L'hydratation est un pilier fondamental de la santé, particulièrement crucial chez les enfants en raison de leur physiologie spécifique et de leurs besoins nutritionnels intenses. Cet article explore en profondeur les recommandations en matière d'apport hydrique quotidien pour les enfants, en tenant compte de l'âge, du niveau d'activité physique et d'autres facteurs importants.

Importance de l'Hydratation chez l'Enfant

Le corps d'un enfant contient proportionnellement plus d'eau que celui d'un adulte. L’eau représente 75 % du poids du corps les premières semaines de vie et 60 % à l’âge d’un an. Cette forte teneur en eau, combinée à l'immaturité des fonctions de concentration et de dilution des urines, rend les nourrissons particulièrement vulnérables à la déshydratation. Plus un enfant est jeune, plus il est sensible à la déshydratation et à ses complications.

Conséquences d'une Hydratation Insuffisante

Même une légère déshydratation peut avoir des effets néfastes sur la santé de l'enfant. Une déshydratation chez l’enfant, même légère, peut avoir des conséquences négatives sur la tolérance à l’effort et sur la performance lors d’une activité physique, entraîner de la fatigue, affecter le niveau d’attention et les capacités à se concentrer et, plus globalement, nuire à aux capacités cognitives. Les enfants peuvent avoir des difficultés à rester bien hydratés. En effet, leur petit corps dispose de réserves en eau inférieures à celles des adultes. Ils ont également plus de difficultés à identifier les signes précurseurs de la déshydratation et ne comprennent pas encore à quel point l’eau est importante pour le bon fonctionnement de leur organisme. Les jeunes enfants sont également bien plus actifs que la majorité des adultes. Il y a tellement d’activités et jeux à découvrir que, boire de l’eau est loin d’être leur préoccupation principale ! Le risque de déshydratation est donc réel, ce qui n’est pas sans conséquence.

Besoins Hydriques Spécifiques selon l'Âge

Pendant l’enfance, les besoins hydriques varient par tranche d’âge et en fonction du sexe. Les enfants ont besoin de 70 à 90 ml d’eau par kilo de poids (soit 2,1 à 2,7 litres pour un enfant de 30 kilos). Les recommandations de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) sont les plus répandues dans la littérature et préconisent une quantité d’eau quotidienne totale de 1300 ml pour les enfants de 3 ans.Il est essentiel d'adapter l'apport hydrique en fonction de l'âge de l'enfant, en tenant compte des besoins spécifiques à chaque étape de son développement.

Nourrissons (0-6 mois)

L’eau représente 75 % du poids du corps les premières semaines de vie et 60 % à l’âge d’un an. Le nourrisson est très dépendant des apports hydriques du fait de ce contenu en eau élevé et de l’immaturité des fonctions de concentration-dilution des urines.

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De 1 à 3 ans : une période d'apprentissage

A partir de 4 à 6 mois, vous avez commencé à proposer une diversification de l’alimentation de votre enfant. Entre 1 et 3 ans, cette diversification va évoluer vers une alimentation de plus en plus variée, se rapprochant progressivement de la vôtre, en restant vigilant car votre enfant a des besoins nutritionnels encore bien spécifiques. Les apports en lait restent très importants. La période qui va de 1 à 3 ans est une phase d’apprentissage de l’alimentation des adultes, mais en respectant les besoins spécifiques de cet âge. Votre enfant continue à avoir besoin d’un apport quotidien de lait, et il découvre une multitude de nouvelles saveurs. Avant 2 ans, il accepte volontiers de nouveaux aliments, avec leur saveur et leur texture particulières. Cette découverte est facilitée par la convivialité, en particulier lors des repas en famille, mais aussi en crèche avec les autres enfants. Passé 2 à 3 ans, il risque d’être plus « difficile » (sélectif) : c’est la période de la « néophobie » (peur des aliments nouveaux). Il faut donc profiter de la période qui va de la diversification à 3 ans pour aiguiser sa curiosité gustative en lui faisant découvrir un maximum d’aliments nouveaux ! Jusqu’à 3 ans, vous proposerez chaque jour 500 ml de lait à votre enfant, (800ml au maximum), cette ration comprenant le lait et les équivalents laitiers (laitages et fromages). Ainsi pour l’apport en calcium un yaourt ou 2 petits-suisses ou 15g de gruyère sont l’équivalent de 125ml de lait. A noter toutefois : le yaourt a une composition identique à celle du lait, en dehors de la transformation du lactose par les ferments lactiques. Les laits de croissance sont recommandés jusqu’à 3 ans et même au-delà. Le lait représente le principal apport de calcium, nécessaire à une bonne croissance osseuse (et dentaire). En comparaison avec le lait de vache, les laits de croissance apportent davantage de fer, d’acides gras essentiels de zinc et de vitamines, en limitant l’apport de protéines et de sels minéraux. Le lait de vache apporte davantage de contaminants (Anses 2016c) : l’exposition totale aux PCDD/F (polychlorodibenzo-dioxines et polychlorodibenzo-furanes) est 2 à 3 fois supérieure et celle en PCB est 2 à 6 fois supérieure.

