L'histoire de chaque individu est inextricablement liée à celle de ses ancêtres. Les joies, les peines, les secrets et les traumatismes vécus par les générations précédentes peuvent laisser une empreinte durable, se transmettant à travers les lignées familiales et influençant la vie des descendants de manière souvent inconsciente. Cet article explore les conséquences transgénérationnelles des secrets de famille, en particulier ceux liés aux décès, aux avortements et à d'autres événements douloureux, et comment ces secrets peuvent se manifester dans la vie des générations suivantes.
L'Héritage Invisible : Comprendre la Transmission Transgénérationnelle
"Je sentis alors combien nous habitons nos secrets de famille avant de les voir avec un peu de netteté ; et que ces épisodes impensés ne sont pas rares. Chaque lignage semble posséder sa part d'angles morts. Sans doute sont-ils même le meilleur ciment de nos clans, tout en les détruisant."
Chaque individu est le fruit de deux lignées, chacune avec son propre bagage d'expériences, d'émotions et de secrets. Le travail du généalogiste consiste à reconstituer l'arbre généalogique, à travers l'étude des sources telles que les actes d'état civil, les actes notariés, les registres militaires et les articles de presse, afin d'offrir aux vivants un tableau de leurs ancêtres. Ces recherches révèlent souvent des surprises, des décès d'enfants inconnus, des filiations incertaines, dévoilant ainsi certains secrets.
Parallèlement, des psychanalystes se sont intéressés au champ généalogique, observant et comprenant certains mécanismes chez leurs patients. L'idée centrale de la psychogénéalogie est de travailler, dans le cadre d'une cure analytique, à la fois sur le vécu personnel et sur les héritages inconscients de nos ancêtres. Freud a introduit le concept d'inconscient, Jung celui d'inconscient collectif, et d'autres psychanalystes ont mis en lumière le champ des mémoires transgénérationnelles.
Dans les années 1960 et 1970, des figures telles que Jacob Levy Moreno, Françoise Dolto, Nicolas Abraham et Maria Torok, ainsi qu'Yvan Boszormenyi-Nagy, ont exploré la transmission de conflits non résolus, de secrets, de non-dits, de répétitions, de morts prématurées ou de choix de professions. Chacun a théorisé son expérience, permettant de mieux cerner les causes des symptômes et d'aider au soin des patients.
Lire aussi: Prise en charge des bosses crâniennes infantiles
La Crypte Familiale et les Fantômes du Passé
Nicolas Abraham et Maria Torok ont posé les bases de l'existence d'une crypte dans le psychisme familial, où sont enterrés des événements indicibles et les émotions douloureuses qui en résultent. La crypte est le résultat d'un refoulement ou d'un déni. De cette crypte naissent un ou plusieurs fantômes aux générations suivantes, qui accompagnent les descendants et se révèlent à certains moments, occasionnant des symptômes psychologiques et/ou physiologiques.
Didier Dumas, dans son ouvrage "L'Ange et le fantôme", analyse des cas de patients autistes, phobiques, etc., pour lesquels le fantôme serait à l'œuvre dans l'inconscient. Bruno Clavier, dans "Les fantômes familiaux", dresse une typologie des différents fantômes hantant les mémoires familiales, en présentant les problématiques de certains patients. "Le fantôme semble poursuivre son œuvre en silence et en secret. Il se manifeste par des mots occultés, par un non-dit, par un silence, par des béances dans la réalité, des lacunes laissées en soi par les secrets d'un autre."
De manière générale, il n'y a pas de famille sans secret. Mais tous les secrets ne deviennent pas problématiques. Les événements douloureux ou traumatisants, s'ils sont pensés, intégrés, dits par ceux qui les ont vécus, ne se transmettent pas aux générations futures. La spécificité des secrets de famille est ainsi liée à trois notions : l'indicible et l'innommable pour les deux premières générations, puis l'impensé à la troisième. À l'indicible, ressenti par la génération du secret, s'ajoute l'innommable pour la génération suivante : le secret suinte mais "ne peut faire l'objet d'aucune représentation verbale", il est juste pressenti. "Dans tous les cas, le résultat est qu'un enfant grandit avec l'impression qu'il est tenu à l'écart de quelque chose d'important et de pénible qui le concerne." Et cet enfant peut, par ricochet, connaître des troubles de l'apprentissage, des perturbations légères de la personnalité. À la troisième génération, les effets du secret sont diffus, impensables.
