Introduction

Le désir d'enfant transcende les normes traditionnelles de la parentalité. L'évolution des mœurs et des technologies a ouvert de nouvelles voies pour les personnes et les couples non hétérosexuels souhaitant fonder une famille. Cet article explore les intersections complexes entre la fécondation gay, les pratiques BDSM, et les nouvelles définitions de la parentalité, en s'appuyant sur des études sociologiques et des observations des plateformes numériques dédiées à la coparentalité.

La Coparentalité : Une Alternative à l'Hétéronormativité

Se lancer dans un projet parental n’est pas toujours simple, que l’on soit une femme engagée dans une procréation médicale assistée (AMP), une femme célibataire et/ou lesbienne, ou un homme gai à la recherche de la ou des personnes adéquates. La coparentalité, où deux individus sans lien amoureux ou sexuel conçoivent et élèvent un enfant ensemble, émerge comme une alternative viable. Cette approche met en lumière l'importance de l'intentionnalité dans la venue d'un enfant, un concept particulièrement pertinent chez les couples lesbiens ou gais, où l'on parle souvent de "parent d'intention".

Les Sites de Coparentalité : Des Plateformes de Matching Gamétique

Pour rencontrer un futur père ou une future mère, certaines personnes se tournent vers des dispositifs numériques. L'une des caractéristiques du devenir parent en coparentalité est la construction du projet et la discussion de sa mise en place en amont de la conception de l’enfant. Des sites spécialisés dans la coparentalité ou la rencontre de futurs parents prolifèrent, affichant régulièrement les termes "parent" ou "coparent" dans leurs noms de domaine. Ces sites organisent concrètement la médiation entre des gamètes mâles ou femelles, en opérant ce qu’on pourrait lire comme une « renaturalisation du modèle reproducteur ».

Rhétorique Chromique et Binarisme Sexuel

Certains sites investissent une « rhétorique chromique » genrée, le rose et le bleu étant dominants. De nombreux signes passeurs reprennent ce code de couleur, un lien rose devenant bleu lorsque l’on passe le curseur dessus. Ce passage constant entre bleu et rose peut évidemment être interprété comme la nécessaire complémentarité entre une mère (rose) et un père (bleu) pour faire un enfant. Ce choix des couleurs instaure donc visuellement le binarisme de la différence des sexes et la complémentarité nécessaire des gamètes dans la procréation.

Représentations Paradoxales de la Parentalité

L'affirmation visuelle de la différence des sexes cohabite sur ces espaces numériques avec la promotion de modèles familiaux sortant du cadre hétéronormatif, notamment par les représentations de la coparentalité observables dans l’iconographie des sites. Des sites sont enrichis d’une partie blogue présentant des articles informatifs répartis dans deux principales thématiques, à savoir la parentalité et les enjeux techniques et biologiques de la reproduction. Pour autant, ces sites ne mettent paradoxalement jamais en scène de configurations familiales caractéristiques de la coparentalité. L’homoparentalité est visible à de multiples occasions, mais la coparentalité réunissant autour d’un ou plusieurs enfants un couple de lesbiennes et un couple de gais ou une femme avec un couple gai n’existe jamais dans les représentations.

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Limites des Dispositifs Techniques

Si les situations de pluriparentalité ne sont pratiquement jamais explicitement représentées sur ces sites, de quelles manières les dispositifs techniques offrent-ils quand même à ce type de configurations familiales la possibilité d’émerger ? La majorité des sites de rencontre entre coparents n’offrent aucune autre option pour se décrire que les termes « homme » et « femme », exclusifs l’un de l’autre. En revanche, ils combinent ces descriptions individuelles contraintes avec la possibilité de contacter absolument n’importe quelle personne sur le site, et ce, potentiellement en dépit de toutes les autres identifications des abonné·e·s, notamment des orientations sexuelles ou des statuts relationnels.

Catégorisation du Sexe et du Genre

Ne proposer dans un formulaire d’inscription sur un site Web que les catégories « homme » et « femme » constitue l’implémentation technique de la différence des sexes. Il existe en fait une véritable épistémologie catégorielle des sites de rencontre, la variété des catégories proposées pour se décrire et les conséquences de cette variété structurant les horizons des échanges en ligne et hors ligne. Les sites de rencontre entre coparents combinent donc à la fois l’usage du binarisme strict et exclusif de la différence des sexes des sites conjugalistes et hétérocentrés et la possibilité offerte par les sites consacrés aux cultures plus explicitement sexuelles de contacter toute autre personne, quels que soient les orientations sexuelles ou les projets relationnels déclarés.

