Dès la naissance, les parents tentent de comprendre les besoins de leur bébé. Il est parfois difficile de faire la différence entre un bébé qui a faim et un bébé qui a simplement un besoin de succion. La mise au sein est rassurante pour lui, qu'elle le nourrisse ou non. Cet article vous propose un éclairage complet sur l'impact de la tétine dans le cadre de l'allaitement et les confusions possibles.

Le besoin de succion chez le nourrisson

L’enfant va avoir besoin de téter très régulièrement les premiers mois. C’est un besoin naturel et inné qui apparaît dès la vie utérine. Dès la naissance, un bébé a besoin de la succion pour se rassurer et se nourrir.

Succion nutritive vs. Succion non nutritive

« Il y a des succions nutritives et des non-nutritives, pour un bébé allaité. Parfois, il a besoin d'être au sein de sa mère pour se rassurer, pour diminuer les coliques. » La succion nutritive est celle que le bébé utilise pour se nourrir. Elle est organisée en salves et pauses. Il existe une succion mature et immature.

La succion non nutritive, quant à elle, ne sert pas directement à la nutrition. Elle apporte bien-être et apaisement. « Cette succion non nutritive est la première séquence motrice à apparaître chez le fœtus humain, vers la dixième semaine de la vie intra-utérine et se développe progressivement. Elle met en jeu l’activité synchrone de muscles striés innervés par cinq nerfs crâniens dont le centre de coordination est le tronc cérébral.»

Reconnaître les signes de faim

Certains signes sont révélateurs de la faim chez le nourrisson. « Le plus important est d'observer le bébé, s'il approche ses mains du visage et de la bouche ou qu'il a le moindre signe d'éveil, il faut lui proposer le sein. La maman peut lui proposer le sein en phase de sommeil léger ou en phase d'éveil calme, il sera dans de bonnes conditions pour téter. »

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La confusion sein-tétine : mythe ou réalité ?

Vous avez peut-être entendu parler de la "confusion sein-tétine", une notion qui peut inquiéter de nombreux parents. Cette idée repose sur la crainte que l'utilisation d'une tétine puisse perturber l'apprentissage de l'allaitement, notamment en rendant la succion de votre bébé moins efficace. Mais qu'en est-il réellement ?

La confusion entre le sein et la tétine n’est pas une règle absolue. En effet, les mécanismes de succion sont différents : au sein, votre bébé utilise une succion active pour stimuler l’écoulement du lait, tandis que les tétines pour bébé demandent moins d’effort. Pour certains tout-petits, ce changement peut engendrer une adaptation plus difficile. Cependant, d’autres alternent aisément entre les deux sans aucun problème !

Comment se manifeste ce « syndrome de confusion » entre sein et tétine ?

Il est donc grand temps de changer ce vocabulaire inadapté et culpabilisateur. Oui et mille fois oui, un bébé qui a un trouble de succion à qui on va donner un(e)/des biberons/tétines/pouce est en effet à risque de ne plus pouvoir réussir à (et non vouloir) reprendre le sein par la suite ! Il n’y arrivera pas ! Mais il ne refuse certainement pas le sein.

Les troubles de la succion

Pour comprendre ce que sont ces troubles de la succion, commençons déjà par comprendre comment fonctionne celle-ci. L’intégrité des joues, des lèvres, des mâchoires, du palais et de l’épiglotte est nécessaire. Tout cela est en grande partie un réflexe jusqu’à l’âge de 5 à 6 mois. Cela fait référence aux réflexes archaïques. À la suite de stimuli extérieurs (frottement du corps du bébé sur le corps de sa mère, toucher de ses lèvres…), le mécanisme de succion, déglutition et respiration va pouvoir avoir lieu.

Lorsque qu’un bébé boit au sein de sa maman, il va ouvrir grand sa bouche pour aller attraper ce sein. L’ouverture de sa bouche et l’extension de sa langue seront stimulées par le toucher du mamelon. Le toucher du palais par les gouttes de lait va stimuler la déglutition. La langue va devoir faire un mouvement de vague de l’avant vers l’arrière en allant toucher le palais sur toute sa longueur. Cette succion profonde, avec une belle amplitude, est une succion physiologique. Enfin, au repos, la langue doit pouvoir s’étendre sur toute la longueur du palais.

