Introduction

L'histoire de Châteaulin est marquée par des institutions qui ont façonné la vie de ses habitants. Parmi celles-ci, l'ancienne maternité occupe une place particulière dans la mémoire collective. Ce lieu, où de nombreux Châteaulinois ont vu le jour, est aujourd'hui en train de disparaître, emportant avec lui une part de l'histoire locale. Cet article se propose de retracer l'histoire de cette maternité, de ses origines à sa démolition, en passant par les moments clés qui ont marqué son existence.

La Clinique Privée du Docteur Milet (jusqu'en 1985)

Au milieu du XXe siècle, un bâtiment historique a été construit route de Crozon, à Dinéault. Il s'agissait d'une clinique privée appartenant au docteur Milet. Jusqu'en 1985, bon nombre de Châteaulinois y ont vu le jour. Ce bâtiment est actuellement en phase de démolition.

La Fermeture de la Maternité (1998)

La maternité de Châteaulin a été fermée en 1998. Elle existait depuis 1968 et sa création avait été lancée sous souscription privée. Cette fermeture a été un traumatisme pour la population. La décision n'a pas été prise par l'État, mais par la mairie, ou plutôt par le conseil d'administration (CA) dont le président était le maire, Jean-Paul Albert.

Antoine Chéreau, président du conseil de surveillance du CHD, explique que la fermeture de la maternité a entraîné la perte d'actes d'anesthésiste, puis la fermeture de la chirurgie deux ans plus tard. Finalement, il n'y avait plus d'anesthésiste pour les urgences, ce qui a conduit à la fermeture de l'hôpital.

La Démolition de l'Ancien Foyer de Vie des Genêts d'Or

Depuis le début de la semaine, il est interdit de s'approcher de l'ancien foyer de vie des Genêts d'or, situé route de Crozon, à Dinéault. Des barrières bloquent en effet l'accès à l'entrée, seul des engins de chantier étant autorisés dans cet espace. Une démolition décidée par le conseil d'administration des Genêts d'or, association qui est toujours propriétaire des lieux.

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Michel Le Floc'h, directeur des ateliers des Genêts d'or, indique que les bâtiments ont été quittés en 2009 et que l'association tente de les vendre depuis, mais sans succès. La bâtisse est amiantée, ce qui a fait fuir le peu d'acheteurs potentiels. Les Genêts d'or sont responsables de cette bâtisse tant qu'ils en sont propriétaires. Elle est en mauvais état, a été squattée à plusieurs reprises et représente une charge financière pour l'association. Les Genêts d'or comptent sur cette démolition pour accélérer la vente du terrain.

Les Hôpitaux à Châteaulin

Il est possible de localiser tous les hôpitaux de Châteaulin (29150) et de retrouver leurs horaires d'ouverture et leurs moyens d'accès. Les hôpitaux proposent différents services, tels que l'hôpital de jour, la réadaptation fonctionnelle, la réadaptation cardio-vasculaire, la kinésithérapie et l'ergothérapie.

Voici les différents services présents dans les hôpitaux : médecine générale, immunologie, radiologie, chirurgie, neurologie, pneumologie, cardiologie, odontologie, dermatologie, service d’accueil de traitement des urgences, traumatologie, médecine interne endocrinologie, anatomo-pathologie, hématologie gastro-entérologie, urologie pharmacie, maternité, pédiatrie.

L'Hôtel-Dieu de Paris : Le Plus Vieil Hôpital de Paris

L’Hôtel-Dieu de Paris est le plus ancien et, jusqu’à la Renaissance, le seul hôpital parisien intra-muros. Il fut créé par l’évêque saint Landry de Paris en 651 pour servir de refuge aux indigents, aux infirmes et aux malades.

L'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière : Le Plus Grand Hôpital de France

L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière est de loin le plus grand hôpital parisien et le plus grandhôpital français. Non seulement en terme de volume (1.750 places) mais aussi par son histoire.