Enfants plus âgés et adolescents

Jusqu’à l’adolescence, proposez 4 repas, un petit-déjeuner, un déjeuner, un goûter et un dîner à vos enfants. La seule boisson conseillée est l’eau pure, elle accompagne les repas et désaltère votre enfant quand il a soif (le lait est un aliment et non une boisson). Quand un enfant a soif, il boit de l’eau. Un refus de boire ne signifie pas qu’il n’aime pas l’eau, mais qu’il n’en a pas besoin à ce moment-là.

Facteurs Influant sur les Besoins Hydriques

Plusieurs facteurs peuvent influencer les besoins hydriques d'un enfant, notamment :

  • Activité physique: Il est essentiel que les enfants boivent avant la pratique sportive afin de débuter leur activité bien hydratés. Le niveau d’activité physique de l’enfant ainsi que la météo seront également à prendre en compte pour ajuster ces recommandations.
  • Climat: En cas de fortes chaleurs, il faut assurer un apport hydrique de 150 ml/kg/jour.
  • État de santé: En cas de fièvre, de diarrhée, de vomissements, de chauffage desséchant l’air ou de fortes chaleurs, il faut assurer un apport hydrique de 150 ml/kg/jour. Les besoins peuvent aussi être accrus en cas d’apport protéique trop élevé.

Hydratation et Activité Physique

Le mécanisme de thermorégulation des enfants diffère de celui des adultes. Leur sudation est moins importante lors d’une activité physique 5,6, et leur capacité d’acclimatation est plus lente, ce qui implique une tolérance moindre aux hautes températures. Ils sont donc plus exposés au coup de chaleur (hyperthermie) que ce soit en situation de dépense physique ou sous le seul effet de la chaleur. Merlin B. Métabolisme hydro-électrolytique à l’exercice.

Comment Encourager une Bonne Hydratation

Il faut le reconnaître, faire boire de l’eau à un enfant en quantité suffisante, n’est pas toujours simple ! Quelques tactiques astucieuses et amusantes peuvent vous aider à encourager vos enfants à mieux s’hydrater.