BDSM et Fécondation : Une Exploration des Désirs et des Limites

Le BDSM (Bondage, Discipline, Sadisme, Masochisme) est un ensemble de pratiques sexuelles et relationnelles basées sur le consentement, l'exploration des limites, et l'échange de pouvoir. Bien que souvent associé à la sexualité hétérosexuelle, le BDSM trouve également sa place dans les communautés gaies, où il peut être intégré à des fantasmes de domination/soumission ou à des jeux de rôle spécifiques.

La Sissyfication : Une Forme de Féminisation

Devenir une sissy n’est pas une décision à prendre à la légère, il s’agit d’une transformation séduisante, épanouissante et parfois déconcertante. Une sissy est une personne, généralement un homme, qui a choisi de s’identifier et d’embrasser pleinement sa féminité. Il s’agit d’une forme de féminisation qui peut être sexuelle, romantique ou une expression personnelle. La sissyfication implique de nombreux aspects, allant de l’adoption de vêtements féminins à l’adoption de manières et de comportements socialement féminins.

Outils de Féminisation et Expression de Soi

Pour quiconque souhaite devenir une sissy, des outils de féminisation comme les vêtements, le maquillage et les talons hauts peuvent être essentiels. Les vêtements féminins sont un excellent point de départ pour la sissyfication. Il existe une grande variété de styles et de types de vêtements, allant des robes aux jupes, en passant par la lingerie fine. La lingerie sissy est particulièrement appréciée pour son pouvoir de féminisation. Le maquillage est un autre outil incontournable pour la sissyfication. Il peut aider à accentuer des traits plus féminins, à créer une apparence plus douce et à exprimer une certaine esthétique. Les talons hauts sont une autre caractéristique fréquemment associée à la féminité. Ils peuvent aider à affiner la silhouette, à donner une démarche plus féminine et à augmenter la confiance en soi.

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Le BDSM et la Sissyfication

Le BDSM, et en particulier la fem BDSM, peut jouer un rôle important dans le processus de sissyfication pour certaines personnes. La cage de chasteté est un autre élément qui peut être intégré dans le cadre d’une dynamique BDSM. Elle permet de renforcer le sentiment de soumission et le contrôle sur le corps. En outre, le rôle d’une maîtresse ou d’une dominatrice peut être crucial pour certaines sissies. Cette personne peut guider la sissy dans son processus de féminisation, l’encadrer et la diriger.

Fécondation et Désir

Bien que la fécondation puisse sembler éloignée des pratiques BDSM, elle peut être intégrée dans des scénarios de jeux de rôle ou de fantasmes. Par exemple, une sissy peut fantasmer sur une fécondation forcée ou consentie, dans le cadre d'une dynamique de pouvoir avec un partenaire dominant. Il est crucial de souligner que toute activité sexuelle, y compris la fécondation, doit être basée sur le consentement éclairé et mutuel.

Homosexualité et Société : Luttes pour l'Égalité et Reconnaissance

L'histoire de l'homosexualité est marquée par des luttes pour la reconnaissance et l'égalité des droits. Des événements marquants, tels que l'adoption du mariage pour tous en France, témoignent des avancées obtenues, mais aussi des résistances persistantes.

