La saga Avatar, œuvre titanesque de James Cameron, continue de captiver le public. Avec la sortie d'Avatar : De Feu et de Cendres, le troisième volet de cette aventure épique sur Pandora, les fans retrouvent Neytiri, la guerrière Na'vi incarnée par Zoé Saldana. L'actrice, habituée des blockbusters, mène une vie personnelle discrète, contrastant avec son rôle emblématique. Cet article explore la maternité dans la vie de Zoé Saldana et les mystères entourant le personnage de Kiri dans Avatar : La Voie de l'Eau.

La vie de famille de Zoé Saldana

En novembre 2014, Zoé Saldana a donné naissance à des jumeaux, prénommés Cy Aridio et Bowie Ezio. Des prénoms à la fois courts, puissants et chargés de références culturelles. Si l’actrice n’a jamais détaillé précisément l’origine de chacun, plusieurs interviews laissent entendre ses sources d’inspiration. Pour son fils Bowie, la référence artistique et musicale à David Bowie est évidente. Le prénom Cy quant à lui, bien que peu commun, a également été choisi par l’actrice Jennifer Lawrence pour son premier enfant né en 2022. La concernant, elle a expliqué avoir choisi ce prénom de deux lettres en hommage à Cy Twombly, un peintre d’après-guerre.

Pour leur troisième enfant né en 2017, Zoé Saldana et son époux ont misé sur la douceur en optant pour le prénom Zen. Très attachée aux questions d’éducation, Zoé Saldana a en effet expliqué à plusieurs reprises vouloir élever ses fils dans une déconstruction des stéréotypes de genre en leur donnant notamment des prénoms ouverts, singuliers et non-genrés. Dans une interview accordée à People, l’actrice expliquait qu’elle s’attachait à célébrer “le côté féminin” de ses garçons.

La Grossesse Cachée de Zoé Saldana en 2014

En 2014, avant la naissance de ses jumeaux, Zoé Saldana avait trouvé une manière originale de camoufler les premiers signes de sa grossesse : porter des salopettes. Bien que l'actrice n'ait pas confirmé être enceinte de son mari Marco Perego, ses tenues amples ne laissaient plus de place au doute. Déjà sur le tapis rouge des Inspiration Awards il y a un mois, sa robe à imprimé fleuri chargé et à la coupe large à volants aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. De profil pour poser devant les photographes, la bombe de Colombiana et Star Trek affichait déjà un petit ventre rond.

Cette fois, plus de place au doute, avec ces nouveaux clichés pris les 20 et 29 juin 2014 par des paparazzi qui suivaient la possible future maman au supermarché à Los Angeles. En salopette blanche à fines rayures, puis noire, Zoe Saldana semblait fatiguée sans maquillage. D'autres signes qui pourraient annoncer l'arrivée prochaine d'un heureux événement dans son foyer.

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Si tel est le cas, elle aura bien calculé son coup. En effet, le retour d'Avatar - le plus gros succès du cinéma de tous les temps - au cinéma a été annoncé pour 2016. A 36 ans, l'interprète de Neytiri s'est mariée à la hâte il y a tout juste un an, et pourrait donner naissance à son premier enfant avant que James Cameron ne la sollicite pour les trois prochains volets de sa future saga. Ces derniers mois, Zoe Saldana a connu une actualité chargée avec la mini-série horrifique Rosemary's Baby diffusée en mai sur NBC, ainsi que les tournages du biopic Nina où elle campe le rôle titre de Nina Simone, et du film d'animation La légende de Manolo où elle prête sa voix au personnage principal en compagnie de Channing Tatum.

Réserve-t-elle la surprise de l'annonce de sa grossesse pour l'avant-première des Gardiens de la Galaxie, le très attendu blockbuster de l'été qui sortira aux Etats-Unis le 1er août, et en France le 13 août ? Dans ce film de science-fiction dans l'espace signé Disney et Marvel, la belle brune donne la réplique à Chris Pratt, Vin Diesel, Josh Brolin et à son ex Bradley Cooper.

