L'interruption thérapeutique de grossesse (ITG), également désignée sous le terme d'interruption médicale de grossesse (IMG), est une procédure encadrée par des lois strictes et motivée par des raisons médicales impérieuses. Cet article vise à explorer en profondeur cette intervention, en distinguant ses indications, ses modalités de mise en œuvre et les aspects psychologiques qui l'entourent.

Introduction à l'ITG

L'interruption médicale de grossesse (IMG) est une décision grave, prise dans des circonstances médicales spécifiques. Elle se distingue de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) par ses motifs et son délai de réalisation. Alors que l'IVG est une décision personnelle, l'IMG est justifiée par un motif médical, notamment lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la santé de la mère ou lorsque le fœtus est atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Cadre Légal de l'ITG en France

En France, l'IVG est autorisée jusqu'à 14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d'aménorrhée (SA), et peut être réalisée par voie médicamenteuse au domicile jusqu'à 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines d'aménorrhée (loi du 4 juillet 2001 et 3 mars 2022). L'IMG, quant à elle, peut être pratiquée à tout moment de la grossesse pour raison médicale (après attestation du corps médical et accord des parents).

Différences Fondamentales entre IMG et IVG

Il est crucial de distinguer l'IMG de l'IVG :

  • Motif : L'IVG est une décision personnelle, tandis que l'IMG est justifiée par un motif médical.
  • Délai : L'IVG est possible jusqu'à 14 semaines d'aménorrhée, tandis que l'IMG peut être pratiquée à tout moment de la grossesse.
  • Validation : L'IVG ne nécessite pas d'avis médical (hors mineures), tandis que l'IMG requiert l'accord de deux médecins.
  • Méthode : Les deux peuvent être réalisées par voie médicamenteuse ou chirurgicale, selon le terme et la situation.

Indications Médicales de l'ITG

L'IMG peut être envisagée dans deux situations principales :

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  1. Mise en danger grave de la santé de la femme : Si la poursuite de la grossesse met gravement en péril la santé de la femme, l'IMG peut être envisagée.
  2. Forte probabilité d'affection incurable chez l'enfant à naître : Si l'enfant à naître a une forte probabilité d'être atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic, l'IMG peut être envisagée. Parmi les exemples, on peut citer les maladies mortelles en période périnatale ou dans la première année de vie, ainsi que les maladies entraînant un handicap grave, parfois mortel, chez l'enfant.

Le Processus Décisionnel de l'ITG

La procédure de décision d'IMG dépend du motif (santé de la mère ou de l'enfant). Avant la réunion de l'équipe pluridisciplinaire compétente, la femme concernée ou le couple peut, à sa demande, être entendu par tout ou partie des membres de ladite équipe.

Santé de l'Enfant

Si la probabilité est forte que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic, l'équipe médicale est celle d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. Elle examine la demande de la femme. La femme enceinte peut demander à un médecin ou à une sage-femme de son choix d'y être associé.

Santé de la Femme

Lorsque l'IMG est envisagée pour préserver la santé de la femme, sa demande est examinée par une équipe pluridisciplinaire composée au moins des personnes suivantes :

  • Médecin qualifié en gynécologie-obstétrique membre d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal
  • Praticien spécialiste de l'affection dont la femme est atteinte
  • Médecin ou sage-femme choisi par la femme
  • Personne qualifiée (exemple : assistant social ou psychologue) tenue au secret professionnel

La décision appartient à l'équipe pluridisciplinaire. Après concertation, s'il apparaît à 2 médecins que le risque est fondé, ils établissent les attestations permettant de pratiquer l'IMG. Dans tous les cas, la femme enceinte concernée doit bénéficier d'une information complète et donner son accord. Elle (seule ou en couple) peut demander à être entendue préalablement à cette concertation par l'équipe ou par certains de ses membres.

