Il est fréquent que les parents s'inquiètent lorsque leur bébé refuse de boire son biberon. Ce refus peut être dû à de nombreuses raisons, allant de simples préférences gustatives à des problèmes de santé sous-jacents. Cet article explore les causes possibles du refus du biberon chez les bébés et propose des solutions pour y remédier.
Besoins nutritionnels du bébé
Un apport suffisant en calcium est essentiel pour la croissance et le développement du bébé. Puisque l'organisme ne fabrique pas de calcium, ce dernier doit être fourni par l'alimentation. Selon les recommandations de l'Afssa, un bébé a besoin de 400 mg de calcium par jour de 0 à 6 mois, puis de 500 mg par jour jusqu'à 3 ans.
Refus du biberon avant 6 mois
Il est rare qu'un bébé boude son lait avant 6 mois. Si cela arrive, plusieurs facteurs peuvent être en cause :
Question de goût
Le lait infantile nature peut ne plus convenir à bébé. Varier les saveurs du biberon en ajoutant des céréales aux arômes de vanille ou de cacao peut être une solution. Cependant, il est crucial de vérifier que ces compositions soient sans gluten avant 6 mois révolus et de rester raisonnable sur les quantités, car elles apportent beaucoup de sucre à l'alimentation de bébé.
Souci de digestion
Des grimaces ou des agitations après le repas peuvent indiquer un souci de digestion, souvent bénin. Dans ce cas, il est conseillé de consulter un pédiatre qui pourra orienter vers des laits plus adaptés.
Lire aussi: Comprendre les pleurs nocturnes de bébé
Risque d'hypoglycémie et de déshydratation
Si le refus persiste pour les tous petits nourris exclusivement au lait, une consultation rapide chez le pédiatre est impérative en raison du risque d'hypoglycémie et de déshydratation.
Refus du biberon à partir de 6 mois
À partir de 6 mois, le refus du biberon correspond souvent au besoin de bébé de découvrir de nouvelles saveurs, que la diversification alimentaire ait commencé ou non. C'est une étape normale du développement où bébé exprime son envie de changement.
Introduction de nouvelles saveurs
Si vous alternez déjà biberons et cuillère, bébé a découvert de nouveaux goûts et une autre façon de manger. Il est donc normal qu'il boude ses biberons ou ne les termine pas.
Diversification alimentaire
Si la diversification alimentaire n'a pas encore commencé, c'est le moment de l'introduire. Dès les premiers refus, il est conseillé de réduire le nombre de biberons pour que bébé accepte mieux ceux restants, tout en diversifiant les autres repas pour pallier la baisse de calcium.
On peut supprimer le biberon du soir et donner davantage de lait le matin, jusqu'à 240 ml au lieu des 150 ml traditionnels. Le soir, le midi et au goûter, d'autres laitages peuvent prendre le relai. Il est essentiel de calculer correctement pour que bébé ait sa dose journalière de 500 ml de lait, en tenant compte que 120 ml de lait équivalent à 1 yaourt, 2 petits suisses de 30 g ou 20 à 30 g de fromage.
Lire aussi: Types et matières de sous-vêtements pour bébé
Hydratation
Une fois le nombre de biberons réduit et l'apport de calcium compensé, il est important de veiller à bien hydrater bébé, car le lait contient 90% d'eau. Si bébé rejette son apport de lait du matin, on peut ajouter des céréales, en choisissant des farines avec gluten après 6 mois.
Imitation des aînés
Bébé peut aussi refuser le biberon simplement parce qu'il veut faire comme les grands, surtout s'il voit ses aînés boire au bol.
Pièges à éviter
Il est préférable d'éviter de donner des laitages industriels pré-sucrés à bébé et de les sucrer soi-même avec une petite cuillère à café de sucre ou de miel. Si bébé ne mange pas encore de viande et qu'il manque d'apport en fer, des yaourts au lait de croissance, riches en fer, peuvent compenser.
