L'avortement, ou interruption volontaire de grossesse (IVG), est un sujet de société complexe et émotionnellement chargé, suscitant des débats passionnés et des opinions divergentes. Cet article vise à explorer de manière approfondie les arguments pour et contre l'avortement, en tenant compte des aspects éthiques, juridiques, sociaux et médicaux.

Introduction : Un Droit Fragile, Même en France

L'interruption volontaire de grossesse est une réalité qui a toujours existé, mais sa légalité a été reconnue et garantie que très récemment. La France, comme de nombreux autres pays, a connu une histoire mouvementée en matière de législation sur l'avortement, marquée par des interdictions, des dépénalisations et des élargissements successifs des conditions d'accès à l'IVG.

La Dépénalisation Tardive de l'IVG en France

Après la Première Guerre mondiale, le gouvernement français a mis en place une politique nataliste pour compenser les pertes humaines subies pendant la guerre. Dans ce contexte, la loi du 31 juillet 1920 a criminalisé l'avortement, réprimant la provocation à l'IVG et la propagande anticonceptionnelle. L'IVG était passible de sanctions pénales pour les femmes qui y avaient recours et les personnes qui la pratiquaient.

Il a fallu attendre 55 ans pour que le gouvernement reconsidère la question. Après plusieurs manifestations féministes et des débats houleux à l'Assemblée nationale et au Sénat, la loi Veil autorisant l'interruption volontaire de grossesse a finalement été adoptée le 17 janvier 1975. Portée par Simone Veil, alors ministre de la Santé, cette loi autorisait l'IVG sur demande à un médecin, mais seulement si elle était pratiquée avant la fin de la 10e semaine de grossesse et si la femme enceinte se trouvait dans une situation de détresse. Seule la personne concernée pouvait faire la demande d'IVG.

Aujourd'hui, il n'existe plus aucune condition de « détresse » pour avoir recours à une IVG. Une personne mineure n'a pas besoin d'une autorisation parentale pour avorter, mais elle doit être accompagnée d'une personne majeure de son choix. Il est possible de bénéficier de l'anonymat total. Les IVG sont prises en charge à 100% par l'Assurance maladie. Les sages-femmes sont autorisées à pratiquer des IVG médicamenteuses, et celles exerçant dans des établissements de santé peuvent, à titre expérimental, réaliser des IVG instrumentales. L'IVG instrumentale peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, et l'IVG médicamenteuse jusqu'à la fin de la 7e semaine de grossesse. Il n'y a pas de délai légal de réflexion entre la première consultation et le recueil de consentement, et il n'est pas nécessaire d'avoir la nationalité française pour avorter en France.

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L'Inscription de l'IVG dans la Constitution : Un Symbole ?

Le mercredi 28 février 2024, l'inscription de l'IVG dans la Constitution a été votée puis approuvée par les parlementaires le 4 mars. Un alinéa a été inséré après le dix-septième alinéa de l'article 34 de la Constitution, stipulant que « la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».

Bien que la constitutionalisation de ce texte lui confère un statut juridique particulièrement solide et contraignant par rapport à un simple texte de loi, certains estiment qu'il ne s'agit que d'un symbole. En étant placée dans l'article 34, cette disposition est intégrée dans la section de la Constitution qui traite des compétences législatives du Parlement. C'est donc ce dernier qui a le pouvoir de réglementer cette question par le biais de lois ordinaires. Cela signifie que bien que la liberté d'accès à l'IVG soit protégée par la Constitution, les détails spécifiques de sa mise en œuvre (délais légaux, conditions médicales, etc.) restent du ressort du Parlement.

Si cette disposition avait été insérée dans l'article 1er de la Constitution française, la liberté d'avoir recours à l'IVG aurait été considérée comme un principe fondamental de la République, la plaçant au plus haut niveau de la hiérarchie des normes juridiques, comme la liberté, l'égalité et la fraternité. Cela aurait renforcé la protection constitutionnelle de cette liberté, invalidant toute loi ou décision qui irait à l'encontre de ce principe fondamental.