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La Création de l'Hôpital Général par Louis XIV

C’est Louis XIV qui crée l’hôpital général, par un édit du 27 avril 1656.

L'Hôpital de Châteaulin au XVIIe Siècle

L’hôpital de Châteaulin fut fondé à la fin du XVIIe siècle : par contrat du 22 mai 1689, Urbain de Tréouret de Kerstrat (né en 1624), sénéchal de Châteaulin, et sa femme Françoise Le Gouvello léguaient dans ce but à Yves Bauguion, le prêtre desservant l’église Notre-Dame, leur maison et l’ensemble de la motte castrale qui avait été la première résidence des comtes de Cornouaille. Une chapelle fut aussitôt aménagée dans l’ancienne écurie. Des lettres patentes accordées par Louis XIV en juillet 1702 indiquent qu’à cette date l’aumônier « aidé des charités de habitants de la ville y a fait faire un bâtiment convenable et suffisant pour le logement des pauvres avec une chapelle et une autre maison particulière pour y retirer les pauvres dépourvus de parents et y être entretenus et instruits […] ».

Pendant les premières années de la Révolution, les bâtiments sont laissés à l’abandon. Un rapport de 1796 précise que l’hôpital est « dénué de tout, […] depuis cette époque il n’a été fait aucune réparation, au contraire les malfaiteurs ont tous dégradés, les portes, les fenêtres les vitres […] en sont enlevées, […] une partie même des édifices découverts et point de finances ». L’année suivante, l’hôpital prend le nom d’hospice civil. Une première restauration est menée en 1804, mais en 1821, l’ingénieur Silguy évalue encore à la somme de 2 100 F les réparations indispensables. En 1844, l’ancien escalier reliant le haut de la colline à la rue Neuve est reconstruit. Confié en 1842 aux Sœurs du Saint-Esprit (congrégation fondée en 1706), l’établissement poursuivit son activité charitable dans ses anciens bâtiments pendant tout le XIXe siècle et la première moitié du suivant. Ses capacités étaient toutefois restreintes : il ne pouvait accueillir que dix hommes et dix femmes. Malgré l’arrivée de l’électricité et de l’eau courante dans les années 1920, l’hospice reste fondamentalement vétuste et insuffisant.

Aussi, en 1952, un avant-projet d’hospice et de maternité sur le site de Toul-ar-C’hoat, acquis l’année précédente par la commune, est-il présenté par l’architecte brestois Jean de Jaegher. Finalement, le nouvel hospice, prévu pour 80 lits, fut construit par celui-ci sur le site historique de la colline du château. La première pierre fut posée le 22 avril 1956 par Guy Mollet, président du Conseil, et l’inauguration eut lieu le 24 avril 1960. Au cours des dernières décennies, l’établissement a connu plusieurs campagnes d’extension et de modernisation, pour atteindre aujourd’hui une capacité d’accueil d’environ 180 places : construction d’un bâtiment d’humanisation de 50 lits pour personnes invalides (Ty Nevez), œuvre de l’architecte carhaisien Jean Coignat (en 1986-1987) ; dubâtiment Ty Kreiz (1990-1991) ; travaux d’amélioration du bâtiment Ty Coz de 1960 (1999-2000).

La Maternité de la Ville Close de Concarneau

À travers des témoignages et vidéos, des Concarnois et Concarnoises racontent le passé de la maternité de la Ville close, qui a disparu au début des années 1970. Devenue une résidence dans les années 1980, elle a marqué certains habitants qui sont nés entre ses murs ou y ont donné la vie. La Ville close de Concarneau a abrité pendant cinquante ans une maternité. Celle-ci a disparu au début des années 1970.

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L’histoire de la maternité rejoint aussi celle du premier hôpital de Concarneau. Situé au fond de la Ville close, ce bâtiment de trois étages, construit en 1937, adossé au fronton de l’ancienne église Saint-Guénolé, a été détruit en 2006.