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En une phrase, pour la majorité, il s’agit de tension et de manque de mobilité linguale. En effet, les bébés peuvent par exemple avoir des tensions sous leur langue. Ces tensions peuvent provenir du positionnement du bébé pendant la grossesse, de la naissance, et… des freins restrictifs buccaux. Elles vont empêcher la mobilité de la langue, de la bouche et conduire à un trouble de la succion et de la déglutition. Les bébés vont donc avoir tendance à pincer le sein, faire une petite ouverture de bouche, tirer moins la langue… Ils ne peuvent maintenir correctement leur langue sur le palais au repos. Pour compenser et soulager ces tensions, ces bébés (des enfants) auront un besoin de téter tout le temps (un pouce, une tétine, le sein). Ils cherchent à combler ce manque de contact entre le palais et la langue par leur pouce, la tétine ou le sein.

N’y a-t-il pas un trouble de la succion qui se cache derrière ? Pourquoi ce bébé a-t-il besoin de sa tétine pour s’endormir ?

Impact de la tétine sur la durée de l'allaitement

On retrouve aussi souvent l’idée que les tétines réservées aux nouveaux nés pourraient réduire la durée totale de l’allaitement : ainsi, certains parents craignent que l'utilisation de la tétine réduise la demande de tétées, et donc la production de lait maternel. En effet, l’allaitement fonctionne selon un principe d'offre et de demande : plus votre bébé tète, plus votre corps produit de lait. Si une tétine est systématiquement utilisée pour calmer votre bébé à la place d’une tétée, on peut observer (dans certains cas) une baisse de stimulation du sein.

Toutefois, pour d’autres familles, la tétine est un outil précieux. Elle peut offrir un moment de répit aux parents tout en apaisant votre bébé, sans forcément compromettre l’allaitement. Ce qui compte avant tout, c’est de suivre votre instinct et de rester à l’écoute des besoins de votre bébé. Pour combiner allaitement et tétine dans les meilleures conditions, veillez simplement à maintenir une fréquence de tétées régulière et adaptée aux besoins de votre tout-petit. N’hésitez pas à demander l’avis du pédiatre sur les tétines si vous vous sentez incertaine ou incertain face à cette question.

La tétine : une aide pour apaiser bébé ?

Votre tout-petit peut parfois pleurer entre deux tétées, même lorsqu’il est nourri à la demande. Dans ces moments-là, le choix de la tétine peut offrir un apaisement rapide et rassurant à votre nourrisson. En effet, certains bébés ressentent un fort besoin de succion : c’est une action qui les réconforte naturellement. Bien que le sein puisse répondre à ce besoin, la jeune maman ne peut (ni ne veut !) pas toujours allaiter en continu : vous avez vous aussi besoin de moments de repos.

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Associer allaitement et tétine est alors une solution douce pour calmer votre bébé tout en respectant son besoin de succion non nutritive. Utilisée de manière ponctuelle, la sucette peut compléter votre rythme d’allaitement sans forcément interférer avec celui-ci.

Préserver le repos de la maman : un enjeu clé

Toutes les mamans allaitantes ont besoin de repos : votre corps est sollicité de manière intense, et les nuits peuvent être courtes, surtout durant les premiers mois de votre bébé ! Dans ce contexte, la tétine vient offrir un précieux répit lorsque votre bébé cherche simplement à être réconforté. Et en combinant allaitement et tétine, le père ou votre co-parent peut aussi participer à calmer votre tout-petit : ils peuvent ainsi créer un lien privilégié avec l’enfant. Et de votre côté, vous pouvez enfin vous reposer.

Quand le bébé se fatigue vite au sein

Si votre bébé semble s’endormir ou se fatiguer rapidement pendant les tétées, nous vous conseillons d’être attentif à l’équilibre allaitement et tétine. Certains nourrissons (notamment ceux qui ont une faible énergie ou une succion encore immature) peuvent préférer la tétine au sein, ce qui peut réduire leur prise de lait. Comme vous le savez, une alimentation suffisante est essentielle pour que votre bébé grandisse et prenne du poids correctement.

Dans ce cas, il peut être conseillé de limiter temporairement l’usage de la tétine, dans le but de prioriser les tétées et de stimuler votre production de lait. Observez simplement votre bébé : si vous remarquez qu’il tète moins efficacement ou qu’il réclame moins souvent, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé ou à une consultante en lactation.