Le choix des mots est également significatif. Le gouvernement français a renoncé à inscrire « le droit à l'IVG » pour lui préférer « la liberté aux femmes de recourir à l'IVG ». En parlant seulement de liberté, l'État français se décharge de toute responsabilité puisqu'il n'a aucune obligation de garantir l'accès à l'IVG. Cela signifie qu'à tout moment, l'IVG pourrait ne plus être remboursée ou encore que les délais pourraient être raccourcis. Parler de « femme » plutôt que d' »individu » induit que l'identité d'une femme est liée à sa capacité reproductive. En plus d'être essentialisant, le fait d'avoir choisi le terme « femme » plutôt que « individu » est aussi transphobe. Selon le Conseil d'État, « femme » doit être compris comme « toute personne ayant débuté une grossesse, sans considération tenant à l'état civil ». Si un homme trans peut donc avoir recours à l'IVG, c'est parce qu'il est légalement catégorisé comme femme.

L'Accès à l'IVG Toujours Plus Menacé

Bien que l'IVG soit légale en France, son accès reste menacé. De nombreuses personnes étaient contre l'inscription de l'IVG dans la Constitution, sous prétexte que celle-ci ne serait pas mise en péril. Pourtant, depuis plusieurs années, nous assistons à un véritable recul de cette liberté dans le monde entier.

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L'événement marquant de ces dernières années est sans doute l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade en juin 2022 par la Cour suprême des États-Unis. Cette décision a permis à de nombreux États d'interdire l'avortement comme ils le souhaitaient. Quatorze d'entre eux ont depuis criminalisé cette pratique.

Mais il n'est pas nécessaire d'aller à l'autre bout du monde pour constater que le droit à l'IVG est menacé. En 2020, la Pologne a durci sa législation sur l'IVG en l'interdisant en cas de malformation du fœtus. Désormais, l'IVG n'est légale qu'en cas de danger existant pour la personne enceinte et en cas de viol ou d'inceste. En Italie, depuis l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir, de nombreuses propositions de loi anti-IVG ont été faites et les associations anti-avortement font plus que jamais pression.

Tant qu'il subsistera de la mésinformation et de la désinformation, il y aura toujours des individus cherchant à restreindre nos droits.

Arguments Contre l'Avortement : Démystification de 13 Idées Reçues

Les opposants à l'avortement avancent souvent des arguments basés sur des considérations morales, religieuses ou scientifiques. Il est important d'examiner ces arguments de manière critique et de les confronter aux faits.

1. L'IVG, c'est un meurtre

C'est sans doute l'argument phare des militants anti-avortement qui considèrent la conception comme le départ de la vie humaine. Un meurtre implique bien de causer la mort d'un être vivant. Mais, qu'est-ce qui définit un être vivant ? Et qu'est-ce que la mort ?

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Définir la vie et la mort

Du point de vue biologique, un être vivant de l'espèce (Homo sapiens) se caractérise par des fonctions vitales. Celles-ci incluent la respiration, la circulation sanguine, la nutrition et digestion, l'excrétion, la capacité à répondre aux stimuli, la croissance et le développement, ainsi que la reproduction. Bref, tout ce qui assure la survie et le fonctionnement normal de l'organisme humain. D'innombrables travaux scientifiques ont contribué à prouver cette définition, aussi bien dans le domaine de la biologie cellulaire et moléculaire que dans celui de la physiologie ou encore celui des neurosciences.