Déroulement de l'IMG

L'IMG se déroule dans le cadre d'une hospitalisation dans un établissement de santé, public ou privé. Elle peut être réalisée par voie médicamenteuse, chirurgicale ou en déclenchant l'accouchement par les voies naturelles. Le travail est déclenché à l’aide d’un comprimé à avaler pour provoquer les contractions utérines puis l’accouchement se fait par voie basse. L’accouchement par voie basse est favorisé car il est plus naturel (une césarienne étant une intervention chirurgicale) afin de ne pas impacter les grossesses futures. L’anesthésie péridurale est posée dès le début du processus afin de limiter au maximum les douleurs des contractions, puis le traitement médicamenteux est débuté pour permettre une naissance par les voies naturelles.

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Pendant et après l'intervention, des précautions sont prises pour éviter les effets secondaires et les risques, tant pour la santé de la mère que pour une future grossesse. Seul un médecin peut pratiquer l'interruption de grossesse pour motif médical.

Prise en Charge du Bébé

Chaque bébé est pris en charge avec beaucoup de respect. Un examen pédiatrique est réalisé après un séchage doux. Suite à une pesée et avoir mesuré bébé, des traces mémorielles sont créées : des photos, un bracelet et des empreintes (mains et pieds) pour être remises aux parents. Le corps est pris en charge par le service mortuaire de l’hôpital. Dans le cas d’une IMG à partir de 22 SA, le bébé va naitre sans vie car la grossesse est arrêtée avant l’accouchement.

Accompagnement Psychologique

Un soutien psychologique est fortement recommandé avant et après l'intervention. Une psychologue est disponible dans les services pour vous voir avant, pendant, après et/ou même à distance de l’IMG. Des soins sont apportés à la femme sur qui une IMG vient d'être pratiquée : un suivi tant sur le plan physique que psychologique est proposé. Une consultation post-accouchement par un gynécologue est prévue avec évaluation pour prise en charge des grossesses futures et soutien psychologique selon les besoins.

Droits des Mineures

Oui, une mineure non émancipée peut demander une IMG. Toutefois, le consentement de l'un de ses parents ou de son représentant légal est recueilli avant la réalisation de l'intervention. Si la mineure non émancipée souhaite garder le secret, le médecin s'efforce d'obtenir son accord pour que l'un de ses parents ou le représentant légal soient consultés. Sinon, il vérifie que la mineure a entamé cette démarche. Dans le cas où cette démarche n'a pas été effectuée ou si le consentement n'est pas obtenu, l'intéressée peut demander à ce que l'intervention soit pratiquée. La mineure se fait alors accompagner dans sa démarche par une personne majeure de son choix.

Aspects Financiers et Administratifs

En cas de constat d'une incapacité de travail faisant suite à une IMG, une femme bénéficie d’une indemnisation pendant son arrêt de travail, sans délai de carence. Pour les questions liées à l'état civil et à l'inhumation de l'enfant, le ou les parents peuvent être accompagnés dans ces démarches par l'assistante sociale de l’établissement de santé. Tous les examens et consultations sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie sans aucune avance de frais, que vous soyez majeure ou mineure.

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L'IVG Médicamenteuse : Une Méthode Spécifique

L’IVG médicamenteuse est une méthode d’avortement qui peut se pratiquer jusqu’à la fin de la 7ème semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles. Elle est pratiquée par un médecin ou une sage-femme d’un cabinet de ville, d’un centre de santé, ou d’un centre de planification ayant signé une convention avec un établissement de santé.

Mécanisme d'Action

La méthode de l’IVG médicamenteuse consiste à provoquer une fausse couche en prenant 2 médicaments différents :

  1. Mifépristone (MYFEGINE) : Interrompt le développement de la grossesse.
  2. Misoprostol (GYMISO) : Provoque l’expulsion de la grossesse.

La prise de misoprostol est déconseillée par voie vaginale par les laboratoires (risque de douleurs abdomino pelviennes plus fréquentes).

