Né à Saint-Pétersbourg (ex-Léningrad) le 7 octobre 1952, Vladimir Vladimirovitch Poutine est l'actuel Président de la Fédération de Russie, en fonction depuis le 7 mai 2012. Son parcours, de ses origines modestes à la plus haute fonction de l'État, est marqué par des événements clés qui ont façonné sa personnalité et sa vision du monde.
Jeunesse et formation
Vladimir Poutine est né dans une famille d’ouvriers. Son père, Vladimir Spiridonovitch Poutine, né à Saint-Pétersbourg en 1911, était ouvrier et sa mère, Maria Ivanovna Chelomova, était également ouvrière, originaire de Pomonivo. La famille Poutine vivait dans des conditions modestes, partageant un appartement communautaire. Marqué par les récits de guerre de son père, Vladimir étudie le droit de 1970 à 1975 à l’université de Leningrad.
Début de carrière au KGB
Diplômé de la faculté de droit de sa ville natale en 1975, il entre au KGB et sert 15 ans au service de renseignement en Allemagne, Autriche et Suisse pendant la Guerre Froide. On connaît bien sûr peu de détails sur ses années de jeunesse. En 1990, de retour à Leningrad, V. Poutine devient conseiller du recteur de l’université de la ville, Anatoli Sobtchak, son ancien professeur et l’une des grandes figures réformatrices de la Russie de l’époque.
Ascension politique
Lorsque ce dernier est élu à la tête de la mairie de Leningrad en 1991, il l'invite à devenir son conseiller. À Moscou en 1996, V. Poutine occupe le poste d’adjoint au responsable des affaires générales puis responsable adjoint de l’Administration présidentielle. Dès mars 1997, il entre dans l'administration présidentielle dont il devient rapidement le responsable adjoint, avant d'être nommé en juillet 1998 directeur du FSB, structure héritière du KGB. Quatre mois après sa promotion au poste de Premier ministre par Boris Eltsine, la démission de ce dernier, le 31 décembre 1999, fait de lui le président par intérim ; l'élection du 26 mars 2000, qu'il remporte dès le premier tour avec 52,9 % des voix, le confirme dans cette fonction.
Premiers pas en tant que président
En septembre, des attentats dans des immeubles de Moscou, imputés aux terroristes tchétchènes ainsi que l'incursion d'islamistes tchétchènes au Daguestan lui fournissent l'occasion de rouvrir les hostilités avec la Tchétchénie. Son credo : lutter contre le terrorisme et le séparatisme tchétchène après une série d’attentats dont on ne saura probablement jamais s’il s’agissait d’actes criminels séparatistes ou orchestrés par le Kremlin pour asseoir son pouvoir. Son slogan : « La démocratie, c’est la dictature de la loi ».
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Pour affirmer son autorité sur le pays, V. Poutine remanie en profondeur l'Administration présidentielle au profit de cadres issus, comme lui, des services de sécurité ainsi que de personnalités influentes venant de Saint-Pétersbourg, sa ville natale. V. Poutine promet également à une population choquée par des privatisations menées dans des conditions le plus souvent frauduleuses et qui ont permis à quelques oligarques de s'emparer de près de 70 % des richesses nationales, l'établissement de la « dictature de la loi ». Sa volonté de contrôler la société civile au moyen d'une mise au pas des médias, des ONG, des partis politiques par le Kremlin, ne l'empêche pas de bénéficier d'une réelle popularité au sein de l'opinion publique russe.
Consolidation du pouvoir et longévité politique
En 2004, Poutine est réélu pour un deuxième mandat présidentiel avec 72% des voix et conserve le cap. La constitution lui interdisant de briguer un troisième mandat présidentiel consécutif, il fait élire en 2008 son Premier Ministre Dmitri Medvedev à la tête du pays et prend la direction du parti majoritaire Russie Unie ainsi que le poste de Premier ministre.
Ne pouvant se présenter pour un troisième mandat consécutif à la présidence de la Fédération, V. Poutine se fait élire à la tête du parti Russie unie sans toutefois y adhérer. L'élection sur mesure du jeune Dmitri Medvedev, son dauphin, à la présidence russe permet au président sortant de rester au pouvoir sans briguer un troisième mandat. En effet, au lendemain de l'investiture du président Medvedev, V. Poutine est élu au poste de Premier ministre (mai 2008). Depuis lors, il a réinterprété la Constitution russe à sa guise en transférant la plupart des prérogatives présidentielles à la présidence du conseil des ministres.
L’élection présidentielle du 4 mars 2012 se déroule dans un climat de mécontentement populaire sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de V. Poutine en 2000. V. Poutine revient alors de plus belle sur le devant de la scène, éclipsant presque entièrement D. Medvedev qui retrouve le poste de Premier ministre. L’opposition se remobilise et remporte quelques succès aux élections locales et régionales de septembre 2013. Mais dans un climat surtout marqué par une apathie politique croissante, elle ne menace guère l’hégémonie du parti présidentiel tandis que le chef de l’État, mettant en avant les initiatives internationales de la Russie et multipliant les opérations de communication, parvient à retrouver une popularité plutôt stable.
En 2020, l’homme politique fait approuver par référendum un changement constitutionnel. L’objectif? Pouvoir briguer deux mandats supplémentaires et potentiellement rester en poste jusqu’en 2036.
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Vie privée et image publique
La vie privée de Vladimir Poutine est un sujet entouré de mystère. Divorcé de Lioudmila Otcheretnaïa depuis 2013, il a été lié à Alina Kabaeva, une ancienne gymnaste olympique. L’identité de ses enfants est également un secret bien gardé, bien que des rumeurs persistent concernant l'existence d'une « fille cachée » prénommée Elizaveta Krivonogikh et de deux fils cachés avec Alina Kabaeva, prénommés Ivan et Vladimir Jr.
Chaque fin d’année en Russie, des calendriers mettant en scène Vladimir Poutine sont mis en vente, avant d’être affichés dans les établissements publics et les foyers. Un moyen pour le président russe de maintenir son image de père de la nation.
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