Cas particuliers : prématurés, reflux ou succion difficile

Dans certaines situations spécifiques, il est conseillé aux jeunes parents de faire preuve de plus de vigilance pour associer allaitement et tétine :

  • Les bébés prématurés : ils ont souvent une succion moins développée, ce qui peut rendre l’allaitement plus exigeant en termes d’effort. Même si la tétine peut être utilisée pour calmer votre bébé ou répondre à son besoin de succion, il est essentiel de s'assurer qu'elle ne remplace pas les tétées nécessaires à sa prise de poids et à son développement.
  • Le reflux gastro-œsophagien : si votre bébé souffre de reflux, il peut chercher à téter davantage pour se soulager. Dans ce cas, il est important d'équilibrer allaitement et tétine, car une tétée régulière peut calmer les reflux grâce au processus de digestion du lait maternel.
  • Les difficultés de succion : certains nourrissons ont des difficultés à téter efficacement, par exemple à cause d’un frein de langue. À cause de l’impact de la tétine sur les dents et du fait qu’elle ne stimule pas de la même manière les muscles utilisés, l’utilisation de la sucette est alors généralement limitée.

Comment bien utiliser une tétine tout en poursuivant l’allaitement ?

Privilégier l’allaitement à la demande

Pour maintenir une bonne dynamique allaitement et tétine, nous vous conseillons de continuer à proposer le sein dès que votre bébé montre des signes de faim. L’allaitement à la demande reste la meilleure façon de répondre aux besoins nutritionnels de votre bébé et de soutenir votre production de lait.

Si vous souhaitez introduire une tétine, attendez que l’allaitement soit bien en place, ce qui peut prendre quelques semaines après la naissance. Une fois cette étape franchie, l’usage de la tétine peut être envisagé comme un outil ponctuel pour répondre à des besoins précis de votre bébé : pour l’apaiser, le réconforter ou l’aider à s’endormir.

Observer les besoins spécifiques de chaque bébé

Chaque bébé est unique, et ses besoins le sont tout autant ! Certains nourrissons trouvent un grand réconfort dans l’usage d’une sucette, tandis que d’autres peuvent manifester un refus de la tétine ou sembler perturbés par son introduction. Prenez le temps d’observer votre bébé : si la tétine semble l’apaiser sans réduire son intérêt pour le sein, alors effectivement, elle peut s’intégrer harmonieusement dans votre quotidien.

Petit point important : l’hygiène. Pensez à la stérilisation des tétines au moment de la sortie de leur emballage pour éviter tout risque d’infection. Privilégiez aussi des modèles adaptés à l’âge de votre bébé et conformes aux normes de sécurité.

Les conseils de l’experte MAM, Gabriele Stenz

Au cours des 2 à 4 premières semaines après la naissance, toutes les tentatives de succion du bébé servent à l’alimentation. Ensuite, la tétée est devenue une routine : le bébé maîtrise la technique et les parents savent souvent reconnaître les signes de faim. Lorsque l’allaitement est bien installé et se déroule sans problème (lésions des mamelons, engorgement, mastites etc.), l’utilisation occasionnelle d’une sucette semble n’avoir aucun effet négatif sur l’allaitement. La sucette peut néanmoins accentuer les problèmes d’allaitement déjà existants. La succion chez le bébé sert bien plus souvent à se détendre et se rassurer qu’à se nourrir.

La sucette est le moyen idéal pour satisfaire le besoin de succion non nutritive. Les bébés sont de vrais pros de la succion : la majorité des bébés savent très vite faire la différence entre téter une sucette et téter pour se nourrir, assure l’experte MAM. Ils aiment les deux - mais il y a un moment pour tout. L’American Academy of Pediatrics (AAP) donne des recommandations internationales dans sa politique en matière d’allaitement (2012) : utiliser la sucette de façon ciblée et avec un motif thérapeutique et la proposer pour l’endormissement une fois l’allaitement bien établi.

Étude : Sucette et allaitement sont compatibles

Dans une vaste étude, le Dr. Alejandro G. Jenik, chef du service Néonatologie de l’Hospital Italiano de Buenos Aires (Argentine) et une équipe de scientifiques ont démontré que sucette et allaitement font bon ménage. Plus de 1 000 couples mère-enfant répartis dans 5 maternités différentes ont participé. Le résultat est clair : dès que l’allaitement est rodé, la sucette ne lui nuit pas. Les scientifiques recommandent d’ailleurs la sucette car elle peut prévenir la mort subite du nourrisson. La sucette a un effet protecteur contre la MSN ; cela semble toutefois s’appliquer avant tout aux bébés non allaités au sein.

