Aupinard, un jeune artiste de 21 ans, s'est rapidement imposé comme une figure incontournable de la scène musicale française. Chanteur, auteur, compositeur et performer, il surprend par sa capacité à fusionner les genres et à toucher un public large et diversifié. Son parcours, des vidéos maison sur Internet au Printemps de Bourges, témoigne d'une ascension fulgurante et d'un talent indéniable.
Un heureux hasard et un coup de foudre musical
"Chanter" n’était pas une évidence pour Aupinard, son monde est plutôt rap. Son surnom, il le doit à son passé de skateur et la guitare, à un ami collégien en 5ème à Bordeaux. Dès lors, il ne cesse de jouer et tombe en 2016 sur Saudade Fez Um Samba de João Gilberto. Un heureux hasard et coup de foudre musical inspirant ! C'est à l'âge de 16 ans qu'Aupinard découvre par un heureux hasard le titre « Saudade Fez Um Samba » de João Gilberto. Débute alors une passion pour la musique brésilienne, la bossa nova en tête.
Cette découverte marque un tournant dans sa vie. Il se passionne pour la bossa nova et commence à explorer ce genre musical, s'inspirant également d'artistes américains comme Erykah Badu pour le groove.
La fusion des genres comme marque de fabrique
L’aventure Bossa Nova d’Aupinard débute alors, empruntant aussi son groove du côté d’artistes US comme Erikah Badu. La fusion des genres à contre courant lui réussit. Aupinard ne se contente pas de reproduire la bossa nova traditionnelle. Il y apporte sa touche personnelle en la mélangeant à d'autres influences, notamment le R&B et le rap. Cette fusion des genres lui permet de créer un style unique et novateur qui séduit un public de plus en plus large. Désireux de faire découvrir ou redécouvrir cette musique vintage, il lui insuffle plus de modernité en y mélangeant des sons actuels comme le R&B et le rap. Il s’en étonne encore aujourd’hui « Quand j'ai commencé à faire de la bossa dans ma chambre, je ne faisais pas forcément attention au fait que les gens de ma génération allaient aimer ou pas. »
Parmi ses inspirations et ses influences on retrouve notamment João Gilberto, D’Angelo, Erykah Badu ou encore Luidji. Son identité musicale se nourrit de figures emblématiques telles que João Gilberto, D'Angelo, Erykah Badu et Luidji. Luidji qui a eu un large impact sur sa volonté de se lancer dans la musique. « Tristesse Business » de Luidji a amplement sa place dans mon cœur. Il y a un titre dans cet album qui m’a ouvert les yeux sur la musique, c’est ‘Le Remède’. Ce son m’a fait comprendre qu’on pouvait faire de la bossa nova en France. C’est peut-être grâce à ce son que j’ai commencé à faire de la musique ». Luidji, qui fait aujourd’hui figure de mentor pour aupinard. Il découvre avec « Le Remède » du rappeur Luidji, le potentiel d’une bossa en français, portée par des sonorités actuelles.
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Des vidéos maison au Printemps de Bourges
L'ascension d'Aupinard commence avec des vidéos "maison" partagées sur Internet. En 2021, il s’amuse à tourner un petit clip dans sa chambre afin de partager son morceau « c’est tout moi » qu’il gardait pour lui depuis un moment. Le lycéen d’abord réticent finit par céder, et il a eu raison. Il a continué à partager sa passion sur ce réseau social, en guitare, en chanson et en humour et puis, de vidéos en vidéos, sa communauté a continué de grandir de manière exponentielle et à être de plus en plus demandeur de sa musique. Ces vidéos attirent rapidement l'attention et lui permettent de se constituer une communauté de fans fidèles.
