Cet article explore la vie et les contributions d'Amel Baccouche, en s'appuyant sur les informations disponibles et en les contextualisant dans son environnement professionnel et social.

Identification et Contexte

Amel Baccouche, née le 17 juin 1981, est identifiée dans un arrêté de la directrice générale du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière daté du 5 février 2016. Cet arrêté liste les personnes ayant satisfait aux épreuves de vérification des connaissances prévues par le code de la santé publique et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007.

Mme Baccouche est mentionnée comme "Baccouche (Radhia), épouse Baccouche", ce qui suggère qu'elle porte le même nom de famille que son époux. Elle est classée dans la spécialité de "médecine du travail".

La médecine du travail : Une spécialité au service de la prévention

La médecine du travail est une spécialité médicale axée sur la prévention des risques professionnels et la protection de la santé des travailleurs. Les médecins du travail jouent un rôle essentiel dans l'évaluation des conditions de travail, l'identification des dangers potentiels et la mise en place de mesures de prévention adaptées.

Leur mission inclut :

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  • La surveillance médicale des salariés, avec des examens réguliers pour dépister les problèmes de santé liés au travail.
  • Le conseil aux employeurs sur l'amélioration des conditions de travail et la prévention des risques.
  • La participation à des actions de formation et d'information sur la santé et la sécurité au travail.
  • L'intervention en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle.

Gouvernance mondiale et le rôle des États

La gouvernance mondiale est un concept qui désigne l'ensemble des mécanismes de coopération internationale visant à gérer les problèmes qui dépassent les frontières nationales. Elle s'appuie sur des institutions internationales, des accords multilatéraux et des initiatives communes entre États, organisations non gouvernementales et acteurs privés.

Dans ce contexte, le rôle des États reste central, car ils sont les principaux acteurs de la scène internationale et les garants de la mise en œuvre des politiques publiques. Cependant, la gouvernance mondiale implique également une remise en question de la souveraineté nationale, car elle nécessite une coordination et une coopération accrues entre les États.

Bourguiba : Entre héritage et paradoxes

Habib Bourguiba (1903-2000) est une figure centrale de l'histoire tunisienne. Premier président de la Tunisie indépendante, il a marqué le pays par sa vision moderniste et son rôle de "Combattant Suprême". Cependant, son héritage est complexe et suscite encore des débats.

Bourguiba a promu l'éducation, l'émancipation des femmes et la construction d'un État moderne. Il a également été critiqué pour son autoritarisme et son culte de la personnalité. Son rapport au pouvoir et à la mémoire reste un sujet d'étude et d'interprétation.

Des écrits ont paru depuis 2011, notamment des essais et autobiographies citant Habib Bourguiba, rapportant ses dires ou l’expérience vécue auprès de lui. Ministres et compagnons de Bourguiba n’ont pas tous composé des mémoires. Ecrits sur le mode : Bourguiba et moi, ce que j’ai vu et/ou entendu…, ces récits apportent une couche de narrations qui ajoutent, répondent ou infirment des informations extraites des discours[17] ou des commentaires qu’ils ont suscités.

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Dans l’espace public, les statues de Bourguiba se sont ranimées après avoir été abandonnées sous Ben Ali (1936-2019) : celle de l’avenue Bourguiba à Tunis revient à sa place fin mai 2016, après une éclipse de trente ans[21]. Le développement des réseaux sociaux depuis 2011 a contribué au dégel en mettant en circulation textes, photos, vidéos, extraits de discours[23], émissions radio et télé, interviews, documentaires officiels et jusqu’à des fragments des Actualités françaises puis tunisiennes[24].

Ce matériel a pu alimenter une série de magazines spéciaux, de biographies romancées, d’entretiens croisés produits par la télévision nationale tunisienne[25] ; les chaînes Al Jazeera[26], Al ‘Arabiyya[27], plus équipées en moyens techniques et financiers, participent à cette mise au jour. Des extraits de discours de Bourguiba sont souvent évoqués à l’appui : on attend un travail complet et suivi sur ce matériau qui présente la particularité d’avoir été enregistré puis transposé en arabe littéraire et traduit en français.