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  • Routine: Créez une routine Chaque matin au petit déjeuner et chaque soir au dîner, donnez à votre enfant un verre d’eau. L’enfant a besoin d’habitudes récurrentes pour se sentir bien dans sa vie mouvementée. Si vous avez déjà installé une routine pour manger, se préparer au lit et dormir, en rajouter une pour boire de l'eau devrait être très facile.
  • Exemple: Donnez l’exemple Les enfants adorent faire comme les grands ! Buvez de l’eau devant votre enfant pour qu’ils comprennent que ce n’est ni une corvée ni une punition, mais bien un vrai plaisir !
  • Accès facile: Facilitez l’accès à l’eau Un verre ou une bouteille d’eau toujours présents sur la table font office de rappel visuel incitant l’enfant à boire plus spontanément.
  • Récompenses: Imaginez un système de récompense Chaque fois que votre enfant boit la quantité d’eau déterminée, gratifiez le d’un bon point. Un système hebdomadaire basé sur l’acquisition d’un certain nombre de bons points fixe un objectif simple à atteindre avec à la clef, si les objectifs sont atteints, une belle sortie en famille ou au cinéma !
  • Variété: Variez les plaisirs Il n’y a pas une eau mais des eaux ! Jouez sur les différents types d’eau pour cultiver le plaisir de la dégustation.
  • Aliments riches en eau: Mangez de l’eau ! La plupart des fruits et des légumes sont gorgés d’eau. La pastèque, le concombre, les fraises, les pommes, pour n’en citer que quelques-uns. En vérifiant que votre enfant mange ses cinq fruits et légumes par jour, vous vous assurez déjà d'un bon niveau d’hydratation.
  • Bouteille attrayante: Investissez dans une jolie bouteille d’eau réutilisable Choisissez une gourde à l’effigie du personnage favori de votre enfant. Il sera fier de la sortir régulièrement. En lui donnant sa propre bouteille, vous encouragez son autonomie pour qu’il n’ait besoin de personne d’autre pour boire.
  • Couleur: Colorez l’eau Une eau teintée à l’aide d’un colorant alimentaire donnera à votre enfant l’impression de boire une potion magique ! Et n’hésitez pas à varier les coloris !

Qualité de l'Eau

Le plus souvent les eaux minérales sont conseillées pour la reconstitution des biberons des enfants mais est ce vraiment nécessaire. Il faut toujours se renseigner sur la qualité de l’eau dans la ville dans laquelle vous résidez. L’eau du robinet est souvent tout à fait adaptée pour les enfants et ce dès le plus jeune âge.

Optez pour une eau savoureuse avec CulliganPour les enfants, boire de l'eau doit être une expérience agréable et sans désagréments. Malheureusement, le goût de chlore souvent présent dans l'eau du robinet peut en rebuter plus d'un. Les purificateurs d’eau Culligan sont spécialement conçus pour éliminer ce goût indésirable, ainsi que d'autres contaminants et impuretés. En améliorant la saveur de l'eau, ces purificateurs rendent l'eau bien plus attrayante pour les jeunes, les encourageant ainsi à s'hydrater davantage.

Boissons à Privilégier et à Éviter

La seule boisson conseillée est l’eau pure, elle accompagne les repas et désaltère votre enfant quand il a soif (le lait est un aliment et non une boisson).

Jus de fruits

Les jus de fruits qu’ils soient pressés frais ou produits de diététique infantile ou de l’industrie agroalimentaire, habituent inutilement l’enfant à consommer des boissons sucrées. Les fruits sont préférables aux jus de fruits pour l’apport de fibres. De plus la quantité de jus de fruits que l’on propose dans un verre est souvent bien supérieure à celle du jus d’un seul fruit. Un jus de fruit naturel, sans sucre ajouté peut être proposé une fois par jour au petit déjeuner ou au goûter.

Recommandations Nutritionnelles Complémentaires

C'est au cours de l'enfance que les besoins nutritionnels sont les plus intenses. La croissance, le développement psychomoteur et intellectuel des enfants ainsi que leurs activités demandent beaucoup d'énergie. Les recommandations nutritionnelles pour l'enfant sont difficiles à établir, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la vitesse de croissance varie fortement selon l'âge. Très rapide entre la naissance et quatre ans, elle se stabilise entre l'âge de quatre et dix ans, pour s'accélérer à nouveau lors de la puberté. De plus, l'âge auquel se déclenche la puberté est très variable : de neuf à quatorze ans pour les filles et de onze à seize ans pour les garçons. Les apports nutritionnels doivent couvrir la dépense énergétique de repos, la thermorégulation, la transformation des nutriments en source d’énergie et l’activité physique. Chez l’enfant et l’adolescent, ils doivent aussi couvrir la croissance.