En peu de temps, il est propulsé sur la scène du Printemps de Bourges, une consécration pour un jeune artiste. Jeune musicien autodidacte Aupinard s'est pris de passion pour la bossa nova. C'est un succès et le voici donc sélectionné pour les Inouïes du Printemps de Bourges 2023. Le mieux sera donc maintenant d'aller voir en concert cet artiste plein de fraîcheur. Sa participation au festival lui offre une visibilité accrue et lui permet de toucher un public encore plus large.
aupitape 1 : Hortensia, un premier projet introspectif
En mai 2023, après avoir rodé son écriture et trouvé son style, aupinard sort son (très attendu) premier projet intitulé aupitape 1 : hortensia. Un projet qui représente assez bien l’artiste : le titre est un clin d’œil à sa grand-mère qui s’appelle Hortense et qui est sa plus grande fan. Son album EP Aupitape 1 : Hortensia est d'ailleurs un petit clin d'œil à celle-ci qui se prénomme Hortense « Il faut savoir que mon premier titre, c'est Bossa Nova. Et en fait, avant, quand je faisais mes titres, je les composais avec mon Iphone sur GarageBand et j’enregistrais la voix avec le micro de mes écouteurs. Et au moment où j'ai enregistré le refrain de Bossa Nova, il y avait ma grand-mère derrière sur le lit qui disait : « C’est super, c'est super ! » Et donc du coup, je me devais de lui faire cette fleur ». Dans le titre, on retrouve aussi la notion de série introspective avec le « aupitape 1 » qui fait écho au premier album studio de Luidji : Tristesse Business : Saison 1. La cover, quant à elle, reprend l’imagerie du film préféré d’aupinard : La Cité de Dieu, de Fernando Meirelles et Kátia Lund. Un film adapté du roman écrit par l’auteur brésilien Paulo Lins en 1997.
Ce premier projet est un recueil de sept titres qui reflètent son univers musical et ses influences. aupitape 1 : Hortensia est un projet composé de 7 titres dans lequel on retrouve « c’est tout moi » ou encore « texto », des morceaux qui ont accompagné son ascension ces deux dernières années. Les morceaux « c'est tout moi » et « texto », qui ont marqué son ascension, y figurent en bonne place.
"Quel type de vibe ?", le single qui propulse Aupinard au rang de phénomène
En dehors de ce premier bébé, l’année 2023 d’aupinard prend un tout autre tournant en octobre lorsqu’il sort le single « quel type de vibe ? ». Un énorme succès qui casse tous les records de l’artiste et termine de le propulser au rang de phénomène musical. Le morceau « Quel type de vibe ? », sorti en octobre 2023, marque un tournant dans sa carrière. Ce single rencontre un succès fulgurant et contribue à le propulser au rang de phénomène musical. Sa communauté dépasse les frontières, le réseau social, lui offrant une visibilité internationale. Ses titres sont largement repris en Europe, aux États-Unis, mais aussi en Asie. Celui-ci confie à Mathilde Serrell regarder toutes les vidéos des reprises qui sont faites sur lui « J'essaie de regarder toutes les vidéos parce que moi, quand j'ai commencé à faire de la musique, des reprises, j'en faisais beaucoup. Et donc là, d'être à la place des artistes qui sont repris, c'est juste incroyable ! ».
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Une collaboration poétique avec Anaïs Cardot
Côté bossa nova, aupinard a eu une rencontre coup de cœur avec Anaïs Cardot qui est elle aussi l’un des visages de la nouvelle scène émergente de bossa nova francophone. C’est tout naturellement que les deux cerveaux se sont joints pour un Planète Rap plein de poésie, de douceur et d’émotions en novembre dernier. « Quand j’ai vu sa vidéo j’étais comme un ouf, on s’est ajoutés sur les réseaux, on est allés au studio ensemble pour la première fois cette année. Quand on a fait ce Planète Rap, on venait tout juste de se rencontrer. » Aupinard partage également la scène avec d'autres artistes de la nouvelle scène française. Sa collaboration avec Anaïs Cardot sur un Planète Rap est particulièrement remarquée pour sa poésie et sa douceur.
