Introduction

Les archives jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des patients, collectant, analysant, traitant, conservant et mettant à disposition les dossiers médicaux et administratifs. Elles sont indispensables pour les consultations, les recherches, les thèses des internes en médecine, et bien plus encore. Les archivistes veillent à la bonne conservation et facilitent l'accès à ces précieuses informations. Cet article explore l'histoire de la maternité Salengro à Lille, en se basant sur des archives et des témoignages, offrant un aperçu de son évolution, de son importance pour la communauté roubaisienne et de son héritage. Une équipe de 24 personnes travaille aux archives du CHU de Lille. Les archives occupent environ 10 km linéaires sur site et 70 km chez un tiers-archiveur.

La Maternité Paul Gellé : Un Pilier de la Naissance à Roubaix

La Genèse de la Maternité et son Fondateur, Paul Gellé

De nombreux Roubaisiens ont vu le jour dans ses locaux. Né à Armentières en 1904, Paul Gellé, après de brillantes études à la Faculté de Médecine de Lille, est nommé Chef de Clinique à la fin des années 1930 puis Professeur Agrégé d’Obstétrique à la fin des années 1940. Dès 1935, il est accoucheur à l’Hôpital de Roubaix, avant d’y devenir chef du service de gynécologie-obstétrique. Après guerre, c’est lui qui a doté la maternité d’un service d’hospitalisation en chambres individuelles, d’un bloc chirurgical, d’un secteur de prématurés puis d’un service de gynécologie de 20 lits à orientation à la fois médicale, endocrinienne et chirurgicale en liaison avec la maternité.

A la fin des années 1960, un constat s’impose : l’évolution des soins et le nombre des accouchées impose la construction d’une nouvelle maternité pourvue d’un équipement moderne. Fin 1970, la construction commence. La première pierre du nouveau pavillon de gynécologie-obstétrique est posée le 12 décembre 1970 par Victor Provo, maire de Roubaix et Président du Conseil Général du Nord et de la Commission Administrative du Centre Hospitalier, descendu en compagnie de nombreuses personnalités dans les fondations du futur bâtiment.

Architecture et Aménagements (Années 1970)

La nouvelle maternité voit son rez-de-chaussée achevé en 1971 et le premier étage en cours, sachant que son ouverture est programmée pour novembre 1972. Deux étages doivent être réservés aux accouchées et le 3ème étage à la gynécologie. Les jeunes mères ainsi que les femmes admises en gynécologie disposeront de chambres à un ou deux lits, avec lavabos et WC particuliers.

Le sous-sol accueillera : biberonnerie, chaufferie, groupe éléctrogène, archives, bibliothèque, vestiaires et sanitaires du personnel. Au rez-de-chaussée on trouvera : six salles de travail, trois salles de réanimation, trois salles de garde, sept salles d’examen, quatre salles de repos, trois salles d’admission, une salle d’attente pour les pères, une salle d’analyse, une salle radio, le cabinet du dentiste, une salle pour voitures d’enfants, une garderie, le bureau du chef de service, le secrétariat médical et les bureaux des assistants. Les 1er et 2ème étage, dédiés à l’obstétrique, comprennent chacun huit chambres à 2 lits, quatorze chambres à 1 lit, cinq nurseries, 2 salles de jour, une cuisine, 2 tisaneries, 2 pièces pour le linge, un local pour les fleurs et une salle de bains. Un souterrain construit sous l’avenue Julien Lagache permet au personnel de rejoindre les nouveaux locaux depuis l’Hôpital de la Fraternité. La desserte du nouvel immeuble est quant à elle assurée par 3 monte-charges qui permettent de faire accéder les malades, sur les lits, aux différents niveaux. La mise en service et le transfert des patients peut avoir lieu.

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Quatre ans plus tard, en 1977, le professeur Gellé, à l’âge de la retraite et un an avant son décès, se voit enfin accorder la filiation du Pavillon Pierre de Roubaix. Au cours d’une manifestation officielle devant la façade de l’établissement, Victor Provo évoque les mérites du professeur Gellé « pontife de la médecine dans la métropole » et le félicite d’avoir choisi le professeur Crépin comme successeur à la tête de la maternité.