Écoute de bébé
Il est crucial d'écouter bébé même s'il ne parle pas. S'il refuse son lait, il ne faut pas insister et retenter plus tard. L'équilibre alimentaire se fait sur une semaine, et un refus ponctuel n'est pas grave si la diversification alimentaire a démarré et que le lait n'est plus sa seule source nutritionnelle.
Facteurs influençant la prise du biberon
Plusieurs facteurs peuvent influencer la prise du biberon chez le bébé :
Lire aussi: Guide complet : varicelle chez le bébé allaité
Installation et position
Il est important de s'assurer d'être bien installé avec bébé pour la prise du biberon. Vérifier la position de l'enfant et s'assurer qu'il est dans une position adaptée pour prendre son biberon.
Problèmes médicaux
Si bébé repousse son biberon avec les mains après avoir pris quelques gorgées, il est conseillé de consulter un médecin. Il est possible qu'il soit dérangé par un petit souci au niveau de l'œsophage, voire même un reflux non perçu.
Alternative au biberon
On peut proposer un autre contenant si le biberon pose problème, comme un petit verre, une petite tasse avec une paille ou un petit gobelet en plastique.
Faim prématurée après le biberon
Si bébé semble avoir faim 2 heures après le biberon, cela peut être dû à plusieurs facteurs :
Digestion rapide
Certains bébés digèrent rapidement le lait, ce qui explique qu'ils puissent avoir faim peu de temps après leur repas. Cela peut être dû à la qualité du lait ou à la manière dont le biberon est préparé.
Biberon inadapté
L'utilisation d'un biberon inadapté ou d'une tétine trop petite peut provoquer une sensation de faim prématurée chez bébé, entraînant une prise de lait insuffisante.
Besoin de réconfort
Il est possible que bébé demande un biberon peu de temps après le précédent simplement parce qu'il a besoin de réconfort et a envie d'être dans les bras de ses parents.
Solutions
Pour éviter que bébé ait faim peu de temps après son biberon, on peut essayer d'augmenter légèrement la quantité de lait donnée, sans trop surcharger l'estomac. Selon l'âge de bébé, on peut envisager de passer à un lait épaissi ou à une formule spécifique recommandée par un médecin ou un pédiatre. Si bébé réclame un biberon par besoin de réconfort, on peut lui offrir d'autres formes de réassurance comme des câlins ou des caresses.
Il est recommandé de laisser bébé faire des pauses pendant son biberon pour faciliter sa digestion et lui permettre de ressentir la sensation de satiété. Une température de lait trop chaude ou trop froide peut perturber la digestion de bébé et provoquer une sensation de faim prématurée.
Si malgré ces efforts, bébé continue à réclamer à manger peu de temps après son biberon, il est conseillé de consulter un pédiatre pour écarter d'autres facteurs médicaux tels que des infections ou des problèmes hormonaux.
Biberon à la demande ou à heure fixe
Le choix entre le biberon à la demande et le biberon à heure fixe dépend des besoins du bébé et de son rythme naturel. Le biberon à la demande favorise l'écoute des signaux de faim, la régulation de l'appétit et le sentiment de sécurité affective, tandis que le biberon à heure fixe peut rassurer certains parents et aider à structurer la journée, surtout chez les bébés plus grands.
Alternatives à l'allaitement
Bien sûr, rien ne vaut le lait maternel. C'est l'aliment le plus sain que vous puissiez donner à votre bébé. Mais que faire si votre lait n'est pas suffisant pour satisfaire votre bébé ? Ou si votre bébé ne prend pas de poids assez rapidement après la naissance ? Une alimentation complémentaire est alors souvent conseillée. Les biberons sont souvent proposés comme une solution rapide aux problèmes d'allaitement.