La Révélation de la Naissance de Zen

Zoe Saldana a réussi son effet de surprise, du moins si c’est le résultat qu’elle recherchait ! Samedi dernier, elle a fait une annonce inattendue à ses fans via son compte Instagram. Elle a posté une photo de ses deux garçons. A côté d’eux, se trouve un petit bébé, vêtu d’un body rouge. En légende : « Marco et moi sommes ravis d'annon­cer la nais­sance de notre fils Zen. Nous ne pour­rions être plus heureux que notre famille s'agran­disse. Le couple qu’elle forme avec l’artiste italien Marco Perego a donc eu la joie d’accueillir ce week-end un nouveau membre. Après leurs deux jumeaux, Cy Aridio et Bowie Ezio, nés en décembre 2014, ils accueillent le petit Zen, né début février. Ce qui provoque surtout la surprise chez les internautes et les journalistes, c’est que Zoe Saldana n’avait absolument pas l’air enceinte en janvier dernier. Alors qu’elle apparaissait sur le tapis rouge à l’occasion de la première du film « Live by Night » de Ben Affleck, la robe blanche qu’elle portait ne laissait entrevoir aucune rondeur. Quoiqu’il en soit, ses fans ne lui en tiennent pas rigueur, au vu de leurs commentaires sur Instagram.

L'Annonce Involontaire de Britney Spears

Une des actrices phares d’Avatar, qui cartonne en ce moment au cinéma, a confié une anecdote. La chanteuse Britney Spears serait responsable de l’annonce de sa grossesse. Le comportement de la chanteuse Britney Spears a toujours fait parler. La star a décidé de vivre sa vie à sa manière. Elle a pris conscience qu’elle n’allait pas bien sur le plan psychologique et aurait pris elle-même cette décision. Heureusement Britney Spears peut compter sur le soutien de ses amies.

« J’ai un immense respect pour elle. Je l’ai déjà dit, et je le dirai toujours. Elle était la seule grosse célébrité que j’ai rencontrée quand j’ai commencé à travailler à Hollywood qui était humble. Avant de poursuivre : « Je peux nommer plusieurs personnalités importantes qui sont aujourd’hui plus célèbres que Britney et qui en sont arrivées là en la critiquant… Car c’était ‘cool’ à l’époque de la critiquer. D’ailleurs, l’actrice d’Avatar aurait pu lui en vouloir. En effet, Britney Spears a révélé au monde entier que Zoe Saldana était enceinte alors que c’était encore un secret. Aïe.

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Zoe Saldana est connue entre autres pour son rôle de Neytiri dans Avatar. Elle est d’ailleurs depuis le 14 décembre au cinéma dans Avatar 2. Un film qui est en train de battre tous les records. La star d’Avatar a rencontré Britney Spears lors du tournage de Crossroads. Les deux femmes s’étaient retrouvées dans le même avion lors d’un voyage. C’était sans imaginer que la chanteuse révèlerait ce secret au grand jour. Aïe ! Mais l’actrice n’a pas l’air de lui en tenir rigueur. « La manière dont c’est arrivé était tellement innocente que je ne lui en ai jamais voulu. Nous étions sur le même vol de Los Angeles à New York et nous avons discuté durant le voyage. Avant de conclure : « Quand elle en a parlé, c’était juste du Britney. Je ne dis pas ça négativement, c’est juste qu’elle vit sa vie de manière si honnête.

Le Mystère de Kiri dans Avatar : La Voie de l'Eau

Alors qu'elle incarnait le Dr Grace Augustine dans le premier "Avatar", Sigourney Weaver interprète désormais Kiri, la fille adolescente de cette dernière dans "La voie de l'eau". Mais qui est vraiment ce mystérieux personnage ? SPOILERS - Attention, l'article ci-dessous dévoile de potentiels spoilers. A la fin du film, après avoir été mortellement blessée par le Colonel Quaritch - alors que les Omaticaya avaient tenté en vain de transférer sa conscience dans son avatar - Grace avait malheureusement rendu l'âme, chuchotant à Jake qu'elle était désormais près d'Eywa, la divinité des Na'vi, juste avant de mourir.

Dans Avatar : la voie de l'eau, dont les événements se déroulent plus d'une décennie après, Sigourney Weaver est pourtant de retour ! Si elle incarne brièvement le Dr Grace Augustine dans de rapides séquences de flash-backs ou de vision, elle prête surtout ses traits à Kiri, la fille adolescente de cette dernière. Ainsi qu'on l'apprend au début de ce nouveau film, la naissance de cette jeune Na'vi, adoptée par la famille de Jake et de Neytiri, est un véritable mystère. Dotée de capacités extraordinaires et d'un lien tout particulier avec l'esprit d'Eywa, la jeune fille (toujours incarnée par Sigourney Weaver, donc) est l'un des grands points d'interrogation du long métrage, y compris pour elle-même, qui cherche à en savoir davantage sur ses mystérieuses origines.