Évolutions et Modernisation (Années 1980 et 1990)

Dès l’année suivante, un restaurant self-service est aménagé pour le personnel dans les sous-sols de la maternité. Et en 1982, la maternité est agrandie : lui sont ajoutés un kiosque et une garderie. Mais, en juin 1983, suite à la crue des collecteurs, les sous-sols des établissements hospitaliers de l’avenue Julien Lagache sont inondés. A la Fraternité ce sont la légumerie et les dépôts de pharmacie qui sont endommagés mais au Pavillon Paul Gellé l’eau monte jusqu’à 1 mètre 50, détériorant le matériel de stérilisation , le groupe électrogène, ravageant le restaurant du personnel et des locaux annexes (salles de réunion, vestiaires et archives). Les dégâts sont évalués à 200 millions de francs et l’indemnisation des assurances est attendue, Roubaix ayant été classée en zone inondée par arrêté ministériel.

Et 3 ans plus tard, c’est le moment d’une cure de rajeunissement de 17 mois durant lesquels, comme un retour aux sources, le Pavillon Paul Gellé campe dans les pavillons 14 et 15 de l’Hôpital de la Fraternité. L’augmentation importante de l’activité chirurgicale, tant en obstétrique qu’en gynécologie, rendent en effet insuffisant le nombre de salles d’opérations. Depuis le début des années 1980, les nouvelles techniques d’échographie, de microchirurgie dans le traitement de la stérilité féminine, de fécondation in vitro et de traitements par laser se sont développées nécessitant un plateau chirurgical plus conséquent. Une salle d’opération supplémentaire va donc être créée plus particulièrement destinée aux césariennes avec, en annexe, une salle de réveil et les 3 blocs chirurgicaux déjà en place vont être restaurés et l’un d’eux agrandi pour correspondre aux nouvelles normes. Il faut prévoir un financement de plus de 4 millions pour les nouveaux blocs opératoires avec 40% de financement par le Conseil Régional, au nom du contrat de plan spécial natalité, et le reste par emprunt auprès de la Caisse d’Epargne ; s’y ajoute plus d’1 million pour la réhabilitation des étages. Au pavillon 15, entièrement remis à neuf par les services généraux du centre hospitalier, sont installées: une salle septique, une salle d’opération, une salle d’accouchement avec réanimation des nouveaux nés et des salles de garde. En juillet 1987, les travaux sont finis : le pavillon Paul Gellé accouche d’un nouveau bloc opératoire ainsi que titre la presse locale. Les 5.000 patientes accueillies chaque année et les 35.000 consultations annuelles vont avoir lieu dans les meilleures conditions possibles. De plus la salle spécialisée pour les césariennes est en service. Des tables modernes ont été installées, qui ne se commandent plus par manivelle, ainsi que de nouveaux scialytiques et un bras anesthésie, sans oublier le laser.

Enfin, en 1989, les travaux de construction du pavillon mère-enfant sont lancés avec une ouverture prévue l’année suivante. Ce centre de néonatologie est alors réclamé par le corps médical depuis plus de 10 ans : l’objectif est de soigner les bébés sans les séparer de leurs mères. Sur 3 étages, plus exactement 2 rez-de-chaussée, haut et bas, et un étage supérieur, le pavillon va disposer des services suivants: imagerie médicale et matériel d’analyse, salle de préparation à l’accouchement, kinésithérapie pré et post opératoire et locaux techniques, tout en bas ; salles d’accueil des consultants de gynécologie et néonatologie et urgences dans le rez-de-chaussée haut ; enfin au 1er étage : une vingtaine de lits pour l’hébergement de néonatologie accueillant les mamans (et les papas) des nouveaux-nés soignés à l’étage inférieur. En avril 1991 a lieu l’inauguration, en présence du ministre de la Santé, Bruno Durieux, accueilli à l’entrée de la maternité par des banderoles et des slogans scandés par le personnel : « la pédiatrie veut vivre ». Mais auparavant Mr Durieux prend largement le temps de visiter les lieux, guidé par Roger Alliaud, directeur du Centre Hospitalier Victor Provo, par le professeur Gilles Crépin et les Drs Dehaene et Delahousse en compagnie d’un bataillon d’élus.

Services et Adaptations aux Évolutions Sociétales

Au fil des ans, la maternité Paul Gellé s’est adaptée en permanence aux évolutions de la médecine comme de la société. Avec l’obtention du droit à l’avortement en 1974, elle a créé un service d’orthogénie (IVG) et un centre de planification familiale. Elle a aussi été à la pointe de la prise en charge des prématurés. En avril, c’est une mairie annexe qui est inaugurée dans les locaux de la maternité Paul Gellé, afin que les nouveaux parents n’aient plus à se déplacer à l’Hôtel de Ville pour y faire enregistrer leurs enfants. La déclaration est ainsi vraiment facilitée, l’officier d’état civil pouvant se déplacer lui-même dans les chambres. Deuxième avantage : la mère peut ainsi avoir la même possibilité que le père de déclarer la naissance de son enfant.

