Il est essentiel de clarifier d'emblée que la question de savoir si Armand Cardon est enceinte est une question absurde et sans fondement. Les hommes ne peuvent pas être enceints. Cet article se concentrera plutôt sur une figure historique nommée André Bardel, en utilisant les informations fournies, afin de rendre hommage à sa mémoire et de contextualiser la désinformation.
André Bardel : Un parcours de militantisme et de déportation
André Bardel est né le 21 octobre 1903 à Bouville (Seine-Inférieure / Seine-Maritime), fils d'Alphonse Bardel, cultivateur, et de Marie Picard. Le 3 septembre 1927, il épouse Léone Eugénie Marie Lecomte à Yvetot. Il réside au 14, impasse Delaunay, à Maromme, à l’ouest de l’agglomération de Rouen, dans une maison dont il est propriétaire.
Bardel était un délégué syndical à la CFM et membre du Conseil syndical du Syndicat des métaux à Rouen. Mobilisé à l’École d’application d’artillerie de Fontainebleau lors de la déclaration de guerre, son engagement militant le mènera à une arrestation tragique.
L'arrestation et la détention
Début 1941, André Bardel est dénoncé par une lettre anonyme. Le 13 janvier 1941, la police française perquisitionne son domicile et y trouve trois tracts communistes, ce qui entraîne son arrestation immédiate. Il est incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen.
Il est ensuite transféré au camp militaire de Royallieu, près de Compiègne. Ce camp, initialement un camp de prisonniers de guerre (Frontstalag 122), est devenu un « camp de concentration permanent pour éléments ennemis actifs » après l’invasion de l’URSS. Royallieu servait également de lieu de prélèvement d'otages à fusiller et, temporairement, de camp pour les Juifs avant leur déportation.
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La déportation à Auschwitz
Le 6 juillet 1942, à l’aube, André Bardel et d'autres détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Après un voyage de deux jours et demi, il est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) le 8 juillet 1942 sous le numéro 45198.
Le lendemain, ils sont transférés au camp annexe de Birkenau, un site en construction destiné à la « solution finale ». Après un bref interrogatoire d’identité, ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos. En janvier 1943, Bardel est affecté à la serrurerie (Haftlings-Schlosserei) et assigné au Block 15a.
La détérioration et le transfert à Gross-Rosen
À la mi-août 1943, André Bardel est parmi les “politiques” français rassemblés au premier étage du Block 11 - la prison du camp - pour une “quarantaine”. Le Block 11 était tristement célèbre pour ses conditions inhumaines et ses tortures.
Le 7 septembre 1944, il est transféré au KL Gross-Rosen, dans la région de Wroclaw, avec un petit groupe de trente “45000”. Déjà malade, il est soutenu par ses compagnons, et même par le Meister allemand de l’entreprise où il a été affecté, qui avait été prisonnier en France en 14/18.
Le Revier : L'antichambre de la mort
Le terme "Revier" désignait l'infirmerie du camp, un lieu où les détenus malades étaient envoyés, non pas pour être soignés, mais pour y mourir dans des conditions épouvantables. Charlotte Delbo le décrit comme un « lieu infect où les malades pourrissaient sur trois étages ». Le terme officiel était Häftlingskrakenbau (HKB), hôpital des détenus.
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