La vaccination infantile est un sujet crucial de santé publique, particulièrement en ce qui concerne des maladies graves comme la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Cet article explore en détail la composition des vaccins anatoxiques utilisés chez les nourrissons, l'obligation vaccinale en France, et les controverses entourant certains composants vaccinaux.
Diphtérie : Une Menace Toujours Présente
La diphtérie, dont le nom grec signifie « membrane », est une infection causée par des Corynébactéries du complexe diphtheriae, notamment Corynebacterium diphtheriae et Corynebacterium ulcerans. Ces bactéries peuvent produire la toxine diphtérique, responsable des manifestations cliniques sévères de la maladie. L'infection à C. diphtheriae est hautement contagieuse.
Après une période d'incubation de 2 à 5 jours, la diphtérie se manifeste typiquement par des fausses membranes blanchâtres recouvrant les amygdales (angine diphtérique) et pouvant obstruer le larynx. Ces signes s'accompagnent de fièvre, d'une tuméfaction du cou et de maux de tête. Le vaccin est essentiel pour se protéger contre la diphtérie, car il n'existe pas d'immunité naturelle.
Cadre Légal de la Vaccination en France
La vaccination diphtérique a été rendue obligatoire par la loi du 25 juin 1938, modifiée par les lois du 7 septembre 1948 et du 12 août 1966, imposant la primovaccination et un rappel avant l’âge de 18 mois. Depuis le 1er janvier 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les infections à Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires (sauf contre-indication médicale reconnue) pour l'admission en crèche, chez un assistant maternel, à l'école, en garderie, en colonie de vacances ou toute autre collectivité d’enfants.
Schémas Vaccinaux et Composition des Vaccins
La primovaccination des nourrissons comporte désormais deux injections à l’âge de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois (schéma 2+1, auparavant 3+1). Pour assurer l'efficacité de ce schéma vaccinal simplifié, l'intervalle entre les deux premières doses ne doit jamais être inférieur à deux mois, et l'intervalle entre la deuxième et la troisième dose ne doit jamais être inférieur à six mois.
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La primovaccination contre la diphtérie est réalisée à l’aide de vaccins combinés, contenant des antigènes pour protéger simultanément contre d’autres maladies : le tétanos (T), la poliomyélite (P), les infections à Haemophilus influenzae type b (Hib), l'hépatite B (HepB) et la coqueluche (Ca, pour coquelucheux acellulaire).
Les rappels de l’adulte sont recommandés aux âges fixes de 25 ans, 45 ans et 65 ans, puis à 75 ans, 85 ans, etc. (intervalle de dix ans à partir de 65 ans, compte tenu de l’immunosénescence), en utilisant un vaccin combiné tétanique, poliomyélitique et diphtérique à dose réduite d’anatoxine (dTP).
Exemples de Vaccins Combinés
- DTCaPHibHepB : Vaccin combiné hexavalent utilisé pour la primovaccination à 2 et 4 mois, suivi d’une dose de rappel à 11 mois.
- DTCaP (Tetravac-acellulaire ou Infanrixtetra) : Vaccin utilisé pour le rappel à 6 ans.
- dTcaP : Vaccin à doses réduites d’anatoxine diphtérique et d’antigènes coquelucheux, utilisé pour le rappel entre 11 et 13 ans.
Coqueluche : Surveillance et Prévention
La coqueluche est une maladie respiratoire très contagieuse transmise par les gouttelettes émises lors de la toux. Chez les très jeunes nourrissons non vaccinés, elle entraîne des accès de toux mal tolérés, des difficultés respiratoires, une asphyxie, des apnées et des bradycardies (ralentissement du rythme cardiaque). La contamination des nourrissons se fait dans 50 % des cas à partir de leurs parents.
Recommandations Vaccinales Contre la Coqueluche
- Primovaccination : Deux injections à l’âge de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à 11 mois (DTCaPHibHepB).