Il est normal que les bébés perdent du poids dans les premiers jours suivant la naissance. Une perte allant jusqu'à sept pour cent du poids de naissance est considérée comme "normale". Si la perte de poids est de sept pour cent ou plus, il est judicieux d'organiser une consultation en allaitement ou une session de soutien pour vérifier si votre bébé reçoit suffisamment de lait. En revanche, si votre bébé a perdu plus de 10 % de son poids, c'est une raison pour commencer une alimentation complémentaire et d'aller au fond des choses.
Un allaitement fréquent et prolongé au cours des premiers jours stimule la production de lait. Si la prise de poids est inférieure à la limite appropriée à l'âge de l'enfant, il convient d'en comprendre davantage la cause. Si votre bébé ne reçoit pas assez d'énergie, cela peut affecter son développement physique. Dans ce cas, une alimentation complémentaire peut s'avérer nécessaire.
Chaque goutte de lait maternel compte, car elle contient les substances de défense de l'organisme. Mais si votre lait ne suffit pas pour un allaitement complet, il n'y a pas de honte à le compléter par une pré-nutrition. Si vous consultez très tôt une sage-femme ou une conseillère en allaitement, il y a de fortes chances pour que vous parveniez à augmenter votre production de lait et que vous puissiez bientôt (re)donner le sein.
Une fois que vous avez décidé de compléter votre allaitement, il existe plusieurs options différentes. En fonction du nombre de millilitres de lait nécessaires, vous pouvez commencer par utiliser un distributeur au doigt, un distributeur au gobelet (par exemple Softcup), une seringue, une pipette, une cuillère à café ou un kit d'allaitement au lieu d'un biberon. Au cours des premières semaines en particulier, votre bébé pratiquera l'allaitement groupé (allaitement fréquent pendant plusieurs heures) pour stimuler votre production de lait. Au début, jusqu'à ce que l'allaitement se passe bien, évitez autant que possible les tétines et les biberons.
Conseils pratiques si bébé refuse le biberon
Si votre bébé refuse son biberon, voici quelques astuces pratiques :
- Revoir les bases : Relever la tête de bébé, présenter la tétine doucement, maintenir le biberon à un certain angle et faire faire son rot à bébé pendant et après le biberon.
- Rappeler sa maman : Envelopper bébé dans quelque chose qui rappelle l'odeur de sa maman.
- Privilégier le contact peau à peau : Certains bébés allaités préfèrent le contact peau à peau.
- Bouger pendant le biberon : Bercer bébé ou marcher en le portant dans les bras peut aider.
- Essayer différentes tétines ou températures de lait : Faire des tests avec des tétines et des températures de lait différentes.
Choix du biberon
Choisir un bon biberon peut faciliter la transition du sein à la tétine. Il est essentiel de choisir un biberon anti-colic avec valve intégrée dans la tétine et un format facile à tenir. Le biberon Philips Avent Natural, doté d'une tétine douce avec des alvéoles de confort, est une excellente option.
Sommeil et alimentation
Le sommeil et l’alimentation de l’enfant sont deux piliers indissociables de sa croissance. Pour l’alimentation comme le sommeil, c’est toujours à la demande ! Un bébé allaité au biberon va t-il faire ses nuits plus vite qu’un bébé allaité au sein ? C’est la question que se posent de nombreux parents. Il est vrai que de manière générale, il existe bien des différences de sommeil entre les deux.
En effet, lorsque bébé est nourri au biberon, l’adulte va progressivement adopter un rythme et augmenter les quantités. Cela aura pour effet d’espacer les tétées. Un enfant qui va boire des biberons en journée toutes les 4 heures par exemple sait patienter. Il est habitué et n’écoute plus ses sensations de faim. Les quantités de lait au biberon sont plus importantes qu’au sein car le lait coule plus vite, sans effort pour l’enfant. Un bébé allaité doit, quant à lui, faire cet effort pour prélever le lait. De ce fait, les quantités proposées à bébé sont contrôlées par le parent et souvent plus importantes en journée. Il est donc fort probable que ses plages de sommeil nocturne soient plus longues plus rapidement.