Confusion sein/biberon et sein/tétine : Explications et conseils

Confusion sein/biberon

Il existe DEUX sortes de confusion au biberon :

  • La forme : Elle se présente le plus souvent dans les 6 premières semaines de vie. La forme d’une tétine est bien différente du mamelon. Bébé peut, par la suite, mal prendre le sein et créer des crevasses à la maman ou téter moins efficacement et prendre une moindre dose de lait.
  • Le débit ou “paresse” : au biberon, le lait coule tout seul tandis qu’au sein, bébé doit faire un effort. Il peut donc s’agacer au sein car cela ne vient pas assez vite. De plus, en donnant souvent des biberons, la production de la maman va s’ajuster à la baisse. Donc, bébé va s’impatienter encore plus … C’est un cercle vicieux!

Que ce soit confusion de débit ou de forme il y a toujours un risque ! Même si au premier abord, bébé semble bien gérer les deux modes d’alimentation, rien ne permet d’assurer qu’un jour il ne fera pas de confusion due au débit/paresse/forme.

Un bébé qui boit des biberons ne stimule pas le sein correctement, ce qui peut entraîner des engorgements chez la mère et à plus ou moins long terme une baisse de lactation si elle ne tire pas suffisamment son lait. Un bébé qui boit au biberon peut ne plus savoir/vouloir téter le sein et s’il le prend quand même, il peut mal le prendre et causer des crevasses.

Lorsque l’on choisit, ou que le mode de garde nous contraint à introduire le biberon, il faut savoir qu’il y a une manière de le donner, afin de minimiser (et non exclure tout à fait) le risque de confusion.

Confusion sein/tétine

L’introduction de la sucette peut créer des troubles de l’apprentissage de succion chez le nourrisson allaité. Bébé perd la technique de la tétée. Afin de comprendre ce processus, venons-en aux deux différents types de succion:

  • La succion nutritive : C’est celle que le bébé utilise pour se nourrir. Elle est organisée en salves et pauses. Il existe une succion mature et immature.

    • Succion mature : Les salves sont longues avec une bonne coordination succion/déglutition/respiration. Le rythme est lent et ample, 1 mouvement par seconde. Les bruits de déglutition sont réguliers et fréquents avec peu de pauses. On voit bouger les muscles de la face jusqu’aux tempes. On sait que l’enfant absorbe du lait correctement. Pour une bonne efficacité, le mamelon et l’aréole sont attirés au fond de la cavité buccale jusqu’au point de succion (jonction des palais osseux et muqueux) ce qui déclenche le réflexe de succion. Du côté de la physiologie maternelle, cette succion va de pair avec le réflexe d’éjection : les mouvements de la bouche du bébé accompagnent et gèrent le flux de lait qui sort du sein.
    • Succion immature : On observe peu de succions par salves, beaucoup de pauses, des difficultés de coordination déglutition/respiration, l’enfant lâche souvent le sein. On peut voir ce type de succion chez l’enfant prématuré, mais aussi chez des enfants nés à terme, surtout si le travail ou l’accouchement a été difficile (manœuvres obstétricales.) Les soins systématiques de la salle de naissance peuvent aussi interférer sur la mise en place de la succion.
  • La succion non nutritive : Elle ne sert pas directement à la nutrition. Cette succion non nutritive ne produit pas de pression suffisante pour attirer efficacement le lait dans la bouche. Pourtant cette succion en rythme rapide a un rôle non négligeable : la glande mammaire étant stimulée, celle-ci sécrète de la prolactine, hormone qui agit sur la production de lait. Le bébé utilise ensuite une technique différente pour gérer le flux de lait du sein (la succion nutritive, mature ou immature). Elle est aussi organisée en salves de succion avec des pauses mais sans ingestion de lait. Son rythme est rapide, plus de 2 succions par seconde et l’on entend peu de bruits de déglutition. Elle apporte bien-être et apaisement. « Cette succion non nutritive est la première séquence motrice à apparaître chez le fœtus humain, vers la dixième semaine de la vie intra-utérine et se développe progressivement. Elle met en jeu l’activité synchrone de muscles striés innervés par cinq nerfs crâniens dont le centre de coordination est le tronc cérébral.»