Comment est-elle venue à la vie ? Qui est son père ? En a-t-elle seulement un ? En effet, juste avant que ne débute la bataille finale du premier Avatar, Jake avait prié la divinité de Pandora pour qu'elle lui vienne en aide, lui demandant de creuser dans les souvenirs de la scientifique pour visualiser la menace que représentaient les forces de la RDA :"Si Grace est avec toi, recherche dans sa mémoire. Tu y verras le monde d'où nous venons. Un monde sans nature. Ils ont tué leur mère."

Après être entrée en contact avec l'esprit de Grace, Eywa serait-elle donc intervenue elle-même pour lui offrir une descendance (ou une réincarnation) par l'intermédiaire de son avatar ? Kiri serait donc née, en quelque sorte, de l'immaculée conception, et de l'union entre Eywa et l'esprit de sa mère. A l'instar d'Anakin dans la saga Star Wars - façonné par la Force et né de Schmi Skywalker - Kiri n'aurait donc pas de père, mais serait promise à un destin exceptionnel.

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Critiques d'Avatar 3 : De Feu et de Cendres

L’équipe d’Ecran Large a globalement aimé Avatar 3 MAIS on a quand même des réserves avec plusieurs points. Voilà 4 aspects qui posent problème dans le film, pour nous.

En apparence, Ecran Large adore les films Avatar. Une note de 5/5 pour le premier film sorti en 2009 (autre équipe, autre époque), 4,5/5 à Avatar 2 : La Voie de l’eau en 2022 et 3,5/5 à Avatar 3 : De feu et de cendres. Avatar 3 ne va pas mettre fin aux bagarres, mais il va peut-être un peu calmer les choses vu ses défauts et faiblesses, visibles même pour les fanatiques aveuglés par leur amour pour le demi-dieu James Cameron. On revient sur 4 problèmes du méga-blockbuster.

Le Problème des « Méchants » (Surtout Varang)

James Cameron s’est certainement tiré une balle dans le pied en insistant autant sur le nouveau groupe Na’vi, le « clan des cendres », et leur cheffe Varang. « L’un des objectifs avec ce film était de ne pas être dans une vision simpliste et manichéenne. Bravo James, Varang et les siens sont effectivement très méchants, et Sully est sauvé par un humain très gentil (le docteur Ian Garvin, personnage en carton qui apparaît pour servir l’intrigue et paf il n’est plus là). Le problème, c’est que tout ça est traité en surface, et vite abandonné en cours de route.

La guerrière incarnée par Oona Chaplin brille pourtant dans la première partie du film. De l’attaque spectaculaire du convoi des Marchands du Vent, où elle est à deux doigts de tuer Neytiri, à sa discussion avec Quaritch, où elle le domine et le teste dans un nuage hallucinogène, la cheffe du clan Mangkwan est présentée comme un personnage puissant et machiavélique, sans foi ni loi, avec un petit quelque chose de vicieux qui la rend encore plus intéressante. D’où la surprise (pour le dire poliment) lorsque Varang se calme pour simplement devenir la +1 de Quaritch, qui agite sa mitraillette et montre les dents en arrière-plan. La grande antagoniste d’Avatar 3 se retrouve alors figurante de luxe dans les scènes majeures de la dernière partie, tandis que James Cameron resserre ENCORE son récit sur Sully et Quaritch.

Certes, le cinéaste joue avec le côté humain de Pandora dans cette ville-usine où tous les personnages majeurs se retrouvent à un moment-clé, mais difficile de ne pas être frustré face à la zone des Mangkwan, qui reste complètement sur le bord de la route. Ne nous faites pas croire qu’un climax autour du volcan, avec des cendres et de la lave, n’aurait pas offert des couleurs, des sensations et des dimensions spectaculaires. Mais non, James Cameron a préféré remettre en scène la fin d’Avatar 2 dans la baie des Metkayina (avec un vortex amusant dans le décor, histoire de).

Et puisqu’on parle des antagonistes d’Avatar 3, un mot sur Quaritch. L’increvable méchant de la saga gagne certes une nouvelle dimension au contact de son fils Spider, de Pandora et sa propre nature de Na’vi, mais comment ne pas soupirer face à cette valse sans fin ? Le pompon étant le combat final où il est épargné, encore, histoire de le faire revenir, encore - ne nous faites pas croire qu’il y a le moindre suspense sur sa survie, comme si James Cameron pouvait tuer l’antagoniste de sa saga en le faisant simplement tomber, de son propre chef, d’un rebord.