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Macronutriments

  • Glucides: Comme chez l’adulte, les glucides doivent constituer la principale source d’énergie des enfants et représenter environ 50 à 55 % des apports caloriques quotidiens. Selon les recommandations officielles, la consommation de pain complet, de céréales complètes et de féculents par les enfants français doit augmenter aux dépens des produits sucrés qui contiennent des matières grasses. Les glucides ont essentiellement un rôle d’apport calorique. Leur source principale pendant les premiers mois d’alimentation lactée exclusive est le lactose (glucose + galactose).
  • Lipides: Les lipides constituent une source d’énergie, mais également une source d’acides gras essentiels pour le développement du système nerveux et la maturation des fonctions du cerveau. Chez l’enfant de moins de trois ans, les besoins sont particulièrement importants et nécessitent que la moitié des calories environ soit apportée par des lipides. Chez l’enfant de plus de trois ans et chez l’adolescent, les apports conseillés en lipides sont limités à un tiers des calories quotidiennes, essentiellement sous forme de graisses insaturées. Attention, les aliments industriels destinés aux enfants de plus de trois ans, tels que les biscuits, les barres chocolatées, les céréales du petit déjeuner ou les pâtes à tartiner cachent souvent de grandes quantités de matières grasses. En raison de leur densité calorique de 9 kcal/g, les lipides contribuent beaucoup à la couverture des besoins énergétiques. Les apports lipidiques doivent également assurer les besoins en vitamines liposolubles (A, D, E et K), et en acides gras essentiels (AGE). Les AGE sont constitués de 2 acides gras polyinsaturés : l’acide linoléique (C18:2n-6) et l’acide α-linolénique (C18:3n-3). Ce sont les constituants indispensables des membranes cellulaires, en particulier du tissu cérébral. Leur carence, très rare dans les pays développés, se manifeste par un retard de croissance staturo-pondéral, des anomalies cutanéophanériennes, des infections à répétition et des perturbations du développement psychomoteur. Les ANC sont pour l’acide linoléique de 2,7 % de l’apport énergétique total (AET) de la naissance à 3 ans et de 4 % de l’AET de 3 à 18 ans, et pour l’acide α-linolénique de 0,45 % de l’AET de la naissance à 3 ans et de 1 % de l’AET de 3 à 18 ans. À partir des AGE se produisent une série d’élongations et de désaturations aboutissant à des acides gras polyinsaturés à longue chaîne (AGPI-LC), principalement l’acide arachidonique (C20:4n-6) pour la série n-6 et l’acide docosahexaénoïque (C22:6 n-3) pour la série n-3.
  • Protéines: Les protéines sont indispensables à la croissance de l’enfant et au bon fonctionnement de son organisme. L’apport quotidien en protéines doit être de 0,8 à 0,9 g par kilo, soit 12 à 13,5 g par jour pour un enfant de 15 kilos, par exemple. Ces besoins sont facilement couverts. En effet, dans les sociétés occidentales, la quantité moyenne de protéines ingérées par un enfant est, en général, trois à cinq fois supérieure à ses besoins. Les protéines constituent la source d’azote de l’organisme. Elles apportent les acides aminés que l’organisme ne peut synthétiser, dénommés indispensables, assurent le développement musculaire et squelettique, et la production de protéines fonctionnelles (immunoglobulines, hémoglobine, enzymes). Les ANC en protéines sont de l’ordre de 10 g/j jusqu’à l’âge de 2 ans, puis d’environ 1 g/kg/j.