Katerine Wylie, tombée amoureuse de la cité portuaire, avait fait don de 10 000 dollars à la Ville pour réhabiliter l’ancien presbytère, détruit dans un incendie en 1917.

Les Relais de Poste en Bretagne

En France, le 15 octobre 1576, un édit du roi Henri III vint instituer dans chaque baillage un messager royal pour le transport des procédures. Il leur était permis de charger également des lettres pour les particuliers et des marchandises légères. En Bretagne, le pouvoir du roi de France se heurte à la résistance des Etats de Bretagne depuis son union à la France en 1532. Le coût de l’entretien des routes lui fait craindre de nouveaux impôts et de nouvelles corvées pour les paroisses. Cette attitude explique le retard pris par la Bretagne dans l’établissement de relais de poste.

Jusqu’en 1666, sur les cartes géographiques des relais de poste, il y a en 623 à l’époque, la Bretagne fait tache blanche. La situation évolue à partir de 1666, quand Louis XIV ordonne «d’établir sur le champ des liaisons en sorte que sa Majesté puisse envoyer des ordres aux officiers de son armée navale et recevoir réponse. La carte des relais de postes dressée en 1676 par les sieurs Samson, géographes ordinaires du roi, montre que seule la poste de Paris à Brest est établie ; entre Rennes et Brest on compte 11 relais. Le ministre Louvois établit un monopole des postes dont il confie la gestion à un fermier général moyennent finances, c’est une étape de plus vers le service public des postes. Les relais de poste tenus par les "maîtres de poste" restent sous la direction du roi.

Par un arrêt du conseil du roi en 1738, une nouvelle impulsion royale est donnée à l’organisation des relais de poste en Bretagne. Il y est souligné, « que la province de Bretagne, se trouve privée des avantages que lui pourrait procurer l’établissement de la poste bien réglée dans les principales routes de la Province. » L’arrêt ordonne : "qu’il sera dorénavant établi dans la dite province de Bretagne des postes en tel nombre et dans tels lieux qu’il sera jugé nécessaire".

Faute d’argent, les choses traînent. Il faut attendre 1756 et les années suivantes pour que le nouveau commandant en chef en Bretagne, le duc d’Aiguillon, lancent un véritable programme d’amélioration ou de création des grands chemins en Bretagne". Le premier bureau de poste ouvre néanmoins à Vannes en 1644, Port-Louis (1664), Hennebont (1676), Auray (1700) et Lorient en 1720. (Source: Histoire de la Poste en Mobihan).

La Poste à Vannes

On ne sait où se situait le 1er bureau de poste à Vannes. Tout au long du XVIII°s, le bureau changea à plusieurs reprises d'adresse. Il fut situé place des Lices. En 1845, le bureau a été transféré sur la port, place du Morbihan: "il est maintenant accessible aux voitures mais ce lieu est éloigné du centre". Il déménage ensuite à l'angle de la rue de la République et de la rue Thiers, avant 1900, dans un immeuble réalisé par l'artchitecte Le Fol: "le bureau était large de 15m et profond de 10m au maximum, 5 ou 6 guichetiers étaient de service même le dimanche". En 1913, les services de la Direction Départementale sont transférés au n°18 rue Emile Biurgault. Le 9 octobre 1958, le nouveau bureau de poste a été inauguré place de la République.

A ces débuts, les directeurs des postes encaissaient le prix de la lettre qu'ils réclamaient au destinataire. Les courriers à cheval acheminaient les dépêches d'un bureau à l'autre grâce aux relais de la poste aux chevaux. Le "Maître des Postes" prenait des chevaux et le cavalier ou postillon chevauchait les 7 lieues qui le sépraient d'un relai à un autre. Toutefois, l'échange des premiers courriers et correspondances demeuraient l'apanage des plus dotés du Royaume, clergé, militaire et noblesse. En 1758, Gilles LOISELEUR est titulaire du marché de Nantes à Vannes pour 6.000 livres par an. Séné conserve un vestige de cette époque où l'on se déplace beaucoup à cheval. L'actuel bar-brasserie Le Suroit est l'ancien relai de la Ville-en-Bois déjà figuré sur cette carte du XVIII°siècle. Sans doute une halte avant d'atteindre le relai de poste de Vannes. Dans le second bâtiment, on peut encore voir les crochets au mur auquels étaient attachés les chevaux.