D'un point de vue philosophique, on considère que c'est la capacité à raisonner, à avoir conscience de soi, à ressentir des émotions, des sensations et des expériences subjectives qui définissent un être humain. La célèbre phrase de Descartes « Cogito, ergo sum » (« Je pense, donc je suis ») dans ses Méditations métaphysiques souligne l'importance de la pensée rationnelle et de la conscience de soi dans la définition de l'existence humaine. Bien que la définition de l'être humain soit complexe, de nombreux autres philosophes ont soutenu ces caractéristiques cognitives et émotionnelles au fil des siècles. Ce fut le cas de John Locke, David Hume, Emmanuel Kant, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty, Judith Butler ou encore Simone Weil.

Pour ce qui est de la mort, il s'agit d'un événement ou d'un processus au cours duquel un être vivant cesse de fonctionner biologiquement et perd irréversiblement toutes les fonctions vitales nécessaires à la vie dont les principales sont la respiration, la circulation sanguine (qui fait battre le cœur) et l'activité cérébrale. La loi française stipule que la mort est déclarée lorsqu'un individu présente soit un arrêt cardiaque irréversible, soit une cessation irréversible de toute activité cérébrale. Cependant, avec les avancées médicales, l'arrêt cardiaque seul est devenu insuffisant pour déclarer le décès. En pratique cette déclaration est souvent basée sur une combinaison des deux critères.

Un fœtus est-il un être vivant ?

En toute logique, pour qu'il y ait meurtre, il faut qu'il y ait la mort. Pour qu'il y ait la mort, il faut qu'il y ait la vie. Et pour vivre, il faut des fonctions vitales. Or, les recherches démontrent qu'à 14 semaines de grossesse (délai maximum légal pour pratiquer une IVG), le fœtus n'est pas capable de respirer de manière autonome, son système nerveux central est encore en développement et son système immunitaire est immature. Par conséquent, les chances de survie d'un fœtus de 14 semaines de grossesse en dehors de l'utérus sont quasi nulles.

Selon les études cliniques, les revues de littérature et les recommandations des organisations professionnelles de santé telles que l'OMS, la viabilité du fœtus est fixée à 20 semaines de grossesse (22 semaines d'aménorrhée). À 14 semaines de grossesse, on ne peut pas considérer un fœtus comme un être vivant, mais comme un être qui progresse vers la vie autonome dont le début sera marqué par sa naissance (en sortant de l'utérus et en entrant dans le monde extérieur). Tant qu'il ne naît pas, il ne peut mourir et donc encore moins subir un meurtre.

De plus, certaines études utilisant des techniques d'électroencéphalographie (EEG) ou d'imagerie cérébrale suggèrent que la perception consciente de la douleur ne se produit que vers la fin du deuxième trimestre de grossesse. D'autres sous-entendent que les expériences conscientes de la douleur ne se produisent que plus tard au cours du troisième trimestre. Le délai maximum légal pour pratiquer une IVG en France étant de 14 semaines de gestation, tout risque de perception de la douleur par le fœtus peut donc être écarté. Par ailleurs, d'après les données de la DREES, les interruptions volontaires de grossesse effectuées en France en 2022 entre la 12e et la fin de la 14e semaine de grossesse représentaient moins de 1,5 % de toutes les IVG réalisées.

2. Il faut se protéger si on ne veut pas d'enfant

L'enquête COCON (Cohorte Contraception) de 2000-2004 réalisée avec le soutien de l'INSERM, l'INED et le laboratoire Wyeth-Lederlé montre que 2 fois sur 3, les femmes ayant eu recours à une IVG était sous contraception. Et qu'une fois sur deux, il s'agissait d'un contraceptif médical (théoriquement d'une grande efficacité). Un fait corroboré en 2009 par l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) dont le rapport révélait que 72% des femmes ayant eu recours à une IVG utilisaient un moyen de contraception et que dans 42% des cas, la méthode utilisée était médicale.

Les obstacles à la contraception

Il est important de noter que nous ne sommes pas toustes à égalité en termes de contraception (éducation à la santé sexuelle, manque d'informations sur les dispositifs disponibles, précarité, etc.). De plus, la contraception n'est jamais fiable à 100% ! Les échecs surviennent souvent lorsque la méthode employée ne correspond pas au mode de vie de la personne en charge de la contraception. Rappelons d'ailleurs que cette charge contraceptive est majoritairement imputée aux femmes (dans un couple cis-hétéro).