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Fermeture et Héritage de la Maternité Paul Gellé

Pourtant malgré cette volonté de se tenir constamment à la pointe de la technologie, et ses divers travaux de réfection, la maternité vieillit mal et souffre de son éloignement d’avec l’Hôpital Victor Provo. Au soir du 17 mai 2017, le bâtiment est donc complétement désactivé : tout y est éteint, des systèmes de ventilation au chauffage et les persiennes sont baissées pour éviter toute intrusion. En effet, après avoir vu naître 120.000 enfants, la maternité Paul Gellé ferme donc ses portes en 2017 pour laisser place à celle de Beaumont. Celle-ci ouvre en parallèle et seules 3 sages-femmes restent une nuit supplémentaire à Paul Gellé pour préparer 17 mamans à être transférées dans la nouvelle maternité le lendemain. Pourtant cela n’empêche rien et, très vite, les locaux désaffectés sont squattés et dégradés et ce malgré la présence régulière d’une entreprise de gardiennage. En 2023, la très réputée maternité Paul Gellé de Roubaix n’est plus qu’un bâtiment fantôme au milieu d’un terrain envahi de détritus. Ouvert à tous vents, dépouillé de ses portes et fenêtres, le site a été pillé et vandalisé.

Témoignages et Souvenirs

Instantané de mémoire : « J’ai donné naissance à mes 2 enfants à la maternité Paul Gellé. Ma fille y est née en 1985, avant la première rénovation et mon fils en 1991, après la rénovation et juste avant la création de la mairie annexe. Du personnel médical je garde le souvenir d’un grand professionnalisme mais aussi d’un souci constant du bien-être des parents comme des bébés. Je ne m’en souviens pas comme d’une « usine à bébés » mais comme d’un établissement à taille humaine où chaque maman se sentait importante et écoutée.

Reconversion du Site

Ce qui reste des deux anciens bâtiments devrait être démoli afin que puisse débuter, sur ce site de 6000 mètres carrés, la construction d’ une opération immobilière mixte à savoir : 40 logements locatifs conventionnels du T2 au T4 et autant d’appartements dédiés à des personnes âgées ou handicapées. Quand aux bébés roubaisiens nés depuis mai 2017, leur arrivée dans ce monde se fait donc dans la très moderne maternité de Beaumont, rue de Beaumont, avec ses 60 chambres et ses onze salles de travail, toute proche, comme il se doit au titre de la santé publique, des plateaux techniques du Centre Hospitalier Victor Provo.

L'Avenue Roger Salengro : Un Lieu Chargé d'Histoire

De Boulevard Industriel à Avenue Roger Salengro

Après le décès du ministre Roger Salengro en 1936, le boulevard industriel est renommé : avenue Roger Salengro. L’entreprise de matériaux de construction d’Edouard Raux se situe alors au 171 de cette avenue. Elle est construite sur un terrain de 5000 m2. Dans les années 1950, au 171 avenue Roger Salengro, Edouard Raux crée la SAVCA ( Société Anonyme pour la vente de tous Combustibles et Appareils ) et continue de diriger son entreprise de matériaux de construction. Au début des années 1960, suite à la forte implantation de nouveaux logements, la municipalité décide d’une nouvelle numérotation des habitations. Le 171 de l’avenue Roger Salengro devient alors le 227. L’entreprise d’Edouard Raux continue de se développer, il fait installer, en 1963, une citerne enterrée de 35.000 litres de liquide inflammable (mazout) sur son terrain.

