développement social et linguistique
En plus de procurer un sentiment de confort, les peluches aident également les bébés à développer leurs compétences sociales. Un ours en peluche peut les aider à se plonger dans des jeux de rôles ! Il peut s’agir d’imiter ce qui lui est familier, comme faire semblant de manger de la nourriture, de parler avec maman ou papa, de jouer avec un frère ou une sœur ou d’autres amis. Elles encouragent également les bébés à s’intéresser aux autres et à apprécier leur présence. Parce que le jeu de rôle les encourage à interagir avec d’autres personnes, les peluches peuvent également aider les bébés à développer leurs compétences en matière de langage et de communication. Les avantages des peluches pour les enfants ne doivent pas être négligé. La chaleur d’une peluche offre le confort et la sécurité que les enfants recherchent lorsqu’ils sont fatigués ou confrontés à une nouvelle situation. Pour les tout-petits, le monde est un endroit passionnant où de nombreuses choses attendent d’être découvertes. Les peluches peuvent les aider à acquérir de nouvelles compétences par le biais de jeux de rôle. Des études ont montré que le fait de câliner une peluche peut contribuer à apaiser l’anxiété. Il semble que la relation que nous développons adolescent avec nos peluches préférées peut être bénéfique même dans la vie adulte. Une étude a révélé que 51 % des hommes adultes ont gardé leur doudou et que nombre d’entre eux dorment encore avec elle !
Sommeil de bébé : rituels et routines
Le sommeil de bébé est un sujet crucial pour les parents. Pour favoriser un sommeil paisible, il est essentiel de mettre en place des rituels et de maintenir une certaine routine, même en vacances.
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L'importance des rituels
Les bébés ont besoin de rituels pour dormir. En vacances, lorsque l’environnement change et que les repères habituels disparaissent, il est important de recréer un cocon rassurant. La base est de se dire qu’un bébé jusqu’à 6 mois s’endort à peu près n’importe où. Après, il faut avoir le nez fin, il a besoin de repères mais no worries, on va tout vous expliquer. Alors oui, le meilleur conseil à donner = voyager, bouger le max avant que bébé comprenne la notion de cocon. Même dès la naissance si on le peut. Une virée en famille, une virée dehors, bref. Pour dormir le soir ou pendant la sieste, bébé a besoin d’un endroit calme et sec, comme une bonne bouteille de vin.
Routine en vacances
Même en vacances, il est important de maintenir une certaine routine pour le bien-être de l'enfant. Envie de « Vacances, j’oublie tout » ? Plus de rythme du tout… Plus d’horaires, plus de routine… Le petit lui, AIME ses habitudes. Alors, si on lui demande de faire des concessions sur quelques détails, faisons, nous aussi, une partie du chemin. Ok on veut profiter, mais n’oubliez pas qu’un enfant a besoin de sommeil jusqu’ à 3 ans. On évite : faire sauter la sieste et le coucher plus tôt pour s’en « débarrasser » et profiter de la soirée (Qui y a pensé ? Nous ?) ou le coucher plus tard pour qu’il se « lève plus tard ». Alala ça se saurait si ça marchait comme ça ! Au contraire : le sommeil appelle le sommeil. Un bon rythme, même en vacances promet du repos pour tout le monde. Une sieste de 2h minimum en journée, et un rituel du coucher le soir c’est la base. Vous voulez profiter ? Prenez une nounou de confiance ! Qui dit vacances ne dit pas fin de la routine ! Désolées… C’est reparti pour le traditionnel bain, rituel du dîner, petite histoire, câlin, et au lit ! Comme à la maison ! Plus que jamais, quand bébé traverse toutes ces nouvelles phases : jeux, plage, balade… Il a besoin de son petit moment de réconfort en fin de journée. Idéal : partir avec le lit parapluie de la maison. L’habitude est là, il s’y sent - presque - comme à la maison. Sinon : emmener un drap de la maison ! LE tips pour que bébé se sente comme chez lui.
Adaptation et flexibilité
Il est important d’être à l’écoute de son enfant et d’adapter la routine en fonction de ses besoins. Parlez à votre cher et tendre, il paraît qu’il comprend TOUT. « On va partir et prendre l’avion mon petit bébé, tu vas dormir dans une chambre d’hôtel avec tes petits parents. » On sait pas si ça marche, mais si vous, ça vous rassure alors BAN-CO. On vous ressort le laïus sur les bébés-éponges ? Probablement. Si VOUS êtes détendus alors bébé le sera aussi. Le truc le plus culpabilisant du monde. Vous savez quoi ? Si vous êtes stressés c’est aussi normal. Acceptons-le plutôt que de refuser nos émotions !