Mais bon, lui a au moins droit à un grand duel final pour le maintenir au premier plan. Varang ne peut pas en dire autant, même si sa confrontation avec Kiri, qui parvient à la soumettre et la faire fuir grâce à sa « queue » surpuissante, redéfinit les rapports de force. Ça ne nous enlèvera pas de la tête l’idée qu’un affrontement final où la cheffe des Mangkwan s’acharne contre Sully, Neytiri et/ou Spider, forçant Quaritch à prendre position contre elle (voire à la tuer), aurait eu de la gueule d’un point de vue dramaturgique.

Le Problème des « Gentils » (Surtout Lo’ak)

Avatar : De feu et de cendres commence avec une grosse nouveauté pour la saga de James Cameron : la voix-off n’est plus portée par Jake Sully (comme c’était le cas dans Avatar et Avatar : La voie de l’eau) mais par Lo’ak, son fils cadet. Dans la continuité du passage de relai amorcé dans le deuxième volet, Lo’ak étant voué (en théorie) à devenir le héros masculin de la saga après son père, c’est un choix tout à fait logique vis-à-vis de l’évolution de l’univers. Pourtant, c’est là l’un des gros problèmes de ce Avatar 3 : Lo’ak est largement mis de côté.

Bien sûr, il a une importance cruciale durant certaines séquences, que ce soit lors de la fuite avec ses frères et sœurs face aux Mangkwan dans la forêt, lors du procès de Payakan avec les Tulkun ou l’embuscade finale avec son père pour sauver sa mère Neytiri. Il a même le droit à une scène très émouvante dans le dernier tiers du film, sa culpabilité (face à la mort de son frère Neteyam dans Avatar 2) l’amenant presque à mettre à exécution ses pensées suicidaires.

Alors qu’il mène sa quête avec Payakan, il est isolé des autres membres de sa famille pendant une large partie du film avant de les rejoindre durant le climax. Sa voix-off est en cela étonnante tant l’histoire d’Avatar : De feu et de cendres est avant tout guidée par les actions de son père et de sa mère, voire de Spider et Kiri (sans parler de Quaritch, toujours moteur des enjeux). Autant dire que sa place au sein d’Avatar 3 est étrangement bâtarde, par rapport à celle qu’il avait dans le deuxième volet.

Cela étant dit, il n’est pas le seul « gentil » à pâtir de cette construction (et narration) très aléatoire, voire brouillonne. Les Marchands du Vent (Wintraders en anglais), par exemple, disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus, malgré leur éminent potentiel.

Le chef Tonowari est sans doute une des plus grosses blagues tant son rôle majeur de « chef » ne lui apporte qu’une stature mais aucune réelle importance dramatique. Sa femme Ronal, elle, est presque uniquement caractérisée à travers sa grossesse et son rôle de femme-mère (en miroir de Neytiri)… jusqu’à être carrément sacrifiée durant le climax. On ne parlera pas des fistons Metkayina, dont un est tué dans un plan de quelques secondes durant la bataille finale, mais sur lequel, on ne reviendra jamais.

Doit-on aussi évoquer l’utilisation agaçante des gentils « humains » ? Le biologiste Ian Garvin avait déjà été écrit à la truelle dans Avatar 2, il devient ici carrément le sauveur de Jake Sully dans la base aéronavale. Ce n’est pas une idée inintéressante sur le papier, mais son action et son déroulé - prise de conscience, revirement/rébellion, sauvetage et départ - ressemble plus à une facilité scénaristique qu’à un développement de personnages. D’autant plus qu’après son acte héroïque, il ne revient jamais à l’écran.

Bref, il manque de la consistance (et de la constance) dans l’écriture des personnages de ce Avatar : De feu et de cendres, que ce soit du côté des gentils ou des méchants comme évoqué plus haut. Et pire encore, James Cameron et ses scénaristes manquent surtout d’audace (de « couilles » pour être plus franc) en se refusant à tuer des personnages majeurs de l’univers, surtout chez les gentils. Hormis quelques seconds rôles, donc, aucune figure centrale « gentille » ne disparait dans ce troisième volet, donnant la sensation d’un nouveau statu quo.