Les Secrets Toxiques : Une Typologie des Non-Dits Familiaux
Voici les grandes catégories de secrets potentiellement toxiques :
- Secrets liés à la mort : décès de personnes jeunes, suicides, décès violents, décès précoces d'enfants, fausses couches et avortements, infanticides ou néonaticides.
- Secrets liés au sexe : adultères, filles-mères, homosexualité.
- Secrets liés à la filiation : enfants qui ne sont pas issus du père "officiel", ou de leurs deux parents, abandons.
- Secrets liés aux violences sexuelles : viols, incestes, générant parfois également des secrets de filiation si un enfant vient à naître de ces abus.
- Secrets liés à la santé : pathologies psychiatriques, maladies honteuses comme la syphilis, alcoolisme et toxicomanie.
- Secrets liés à l'argent : argent mal acquis (vol, cambriolage, captation d'héritage), faillite, addiction au jeu ayant entraîné une ruine.
- Secrets liés au comportement : trahison, meurtre, crime impuni, séjour en prison.
Ces faits sont toujours à resituer dans un contexte donné : les normes morales d'une époque, les ressources psychologiques et financières des uns et des autres. Les pathologies psychiatriques ou certaines maladies, hier honteuses, sont aujourd'hui admises par une société qui encourage le soin. Les infanticides, récurrents dans les archives judiciaires, sont le fait de femmes souvent sans ressources financières, plongées dans la solitude et la honte.
Lire aussi: Son surround avec Samsung
La Honte et la Culpabilité : Émotions Clés des Secrets de Famille
Un événement traumatisant fait surgir des émotions puissantes et douloureuses, en particulier quand elles sont tues. Tristesse, colère, peur, culpabilité, honte, un panel d'émotions violentes profondément ressenties… Mais des émotions se rattachent en particulier aux secrets de famille, pour ceux qui les génèrent, mais aussi pour leurs descendants : la honte et la culpabilité. Serge Tisseron attribue à la honte une place à part, car elle "écrase toutes [l]es émotions, elle est une tueuse d'émotions". Pour le sociologue Vincent de Gaulejac, "la honte engendre le silence, le repli sur soi jusqu'à l'inhibition."
Loyautés Familiales et Répétitions : Les Mécanismes de Transmission
Un certain nombre de mécanismes sont à l'œuvre dans les transmissions familiales. Le travail d'Yvan Boszormenyi-Nagy met en évidence l'importance des notions de justice et d'équité au sein de la famille, un système complexe de loyautés. Les loyautés familiales sont ainsi à penser à deux niveaux : au niveau individuel, psychologique, mais aussi au niveau global du clan, du système familial. Anne Ancelin Schützenberger parle du "grand livre des comptes", la somme des mérites et dettes du clan. Si la balance n'est pas en équilibre, un certain nombre de faits peuvent en découler : injustice, vengeance, exclusion, revanche, parfois accident, répétitions, maladies. Et l'apurement des dettes se fait le plus souvent sur plusieurs générations.
Ces loyautés peuvent se retrouver à différents niveaux : social, économique, professionnel… Le choix du métier par exemple peut être la conséquence d'un acte d'un ancêtre, comme cet aïeul qui, faute de compétences médicales, n'a pu sauver un voisin. Vincent de Gaulejac aborde également cette question dans son ouvrage "La névrose de classe", démontrant à quel point il peut être difficile pour un enfant de dépasser le niveau d'études de son parent.
La psychiatre américaine Joséphine Hilgard a mis au jour le syndrome anniversaire : il y a répétition significative et inconsciente intervenant autour de la date anniversaire de l'événement auquel elle se rattache. Dans ce cas précis, un âge auquel la pathologie psychiatrique de ses patients se déclenche, et qui rappelle l'âge qu'avait leur parent quand il est décédé ou a été interné. Ce type de répétition, de dates anniversaires liées à des traumatismes vécus dans l'arbre généalogique, s'observe régulièrement dans les clans familiaux.
Le statut d'enfant de remplacement est également un thème récurrent en psychogénéalogie, douloureux pour l'enfant qui vit cette situation, mais aussi pour ses descendants. Des souffrances en résultent : questionnement sur l'identité, culpabilité du survivant, chagrin.