Déroulement et Suivi

Les saignements de la patiente lors d’une interruption de grossesse médicamenteuse peuvent survenir entre 30mn et 3 jours après la prise de médicament. Dans la grande majorité des cas, ils surviennent dans les 2 à 4 heures après la prise du 2ème médicament, le misoprostol. Dans 5% des cas, ces saignements surviennent dès la prise de la mifépristone. La prise de misoprostol est toujours nécessaire car il peut rester des résidus de grossesse qu’il est important d’évacuer.

Les saignements qui s’ensuivent, plus ou moins importants, peuvent durer de 10 à 20 jours. Ils sont comparables ou plus abondants que les règles, plus épais avec des caillots. Leur abondance dépend du stade de la grossesse et sont souvent plus abondants après 7 SA.

Le contrôle de l’efficacité de l’IVG médicamenteuse est indispensable car il existe entre 1 à 5% d’échec et ou de complications. Ce contrôle peut se faire par une échographie de contrôle ou par une prise de sang de dosage d’hormones de grossesse (Bêta HCG). La vérification du fonctionnement de l’IVG médicamenteuse peut se faire par comparaison des dosages BHCG pré et post IVG. Lorsque le taux de Bêta HCG (dosage d’hormones de grossesse dans le sang), est inférieur à 2000 mUI/ml 2 semaines après l’IVG cela veut dire que l’avortement à fonctionné. Si le taux de Bêta HCG est supérieur au taux initial : la grossesse est évolutive et l’ivg par médicament n’a pas fonctionné.

Les règles reviennent généralement 4 à 6 semaines après l’IVG, selon la méthode contraceptive mise en place.

Gestion de la Douleur et des Complications

Pratiquer une IVG par médicaments peut entraîner des douleurs plus ou moins fortes et qui sont très variables selon les femmes. Ces douleurs sont liées aux contractions que fait l’utérus pour expulser l’œuf. Des anti-douleurs sont prescrits systématiquement par le médecin ou la sage-femme.

Il peut arriver dans certains cas, que des complications surviennent parfois jusqu’à 1 mois après l’IVG. Ces complications peuvent se présenter sous formes de symptômes d’infection (fièvre à 38°qui dure plus de 24h après la prise de misoprostol), des douleurs différentes de celles des règles, des pertes inhabituelles en couleur et odeur. Il peut survenir également des effets indésirables (douleurs, fièvre, vomissements, diarrhées, maux de tête, vertiges, malaises, frissons et bouffées de chaleur) insoutenables et/ou qui persistent plus de 24h. Dans ce cas, la femme doit se rendre aux urgences avec la fiche de liaison IVG que la personne professionnelle de santé lui a donné.

Fertilité et Aspects Psychologiques

Avoir recours à un ou plusieurs avortements médicamenteux dans sa vie n’entraine pas de risque d’infertilité, n’a aucune conséquence sur la fertilité et ne diminue pas la fécondité, contrairement à certaines idées reçues. Les femmes qui pratiquent une IVG médicamenteuse ne développent pas non plus de troubles psychologiques systématiques post-IVG comme une dépression ou un comportement suicidaire si elles n’en avaient pas avant et elles ne seront pas forcément traumatisées. Chaque femme va vivre l’IVG de manière singulière et si elle ressent le besoin de partager ses sentiments et d’en parler, elle pourra demander à être reçue en entretien individuel.

Contre-indications

Le risque principal d’une IVG médicamenteuse est le risque d’hémorragie. La Grossesse Extra Utérine (GEU) est une contre-indication à l’IVG médicamenteuse. Enfin, il existe d’autres contre-indications à pratiquer une IVG médicamenteuse comme les corticothérapies à long terme, porphyrie, troubles de la coagulation, insuffisance surrénale.