Les Messageries Nationales

L'Établissement Général des Messageries (dit Messageries Nationales, Messageries Impériales ou bien Messageries Royales selon les périodes) est une compagnie française de diligences fondée en 1798. 1835, on ne compte encore que le bureau de poste de Vannes, Auray et Sarzeau.

Le Timbre-Poste Français

Invention britannique, c'est en 1849 qu'est émis le premier timbre-poste français, à l'effigie de Cérès, déesse des moissons, à laquelle succédera le profil de Napoléon III en 1852. Dès lors c'est expéditeur qui paye les frais d'acheminement du courrier. Le développement d'un transport spécifique du courrier, régulier, s'accompagne également du transport de passagers, dans les fameuses malles-postes. En mars 1854, un service en voiture desservant les bureaux de la Roche-Bernard, Muzillac et Vannes est créé. Un marché est passé avec la Compagnie des Messageries Impériale. Il sera supprimé en 1862. En janvier 1826, un service Nantes à Lorient, passant par Vannes et Hennebont avec pour titulaires successifs, Elie, sa veuve, puis la Cie de Messagerie Générales. En 1863, des boîtes mobiles sont installées sur ce service. En octobre 1862, un service en voiture de la gare au bureau à six ordinaires a été créé avec pour titulaire Gloux. Par la suite, le développement de la poste suit celui des transports: diligence avec cocher, train avec personnel ambulant. Facteur distribuant le courrier en ville puis essor du nombre de facteurs ruraux, depuis leur création en 1832 pour desservir les communes de France, d'abord à pied puis à bicyclette.

Le Facteur Rural à Séné

On retrouve trace d'un facteur rural affecté à la distribution du courrier sur la commune de Séné en 1880. Victor Marie GUILLO né le 28/12/1853 à Séné, est le fils d'un préposé des douanes et d'une ménagère. Cet enfant du pays sera choisi pour assurer les tournées de la commune. Il se marie le 26/8/1878 avec Marie Vincente TATIBOIT, qui est cabaretière à Vannes au 4 rue du Petit Couvent. Il déclare le métier de facteur lors de la niassance de leur premier enfant à Vannes en 1879. Sa carrière le conduira sur Ergué Armel près de Quimper avant de revenir sur Vannes. Il est en poste à Lorient en 1894 lors de la naissance de son enfant Victor Pierre.

Une recherche sur le site des Archives du Morbihan, presse ancienne numérisée, avec les mots clefs "facteur rural" montrent les nombreuses affectations de ces facteurs ruraux dans les communes de Theix, Elven, Arradon etc.. mais aucune pour la commune de Séné. On note des "facteurs ruraux" à Vannes sans doute chargés des tournées de courriers sur la commune voisine de Séné. Cette hypothèse semble probable car aucun des dénombrements de 1886, 1891 et jusqu'en 1921, ne mentionne la présence sur Séné d'un facteur.

Le Bureau de Poste à Séné

Où était situé à Séné ce premier bureau des Poste? Sur cette 1ère carte postale ancienne, on peut voir le départ d'un facteur à bicyclette et du courrier en malle-poste devant le siège de la Poste & Télégraphe d'Arradon. A cette époque le siège du receveur buraliste était situé sur la rue principale. Receveurs buralistes et personnel de la Poste & Télégraphe, faisaient parti du même Ministère. En avril 1905, la conseil municipal de Séné donne son accord pour recevoir une cabine téléphonique dans la commune. Cet autre extrait de du bulletin porte également sur la création d'une cabine à Séné en janvier 1914, à la veille de la Grande Guerre. La correspondance entre les soldats mobilisés au front et leur famille jouera un grand rôle dans la capacité de resistance du peuple français.