Régressions du sommeil : comprendre et accompagner
Tout au long de son développement, votre bébé peut traverser des phases de régression concernant son sommeil. Une phase de régression se produit de façon soudaine et sans aucune cause apparente, alors que votre enfant semblait avoir trouvé un rythme de sommeil plutôt stable. Cela ne veut pas forcément dire que votre bébé dormait parfaitement bien avant. On parle alors de régression du sommeil. Pour ma part, je n’aime malgré tout pas ce terme. Avec les enfants, les phases de développement sont nombreuses ! Le bébé et l’enfant traversent de nombreux changements au fil des âges. Je préfère parler de phases d’évolutions car le bébé n’est pas en train de « perdre » ou d’oublier quelque chose, il acquiert de nouvelles compétences ! Il concentre alors son énergie à cette acquisition en régressant sur d’autres. Et ce n’est qu’une période. Un exemple : vous couchez votre enfant comme tous les soirs, et il pleure, hurle, tend les bras, et l’endormissement parait impossible sans votre aide. Vous finissez par l’endormir en le berçant ou en restant à côté. Le tableau n’est pas toujours complet mais ce qui est sûr, c’est que votre enfant ne dort pas « comme d’habitude ». Identifier la cause d’une régression se fait souvent une fois la régression passée ! L’apprentissage de la marche, une poussée dentaire, les débuts d’un mode de garde, une période d’angoisse de séparation. La cause reste parfois un mystère…mais le plus important est de voir son enfant retrouver un sommeil serein ! Les régressions sont passagères !
Âges des régressions
- Vers 3 semaines : Un pic de croissance peut perturber le sommeil. La digestion se met en place et peut générer quelques désagréments (reflux, coliques, etc).
- Vers 4 mois : Le rythme circadien se met en place et les rythmes de siestes apparaissent peu à peu. Ces changements physiologiques peuvent engendrer des difficultés à aller vers l’endormissement et à enchainer les cycles de sommeil, avec des pleurs plus fréquents et des réveils nocturnes qui peuvent s’installer toutes les heures.
- Vers 6 mois : La motricité se développe et la coordination se met en place. Votre bébé a également débuté la diversification alimentaire. Des découvertes de saveurs et de textures qui engagent toute son attention et son énergie. Ces nouveautés peuvent engendrer quelques troubles du transit et des gazs pendant quelques semaines, le temps que le système digestif de votre bébé s’habitue à ces nouveaux apports.
- Vers 8 mois : Angoisse de séparation.
- Vers 18 mois : Deuxième angoisse de séparation. Le passage au lit de grand.e peut aussi bouleverser le sommeil à cet âge là.
- A 2 ans : L’enfant s’affirme et peut également refuser d’aller dormir : le fameux « pas dodo ! » . Alors que tout se passait bien au coucher, votre enfant se relève, négocie, vous rappelle x fois.
- Vers 3 ans : L’acquisition de la continence, l’approche de la première rentrée, cumulée parfois avec l’arrivée d’un petit frère/ petite sœur font de cet âge une période propice aux régressions.
- Vers 5 / 6 ans : La prise de conscience de la réalité de la mort peut générer quelques cauchemars.
Conseils pour accompagner les régressions
- Ne pas paniquer.
- Maintenir les horaires de siestes et du coucher.
- Prendre le temps d’un rituel de qualité avant de coucher votre enfant.
- Être détendus, parler à votre bébé/enfant.
- Essayer tous les soirs de coucher votre enfant dans son lit.
- Ne pas chercher mille solutions différentes.
- Garder confiance en vous et en lui.
- Si rien ne semble fonctionner, autorisez vous simplement à faire comme vous pouvez.
La préoccupation maternelle primaire : un lien essentiel
Cet article présente la notion de préoccupation maternelle primaire, notion centrale dans l’œuvre de D.Winnicott.
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Qu’est-ce que la préoccupation maternelle primaire?