Fibres

Les fibres sont souvent consommées en trop faible quantité. Les recommandations concernant le jeune enfant s’établissent grâce à une formule très simple : additionnez le chiffre 5 à ses années d’âge et vous obtiendrez le nombre de grammes de fibres qu’il devrait ingérer quotidiennement. Les fibres alimentaires sont définies comme des carbohydrates (glucides) localisés à l’intérieur des cellules végétales, avec un degré de polymérisation supérieur ou égal à 3, ni digérées ni absorbées par l’intestin grêle. Les fibres jouent tout d’abord un rôle clé dans le bon fonctionnement du transit intestinal et dans l’équilibre du microbiote intestinal. Au-delà des bénéfices intestinaux, la consommation de fibres peut avoir d’autres impacts positifs sur la santé humaine à long terme : amélioration du contrôle glycémique et du contrôle du poids, baisse du taux de cholestérol, prévention de la constipation ou encore du cancer du côlon. Les fibres solubles ont des actions multiples en particulier en raison de leurs caractères visqueux et fermentescible. Les fibres insolubles ne se dissolvent pas dans l’eau mais gonflent. Elles parcourent le tube digestif sans se transformer et sont très partiellement dégradées par la flore intestinale. Elles agissent aussi de façon action indirecte sur le métabolisme des glucides en ralentissant leur digestion. Lignine, cellulose, amidon résistant et hémicellulose sont des fibres insolubles. Les fibres solubles se dissolvent dans l’eau et forment un « gel ».

Micronutriments Essentiels

  • Calcium: Le calcium représente 2% du poids corporel. Il est concentré essentiellement dans les os et dans les dents même s’il a un rôle primordial pour le fonctionnement des cellules de notre organisme. Risques d’un déficit en calcium: défauts de minéralisation du tissu osseux notamment chez l’enfant . On parle de rachitisme chez l’enfant et d’ostéomalacie chez l’adulte.
  • Fer: Les besoins en fer sont importants à couvrir chez le nourrisson, en raison du rôle essentiel du fer dans la synthèse de l’hémoglobine et comme cofacteur de croissance. Quel que soit l’âge, l’absorption intestinale du fer est basse, de l’ordre de 10 % environ, ce qui explique que les ANC atteignent 6-7 mg/j jusqu’à 10 ans pour couvrir des besoins de 1-2 mg/j (tableau 50.2). Le fer héminique (viande, poisson) est mieux absorbé que le fer non héminique (lait, végétaux, œuf). La carence en fer ( = carence martiale) est la plus fréquente des maladies nutritionnelles de la planète. Ses conséquences, notamment neuropsychiques, sont graves et parfois irréversibles. Pour la prévenir, la Société Française de Pédiatrie recommande la consommation d’au moins un biberon quotidien de 250 mL de lait de croissance + 1 portion carnée jusqu’à 3 à 6 ans, puis l’ingestion de 2 produits carnés par jour. Ces recommandations sont malheureusement insuffisamment suivies, voire controversées. Des travaux récents confirment leur bien-fondé. Les conséquences neurologiques de la carence martiale chez le nouveau-né sont souvent irréversibles. Une étude a ainsi montré que des nouveau-nés souffrant d’une carence en fer à la naissance (sur le sang du cordon) avaient davantage de troubles du comportement à l’âge de 5 ans que ceux qui en étaient indemnes. Ce travail confirme les effets neuropsychiatriques à long terme d’une carence martiale précoce. Un travail français portant sur 588 enfants âgés de 22 à 26 mois suivis en ambulatoire a confirmé que l’absence de consommation de lait de croissance après l’âge d’un an et son arrêt trop précoce étaient des facteurs contribuant significativement à un risque accru de carence en fer. Enfin, 2 travaux récents portant sur les apports martiaux entre 6 et 12 mois et entre 1 et 3 ans montrent l’importance des produits carnés pour assurer les besoins en fer, notamment chez les enfants encore allaités après 6 mois ou ne consommant pas suffisamment de céréales enrichies en fer à tous les âges (rappelons que dans beaucoup de pays, le lait de croissance est remplacé par des céréales enrichies en fer).
  • Vitamine D: La vitamine D joue un rôle essentiel pour l’absorption intestinale du calcium, la minéralisation osseuse et la prévention du rachitisme. Les ANC en vitamine D sont indiqués dans le tableau 50.2. C’est une hormone synthétisée dans l’or­ganisme humain sous l’action de certains rayonnements ultra­violets et peu retrouvée dans l’alimen­tation (à l’exception des poissons gras et des produits laitiers artificiellement enrichis), la vitamine D joue un rôle majeur dans la croissance et la qualité osseuse. La prescription de vitamine D sous forme de compléments alimen­taires doit être proscrite. De nombreux produits sont actuellement disponibles en pharmacie. Il ne faut pas oublier que la vitamine D est un médica­ment, à manier comme tel, qui doit faire l’objet d’une prescription médicale.
  • Vitamine K: La vitamine K joue un rôle essentiel dans la synthèse des facteurs de coagulation, en particulier en période néonatale.