- Rappel coquelucheux : À 6 ans avec une dose de vaccin DTCaP.
- Rappel à 11-13 ans : Une dose de vaccin dTcaP.
La Haute Autorité de santé (HAS) recommande de vacciner les femmes enceintes contre la coqueluche à partir du deuxième trimestre de grossesse, en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée. La vaccination est également recommandée pour les personnes susceptibles d’être en contact étroit et durable avec le futur nourrisson au cours de ses 6 premiers mois.
Tétanos : Une Menace Environnementale
Le tétanos est une maladie d'origine infectieuse, due à une bactérie de l'environnement localisée essentiellement dans la terre, la poussière, sur les plantes. Cette maladie se manifeste de façon aiguë par des contractures généralisées entrainant une véritable tétanisation de l'ensemble des muscles du corps. La contamination se fait lors d'une plaie cutanée ou toute autre effraction permettant à la bactérie de pénétrer dans l'organisme pour s'y multiplier.
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Calendrier Vaccinal Contre le Tétanos
La vaccination tétanique est obligatoire en France pour les enfants de moins de 18 mois depuis la loi du 24 novembre 1940.
- Primovaccination : Deux injections à l’âge de 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois (DTCaPHibHepB).
- Rappels ultérieurs : À l’âge de 6 ans (DTCaP), puis entre 11 et 13 ans (dTcaP).
- Rappels de l’adulte : Recommandés aux âges fixes de 25 ans, 45 ans et 65 ans, puis à 75 ans, 85 ans, etc. (dTP).
Controverses et Inquiétudes Liées aux Vaccins
Des inquiétudes persistent concernant certains composants des vaccins, notamment le thimérosal (un dérivé du mercure) et l'aluminium.
Thimérosal : Mercure et Risques Potentiels
Le thimérosal, un dérivé organique du mercure utilisé comme agent conservateur, a été associé à des désordres neurologiques tels que l’autisme, les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (TDAH), et les troubles du développement du langage. Bien que son utilisation ait été réduite ou éliminée dans de nombreux vaccins infantiles, la controverse persiste en raison d'études suggérant un lien possible entre l'exposition au mercure et des problèmes de santé.
Des études ont montré que le mercure peut s'accumuler dans le cerveau et affecter le système nerveux. Hugh Fudenberg, immunogénéticien, a suggéré qu'une personne ayant reçu 5 vaccins consécutifs contre la grippe a 10 fois plus de chances de développer la maladie d'Alzheimer, en raison du mercure et de l'aluminium contenus dans le vaccin.
Aluminium : Adjuvant et Allergies
L'aluminium est utilisé comme adjuvant dans de nombreux vaccins pour stimuler la réponse immunitaire. Cependant, des études ont suggéré un lien entre la présence d'aluminium dans les vaccins et une forte production d'immunoglobulines E (IgE) chez les enfants, des anticorps responsables d'environ la moitié des allergies humaines.
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Une étude néo-zélandaise a comparé la fréquence des allergies chez 1265 enfants vaccinés contre la diphtérie, la polio, le tétanos et la coqueluche (avec de l'aluminium comme adjuvant) et 23 enfants non vaccinés. À dix ans, 30% des enfants vaccinés avaient consulté un médecin pour des problèmes d'allergies, contre aucun parmi les enfants non vaccinés.
Autres Sources d'Aluminium
Il est important de noter que les vaccins ne sont pas la seule source d'exposition à l'aluminium. Les médicaments en vente libre, tels que l'aspirine tamponnée et les antiacides, peuvent contenir des quantités importantes d'aluminium.
Importance de l'Élimination des Métaux Lourds
Le Dr. Joachim Mutter, dans son livre sur l'élimination des intoxications au mercure, souligne l'importance de détoxifier l'organisme des métaux lourds. La papaye fermentée est mentionnée comme ayant une puissante activité anti-oxydante, stimulant le système immunitaire et agissant comme chélateur des métaux lourds.
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