Il est fréquent que les parents rencontrent des difficultés avec le sommeil de leur bébé, surtout autour de l'âge de 14 mois. Les pleurs au coucher peuvent être une source de stress et de fatigue pour toute la famille. Cet article explore les causes possibles de ces pleurs et propose des solutions pour aider votre enfant à retrouver un sommeil paisible.

Comprendre le Sommeil de Bébé

Normalement, un nourrisson fait des nuits complètes après l’âge de 6 à 8 mois. Cependant, il est essentiel de comprendre que chaque enfant est unique et que son rythme de sommeil peut varier. Deux à trois mois sont nécessaires à votre bébé pour mettre en place un rythme de sommeil. Les rythmes veille-sommeil se mettent progressivement en place et c’est tout à fait normal. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir si votre enfant se réveille plusieurs fois pendant la nuit, ces éveils sont normaux. Autour de trois mois, votre bébé commence à réguler son sommeil, mais il faut parfois attendre jusqu’à l’âge de 6-7 mois pour qu’il dorme sans vous réveiller la nuit. Au cours des trois premiers mois, son sommeil est agité, interrompu par de fréquents éveils, mais attendez qu’il soit bien éveillé avant de le prendre dans vos bras. Cette période est parfois difficile, les premières semaines sont fatigantes mais c’est normal. Pas d’inquiétude, une période de maturation cérébrale est nécessaire à votre bébé pour apprendre à dormir tranquillement. Il a besoin de grandir encore un peu.

On parle de trouble du sommeil lorsque le nourrisson ou l’enfant a du mal à s’endormir, ou se réveille la nuit, ou fait des cauchemars toutes les nuits ou plusieurs fois par semaine pendant souvent plusieurs semaines.

Causes Possibles des Pleurs au Coucher à 14 Mois

À partir de 9 mois, l’origine des troubles du sommeil est différente. En effet, le sommeil est un moyen d’expression pour votre enfant, c’est un langage qui lui permet d’exprimer ses peurs, ses malaises. Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi un bébé de 14 mois pleure au moment du coucher :

Anxiété de séparation

Entre 8 et 18 mois, il est courant que les enfants ressentent une anxiété lorsqu’ils réalisent qu’ils vont être séparés de leurs parents pour la nuit. Cette angoisse de séparation est une étape normale du développement. Votre enfant peut avoir peur de se retrouver seul et pleurer pour attirer votre attention.

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Fatigue

Les bébés ont besoin de beaucoup de sommeil pour leur développement. La fatigue est une autre cause fréquente. Si un nourrisson est trop fatigué, il peut avoir du mal à s’endormir et exprimer son inconfort par des pleurs. Ne le privez pas de sommeil en journée : s’il dort peu en journée, cela peut majorer les problèmes d’endormissement. Plus votre enfant est fatigué, moins il dormira. Essayez de comprendre le rythme de votre bébé : il est primordial de repérer le moment où il est fatigué et où il faut le coucher pour ne pas louper le coche. S’il pleure, c’est peut-être aussi tout simplement parce qu’il n’a pas sommeil. Limitez les siestes de fin de journée : cela peut cependant être une solution de faire sauter la dernière sieste ou la réduire pour éviter d’empiéter sur le sommeil de la nuit.

Inconfort physique

L’inconfort physique est une cause des difficultés de bébé avant de dormir. Une couche sale peut le déranger. La faim est un autre facteur à considérer. Les bébés ont des besoins nutritionnels élevés et peuvent avoir besoin de manger avant de s’endormir paisiblement. Assurez-vous tout d’abord que les troubles du sommeil de votre enfant sont réguliers. Est-ce qu’il s’agit de troubles d’endormissement ou de réveils au milieu de la nuit ? Sont-ils isolés ? Pour parler de troubles sévères du sommeil, il faut compter plusieurs réveils prolongés par semaine.

Habitudes de sommeil

Le conditionnement anormal à l’endormissement est le trouble du sommeil le plus fréquent du jeune enfant : il ne s’endort pas dans sa chambre; il est incapable de s’endormir sans biberon ou sans être allaité, sans être bercé, sans être promené en voiture ou couché contre ses parents, sans leur présence jusqu’à l’endormissement. Le sommeil avant minuit est généralement très stable mais des éveils répétés surviennent à partir de minuit.