Au sortir de la guerre, Séné qui compte alors plus de 2500 hab accueille un receveur des postes, habitant la commune comme l'indique le dénombrement de 1921. Pour entrer dans l'administration , Victor TUFFIGO founrnit plusieurs pièces que l'on retrouve dans son dossier personnel aux archives du Morbihan. Pendant son service dans la marine, il est apprenti timonier à bord du Calédonien, sanctionné le 11/6/1909 par un Certificat de Bonne Conduite et de capacité. Ensuite il est timonier breveté sur le Jules Ferry, sanctionné le 5/4/1911. Le 3/5/1913 il se fait vacciner. Le 30/4/1913, la mairie de Quiberon lui adresse un certificat de Bonne vie & Moeurs. Le 3/5/1913, il postule par courrier pour un poste de facteur. Il reçoit un avis positif le 10/5/1913. Il entre dans l'administration le 1/11/1913 comme facteur rural à Quiberon. A l'issue de la Grande Guerre, il est Quartier Maître de manoeuvre [aller au SHD de Lorient]. Mis en congé illimité de démobilisation, il vit quelques temps à La Rochelle, où nait son fils Jean Victor [5/12/1918-31/7/1991], fruit de son union avec Anne Angélique LE DIVELLEC [date mariage?]. Il revient en Morbihan et il réintègre l'administration par un poste de facteur de ville. Il est ensuite nommé facteur receveur à Crach puis à Séné le 9/10/1920.

Au dénombrement de 1926; Joseph Marie THOMAS [26/5/1893 Plougoumelen- xxx] occupe le poste de facteur des postes et vit au Gorneveze. En juillet 1922, quand nait sa fille Ange Julienne, la famille réside au bourg. Lors d'une tournée en mars 1933, Joseph THOMAS est victime d'un accident contre un automobiliste, à la Grenouillère, non loin de la forge de M.Raud. Au dénombrement de 1931, Jean Marie ALLAIN [8/9/1891 Penestin - 6/3/1968 Missilac] est chef des PTT à Séné et en 1936, facteur receveur. D'abord cultivateur, il s'engage dans la marine. Pendant la guerre, il est à bord du cuirrassé "Patrie" puis du croiseur "Foudre". Il entre dans l'administration le 1/11/1919. Son dossier personnel, conservé au archvies du Morbihan nous donne ses postes successifs. Il fut nommé facteur rural à Férel (56). Puis il est facteur-receveur à Lanouée (56) quand nait sa fille Andrée en 1921. Il fut nommé à Séné courant 1924, avant de venir s'y établir et en octobre 1929, il obtint la médaille de bronze des PTT.(Source Histoire de la Poste en Morbihan).

Sur la photo montage ci-dessous, il figure avec sa femme à droite, il baisse la tête, distrait par le chien, il est aux cotés d'un couple (non identifié) et de sa fille Andrée qui passe le bras au cou de son fiancé ou époux, Raymond Théodet. A droite toujours devant la devanture défraichie de la poste, en compagnie de sa fille. Sa fille unique Andrée [9/7/1921 Lanouée - 23/10/2021 Coubert 77] reviendra dans les années 2010 à Séné en pélerinage sur les lieux de son enfance. Elle a été accueillie dans par le gérant du restaurant Ar Gouelen, maison qui était alors le siège de la poste à Séné. Le document ci-dessous daté d'août 1938, montre la signature d'un bail par le maire Henri MENARD avec la poste, lui permettant sans doute de continuer à occuper ce bâtiment communal ou qui le devint à cette époque. [à creuser]. Pendant la guerre, Paul Eugène VEDIER [20/4/1915 Chatillon 53 - 28/2/2004 Cholet] est nonmé facteur-receveur à Séné comme en témoigne cet extrait de l'acte de naissance de son fils daté de 1943.