La succion par la sucette est classée NON nutritive. Celle-ci conduit donc le bébé à ne retenir que la succion non nutritive et est néfaste une fois que bébé est au sein. Il y a alors l’éventuel risque d’une prise de poids lente ou nulle. Sa forme empêche aussi bébé de bien se positionner au sein.

Plusieurs mamans préfèrent donner une sucette car le bébé utilise le sein comme tétine. La sucette en ce cas est utilisée pour satisfaire leur besoin de succion, au détriment du contact physique avec la maman. La sucette diminue considérablement le temps que le bébé passe au sein. Il se peut alors qu’il refuse le sein.

Tous les bébés ne feront pas forcément de confusion dès lors qu’un biberon ou suce est introduit. Or on ne sait pas à l’avance et le risque que bébé ne sache plus prendre correctement le sein sans faire mal à maman est réel. Réels aussi sont les risques d’engorgements, de baisse de lactation, perte ou faible prise de poids.

Alternatives au biberon

Lorsque bébé est gardé dans une structure d’accueil dont les protocoles incluent le biberon ou par une nourrice qui n’arrive pas à se défaire de ses habitudes, il existe une manière physiologique de donner le lait au biberon. Une façon de le nourrir tout en respectant son rythme appelé le “Paced Bottle Feeding” (Alimentation rythmée au biberon).

Il s’agit déjà de prendre le temps : un repas doit durer au moins 20 minutes. Cela lui permet de ressentir la satiété. Il convient donc de faire de nombreuses pauses. Ensuite, la position allongée n’est pas physiologique : bébé reçoit passivement le lait qui lui arrive tout seul dans la bouche. Il est gavé dans des quantités et un rythme défini par l’adulte. Le bébé ne doit pas être allongé, mais en position assise ou semi-assise. Dans cette posture, il conserve la possibilité de dire “stop”. Il pourra refuser le lait en plaçant sa langue en clapet sur la tétine. On voit que le biberon est placé en position quasi-horizontale : le débit est ainsi réduit. Dans le même but, on utilisera de préférence une tétine à petit débit. De manière générale, il faut éviter que ce soit la maman qui donne le biberon.

Pourtant il existe des alternatives : softcup, verre ou gobelet, cuillère, seringue, DAL… Gardez bien à l’esprit que tous les contenants à succion comportent un risque de confusion.

Comment réconcilier bébé avec le sein

La première chose à faire est de supprimer complètement la source de la confusion (le biberon, la tétine, ou autre). Si le bébé a autour de 6 mois, la diversification peut permettre de se passer du biberon. Ainsi le lait peut être présenté sous forme de flan (en l’épaississant avec de l’agar-agar). D’autres recettes au lait maternel permettront à l’enfant d’avoir sa ration de lait. Rappelons que le lait doit rester l’aliment principal jusqu’à un an. Bébé peut aussi manger des solides en votre absence et prendre le lait avec vous, quand vous êtes ensemble (matin, soir, nuit…)

Ensuite, réconcilions bébé avec le sein : puisqu’il trouve que le lait ne coule pas assez fort, des compressions peuvent aider. Ou encore pratiquer l’hyperalternance : en changeant régulièrement de sein au cours d’une tétée, cela favorise une montée de lait plus abondante. On pourra aussi mettre en place un DAL au sein, en veillant bien à ce que le contenant ne soit pas trop en hauteur pour éviter l’effet d’aspiration qui augmente le débit et peut créer une préférence.

Quelques pistes pour se passer de la tétine/sucette

Supprimer la sucette vous demandera d’être plus présente pour combler le besoin de succion de bébé. En votre absence, la personne qui garde bébé peut pratiquer le portage plutôt que de donner la tétine. Cela peut aussi vous être utile à vous ! N’hésitez pas à prendre contact avec une monitrice de portage afin de découvrir divers moyens de porter bébé. Parfois un objet de transition (doudou, lange avec votre odeur) peut aider.

La continuité entre la vie in utero et la vie post-natale

On se rend compte aujourd’hui que, même si ce changement est réel, il existe aussi une certaine continuité entre la vie in utero au cours des derniers mois de la grossesse, et la vie « ex utero » des premiers mois après la naissance. Que cette continuité est à protéger, car elle contribue au bien-être du bébé. In utero, le bébé avale du liquide amniotique. Dès le cinquième mois de grossesse, les papilles gustatives sont fonctionnelles et donnent au bébé une sensibilité au goût du liquide amniotique. In utero, le bébé tète son pouce, tète sa langue. Cela se voit très nettement sur les échographies.

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