Attention, cet apport de liquide trop rapide au biberon ou en trop grandes quantités peut entraîner des problèmes de digestion voire du reflux (le fameux RGO). Lorsque c’est le cas, fractionner les repas en proposant de plus petites quantités au biberon est recommandé pour le confort de bébé. Au sein, quelles différences ? Le bébé aura besoin de téter toutes les 2 ou 3 heures car ses quantités seront moins importantes qu’au biberon (entre 80 et 150ml). C’est une très bonne chose, il est acteur de son allaitement et à l’écoute de sa faim et de ses sensations. Cela respecte également sa physiologie. Pour l’allaitement nocturne, on ne conseille pas de supprimer de tétées. En effet, cela peut entraîner des engorgements et une possible baisse de lactation.
C’est pour cette raison qu’en général, un bébé allaité continue de téter la nuit jusqu’à 9/10 mois pour couvrir ses besoins nutritionnels sur 24h mais également afin de maintenir une lactation adaptée. Nous vous encourageons à faire confiance à votre bébé. Quand il sera prêt, le sevrage nocturne arrivera spontanément pour qu’il fasse enfin des nuits complètes vers 12 mois (ou bien plus tard, et c’est ok!). Il arrive parfois que, spontanément, des bébés allaités au sein arrêtent de téter la nuit vers 3 ou 4 mois (ce qui est tout de même rare). Si la maman a une hyper lactation et que les tétées sont efficaces en journée, il est probable qu’il couvre ses besoins nutritionnels en journée. De ce fait, il arrêtera de téter la nuit.
Si bébé n’a que 4 tétées par jour par exemple sur un allaitement dit classique (entre 80 et 150ml par tétée) et qu’il commence la diversification alimentaire, il n’aura pas l’apport lacté suffisant pour couvrir 100% de ses besoins nutritionnels. De ce fait, s’il ne réveille plus la nuit pour manger, il puisera progressivement dans ses réserves. En lui proposant plus régulièrement le sein ou des petits biberons, l’apport lacté en journée sera intensifié. De ce fait il aura moins besoin de se nourrir la nuit. Pour les bébés au biberon, n’hésitez pas à mettre en place une méthode plus physiologique pour le nourrir. La méthode « Paced bottle feeding » est idéale pour respecter la satiété de bébé. Elle consiste à le tenir bien droit en lui proposant le biberon à l’horizontale afin qu’il fournisse un effort pour téter. Il boira ainsi moins vite, à son rythme. Il prendra certainement des quantités moins importantes, c’est normal. N’hésitez pas à lui proposer plus souvent.
Lorsque vous démarrez la diversification alimentaire de bébé, continuez à lui donner son lait, il reste l’aliment principal durant sa première année de vie. Vers 3/4 mois, un bébé va aussi commencer à beaucoup s’éveiller et à s’intéresser au monde qui l’entoure. De ce fait, il peut téter de manière beaucoup moins efficace. S’il est diversifié et mange de tout, qu’il a bien 4 repas par jour et 500 à 600ml de lait par jour, il n’en a plus besoin non plus. S’il se réveille la nuit, il peut s’agir d’un micro réveil. Votre enfant change de cycle de sommeil et commence à s’agiter. S’il pleure, attendez quelques minutes avant d’intervenir, il se rendormira probablement seul, à condition qu’il en soit capable. En effet, si votre bébé a besoin de vous pour s’endormir, que ce soit aux bras ou au sein, cela devient sa stratégie d’endormissement principale. Il aura ainsi besoin de retrouver les mêmes conditions pour se rendormir à nouveau. En matière d’endormissement, il n’y a pas une seule façon de faire. Fiez-vous à votre ressenti et accompagnez bébé autant que nécessaire. L’endormissement autonome est une grande étape dans le développement de votre enfant. Il est tout à fait possible de le mettre en place progressivement dès les premières semaines mais ce n’est pas la seule façon de faire !
tags: #bebe #biberon #ne #suffit #plus #causes