Notons également que de plus en plus de personnes aimeraient se tourner vers des contraceptions définitives après avoir eu un ou plusieurs enfants ou parce qu'il n'y a pas de volonté d'enfanter et se heurtent à un refus médical. Un refus les conduisant à utiliser des contraceptifs contre leur volonté, les contraignant à prendre le risque d'une grossesse non désirée.

Enfin, n'oublions pas les cas d'agressions sexuelles que subissent de nombreuses personnes. Selon une enquête de NousToutes en 2020, 1 femme sur 3 déclare qu'un partenaire lui a déjà imposé un rapport sexuel non protégé malgré son désaccord. Et 1 femme sur 10 déclare avoir été victime de stealthing (retrait non consenti du préservatif avant la fin du rapport).

3. Il y a trop d'avortements de confort

Les personnes qui utilisent l'expression « avortement de confort » suggèrent que les personnes ayant recours à une IVG le font par commodité, tel un caprice. En réalité, avoir recours à une IVG est loin d'être une décision qu'on prend à la légère. Généralement ce choix est le résultat d'une réflexion sérieuse où de nombreux paramètres sont pris en compte. Loin d'être un comportement « égoïste », choisir d'avorter montre au contraire un véritable sens des responsabilités.

Reconnaître ses limites (émotionnelles, mentales, physiques, financières…), c'est faire preuve de bon sens quand on sait à quel point il est essentiel d'accueillir un enfant (qui n'a pas demandé à naître) dans les meilleures conditions possibles.

De plus, parler d'avortement de « confort » c'est mal connaître la procédure d'une interruption volontaire de grossesse. Une grossesse non désirée peut causer un véritable stress émotionnel pour de multiples raisons. S'en suit alors un véritable combat contre la montre pour pouvoir avoir recours à une IVG (prise de sang, échographie, rendez-vous médicaux, choix de la procédure, etc.). L'intervention peut ensuite causer pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines des symptômes désagréables tels que des crampes abdominales, des saignements abondants et d'autres effets secondaires liés à l'anesthésie ou aux médicaments utilisés. Même si l'acte en lui-même n'est pas forcément traumatisant ou douloureux, je ne connais pas une seule personne qui trouverait cela confortable.

4. L'avortement est traumatisant (syndrome post abortif)

Un des arguments anti-IVG qui revient le plus est l'existence d'un prétendu « syndrome post-abortif ».

Arguments Pour l'Avortement : Autonomie, Santé et Droits Reproductifs

Les partisans de l'avortement mettent en avant des arguments centrés sur l'autonomie de la femme, sa santé et ses droits reproductifs. Ils soulignent que chaque femme a le droit de prendre des décisions concernant son propre corps et sa propre vie, et que l'avortement doit être une option accessible et sûre pour celles qui en ont besoin.

Autonomie et Liberté de Choix

L'argument principal en faveur de l'avortement est le droit fondamental de chaque femme à l'autonomie et à la liberté de choix en matière de reproduction. Ce droit implique la possibilité de décider si, quand et comment avoir des enfants, en fonction de ses propres valeurs, de sa situation personnelle et de ses projets de vie.

Interdire ou restreindre l'accès à l'avortement constitue une violation de l'autonomie de la femme et une atteinte à sa dignité. Cela revient à lui imposer une grossesse non désirée, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner sur sa santé physique et mentale, sa vie personnelle et professionnelle, et son bien-être général.

Santé de la Femme

L'avortement peut être nécessaire pour protéger la santé physique ou mentale de la femme enceinte. Dans certains cas, la poursuite d'une grossesse peut mettre en danger sa vie, en particulier si elle souffre de problèmes de santé préexistants ou si la grossesse présente des complications.