De 1950 à 1967, Pierre LE CLECH [29/9/1907 - 19/8/1994] est facteur auxiliaire à Séné. Ce Vannetais a épousé le 18/8/1931 Véronique Marie Louise LE DOUARIN, la fille du buraliste de Cadouarn. Engagé militaire en poste en Indochine, il gagne le Tchad et l'Armée Française d'Afrique du Nord et participe au débarquement en Normandie. A la Libération, il ne souhaite pas repartir en Indochine et fait valoir ses droits à la retraite. Le Gouvernement réserve des postes dans la fonction publique aux retraités de l'armée. Il obtient le poste de facteur à Séné vers 1950. Sur la photo ci-dessus, on le voit à bicyclette dans la rue de Cadouarn. Son fils Marc, qui remplaçait de temps en temps son père l'été se souvient:"nous vivions à Cadouarn. A ses débuts, le receveur-distributeur allait chercher le courrier à Vannes. Devenu receveur, c'est mon père qui allait chercher le courrier. Il y avait alors 3 facteurs à Séné qui opéraient 3 tournées bien rôdées. Mme LOTODE se chargeait de la tournée de la côte; Mme MORIO faisait le bourg et mon père assurait la tournée de la Grenouillère et du Poulfanc.

Au départ en retraite du receveur VEDIER, Aline LE DOEUF.[13/4/1923 Plougoumelen - 7/11/2009 Auray] est nommée sur Séné. La famille Le Doeuf est originaire du Finistère. Le père Christophe Le Doeuf était facteur rural au Bono où il se marie avec une fille de Baden. Les PTT recrutent des femmes et sa fille Aline deviendra receveur des postes. Après un poste à Monteneuf (41) elle revient en Bretagne sur Séné. Elle apparait au recensement de 1962 à côté de la famille Le Normand et Guillonnet qui tenaient respectivement une ferme au bourg et l'hôtel du Golfe. Jean Yves FILY, neveu de Mme Le Doeuf débutera sa carrière professionnelle dans les PTT. En 1967, il succède à Pierre LE CLEC'H. Il a pour collègues Mme LOTODE et Fernande NOBLANC-MORIO. En retraite sur Erdeven, il se souvient de ces années:" je débutais par une remise des télégrammes reçus dans la nuit. C'était des télégrammes des marins sinagots qui informaient leur famille et épouse de leur arrivée au port du Havre. Le courrier était apporté de Vannes par un gars d'origine maghrébine, fort sympathique, sunommé "Tarzan". Il revenait le soir chercher le courrier à la fermeture de la poste. "Avec le courrier du matin, j'enfourchais mon vélo ou ma mobylette pour ma tournée sur les villages de Montsarrac, Cressignan, Moustérian et je revenais à la poste chercher le courrier à distribuer sur la presqu'île. A l'époque les facteurs amenaient dans leur sacoche l'argent des mandats postaux, les retraites des marins notamment. Il se souvient:"il ne fallait pas se tromper de famille quand il y avait des homonymies. La caisse de retraite nous y aidait. Il était coutume d'ajouter au nom du pensionné, son surnom pour éviter les erreurs. Ainsi Marianne Le Hitouze était accolée du surnom Marianne Huit Sous!. A partir de 1968, la distribution se fait en voiture depuis Vannes et la poste à installé de nouvelle boites aux lettres regroupées pour réduire le temps et faciliter la distribution du courrier. Sa fille Isabelle se souvient:" ma mère a fait ses tournées en Solex sur la majeure partir de son temps à Séné. Elle avait deux lourdes sacoches pleines et une grande sacoche en bandoulièree. Elle le faisait par tous les temps. Le courrier arrivait d'abord à Séné livré puis avec l'évolution du changement de classement du bureau de poste, elle allait à Vannes faire le tri puis revenait faire sa tournée à Séné. A Vannes, elle a intégré une équipe 'd…

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