Évolution d'un Terrain : De Garage Automobile à Concessionnaire

En Mai 1974, le garage Ponthieux ( concessionnaire Ford installé depuis 1930 à Tourcoing au 77 rue de Roubaix ) ouvre une nouvelle agence à Roubaix sur ce terrain de 5600 m2 dont 1000 m2 d’atelier. A noter un nouveau changement de numérotation : le 227 est devenu le 209. Pour son inauguration, le garage propose la vérification gratuite de tout véhicule : « Contrôle Clinique » pendant quelques jours, l’occasion de présenter à la clientèle, les nouveaux locaux dont l’atelier couvert, clair, propre et spacieux. A la fin de cette même année, le garage propose toute la gamme des véhicules 1975 au tarif de 1974. En juin 1988, Patrick Jartel reprend le garage et crée la « Société Nouvelle du Garage de l’Europe ». La nouvelle entreprise est placée sous la responsabilité de Philippe Platel pour le service commercial et de Pierre Platel pour l’atelier et le Service Après Vente. Le garage de la « SN Garage de l’Europe » toujours sous la direction de Patrick Jartel, se spécialise en véhicules d’occasion toutes marques, en 1990.. Le garage du 209 de l’avenue Roger Salengro devient en 2000, agent de la marque Skoda du groupe Volkswagen. En Décembre 2001, c’est au tour du concessionnaire MBBM d’arriver sur place au 209. Enfin, l’année suivante, en 2002, le concessionnaire Valauto de Roncq reprend l’établissement, toujours sous la marque Volkswagen. Dirigé par Nahim Taleb depuis 2004, le garage se développe fortement et le manque de place se fait cruellement sentir. Pour remédier à ce problème récurrent, la direction envisage de reprendre, en 2015, une partie de la propriété voisine ( terrain de l’ancienne habitation d’Edouard Raux ) pour agrandir la concession automobile. Malheureusement le projet n’aboutit pas et doit être définitivement abandonné. Depuis les années 1960, le garage du 209 de l’avenue Roger Salengro a connu bien des marques et des propriétaires différents.

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Diversité des Naissances et Accouchements Secrets

Environ 600 femmes accouchent dans le secret chaque année en France, dans le Nord, elles sont une trentaine. Parce qu'elles savent qu'elles ne pourront pas élever leur enfant. Parce que leur situation personnelle les oblige à rendre cet accouchement confidentiel. A la maternité, on ne leur demande pas qui elles sont, et elles peuvent repartir sans laisser de trace. L'enfant est alors confié à l'Aide sociale à l'enfance.Charlotte, née sous X à Arras le 8 août 2000.

Témoignage de Charlotte Fayolle

C'est ce qui est arrivé à Charlotte Fayolle, 17 ans. Aujourd'hui lycéenne à Saint-Pol-sur-Ternoise, elle a été adoptée quand elle avait deux mois. Elle sait peu de choses de sa mère, seulement qu'elle avait 16 ans au moment de l'accouchement, et que ses parents, en apprenant sa grossesse, lui avaient interdit de sortir, pour garder le secret. On a surtout l'impression qu'il manque un bout de nous. Pour avancer dans la vie plus tard, si j'ai des enfants, j'aimerais pouvoir leur répondre s'ils posent des questions. Aujourd'hui, après avoir obtenu le feu vert d'un juge aux affaires familiales car son père adoptif s'opposait à sa démarche, elle attend un rendez-vous au département du Pas-de-Calais, pour voir si, dans son dossier, sa mère a laissé son identité, une explication, un signe.

Structure Nationale d'Aide aux Enfants Nés Sous X

Depuis 2002, il existe une structure pour aider ces enfants nés sous X, le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles. Le CNAOP a des correspondants partout en France, et propose aux femmes qui accouchent dans le secret, de laisser quelques informations dans leur dossier. Il peut alors les transmettre aux enfants qui entreprennent des recherches. Et même proposer, des années après, une rencontre, que la mère a bien sûr le droit de refuser.

Témoignage de Caroline Montois

Je sais enfin qui je suisAprès quinze ans de recherches et bien des obstacles surmontés, Caroline Montois, une Roubaisienne née dans le secret en 1970, a retrouvé et rencontré sa mère en 2004, puis l'année dernière son père, qui vivait à New York, et ses frères et sœurs.Elle en a fait un livre, "Hannah née sous X, la terre qui m'était promise". Pour elle tout a changé : "on est relié à une famille, à une histoire. Si on peut tisser des liens d'amours, c'est encore plus beau, mais de savoir, c'est déjà une chance. Je me sens privilégiée. Plus apaisée. Plus moi. Je sais enfin qui je suis". Caroline est toujours à la recherche de son frère jumeau, né dans le secret, comme elle, le 26 mars 1970, à la maternité Roger Salengro, à Lille.

Spécificité Française

Beaucoup de voix s'élèvent aujourd'hui contre cette pratique de l'accouchement dans le secret, spécificité française. Au nom du droit de chaque enfant à connaître ses origines.Caroline Montois a aujourd'hui un conseil à donner à Charlotte Fayolle, et à tous les "nés sous X" qui cherchent : "il faut y croire, mais être prêt, toujours, à tout entendre, car il peut y avoir un rejet. Mais il faut aller au bout de cette envie." Charlotte conclut : "je vais avancer, et je vais la retrouver, c'est ce que je souhaite vraiment !"