Chronologie des Luttes et des Avancées

  • 2013 : Parution du livre L’Enfant interdit.
  • 2013 : Parution du livre de Olivia Chaumont D’un corps à l’autre.
  • 2013 : Parution du livre des Patrice Marcilloux Les ego-archives.
  • 2013 : La Tunisienne Meriam Abidi rejoint le mouvement Femen.
  • 2013 : Aux USA, parution du livre de John Irving A moi seul bien des personnages.
  • 2013 : En Suède, adaptation en série télé du livre de Jonas Gardell N’essuie jamais les armes sans gants.
  • 2013 : Au Japon, la conseillère municipale transsexuelle de Tokyo, Aya Kamiyama déclare : « Le poids social se fait sentir sur les enfants, éduqués à se conformer aux normes.
  • 2013 : Grande manifestation des anti-mariages pour tous sous le nom de « La manif pour tous » à Paris.
  • 2013 : En Russie, le journaliste Anton Krassovski révèle son homosexualité sur une chaine de télévision confidentielle Kontr TV.
  • 2013 : Christiane Taubira, garde des Sceaux, déclare à la tribune de l’Assemblée nationale : “Vous avez choisi de protester contre la reconnaissance des droits de ces couples ; c’est votre affaire. Nous, nous sommes fiers de ce que nous faisons.
  • 2013 : Jean-Claude Gaudin déclare dans Marseille l’Hebdo : « En fait, je pense que si la gauche n’avait pas employé le mot mariage, beaucoup de choses pourraient être acceptées. Union civile, amélioration pour les conditions d’héritage. Ils sont allés chercher le mot qui blesse le plus.
  • 2013 : Sylviane Agacinsky écrit dans le Monde : « Cette innovation est souhaitable puisqu’elle contribuera à assurer une pleine reconnaissance sociale aux couples homosexuels qui l’attendent.
  • 2013 : Irène Théry, directrice d’études à l’EHESS, répond dans le Monde à Sylviane Agacinsky.
  • 2013 : La loi est adoptée par l’Assemblée nationale par 329 voix contre 229 voix.
  • 2013 : Les violences homophobes s’accumulent.
  • 2013 : Vote de la loi sur le mariage pour tous à 17h, après 136 heures et 46 minutes de débat, par 331 voix pour, 225 contre, 10 abstentions.
  • 2013 : En République tchèque, le le 1er président de la République élu au suffrage universel direct, Milos Zeman, refuse de signer la nomination de Martin C.
  • 2013 : En Russie, la Douma vote une loi, adoptée en dernière lecture à la quasi-unanimité, réprimant toute propagande homosexuelle (plus exactement de « relations sexuelles non traditionnelles ») auprès des mineurs.
  • 2013 : A Marseille, l’Europride se déroule dans de mauvaises conditions.
  • 2013 : A Marseille, dans le cadre de l’Europride, le CEL organise l’Eurolesbopride, sous le nom de la Fierté lesbienne européenne.

Défis Persistants

Malgré ces avancées, les personnes homosexuelles continuent de faire face à des discriminations et des violences homophobes. La lutte contre ces injustices reste un enjeu majeur pour les communautés LGBTQ+ et leurs alliés.

La Virilité en Question : Performance Sexuelle et Pression Sociale

La virilité est souvent associée à la performance sexuelle, en particulier à la capacité d'avoir et de maintenir une érection. Cependant, cette vision réductrice de la masculinité peut engendrer une pression sociale importante sur les hommes, conduisant à des problèmes d'estime de soi et de dysfonctionnement érectile.

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Dysfonction Érectile : Un Problème de Société

D’après l’OMS, en ces années 2020, un homme sur trois souffre aujourd’hui de « dysfonction érectile ». Les enquêtes se sont multipliées depuis les rapports de Kinsey et de Masters et Johnson sur la sexualité dans les années 1960. Nous en savons beaucoup plus sur le rôle négatif du vieillissement, du stress, du burn out, du tabac, de l’alcoolisme, l’impact du diabète, de l’hypertension, des artères encrassées, des ratés des couples dans les « pannes » des hommes.

Les Exigences de Performance et les Normes Masculines

D’un côté, la fragilité reconnue de la virilité (aucun mâle ne bande à la demande, les pannes sont courantes, les femmes espèrent un bon partenaire sexuel…), de l’autre les « exigences de performances » que réclament nos sociétés aux hommes, prisonniers d’un quadrillage de normes masculines fortes et d’injonctions viriles, tout un scénario obligatoire qu’ils doivent jouer tous les jours sous peine d’être déconsidérés.

La Remise en Cause du Phallus

Depuis l’essor du féminisme dans les années 1970, jusqu’au mouvement #metoo, toute cette symbolique phallique venue de la Bible et de l’Antiquité ont été très critiquées, pour ne pas dire moquées et vilipendées. Au niveau sexuel, cette critique a été relayée depuis les années 1970 par une remise en cause de la survalorisation de l’érection-pénétration dans les rapports amoureux.

Au-delà de la Pénétration

En 2020, l’écrivain Martin Page publiait Au-delà de la pénétration, où il s’interroge : « Et si le corps était un territoire à redécouvrir ? Et si pénétrer c’était passer à côté et fuir ? ». En 2022, le collectif Infernus Johannes publiait un libelle radical et poétique Débrouille-toi avec ton violeur assimilant toute pénétration à un viol et décrétant la masculinité toxique.

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