Et si le passage de relai entre les adultes et les enfants est si chancelant dans ce Avatar 3, c’est probablement parce que ni Jake ni Neytiri n’y meurt. Les occasions sont pourtant nombreuses (Neytiri lors de l’attaque du convoi Windtraders, Jake dans la base ou dans le climax) et auraient eu du sens. Elles auraient pu créer une réelle dramaturgie et enfin poser les jalons d’une nouvelle dynamique, d’une nouvelle ère.

On Ne Profite Pas Assez De L’univers

L’une des grandes qualités d’Avatar réside dans le sens du détail de James Cameron et la liberté qu’il donne à ses équipes créatives. Outre la langue Na’vi et la richesse de la faune et flore de Pandora, sa mise en scène s’attarde avec brio sur l’interaction des corps avec l’environnement, sur ces petites touches qui nous immergent vraiment dans son univers numérique tangible. À la manière des meilleures séquences de Star Wars, Cameron assume de n’ouvrir qu’une petite fenêtre sur son monde, où le hors-champ incite à en recomposer la complexité, à en percevoir de nouvelles bribes à chaque visionnage. La Voie de l’eau est particulièrement brillant sur cette notion, et amène, via les enfants de la famille Sully, à réapprendre à voir, à s’émerveiller de nouveau au contact des Metkayina et de leurs coutumes, à prendre le temps de vibrer.

Malheureusement, Avatar 3 a tellement de choses à raconter qu’il n’a plus le temps pour ces pauses contemplatives. Bien que le départ des Windtraders soit une scène aussi sublime que magique, on aurait aimé passer plus de temps avec ce peuple pour lequel le film nous fait comprendre intuitivement le mode de vie. En émerge une frustration, alors que le film file de séquence en séquence dans des décors déments, y compris la base de la RDA, qui a bien évolué depuis Avatar 2. Et plus globalement, cette absence de respirations a un impact sur les séquences plus intimes, alors que les dilemmes de la saga n’ont jamais été aussi forts que dans cet opus. À l’époque du premier Avatar, James Cameron avait dû batailler pour garder certaines scènes jugées non essentielles à l’intrigue, alors qu’il estimait primordial de « soutenir une émotion », pour le citer.

Ça Tourne En Rond Après Avatar 2

Les deux suites d’Avatar ont été tournées ensemble et, si le troisième volet est encore un peu plus long, c’est parce qu’il comporte des séquences du deuxième. « En gros, il y avait trop d’idée géniales dans dans l’acte 1 du film 2 » expliquait le réalisateur à Empire, « [Avatar 2] fonçait à toute vitesse et on ne se consacrait pas assez aux personnages. Donc j’ai dit : ‘Les mecs, il faut qu’on le sépare en deux' ». Est-ce le péché originel qui fait de cette troisième suite non pas un prolongement de La Voie de l’eau, mais une resucée à peine dissimulée ?

Dès le début du film, c’est retour à la case départ : Neytiri s’emmure dans sa haine des envahisseurs (et de Spider) et Jake laisse transparaître ses travers humains en traitant son fils comme un G.I. Certes, dans la première partie, le traumatisme de la mort de machin-truc (leur autre fils) intensifie un peu ces interactions, jusqu’à un point de rupture un peu bancal… mais surmonté sans drame majeur à déplorer.

Les clans persécutés (Na’Vis et Tulkuns) refusent encore de prendre les armes avant que Lo’ak et sa baleine de compagnie ne les convainquent encore de mener l’assaut. Un discours sur la violence politique qui faisait déjà l’intérêt du film précédent. D’autant qu’il se concrétise exactement au même endroit, dans les mêmes circonstances, avec les mêmes forces en présence et avec la même musique. Le climax de De feu et de cendres est une version XXL de la dernière demi-heure d’Avatar 2, qui pique même le deus ex-machina d’Eywa à Avatar 1.

Le long-métrage a l’avantage de mettre en évidence le procédé narratif favori de Cameron : le kidnapping d’enfants. Les héros se cachent ? Kidnapping. Ils manquent de motivation ? Kidnapping. Les nouveaux méchants ne sont pas assez effrayants ? Kidnapping. Plus de frites à la cantine ? Kidnapping. Espérons que l’hypothétique quatrième volet et son ellipse renouvellent tout ça. Mais on a un peu peur, car le cinéaste n’a voulu sacrifier aucun personnage important.

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