Anecdotes et Fragments de Vie

L'Atelier de Couture d'Hélène Lobel

Hélène Lobel naît à la fin des années 1890 à Roubaix. C’est une artiste qui se passionne pour les arts, chante et fait du théâtre. C’est également une artiste sur un plan professionnel puisqu’elle est une couturière talentueuse. Hélène et son mari Christian font l’acquisition d’une maison spacieuse au 127 rue de Charleroi. L’atelier de couture est une grande salle, ce qui lui permet de créer 4 à 5 postes de travail pour ses couturières. On y trouve 2 machines à coudre, une table de travail pour la couture, une pour le repassage, et une pour les fournitures avec d’innombrables bobines de fil. Les essayages des clientes se fait dans le salon, au rez de chaussée. L’expérience et le talent d’Hélène, lui ont permis d’acquérir une solide clientèle bourgeoise, et en particulier les épouses des grands industriels textiles roubaisiens. Hélène Lobel porte une robe qu’elle a confectionnée pour le mariage de sa fille ( document L. Lucienne Vandergut se fait recruter par Hélène Lobel, en 1942, à l’âge de 15 ans. Elle est apprentie et particulièrement douée pour la couture. Elle devient rapidement ouvrière, puis première ouvrière de l’atelier. Les affaires d’Hélène fonctionnent très bien. Son mari Christian est ouvrier mécanicien chez Stein et Roubaix à Lys-lez-Lannoy.

Confusion à la Maternité de la Fraternité (1950)

Dans la nuit du 27 au 28 Août 1950, Jeanine Piesset est à la maternité de l’hôpital de la Fraternité à Roubaix, au 1er étage, pour accoucher. A 3h30 du matin, bébé arrive. La sage-femme, Mme Huyghe, lui annonce : c’est un garçon. Jeanine est déçue car elle a déjà un garçon et souhaitait tant avoir une fille. Mme Huyghe remplit les papiers nécessaires. Jeanne Wahl accouche vers 5h30. - C’est une fille. - Oh mon Dieu, encore une fille ! Mme Huyghe remplit les fiches pour l’état civil et annonce à Jeanne Wahl qu’elle va devoir attendre dans la salle commun…

Le CHU de Lille : Un Centre Hospitalier en Évolution

Jalons Historiques

Le 3 octobre 1953, naissait la "cité hospitalière" de Lille réunissant les services de soins, de recherche et d'enseignement. Le 3 octobre, la cité est inaugurée. En 1978, l'hôpital de cardiologie voit le jour, on y passe de 400 à 1 500 opérations à cœur ouvert par an. En 1984, ultimes préparatifs pour l'hôpital psychiatrique Michel Fontan à Lille. 64 lits pour adultes et 15 pour enfants. Très équipé, avec des ateliers sportifs ou de balnéothérapie, salle de relaxation, l'endroit est clair et, première en France, un accueil mère enfant pour soigner la dépression postnatale. Le nouvel hôpital psychiatrique Michel Fontan de Lille, l'un des plus grands de France, ouvrira ses portes. Des unités d'accueil très sectorisés seront créées. En 1984, naissance des premiers par insémination artificielle à Lille. Pour la première fois, les couples de la région peuvent recourir à ce procédé sans traverser la France. En 1984, naissaient les premiers bébés éprouvette à Lille. En 1996, ouverture de Jeanne de Flandre. La maternité prévoit d'accueillir 4 000 naissances par an. Le 2 mai 1997 : ouverture des urgences pédiatriques à l'hôpital Roger Salengro. En 2020, inauguration du laboratoire OncoLille de biochimie qui travaille sur les cancers digestifs. 70 étudiants du master à la thèse profitent des derniers équipements. Avec au rez-de-chaussée d'OncoLille un laboratoire de physique où sont produits des outils de travail spécifiques pour les chercheurs biochimistes.

Célébration des 70 Ans

En 2023, l'année anniversaire des 70 ans, un vitrail historique de plus de 20 m² est refait en 18 panneaux et va être réinstallé. Exposé pendant 40 ans puis stocké, le vitrail originel a été somme toute assez bien conservé. Par ailleurs, pour célébrer les 70 ans, les portes du CHU de Lille s'ouvrent au grand public : plus d’une vingtaine d’événements sont organisés tout au long du mois d’octobre.

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