Parcours de l'IVG : Étapes et Délais

Une fois votre décision prise de ne pas poursuivre votre grossesse, il est important d’engager très rapidement les démarches. Il n’est désormais plus obligatoire de faire deux consultations pré-IVG. En d’autres termes, vous n’êtes pas tenue de consulter votre médecin traitant, et pouvez en voir un autre. En France, il n’y a pas d’âge limite pour pratiquer une IVG, toutes les femmes y ont accès.

Les Deux Temps Préalables à l'IVG

La demande d’IVG se fait en deux temps :

  1. Le premier temps correspond à la consultation d’information. C’est lors de cette consultation que vous formulez votre demande d’avortement au médecin ou à la sage-femme. Il ou elle vous remet un dossier guide et des informations orales : sur les différentes méthodes d’IVG : instrumentale et médicamenteuse ; sur les lieux de réalisation et notamment le choix dont vous disposez ; sur les risques et les effets secondaires possibles. Cette consultation est l’occasion pour vous de poser toutes les questions que vous pouvez avoir. Le médecin ou la sage-femme vous proposera également un entretien psycho-social. Il est obligatoire si vous êtes mineure. À la fin du rendez-vous, le médecin ou la sage-femme vous délivre une attestation de consultation médicale, pour certifier que cette première consultation a bien eu lieu.
  2. Le deuxième temps correspond à la remise de votre consentement écrit de demande d’avortement au médecin ou à la sage-femme. Il n’existe plus de délai de réflexion minimal entre le premier et le deuxième temps. Ils peuvent avoir lieu au cours d'une seule et même consultation. Vous prenez le temps de réflexion que vous jugez nécessaire pour votre décision, en tenant compte du délai légal pour la réalisation de l’IVG (14 semaines de grossesse). Lors de ce deuxième temps vous choisissez votre méthode d’IVG, ainsi que son lieu de réalisation. Il s'agit également d'un moment privilégié avec le médecin ou la sage-femme pour décider de la méthode contraceptive à mettre en place après l’IVG, si vous en avez besoin, et pour réaliser ou vous faire prescrire, si tel est votre choix, un dépistage des infections sexuellement transmissibles, dont l’infection par le VIH, ainsi qu’un dépistage du cancer du col de l’utérus.

Durée du Parcours

Sa durée est variable. Lorsque vous souhaitez réaliser une IVG un rendez-vous doit vous être proposé dans les 5 jours suivant votre appel. La durée du parcours sera ensuite dépendante de la méthode que vous aurez choisie et de votre souhait de réaliser ou non un entretien psychosocial (cet entretien est obligatoire pour les mineures).

Si vous avez choisie de réaliser une IVG médicamenteuse l’intervalle entre la prise des 2 médicaments est de 24 ou 48h. A partir de la prise du second médicament, la grossesse est évacuée dans les 4h dans environ 60% des cas. Dans 40% des cas, l’évacuation de la grossesse aura lieu dans les 24 à 72h.

Si vous avez choisie de réaliser une IVG instrumentale une consultation d’anesthésie devra être réalisée préalablement si vous souhaitez que l’intervention soit réalisée sous anesthésie générale. L’intervention est rapide et dure entre 15 et 20 minutes. Après l’intervention, il est nécessaire de rester sous surveillance quelques heures dans l’établissement ou le centre de santé.

Examens Médicaux Avant et Après l'IVG

Avant l’IVG plusieurs examens peuvent être réalisés pour confirmer le diagnostic de grossesse et déterminer l’âge de celle-ci. L’âge gestationnel de la grossesse est principalement déterminé par l’interrogatoire et l’examen clinique mais une échographie peut également être réalisée ou une prise de sang pour doser les β-hCG. D’autres examens sanguins sont réalisés afin :

  • De déterminer votre groupe sanguin afin de vous proposer une injection d’immunoglobulines anti-D si nécessaire.
  • De permettre la réalisation d’une anesthésie générale dans le cas d’une IVG instrumentale si c’est votre choix.

Avant l’IVG, vous pourrez aussi effectuer si vous le souhaitez un dépistage du VIH et des autres IST ainsi qu’un examen de dépistage du cancer du col de l’utérus si vous n’êtes pas à jour de celui-ci.