Donald Winnicott a abordé, dans l’ensemble de ses ouvrages, le thème de l’interaction entre l’individu et l’environnement, principalement avec sa mère. Dans Le bébé et sa mère[1], D. Winnicott attribue une grande importance à la mère et sa fonction maternante. Il explique les processus qui interviennent au début de la vie du nourrisson et souligne l’unité qui lie le bébé à sa mère dans les premiers mois de sa vie. Le bébé a le sentiment de ne faire qu’un avec sa mère. La mère a des compétences innées et développe une intuition concernant les besoins et les désirs de son enfant. L’essentiel des pensées maternelles va au confort du nouveau-né. C’est ce que l’auteur appelle « la préoccupation maternelle primaire ». Il s’agit pour la maman de s’adapter à la vie avec un enfant et d’adapter celui-ci au monde nouveau qu’il découvre à travers elle. Dans leur relation duelle, un processus se met en place : la mère s’identifie à son enfant (en restant adulte) et le bébé s’identifie à sa mère. C’est ce que l’auteur nomme : l’identification primaire. Pour l’auteur, c’est lors de ce moment que tout commence, et que le mot être (ou exister) prend sens.
Description de la préoccupation maternelle primaire
Dans son article de 1956 intitulé « La préoccupation maternelle primaire » (dans Psychanalyse et Pédiatrie), Donald Winnicott décrit les caractéristiques de ce lien mère enfant. Nous en retiendrons trois points essentiels :
- La PMP : un état des relations mère enfants qui n’avait pas été étudié
Selon Winnicott « juste après la naissance du bébé, nous trouvons chez la mère un état très spécifique, une condition psychologique que l’on pourrait par exemple nommer : préoccupation maternelle primaire par exemple ». Pour le pédiatre anglais, « personne n’a encore prêté une attention suffisante à cet état psychiatrique très particulier de la mère »
- Un moment assez court qui a tendance à être oublié par la suite
Pour Donald Winnicott la préoccupation maternelle primaire est une période précise du lien mère enfant :
* Il s’agit d’une sensibilité particulière de la mère qui se développe peu à peu au cours de la grossesse, en particulier à la fin de celle-ci* La préoccupation maternelle primaire dure encore quelques semaines après la naissance de l’enfant* Par la suite, les mères auraient, selon Winnicott, tendance à refouler le souvenir de cet état très spécifique.- La préoccupation maternelle primaire : « une maladie normale »
Pour D.Winnicott, cet état pourrait paraître pathologique s’il n’était pas lié à la naissance du bébé et pourrait être comparé à un état de repli, ou à un état de dissociation au cours duquel un des aspects de la personnalité prend temporairement le dessus. Cet « maladie normale » caractérisée par une attention extrême au bébé et un certain désintérêt pour soi est pourtant essentiel au développement psychique premier du bébé.
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Holding, handling et object presenting
La mère a également un rôle fondamental concernant l’existence psychosomatique de son bébé. En effet, il ne peut se développer correctement sans la présence d’un être humain qui participe au Holding et au Handling :
- le Holding ; qui est l’art de porter physiquement et psychiquement le bébé.
- le Handling ; qui est la manière d’être concrètement en contact avec le bébé, dans les soins très fin du maternage.
- l’Object Présenting ; qui renvoie à la manière dont la mère propose le monde à l’enfant. C’est la capacité de la mère à mettre à disposition de l’enfant l’objet, pour lui permettre d’avoir l’impression de l’avoir crée.
La mère suffisamment bonne
D. Winnicott ajoute « si on part du principe que la mère est en bonne santé psychique (et que tout se passe bien) elle établit aussi les bases de la force de caractère et de la richesse de la personnalité [2] » Par la suite, l’enfant pourra progressivement ressentir et affirmer son autonomie, grâce aux processus de maturation dont il a hérité. La relation privilégiée que le bébé a avec sa mère est donc fondamentale pour son bon développement et processus de maturation.
L’attention maternelle chez l’enfant plus âgé
L’auteur précise que, même s’il concentre essentiellement son discours sur les bébés et la manière dont les mères s’en occupent, cela n’exclue pas les enfants un peu plus âgés. Ils n’auront pas besoin des soins d’un nouveau-né mais parfois, l’enfant plus grand, redevient bébé pendant quelques minutes ou quelques heures. Par exemple, un enfant tombe, sous le choc il se met à pleurer et se dirige vers sa mère. Celle-ci le prend instinctivement dans ses bras, de façon calme et vivante à la fois, pour le consoler. Puis, une fois les larmes séchées, l’enfant découvre sa mère, qui par la suite le pose à terre tout naturellement. Cet exemple illustre le fait que l’enfant, même plus âgé, aura toujours besoin du soins et de l’attention que l’on retrouve dans la relation primaire, pour qu’il puisse se sentir en sécurité et continuer à avancer.
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