Lire aussi: Arrière Grand-Mère Maternelle: Définition
Le Génosociogramme : Cartographier les Mémoires Familiales
Base de travail de l'analyste, le génosociogramme ou génogramme, se présente sous une forme proche de celle de l'arbre généalogique. Mais il est fait de mémoire en plus des actes, et complété par des éléments de vie importants. L'intérêt est aussi de mesurer la manière dont le patient présente ce travail, les affects derrière les faits. L'analyste cherchera un certain nombre d'informations, dont d'éventuelles répétitions, mais sera aussi attentif aux blancs ou aux défauts de mémoire, qui sont porteurs de sens.
L'Enfant, Révélateur des Secrets Familiaux
La mécanique du secret de famille fait porter aux vivants des valises transgénérationnelles. Dans ces porteurs de secrets, le cas des enfants est régulièrement abordé par les professionnels. Ils attestent de manière unanime de la pertinence d'une démarche psychogénéalogique dans le soin : celle-ci, intégrant l'enfant dans sa lignée, permet souvent une libération des mémoires et des traumatismes. L'enfant, dans son corps et son comportement, signale un désordre dans la famille. Il devient d'une certaine manière la clef, et ses symptômes les indices d'une enquête familiale menant l'analyste à la compréhension du vécu antérieur, celui de ses parents, ou plus haut dans l'arbre généalogique. Certains enfants guérissent spontanément une fois la parole libérée, pour d'autres le chemin est plus long. "[…] A partir du moment où les parents sont suffisamment aimants pour saisir que la souffrance, parfois intolérable, de leur enfant est engendrée par des non-dits qui l'empêchent de comprendre son histoire, la maladie de l'enfant se révèle être une chance car, grâce au travail qu'ils vont poursuivre, les parents découvrent une partie du passé de leur famille qui les mettait eux aussi en difficultés psychologiques même s'ils avaient appris à faire avec."
Exemples Concrets : Hergé et les Secrets de Filiation
Un certain nombre d'écrivains, poètes ou encore peintres, ont été les objets d'étude des psychogénéalogistes. L'œuvre du dessinateur belge Hergé a passionné le psychiatre Serge Tisseron, qui a mis au jour un secret de filiation chez Hergé. Le père d'Hergé, Alexis, et son jumeau Léon, sont nés de Marie Dewigne, domestique au château de Chaumont-Gistoux. Ils sont reconnus une dizaine d'années plus tard par le nouveau mari de leur mère Philippe Rémi, mariage blanc orchestré par la comtesse de Dudzeele. Quant à l'identité réelle du grand-père d'Hergé, plusieurs pistes ont été évoquées : le fils de la comtesse pour laquelle Marie travaillait, Gaston Errembault de Dudzeele.
Hergé a ainsi "utilisé son œuvre pour exorciser les figures historiques du secret telles qu'il avait pu, enfant, les imaginer ; et également pour faire montre des interrogations qui avaient pu […] être les siennes". L'analyse des personnages est particulièrement révélatrice de ce questionnement. La Castafiore, première génération et gardienne du secret, qui chante systématiquement l'air des Bijoux, extrait du "Faust" de Gounod. Les Dupont et Dupond, ces jumeaux toujours à contretemps, qui incarnent la deuxième génération du secret, celle qui sent sans savoir. Le capitaine Haddock, troisième génération du secret, passionné, colérique, pris dans un tourbillon d'émotions violentes… le Whisky est son échappatoire.
L'Avortement : Un Secret de Famille Particulièrement Douloureux
L'avortement est un secret de famille particulièrement douloureux, souvent entouré de honte et de culpabilité. Il peut laisser des traces profondes dans l'inconscient familial, se manifestant par des difficultés à concevoir, des problèmes relationnels ou des troubles émotionnels.
L'histoire de Sandrine illustre parfaitement les conséquences transgénérationnelles d'un avortement. Sandrine, une jeune femme de 24 ans, a un parcours sentimental difficile. Après une rupture douloureuse, elle tombe enceinte de son nouveau compagnon. Ni elle ni lui ne souhaitent cet enfant, et Sandrine décide d'avorter. Elle réalise rapidement que cet avortement représente pour elle l'enfant qu'elle n'aura jamais avec son ancien amour, symbolisant "un amour avorté".