Après l’IVG, les examens médicaux ont pour objectif de vérifier que la grossesse est bien interrompue. En plus de l’examen clinique qui peut être réalisé, si la consultation est en présentiel, le médecin ou la sage-femme pourra vous proposer de réaliser une prise de sang pour doser les β-hCG ou une échographie.

Consultation Psycho-Sociale

La consultation psycho-sociale est systématiquement proposée et obligatoirement réalisée pour les femmes mineures. Elle se déroule entre les deux temps préalables à l’IVG. Si vous êtes majeure et n’avez pas souhaité le réaliser à cette étape de la procédure vous avez la possibilité de le réaliser par la suite à n’importe quelle étape de la procédure d’IVG. Au cours de cette consultation, il vous sera proposé un accompagnement social et psychologique.

Choix de la Méthode d'Avortement

Il existe deux méthodes pour interrompre la grossesse : médicamenteuse ou instrumentale. Jusqu’à la 7e semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles, vous avez le choix entre les deux méthodes. Au-delà et jusqu’à la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles, la méthode instrumentale est privilégiée. Si l’avancement de la grossesse vous permet de choisir entre les deux méthodes, cette décision est prise en concertation avec le médecin ou la sage-femme qui réalisera l’IVG.

Complications Possibles

Les événements indésirables immédiats les plus fréquents et non inquiétants sont des douleurs pelviennes, des saignements et parfois des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée). Les complications sont très rares. Il peut s’agir d’une infection ou d’une hémorragie, pour lesquelles le/la professionnelle de santé vous aura expliqué les signes devant vous faire consulter en urgence : fièvre (température supérieure à 38°C), importantes pertes de sang, fortes douleurs abdominales, malaise.

Douleur et Risques

Les contractions de l’utérus liées à l’IVG peuvent être douloureuses, notamment en cas d’IVG médicamenteuse. C’est pour cette raison que le médecin ou la sage-femme vous prescrira systématiquement des anti-douleurs pour vous soulager.

Qu’il s’agisse d’une IVG instrumentale ou médicamenteuse, il existe un risque de complications mais ce risque n’est pas supérieur à celui d’un avortement spontané (fausse couche) ou d‘une grossesse menée à terme.

Efficacité de l'IVG

L’IVG médicamenteuse est efficace à 95%, c’est-à-dire que dans 5% des cas, il est nécessaire de pratiquer une IVG instrumentale ou un autre geste chirurgical en complément. L’IVG instrumentale est quant à elle efficace à 99,7%. Il est tout à fait exceptionnel de devoir refaire la procédure. Quelle que soit la méthode utilisée, la consultation de suivi après l’IVG est nécessaire car elle permet de s’assurer que la grossesse est bien interrompue mais aussi de la bonne santé globale de la femme.

Injection d’Immunoglobulines Anti-D

Uniquement dans le cas où votre groupe sanguin est négatif (on parle de rhésus négatif), le médecin ou la sage-femme vous proposera de réaliser une injection d’immunoglobulines anti-D pour éviter d’éventuelles complications lors d’une future grossesse désirée.

Les β-HCG

Les β-HCG correspondent à l’hormone produite par l’embryon en cas de grossesse. C’est la détection de cette hormone dans l’urine ou le sang qui permet de savoir si vous êtes enceinte.

Consultation de Suivi

Il est nécessaire de réaliser cette consultation après une IVG. Elle est réalisée avec le médecin ou la sage-femme et permet de s’assurer que la grossesse est bien interrompue et qu’il n’existe pas de complication. Elle doit intervenir entre le 14e et le 21e jour après l’IVG, parfois plus tôt selon les circonstances cliniques. Lors de la consultation de suivi, le médecin ou la sage-femme aborde avec vous la contraception si vous en souhaitez une pour l’adapter à votre situation.

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