Une équipe de football est constituée de 11 joueurs, dont 10 joueurs de champ et un gardien de but. Chaque joueur est identifiable grâce à un numéro porté dans le dos. Comprendre les rôles et les dynamiques entre ces joueurs est essentiel pour appréhender le jeu. Cet article explore la définition d'un attaquant libre, son rôle sur le terrain, et les implications financières associées à ce statut particulier.

Les Rôles Fondamentaux sur le Terrain

Au football, chaque équipe compte 11 joueurs. Et dans le jargon du ballon rond, il est courant de désigner certains postes par les numéros que portent les joueurs. Car généralement, chaque numéro est associé à une position et à un rôle sur le terrain. Évidemment, certains sont aussi attachés à des numéros et les choisissent pour rendre hommage à leur athlète préféré.

  • Le Gardien de But : Il est chargé de protéger les buts à l’aide des mains, des pieds ou de toute autre partie du corps. Un portier doit être intelligent, avoir de bons réflexes et prendre rapidement de bonnes décisions.
  • Les Défenseurs : Le numéro 2 est l’arrière droit et le numéro 3 est l’arrière gauche. Le stoppeur et le libéro forment la charnière centrale. Les défenseurs centraux jouent un rôle clé dans la conservation du ballon. Ils ne doivent surtout pas perdre la balle car sinon, l’adversaire se retrouve immédiatement en situation de but de un contre un face au gardien. Ils sont vifs et physiques. Ils participent aussi parfois à l'attaque. Ce sont les joueurs clés d’un système défensif, au plus près du gardien. Ils protègent l’axe du terrain et empêchent les adversaires d'y accéder. Ils sont chargés d'intercepter les passes, de tacler les attaquants, de bloquer les tirs, de voler le ballon dans des situations de un contre un et bien plus encore. Ils n'ont pas toujours un grand rôle en attaque (sauf parfois sur les coups de pied arrêtés).
    • Le Stoppeur (N°4) : Il est au marquage de l’avant-centre adverse et doit l’empêcher de prendre le ballon ou de progresser.
    • Le Libéro (N°5) : Il est le dernier défenseur. En fait, il est "libre" car il n’est au marquage d’aucun attaquant adverse, mais il doit aider et intervenir dans le cas où un de ses défenseurs se ferait éliminer par un attaquant. Dans une défense à trois, le libéro évolue derrière l'arrière central. Dans un système de défense en zone, il n'y a pas vraiment de libero. Dans une défense à trois centraux, le libéro évolue généralement en retrait de deux défenseurs “stoppeurs”, mais il peut aussi jouer devant eux et être le premier attaquant de son équipe, à l’image de Franz Beckenbauer. Avec la généralisation de la défense à quatre et du marquage de zone, un défenseur occupe tour à tour les rôles de stoppeur et de libéro, en fonction du placement des attaquants adverses.
  • Les Milieux de Terrain : Ils sont chargés de la récupération du ballon et opèrent devant leur défense. On les appelle les "poumons" de l’équipe car ils courent de partout sur le terrain. Ils doivent faire preuve de grosses qualités d’endurance et de vitesse. En fait, il y a un milieu défensif qui joue juste devant sa défense et un autre qui joue un peu plus haut qui est chargé du "pressing". Ils remontent également les ballons en phase d’attaque et servent d’intermédiaire entre la défense et les milieux offensifs. Ils doivent créer le jeu, c’est pour cela qu’on les appelle les "milieux créateurs". Ils doivent orienter le jeu et donner des ballons aux attaquants. Ils doivent preuve d’une bonne vision du jeu, de qualité d’élimination (dribble) des adversaires, jeu court (petit périmètre) quand il y a une forte concentration de joueurs, jeu long pour faire changer l’orientation du jeu (transversales) ou balle en profondeur pour l’avant-centre et des qualités de finisseur pour marquer des buts. Les milieux défensifs utilisent souvent la passe en profondeur.
    • Milieu de terrain offensif (N°10) : Positionné entre les attaquants et le reste du milieu de terrain, c’est un excellent dribbleur qui se retrouve souvent dans des situations de un contre un. Il doit avoir une bonne vision de jeu, d'excellentes capacités de passe et d’analyse. Le milieu de terrain offensif dribble ou tente la passe décisive. On l’appelle souvent le meneur de jeu. Sa position est clé car il gère l’attaque au cœur du camp adverse.
  • Les Attaquants : Ils évoluent en général en soutien de l’avant-centre. Son jeu consiste à tourner autour de l’avant-centre pour jouer le 2ème ballon et alimenter en ballon l’avant-centre. C’est un joueur généralement adroit et très technique doué de qualité de vitesse. C’est le joueur qui doit marquer les buts. C’est le joueur le plus proche du but adverse.
    • Ailiers : Ils sont là pour élargir le jeu, créer des espaces et provoquer des situations dangereuses grâce à leur capacité de débordement. Les ailiers sont des joueurs polyvalents. Ce sont de bons passeurs et d’excellents centreurs. Ils sont forts balle au pied et excellent dans le dribble.
    • Avant-centre : L’avant-centre excelle dans ses frappes, c’est un tueur qui a une obsession : marquer, marquer, marquer. Il a souvent peu de responsabilités défensives. Il doit avoir une bonne capacité de dribble, mais surtout, il doit avoir le sens du but.