Encouragée à explorer son histoire familiale, Sandrine découvre que sa mère avait pratiqué deux avortements avant de la rencontrer, et que sa grand-mère maternelle avait été avortée à l'âge de 16 ans par sa propre mère, l'arrière-grand-mère de Sandrine. Cet acte, commis dans sa propre famille, surgit pour la menacer.
La démarche transgénérationnelle ne consiste pas à condamner ou à rejeter nos ancêtres, mais à tenter de comprendre ce qui s'est passé pour eux et à réaliser en quoi ils n'ont pas pu faire autre chose que ce qu'ils ont fait, avec les moyens psychiques et émotionnels qu'ils avaient à leur portée. Loin de la recherche de la faute originelle, c'est une voie vers la compréhension humaine d'un traumatisme dont les traces ont été occultées par le silence.
Lever le Tabou : Le Deuil d'un Enfant Parti Trop Tôt
L'histoire de Mélissa, Louise et Nathalie illustre comment trois générations de mères, qui portent le chagrin d'un enfant parti trop tôt, ont ensemble pu faire leurs deuils en préparant les funérailles du bébé de Mélissa. Melissa, enceinte, perd son bébé Antonin. Pour faciliter son travail de deuil, elle décide d'offrir à son fils de belles funérailles. Au cours d'une discussion, sa mère, Louise, lui confie qu'elle a elle-même perdu un garçon à huit mois de grossesse, et qu'elle n'a pas pu en faire le deuil. La mère de Louise, Nathalie, n'était pas au courant de cette histoire. À l'occasion de cet événement douloureux, Louise et Nathalie ont pu raconter leurs histoires et lever ces tabous.
Melissa a levé le tabou en décidant de faire face à son deuil, d'en parler et d'organiser des funérailles pour dire au revoir à son enfant. Elle ne s'est pas enfermée dans le silence pour éviter son chagrin comme sa mère et sa grand-mère se sont senti contraintes de le faire. En partageant son histoire, en nommant ses émotions, Melissa a évité que cette histoire traumatique ne continue de se transmettre dans sa généalogie.
Se Libérer des Mémoires Familiales : Un Chemin de Guérison
La psychogénéalogie offre une approche thérapeutique pour se libérer des mémoires familiales. Elle considère la personne comme construite sur son histoire personnelle et sur l'histoire de ses ancêtres (parents, grands-parents…). Il y a tout d'abord les événements vécus, plus ou moins traumatiques, ainsi que les valeurs et croyances familiales qui vont influencer notre construction à travers l'éducation que l'on a reçue. C'est le fruit de notre histoire. C'est ici la transmission intergénérationnelle (entre générations se connaissant).
Ensuite, nos aïeuls ont vécu des événements, plus ou moins traumatiques, et les émotions associées n'ont pas été nommées et encore moins traversées. À l'époque, il n'y avait pas de prise en charge des souffrances psychologiques dont on réfutait jusqu'à l'existence, méthode efficace de mise à l'écart de la souffrance. Ainsi, on parlait peu ou pas pour ne pas réveiller les souffrances. Il y avait aussi le poids de la morale et certains événements tombaient sous le joug de la loi du silence familial (infidélité, vol, prison, ruine, etc.).
Le Fantôme, c'est l'expression à travers nous des émotions non dissoutes vécues par nos aïeuls. En fait, c'est l'absence de parole et d'accueil des souffrances qui est transmise.
L'approche transgénérationnelle s'intéresse à l'histoire de nos ancêtres et notamment tous les traumas non digérés : morts brutales et en particulier les morts d'enfants ou perte précoce des parents, infanticide, secret, mensonge sur la filiation, père inconnu - enfant né sous X (ce qui fait fantôme n'est pas la naissance sous X mais le fait que c'est un non-dit), les fantômes d'abus et d'inceste, les fantômes liés à l'argent (spoliations d'héritage, faillite, jeu, escroquerie…).
Parfois, le fait de mettre en conscience les mémoires traumatiques suffit à libérer, parfois il faut faire un travail précis. Dans ce cas, l'approche consiste à travailler sur une mémoire traumatique qui n'appartient pas au client mais à son aïeul !