Facteurs environnementaux

Si bébé pleure, c’est peut-être aussi une question d’environnement. Réaménagez la chambre de bébé pour qu’elle soit comme un cocon qui va favoriser le sommeil : adoptez une lumière tamisée le soir ; créez une ambiance calme (silence, musique douce) ; ne surchauffez pas la chambre pour ne pas générer d’inconfort ; disposez le lit dans un coin ; faites en sorte que votre tout petit puisse voir l’entrée de la chambre.

Changements et perturbations

Si votre enfant se réveille fréquemment, ces troubles peuvent accompagner des étapes importantes de son développement qui mobilisent son esprit et le maintiennent éveillé. C’est le cas de l’acquisition de la marche, de la mise en place d’un nouveau mode de garde, de changements de rythme dus à un déménagement ou des vacances, étapes importantes qui alimentent les rêves de votre bébé. Les troubles du sommeil de votre enfant peuvent aussi être la manifestation d’une incompréhension, d’une inquiétude de votre bébé qui ressent des difficultés relationnelles dans votre couple, dans votre famille. Rassurez-le, apaisez-le pour éloigner ses angoisses.

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Problèmes médicaux

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est très fréquemment évoqué chez les nourrissons de moins de six mois, mais les véritables RGO provoquant des troubles du sommeil sont certainement beaucoup plus rares qu’on ne l’imagine. Le plus souvent, le RGO entraîne avant tout des régurgitations. Mais des douleurs peuvent parfois empêcher votre bébé de dormir. Essayez de faire des pauses au milieu des tétées pour limiter la quantité d’air absorbée par votre enfant, évitez les couches ou les vêtements trop serrés qui compriment l’estomac de votre enfant. L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) peut également entraîner des troubles du sommeil, mais également des signes très variés comme des régurgitations, des signes respiratoires ou de l’eczéma.

Terreurs nocturnes et cauchemars

Les cauchemars surviennent en deuxième partie de nuit, ce sont des mauvais rêves que l’enfant peut raconter. Les terreurs nocturnes arrivent toujours dans le premier tiers de la nuit, elles sont dues à un bref réveil lors de la phase de sommeil lent et profond. Votre enfant crie, ne vous reconnaît pas, est agité, transpire, peut prononcer des paroles incohérentes… L’épisode, généralement unique, a un début très brutal et peut durer en général de 1 à 10 minutes. Il convient alors de rester près de lui et attendre qu’il se rendorme.

Opposition et affirmation

Ces troubles peuvent parfois être liés à une phase d’opposition et au désir du petit enfant de s’affirmer. Ce sont les parents qui décident des règles du coucher et non l’inverse, mais ces derniers doivent veiller à respecter le rythme de l’enfant.

Solutions et Conseils Pratiques

Pour aider votre bébé de 14 mois à mieux dormir, voici quelques stratégies à mettre en place :

Établir une routine du coucher

Le rituel du coucher est un moment privilégié à ne pas rater afin d’aider votre bébé à s’apaiser. Ces troubles sont le plus souvent dus à des difficultés de séparation au moment du coucher. Ils doivent être anticipés et rapidement corrigés car le risque est de tomber dans une relation conflictuelle et complexe au moment du coucher.

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Une routine de coucher régulière peut aider à signaler à bébé qu’il est temps de dormir. Des activités apaisantes comme un bain chaud, une histoire ou une berceuse peuvent favoriser un endormissement plus facile. La répétition de ces gestes rassure votre enfant et crée un cadre sécurisant. N’expédiez pas le coucher : prenez le temps de faire le rituel du coucher, surtout s’il est gardé en journée, et appréciez ce tête-à-tête avec votre petit bout.

Créer un environnement propice au sommeil

Si bébé pleure, c’est peut-être aussi une question d’environnement. Réaménagez la chambre de bébé pour qu’elle soit comme un cocon qui va favoriser le sommeil : adoptez une lumière tamisée le soir ; créez une ambiance calme (silence, musique douce) ; ne surchauffez pas la chambre pour ne pas générer d’inconfort ; disposez le lit dans un coin ; faites en sorte que votre tout petit puisse voir l’entrée de la chambre. L’atmosphère de la maison doit également être paisible… et vous, le parent, le plus zen possible.

Rassurer et sécuriser

Offrez un doudou ou un objet de transition pour apporter un sentiment de sécurité à bébé. Passez du temps de qualité avant le coucher : si bébé multiplie les réveils nocturnes, c’est peut-être parce que son réservoir émotionnel n’a pas été rempli. Appliquez toujours les mêmes règles de coucher, même en vacances, toujours dans le même ordre.