Définition de l'Attaquant Libre

Dans le contexte du football, un attaquant "libre" peut avoir deux significations distinctes :

  1. Sur le Terrain : Un attaquant libre est un joueur qui n'est pas strictement cantonné à un rôle ou une position fixe. Il a la liberté de se déplacer sur le front de l'attaque, de décrocher pour participer à la construction du jeu, ou de se porter dans les espaces pour recevoir le ballon. Son rôle est de créer des opportunités de but par ses mouvements imprévisibles.
  2. Contractuellement : Un joueur est dit "libre" lorsqu'il n'est plus sous contrat avec un club. Il peut alors signer avec n'importe quelle équipe sans que celle-ci n'ait à verser d'indemnité de transfert à son ancien club.

L'Attaquant Libre sur le Marché des Transferts

La situation des joueurs libres sur le marché des transferts est souvent présentée comme une aubaine pour les clubs. Des noms comme Gianluigi Donnarumma, Sergio Ramos, Georginio Wijnaldum et Memphis Depay ont attiré les convoitises de clubs désireux de se renforcer à moindre frais. Cependant, la notion de "gratuité" est trompeuse.

Les Coûts Cachés d'un Joueur Libre

S'offrir un joueur qui n'est plus sous contrat n'est pas synonyme d'opération blanche pour les comptes d'un club. Un joueur libre talentueux et à potentiel suscite la concurrence, ce qui peut faire croître artificiellement sa valeur. Il y a alors une inflation de la prime à la signature, des commissions et du salaire.

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Sans indemnité de transfert à débourser, les clubs acquéreurs vont accepter certaines concessions. Dans l'économie normale du football, c'est un gros avantage d'être libre. On peut alors obtenir des conditions salariales plus élevées, des primes, des bonus et autres. Cependant, la conjoncture actuelle ne rend pas les choses si simples, notamment sur le marché qui ne concerne pas les "stars".

Exemples Concrets : Ramsey et Wijnaldum

Selon la presse italienne, Aaron Ramsey aurait ainsi signé à Turin contre une prime de 9 millions d'euros, plus 3,7 millions d'euros pour ses représentants et surtout un salaire estimé à 7 millions d'euros net par saison. Des montants qui n'arrangent pas vraiment les comptes des Italiens à l'heure actuelle, surtout au vu des performances du Gallois.

Le PSG a tiré les mêmes ficelles pour attirer Georginio Wijnaldum et le chiper au Barça en lui offrant un salaire de 9,5 millions, soit beaucoup plus que ce qu'il percevait à Liverpool (5,5 millions par an).

La Stratégie Financière Derrière les Joueurs Libres

Pour séduire les joueurs libres, des clubs sont tentés d'utiliser une partie de l'argent qu'ils auraient dû consacrer au club vendeur en cas de transfert. Certains acteurs du football en jouent aussi au moment des négociations. Pour l'arrivée de Donnarumma à Paris, Mino Raiola pourrait ainsi se montrer gourmand, en demandant une commission de 20 millions d'euros.

Avantages Potentiels d'un Joueur Libre

Cependant, s'offrir un joueur libre reste une bonne affaire. Si vous dépensez en transfert pour un joueur 50 millions d'euros et que vous lui offrez un salaire de 5 millions sur cinq ans, vous allez diviser le total de ces montants par le nombre d'années de contrat dans vos comptes, soit une somme de 15 millions d'euros par an. Dans le même temps, si vous prenez un joueur libre et que vous lui offrez 10 millions d'euros par an de salaire sur cinq ans plus 5 millions de commissions à son agent, vous devrez amortir dans vos comptes 15 millions d'euros la première année. Mais ensuite, vous n'aurez plus que 10 millions à inscrire pour les quatre suivantes. Donc, ça peut être malgré tout plus intéressant de prendre un joueur libre.

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Le Rôle des Agents

En tant que gestionnaires des intérêts financiers d’un ou plusieurs joueurs, les agents revêtent un rôle particulièrement important dans les transferts. Si une vente est effectuée, 10 % du montant du transfert reviendra à l’agent (moyenne en 2015). Les deux grands agents en 2019 s’appellent Jorge Mendes (portugais, 53 ans) et Mino Raiola (italo-néerlandais, 52 ans).

Le Marché des Transferts : Une Vue d'Ensemble

Les montants, de plus en plus importants, font régulièrement la une des journaux et provoquent des polémiques car ils semblent déconnectés de la réalité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart des joueurs transférés ne sont pas vendus et n’engendrent pas des frais d’acquisition. Dans les autres cas, ils étaient en fin de contrat ou en prêt. Ainsi, les ventes de joueurs correspondent à une minorité, et même dans ce cas de figure les montants très élevés sont rares.

Une pratique commune consiste à emprunter un joueur pour une saison auprès d’un autre club. Mais cette manœuvre a, la plupart du temps, un coût !

En effet, en 2023, les 1 888 transferts internationaux de joueuses ont généré 6,1 millions de dollars, soit un montant environ 1 600 fois moins élevé que celui engendré par le « mercato » des footballeurs. Cependant, ces dépenses de transfert dans le football féminin ont augmenté de 84,2 % en un an, montrant une vraie dynamique à la hausse. Certes, les chiffres du féminin sont encore loin de ceux de leurs homologues masculins, mais un tel écart ne peut être comblé en quelques années seulement.

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