Alexandra Alévêque est une journaliste française reconnue pour son approche empathique et sa capacité à se fondre dans des environnements variés. Elle a su se distinguer par son travail dans des séries documentaires telles que « 21 jours… » sur France 2, où elle s'immerge dans le quotidien de personnes aux réalités souvent méconnues.
Une Famille d'Artistes et d'Intellectuels
Alexandra Alévêque est issue d'une famille où l'art et la culture occupent une place importante. Elle est la sœur cadette de Christophe Alévêque, un humoriste et chroniqueur connu pour son style incisif et son regard critique sur la société. Leur père était instituteur et leur mère tenait un salon d'esthétique à Montceau-les-Mines, où Alexandra a passé son enfance et fait ses études jusqu'en terminale. Elle a également un frère aîné, Jacques. Le décès prématuré de son père, d'une rupture d'anévrisme, en 1982, a marqué sa jeunesse.
Formation et Débuts Professionnels
Après un BTS de publicité et une maîtrise d'histoire, Alexandra Alévêque s'oriente vers le journalisme. Sur les conseils de son frère Christophe, elle contacte la société de production d'Emmanuel Chain, alors aux commandes de « Capital » sur M6, en 1995. Elle persévère et finit par obtenir un stage après avoir harcelé la production pendant six mois. Elle reste ensuite près de quinze ans auprès d'Emmanuel Chain, travaillant comme journaliste sur divers magazines et participant à la création de l'émission « 66 minutes » (M6).
L'Éclosion avec « 21 jours… »
Pour renouveler son parcours et s'émanciper de l'école M6, elle rejoint Capa il y a cinq ans, d'abord comme rédactrice en chef adjointe de « Gobal Mag » (Arte), avant de développer « 21 jours… ». C'est avec cette collection documentaire qu'elle se révèle au grand public. Le concept est simple : passer trois semaines en immersion totale avec des personnes vivant des réalités éloignées de la célébrité, du pouvoir et des médias. Elle travaille à leurs côtés, partage leur quotidien, ce qui lui permet de gagner leur confiance et de témoigner de leur vie avec authenticité.
Alexandra Alévêque explique que le fait de se "mouiller" elle-même rassure les personnes qu'elle filme, car elle se place du même côté de la caméra qu'eux. Elle aborde des sujets variés, allant de la vie à l'usine au quotidien dans un couvent, en passant par l'accompagnement des malades d'Alzheimer, la vie au camping ou l'industrie du film X. À chaque fois, elle parvient à créer un lien avec les personnes qu'elle rencontre et à rendre compte de leur réalité avec justesse et sensibilité.
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Fabrice Puchault, directeur de l'unité documentaire de France 2, souligne qu'en la choisissant pour « 21 jours… », la chaîne a fait le choix de l'originalité, misant sur son empathie et sa rigueur journalistique. Guylaine Loquet, directrice de la rédaction de Capa, met en avant son sens de la répartie, qui lui permet d'exprimer une opinion et d'avoir un regard pertinent sur des sujets graves ou légers.
Un Style Journalistique Unique
Alexandra Alévêque se distingue par son style journalistique direct et sans artifice. Elle ne se maquille pas beaucoup et ne cherche pas à se conformer aux codes de la télévision. Elle parle vite et a une voix rauque, due à sa consommation de cigarettes, qui lui donne un timbre particulier. Elle a "horreur qu’on me dise comment faire dans la vie".
Sa repartie un peu gouailleuse et taquine est une forme de pudeur, qui lui permet de ne pas se laisser submerger par l'émotion et de protéger la dignité de ceux à qui elle s'intéresse. Elle a en commun avec son frère Christophe ce trait de caractère, qui consiste à ne pas prendre les choses trop au sérieux et à garder une distance critique.
Dans ses reportages, elle n'hésite pas à se mettre en scène et à demander aux personnes qu'elle filme de l'aider à se faire belle, créant ainsi un moment de complicité et de partage. Elle a un côté saint Thomas, elle a besoin de voir et de toucher pour comprendre.
Autres Projets et Perspectives d'Avenir
Depuis la rentrée, Alexandra Alévêque a également rejoint l'équipe de chroniqueurs culturels de l'émission « Ça balance à Paris », sur Paris Première, où elle apprécie de pouvoir donner son avis sur l'actualité culturelle. Elle envisage également de nouveaux documentaires pour « 21 jours… », un déménagement et une envie de radio. Elle aimerait être enfermée avec quelqu’un dans un studio de radio pour papoter.
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Après avoir longtemps cru qu’elle mourrait à 42 ans, comme son père, elle passe le cap et multiplie les projets. Elle n'a pas forcément le terrain chevillé au corps, mais la nouveauté, si.
« Les gens normaux n’existent pas - Chroniques de 21 jours »
Le premier ouvrage d’Alexandra Alévêque, Les gens normaux n’existent pas - Chroniques de 21 jours a été publié chez Robert Laffont en 2017, préfacé par Emmanuel Carrère.
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent est le récit d'une quête. Pour devenir une adulte à part entière, Violette n'a pas d'autre choix que celui de récupérer une cassette. Pour que l'enfant qu'elle était grandisse en paix.
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