Lettre de Bourguiba à Mathilde et à “Bibi”, en 1941. Si Bourguiba a fait écrire son histoire, l’intelligibilité du personnage se cache dans une individualité d’autant moins connue qu’il a donné l’impression de la raconter. Ce n’est pas le moindre des paradoxes qui participent à faire perdurer des ombres sur sa personnalité.

Au-delà de ses interventions improvisées ou construites, dites ou jouées, transcrites en arabe littéraire puis traduites en français[28], il y a un homme qui est passé par plusieurs âges, a traversé différentes époques et joué des rôles dans des situations distinctes. Nous manquons à ce jour de traces écrites ou audiovisuelles permettant de situer ce Tunisien du XXe siècle dans les mentalités et la psychologie de son temps. Son histoire personnelle est tissée d’informations sur l’enfance de ce huitième membre d’une fratrie monastirienne de condition modeste [29] ; les détails racontés dans les conférences de l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI)[30], et la biographie de Bessis et Belhassen (2012) sont probablement rapportés oralement. Bourguiba se laisse aller à raconter ses premières amours, à évoquer des détails de son anatomie dans les « cours » de 1973, quitte à faire sourire ou à se faire « censurer » dans les versions imprimées de ses textes.

On mesure aujourd’hui les rôles déterminants joués par sa première épouse Mathilde Lorain (1890-1976) durant la période parisienne puis de son combat anti-colonial[32]. Elle adopte le prénom de Moufida en 1956 et leur divorce a lieu pendant l’été 1961. Le rôle de Wassila Ben Ammar (1912-1999), rencontrée en 1943 et épousée en 1962 est plus franchement politique[33]. On ne peut s’empêcher de penser que ces deux épouses ont quasiment été « répudiées », chacune d’une façon particulière. De la part de celui qui tenait plus que tout à inscrire la mention « Libérateur de la femme tunisienne » sur le frontispice de son mausolée à Monastir et qui, en promulguant le Code du Statut personnel, a permis aux femmes tunisiennes de demander le divorce, cela représente un paradoxe de l’histoire, une énigme psychologique.

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Grâce à Hédi Jellab, directeur des Archives Nationales de Tunisie, j’ai pu prendre connaissance d’un ensemble de 69 lettres cédées par Meryem Laouiti Bourguiba, aux Archives Nationales de Tunisie en janvier 2020, numérisées et consultables. Envoyées par Habib Bourguiba à Mathilde entre 1940 et 1942, elles renferment cinq télégrammes (pour des vœux de bonne santé ou de bonnes fêtes) et deux lettres adressées à sa belle-sœur (en novembre 1941). Le chef du Néo-Destour est alors incarcéré dans la prison militaire du Fort Saint Nicolas[34], en pleine deuxième guerre mondiale, une période sur laquelle les connaissances historiques restent assez limitées, faute d’archives connues. Ces lettres de plusieurs pages sont écrites dans un style vibrant, avec un vocabulaire vivant et tendre[36] qui ne laisse pas prévoir que l’auteur est capable d’engager une romance avec Wassila Bourguiba dans un avenir proche[37].

Un élément constant court tout au long de la correspondance : la composition des colis que chaque détenu peut recevoir une fois par mois. Bourguiba aime les kaâk (gâteaux secs) de sa sœur, réclame du bochmat (pain grillé), précise la marque de dattes qu’il préfère, régule les quantités d’huile, de miel et d’harissa, commande halwa et chocolat pour son frère Mahmoud… Il réclame une photo de Mathilde et de Bibi et s’il se plaint de coups de froid, se fait toujours rassurant. C’est la voix et le langage d’un mari tunisien ordinaire, bien de son époque, préoccupé par les dates d’arrivée des colis et par leur contenu, au point d’en oublier parfois les difficultés matérielles du monde extérieur et le coût de ses commandes sur ses proches. Ces écrits enflammés ouvrent des fenêtres sur la vie presque séculaire d’un Tunisien du XXème siècle. Ils appartiennent à un registre d’expression de soi qui appelle à regarder Habib Bourguiba autant comme un produit de l’histoire tunisienne contemporaine que comme un acteur qui aura impulsé des transformations et entraîné des effets variables sur le cours de l’Etat et de la société.

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