Gérer les habitudes d'endormissement

Casser certaines habitudes pour limiter les pleurs. Endormissement dans les bras, dans votre lit ou dans un porte-bébé… Vous aussi vous avez peut-être pris des habitudes qui vous convenaient à vous ainsi qu'à bébé pendant une période et vous souhaitez y mettre fin aujourd'hui ? Ne culpabilisez pas, vous n'êtes pas seuls ! Devenir parent implique que l’on fasse des choix parfois moins bien que d'autres. On fait surtout ce que l’on peut parfois ! Et c’était sans doute la seule solution que vous avez trouvée pour ne pas laisser pleurer bébé à un moment donné.

Le biberon du soir ne doit pas être associé à l’endormissement. Il devra être pris en dehors de la chambre, en dehors du lit. Si des alimentations nocturnes persistent, diminuez progressivement la quantité des biberons de 20 ml en 20 ml. Mais un bébé de plus de 6 mois en bonne santé n’a plus besoin d’être alimenté la nuit.

Apprendre à s'endormir seul

Heureusement, tout cela peut être rectifié. Il faut y aller par étape : le but est que votre bébé parvienne à s’endormir dans son lit en votre présence pour finir par ne plus avoir besoin de vous : posez-le dans le lit et attendez qu’il s’endorme en votre présence ; mettez-le au lit et éloignez-vous du lit le temps une fois que vous l’avez déposé ; enfin, au bout d’une semaine ou deux - cela dépend de votre enfant -, posez-le puis quittez la pièce après lui avoir dit bonne nuit.

Il apprendra progressivement à trouver des façons de se rassurer et de s’apaiser, sans votre intervention, mais aussi que le lendemain matin, vous vous retrouvez toujours.

Technique du "laisser pleurer"

La décision d’intervenir ou non vous revient : tout dépend des préférences parentales et des besoins individuels de chaque nourrisson. Certaines familles optent pour ce que l’on nomme la « méthode du laisser pleurer« , qui laisse l’enfant pleurer pendant des périodes limitées avant d’intervenir. Cette méthode est souvent choisie dans l’espoir d’enseigner aux bébés à s’endormir seuls et à développer leurs compétences d’autorégulation.

D’autres parents, en revanche, préfèrent répondre immédiatement aux pleurs de leur enfant, estimant que cela renforce le lien affectif et répond aux besoins émotionnels du bébé. Ils viennent apporter réconfort et sécurité au bébé qui pleure dans son sommeil, surtout en cas de cauchemars ou de terreurs nocturnes.

Considérer le cododo

Si malgré toutes vos tentatives votre bébé continue de pleurer, le cododo peut s’imposer à vous comme un moyen de le faire dormir… et que vous puissiez vous aussi reposer. Il suffit d’observer des règles de sécurité, comme ne pas faire dormir bébé directement dans le lit en raison des risques d’écrasement ou encore de chute que cela représente : prévoyez plutôt un lit cododo ou, si votre enfant est plus grand, un matelas au sol.

Attitude parentale

Vous le savez : les bébés sont des éponges. Et votre état émotionnel peut influencer celui de votre enfant. Nous vous conseillons de rester calme et serein même en période de stress. L’atmosphère de la maison doit également être paisible… et vous, le parent, le plus zen possible.

Quand consulter un médecin ?

Face à un trouble du sommeil persistant, il est conseillé de consulter le médecin de votre enfant afin qu’il vous aide à réorganiser les rythmes veille-sommeil et les phases de l’endormissement. Il est important de discuter du sommeil de votre bébé à chaque visite avec son médecin ou à la PMI afin que l’on puisse vous conseiller, mais aussi vous rassurer sur son évolution.

Les problèmes de sommeil entre la naissance et 3 ans ont une cause médicale dans 15 à 20% des cas seulement. Ce sont les signes qui tendent à se répéter et qui persistent dans le temps, qui peuvent alerter : le bébé s’agite et crie, il parait souffrir. Il pleure de façon inhabituelle et prolongée, et se montre réticent à toute consolation.

Régression du Sommeil

Alors que votre enfant faisait enfin ses nuits, tout à coup il ne veut plus se coucher, pleure pendant le rituel, se réveille plusieurs fois la nuit, refuse les siestes ! Lorsque vous êtes devenus parents, on vous avait prévenus : le sommeil les premiers mois, ce n’est pas la folie ! Mais personne ne vous avait parlé des régressions du sommeil. Tout au long de son développement, votre bébé peut traverser des phases de régression concernant son sommeil.