L'importance de toucher le public
aupinard fait de la musique pour faire kiffer mais surtout pour toucher. Une nuance qui lui tient à cœur : « À chaque fois que je fais une chanson, j’essaye de faire en sorte de toucher. La différence c’est qu’un son que tu kiffes tu vas l’apprécier et bouger la tête mais un son qui te touche, ça te met dans une espèce de nuage, dans un mood. La dernière chanson qui m’a fait ressentir ça, c’était « Là Où On Dort Heureux » de Tuerie et avant ça c’était avec « Infrunami » de Steve Lacy et encore avant c’était pour « Deux Âmes Solitaire part.3″ de Luidji. » Pour Aupinard, la musique doit avant tout toucher le public. Il cherche à créer des chansons qui provoquent une émotion et qui transportent l'auditeur dans un autre univers.
Un concert mémorable à la Rock School Barbey
Le 3 novembre dernier, la scène du Rock School Barbey a été le théâtre d’un spectacle inoubliable alors qu’Aupinard, le jeune prodige bordelais, lançait son show devant une salle comble et un public jeune et diversifié. Le concert a débuté avec l’artiste prometteur Hominguest, qui a posé les bases de la soirée avec une première partie mettant en avant son style de chant unique et des textes rappés percutants. aupinard monte ensuite sur scène pour débuter réellement le show, l’apothéose est vite survenue lorsqu’il a invité Baby Neelou sur scène, la jeune étoile montante du rap émergent. Baby Neelou, tout juste sorti de son dernier projet intitulé « Bromance », a offert une performance époustouflante en faisant une apparition en tant qu’invité spécial. Une exclusivité pour les spectateurs qui ont eu le privilège d’entendre cette collaboration unique, parfaitement synchronisée sur le refrain envoûtant d’aupinard. Le spectacle s’est poursuivi avec Kuroy Lenid et Dott, deux artistes locaux qui ont su maintenir l’énergie du public à son comble. Leurs performances ont été saluées par des acclamations enthousiastes, soulignant la richesse et la diversité du talent musical bordelais. aupinard, à seulement 21 ans, a clôturé la soirée en interprétant sa fameuse piste « quel type de vibe? ». La chanson, sortie récemment, a été le point culminant du concert, suscitant une ovation massive de la part du public. La maîtrise scénique d’aupinard et son interaction fluide avec les artistes invités ont créé une atmosphère mémorable qui restera gravée dans les esprits. En résumé, le concert d’aupinard à la Rock School Barbey a été bien plus qu’une simple performance musicale. C’était une célébration de la scène locale, mettant en lumière le talent émergent et confirmé de Bordeaux. Le concert d'Aupinard à la Rock School Barbey, avec la participation de Baby Neelou et d'autres artistes locaux, a été un véritable succès et a confirmé son statut de figure montante de la scène musicale bordelaise.
Perspectives d'avenir
Pour 2024, aupinard se souhaite de garder sa liberté, son innocence malgré la complexité du monde de la musique et sa proximité particulière avec son public. Pour 2024, Aupinard souhaite préserver sa liberté artistique et son authenticité, tout en continuant à se rapprocher de son public. Une manière de rapper comme personne d’autre. Portrait d’un passionné aux allures d’ovni. Il est considéré comme l'un des talents émergents à suivre de près dans les années à venir.
Le renouveau de la bossa nova
Musicien autodidacte, Aupinard découvre la bossa nova, adolescent « En 2016, j’étais en classe de troisième, lorsque je suis tombé sur le son de João Gilberto. C'est une sonorité qui m'a parlé parce que c'est quelque chose que je n'avais pas spécialement entendu. Ça a touché mon oreille et je me suis posé la question pourquoi on n’en entendait plus aujourd’hui ». Aupinard incarne le renouveau de la bossa nova en France. Il apporte un souffle de fraîcheur à ce genre musical en le mélangeant à des sonorités modernes et en l'adaptant à son propre vécu.
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