De plus, une grossesse non désirée peut avoir des conséquences néfastes sur la santé mentale de la femme, en particulier si elle est victime de violences sexuelles, si elle se trouve dans une situation de précarité ou si elle n'est pas soutenue par son entourage. L'avortement peut alors être une solution pour préserver sa santé mentale et lui permettre de reprendre le contrôle de sa vie.

Droits Reproductifs et Égalité des Sexes

L'accès à l'avortement est un élément essentiel des droits reproductifs des femmes et de l'égalité des sexes. Les droits reproductifs englobent le droit de décider librement et de manière responsable du nombre d'enfants que l'on souhaite avoir, du moment où l'on souhaite les avoir et de l'espacement entre les naissances, ainsi que le droit d'accéder à l'information et aux moyens nécessaires pour exercer ces droits.

Restreindre l'accès à l'avortement a un impact disproportionné sur les femmes les plus vulnérables, telles que les femmes à faible revenu, les femmes issues de minorités ethniques et les femmes vivant dans des zones rurales. Cela contribue à perpétuer les inégalités sociales et économiques entre les hommes et les femmes.

Légalisation de l'Avortement : Réduction de la Mortalité Maternelle

La légalisation de l'avortement a permis de réduire considérablement la mortalité maternelle liée aux avortements clandestins, qui sont souvent pratiqués dans des conditions dangereuses et insalubres. En garantissant l'accès à des avortements sûrs et légaux, les pays ont pu améliorer la santé des femmes et réduire les inégalités en matière de santé reproductive.

Controverses et Débats Autour de l'Avortement

Le débat sur l'avortement est complexe et multidimensionnel, impliquant des considérations éthiques, morales, religieuses, juridiques et sociales. Les arguments pour et contre l'avortement sont souvent profondément enracinés dans des convictions personnelles et des visions du monde différentes.

Le Statut Moral de l'Embryon/Fœtus

L'une des questions centrales du débat sur l'avortement est celle du statut moral de l'embryon/fœtus. Les opposants à l'avortement considèrent généralement que la vie humaine commence dès la conception et que l'embryon/fœtus a droit à la vie au même titre qu'une personne née. Ils estiment donc que l'avortement est un acte immoral qui viole le droit à la vie de l'embryon/fœtus.

Les partisans de l'avortement, quant à eux, considèrent que l'embryon/fœtus n'a pas le même statut moral qu'une personne née, car il n'a pas encore développé les capacités cognitives et émotionnelles qui définissent la personne humaine. Ils estiment que le droit à l'autonomie et à la liberté de choix de la femme doit prévaloir sur le droit à la vie de l'embryon/fœtus.

Le Délai Légal de l'Avortement

Une autre question controversée est celle du délai légal de l'avortement. Les pays qui autorisent l'avortement fixent généralement un délai maximal, au-delà duquel l'avortement n'est plus autorisé, sauf en cas de nécessité médicale.

Les opposants à l'avortement souhaitent généralement réduire ce délai, voire interdire l'avortement après un certain stade de développement de l'embryon/fœtus, par exemple après la perception des premiers mouvements du fœtus ou après le développement de son système nerveux. Les partisans de l'avortement, quant à eux, estiment que le délai légal doit être suffisamment long pour permettre aux femmes de prendre une décision éclairée et d'accéder à l'avortement dans des conditions sûres et dignes.

La Clause de Conscience des Professionnels de Santé

La clause de conscience permet aux professionnels de santé de refuser de pratiquer un avortement si cela entre en conflit avec leurs convictions personnelles ou religieuses. Les opposants à l'avortement considèrent que la clause de conscience est un droit fondamental qui doit être respecté. Les partisans de l'avortement, quant à eux, estiment que la clause de conscience peut entraver l'accès à l'avortement et qu'elle ne doit pas être utilisée pour imposer des convictions personnelles aux femmes qui souhaitent avorter.

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