Aliments Recommandés

Vous pouvez commencer à faire découvrir toutes sortes de fromages, même les plus forts, en évitant les fromages au lait cru. Des fruits et des légumes : 5 portions par jour (une portion est égale à environ 80 g, ainsi la ration de légumes de midi correspondent à 2 portions). De la viande, du poisson ou des œufs. Comptez environ 20g par jour (4 cuillères à café) entre 1 an et 2 ans, puis 30g par jour (6 cuillères à café) entre 2 et 3 ans. Un œuf pèse environ 50g. La viande, surtout la viande rouge et encore plus les abats, apportent du fer facilement assimilable. Sans oublier les matières grasses non cuites, en choisissant en priorité les matières grasses végétales (huile de colza, noix, soja…), mais il est possible aussi de donner de temps en temps du beurre ou de la crème fraîche sous forme crue. Les autres huiles végétales ne sont pas conseillées car elles ne contiennent pas assez d’oméga 3 et 6 ou trop d’oméga 6 ; l’huile d’olive peut être utilisée de temps en temps pour son goût mais elle contient trop peu d’oméga 3 et 6.

Produits transformés

Limitez les plats industriels. Ils sont souvent non adaptés sur le plan nutritionnel et peuvent contenir des colorants, des conservateurs, des excès d’huile de palme, ainsi que des molécules issues des modes de cuisson par friture ou à haute température. Soyez vigilants sur l’apport en sucres contenus dans l’alimentation de vos enfants.

Fruits et légumes

Les fruits et légumes frais sont moins chers et plus savoureux lorsqu’ils sont de saison. Il faut privilégier les producteurs locaux et les circuits courts. Les produits bio paraissent intéressants. Les légumes et les fruits surgelés sont une bonne alternative aux produits frais avec d’excellentes qualités nutritionnelles, un contenu vitaminique intact car la surgélation doit intervenir dans les 12 heures suivant la cueillette, et l’avantage d’être prêts à la cuisson sans épluchage. Leur qualité est au moins égale sinon supérieure à celle des « produits frais » de la grande distribution, qui peuvent connaître un délai parfois prolongé entre la cueillette et la consommation, ce qui entraîne une altération des qualités nutritionnelles, en particulier une déperdition vitaminique. Les légumes et les fruits du jardin familial sont une bonne solution, sous réserve d’un usage limité des pesticides et des engrais, et d’une durée de conservation courte.

Obésité infantile

En France, entre 1980 et 1996, le nombre de cas d’obésité a été multiplié par 2,5 chez les enfants de dix ans. Parmi les collégiens et les lycéens, 12 % souffrent d’obésité et 22 % de surpoids. La sédentarité est une des principales causes d’obésité ou d’excès de poids chez ces jeunes. Les études ont montré que la surcharge pondérale était fortement liée au temps passé devant la télévision et les jeux vidéo. Devant cette vague de surpoids et d’obésité infantiles, les autorités de santé se mobilisent autour de repères simples afin de prévenir, voire de guérir ces problèmes de déséquilibre alimentaire : moins de gras, moins de sucre, plus d’activité physique, telles sont les consignes officielles.

Confiance en l'enfant

Les enfants, contrairement aux adultes, savent manger à leur faim, dès les premiers mois. Faites-leur confiance sur la quantité. S’ils mangent trop à un repas, ils seront sûrement moins gourmands au repas suivant. S’ils mangent peu à un repas il ne faut pas compenser dans l’attente du repas suivant. La texture des aliments que vous donnez à votre enfant (lisse, mixée, hachée ou en morceaux) est à adapter selon sa maturité et ses goûts.

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