Les Blessures Transgénérationnelles : Comment les Identifier et S'en Libérer
Les blessures transgénérationnelles réfèrent aux impacts émotionnels et psychologiques hérités des expériences vécues par nos parents, grands-parents, et au-delà. Ces traumatismes non résolus peuvent influencer les générations suivantes de multiples façons, souvent sans que les descendants en soient conscients.
La principale différence entre les blessures d'enfance et les blessures transgénérationnelles réside dans leur origine : les blessures transgénérationnelles sont héritées des expériences ou des traumas des ancêtres et se transmettent à travers les comportements et les schémas familiaux sur plusieurs générations, tandis que les blessures d'enfance sont personnellement vécues par l'individu pendant ses années de développement.
Des symptômes et des signes peuvent vous aider à identifier si vous avez hérité de traumatismes liés à des secrets :
- Vos difficultés psychologiques ont une origine inconnue pour vous et vous avez beau chercher, absolument rien ne semble pouvoir l'expliquer.
- Vous avez chevillé au corps l’idée ou le besoin de sauver vos parents, quitte à n’avoir aucun désir pour quoi que ce soit d’autre.
- Vous avez l’intuition profonde que quelque chose vous est caché.
Les signes de blessures qui auraient pu être transmises de façon transgénérationnelle sont :
- Schémas, Comportement Répétitifs: Répétition de schémas relationnels, comportements autodestructeurs, comportements incompréhensibles.
- Blocages Emotionnels: Réactions Émotionnelles Inexplicables, sentiments forts de honte, de culpabilité, d’autodestruction, de dévalorisation…, angoisses et peurs irrationnelles, cauchemars ou insomnie récurrents, peur de mourir ou phobies inexpliquées, manque de confiance envers les autres.
- Problèmes de Santé Récurrents: Maladies chroniques et symptômes sans cause claire, troubles psychosomatiques, symptôme qui survient « brusquement » dans votre vie, dépression résistante, grossesse difficile, infertilité, dépression post-partum.
- Sentiments de Fardeau ou de Loyauté Familiale: Sentiment d'obligation envers la famille, culpabilité transgénérationnelle.
- Blessures non présentes dans notre propre histoire: les blessures que l’on ressent et que l’on essaie de guérir ne correspondent à aucun élément de notre histoire.
Un traumatisme peut se propager de proche en proche sans passer par la narration. D'ailleurs le silence "fixe" les traumatismes. Un parent peut transmettre un traumatisme à travers la manière dont il se comporte vis-à-vis de son enfant.
La Psychogénéalogie : Un Outil de Libération
La psychogénéalogie, créée par Anne Ancelin Schützenberger, permet de travailler sur la transmission des traumatismes grâce à l’élaboration de son arbre “psychogénéalogique” ou génosociogramme. Elle offre une lecture et une compréhension des dynamiques familiales, permettant de :
- Comprendre sa famille : Identifier les événements marquants (deuils, secrets, traumatismes) dans l’histoire familiale, mettre des mots sur des sensations diffuses ou des schémas répétitifs.
- Comprendre le vécu des ancêtres : Savoir ce qui s’est passé dans la famille et comment cela a pu se répéter de génération en génération, passer d’une sensation diffuse ("Je me sens mal sans savoir pourquoi") à une compréhension claire ("Ah, cela vient de mon arrière-grand-mère qui a vécu X").
- Réaliser et intégrer : Ce travail de compréhension permet de mettre en lumière ce qui était inconscient.
Il existe plusieurs façons de guérir des traumatismes et blessures identifiés en psychogénéalogie :
- Le rituel de réparation (approche énergétique): Cette méthode consiste à soigner la blessure de l’ancêtre de manière symbolique et énergétique.
- Travailler sur l’empreinte de la blessure en soi: Cette approche consiste à travailler directement sur la manière dont la blessure se manifeste en vous.
- Travailler la blessure en hypnose: L’hypnothérapie permet d’accéder à l’inconscient pour retravailler les liens avec l’ancêtre et vous en séparer.
L'accompagnement en psychogénéalogie se déroule en plusieurs étapes :
- Identification des symptômes ou schémas.
- Construction de l’arbre généalogique.
- Compréhension et mise en perspective.
- Travail de réparation.
tags: #arriere #grand #mere #deces #avortement #consequences