Une phase de régression se produit de façon soudaine et sans aucune cause apparente, alors que votre enfant semblait avoir trouvé un rythme de sommeil plutôt stable. Cela ne veut pas forcément dire que votre bébé dormait parfaitement bien avant. On parle alors de régression du sommeil. Avec les enfants, les phases de développement sont nombreuses ! Le bébé et l’enfant traversent de nombreux changements au fil des âges.

Identifier la cause d’une régression se fait souvent une fois la régression passée ! L’apprentissage de la marche, une poussée dentaire, les débuts d’un mode de garde, une période d’angoisse de séparation. La cause reste parfois un mystère…mais le plus important est de voir son enfant retrouver un sommeil serein ! Les régressions sont passagères !

Âges des régressions

  • Vers 4 mois: Le rythme circadien se met en place et les rythmes de siestes apparaissent peu à peu. Ces changements physiologiques peuvent engendrer des difficultés à aller vers l’endormissement et à enchainer les cycles de sommeil, avec des pleurs plus fréquents et des réveils nocturnes qui peuvent s’installer toutes les heures.

  • Vers 6 mois: La motricité se développe et la coordination se met en place. Votre bébé a également débuté la diversification alimentaire. Des découvertes de saveurs et de textures qui engagent toute son attention et son énergie. Ces nouveautés peuvent engendrer quelques troubles du transit et des gazs pendant quelques semaines, le temps que le système digestif de votre bébé s’habitue à ces nouveaux apports.

  • Vers 8 mois: A lieu la fameuse angoisse de séparation, très saine et normale pour que l’enfant se réalise en tant que personne à part entière. Mais qui génère parfois des pleurs à l’endormissement et au moment où papa et maman quittent la chambre.

  • Vers 18 mois: Une deuxième angoisse de séparation a lieu. L’enfant peut paraître angoissé au moment du coucher, pleurer lors des séparations et rechercher constamment vos bras en journée.

  • A 2 ans: L’enfant s’affirme et peut également refuser d’aller dormir : le fameux « pas dodo ! » . Alors que tout se passait bien au coucher, votre enfant se relève, négocie, vous rappelle x fois. Vous vous reconnaissez ? A deux ans, les premières peurs apparaissent.

La durée d’une régression est en général entre 3 semaines et 6 semaines. Cela peut paraître long, surtout quand plusieurs phases de régressions s’enchaînent. C’est souvent le cas la première année, voire la deuxième. Mais vous devez observer des phases de meilleur sommeil entre les périodes de régression. La phase de régression peut cesser du jour au lendemain.

Conseils pendant une régression

  • Ne pas paniquer
  • Les horaires de siestes et du coucher le soir ne doivent pas être modifiés.
  • Durant cette période de régression, prenez le temps d’un rituel de qualité avant de coucher votre enfant.
  • Soyez détendus, parlez à votre bébé/enfant. Riez avant d’entrer dans la chambre, et ne pensez pas à ce qui va se passer après.
  • En essayant tous les soirs de coucher votre enfant dans son lit. Ne tombez pas dans le côté systématique en ne cherchant même plus à le/ la poser. Et ne cherchez pas mille solutions différentes.
  • Si rien ne semble fonctionner, autorisez vous simplement à faire comme vous pouvez. Si pendant un temps il faut bercer votre enfant pour qu’il s’endorme faites le sans culpabiliser.

L'Importance du Sommeil

Le sommeil joue un rôle crucial dans le développement et la croissance de votre bébé. Un mauvais sommeil peut avoir un impact sur le développement cognitif de l’enfant. Le manque de sommeil a des répercussions sur la mémoire, les capacités d’apprentissage, l’humeur… Il y a aussi un lien avec la santé globale : un enfant qui dort mal est plus vulnérable aux maladies, présente un risque accru d’obésité, des performances cognitives diminuées, et une tendance à l’hyperactivité deux à trois fois plus fréquente.

Les répercussions sur les parents sont également majeures. Le manque de sommeil parental peut mener à de l’épuisement, à des tensions conjugales, voire à des situations de maltraitance. Le lien entre insomnie infantile, burn-out parental et dépression est bien établi. Un trouble du sommeil chez l’enfant, s’il n’est pas pris en charge, tend à persister, à évoluer. Il peut même favoriser, plus tard, des troubles du sommeil chez l’adulte.

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