Alan Roura, un nom qui résonne avec audace et détermination dans le monde de la course au large, incarne la jeunesse triomphante face aux défis titanesques de la navigation en solitaire. Cet article se propose de retracer le parcours exceptionnel de ce skipper suisse, de ses premières navigations familiales à ses ambitions de victoire au Vendée Globe.

Des racines profondes dans le monde marin

Si sa famille lui a donné le goût de la course au large dès son plus jeune âge, le skipper suisse a aussi été inspiré par Ellen MacArthur. Alan Roura a grandi sur l'eau. Dès l'âge de deux ans, il habitait sur un bateau au Port Noir, près du jet d'eau de Genève. Il a passé plus de temps à voyager autour du monde qu’à rester en Suisse, ce qui lui a donné le goût du large.

À huit ans, l'aventure a commencé avec ses parents sur un long-vent, un bateau suisse des années 70. Un vieux bateau de 40 pieds qui marchait bien, costaud et super agréable à vivre. Ils sont partis de la Méditerranée, puis les Canaries, le Cap Vert, les Antilles, le Venezuela. Ils sont revenus et sont repartis une deuxième fois jusqu’aux Antilles, sur le même parcours, et se sont posés 6 ans en Martinique. Quand il avait 17 ans, ils sont repartis vers le Pacifique, via Panama, la Colombie les Galápagos, et direction Tahiti, la Nouvelle-Zélande (où ils sont restés neuf mois), Tonga et enfin la Nouvelle-Calédonie où ils ont vendu Ludmilla, le bateau.

Ces expériences ont forgé son caractère et son amour indéfectible pour l’océan. Il n'est jamais allé à l'école car ses parents avaient imaginé le voyage autour du monde depuis longtemps, et ils lui ont tout enseigné sur le bateau, ainsi qu’à son frère et sa sœur.

Premières compétitions et ascension vers l'excellence

À 21 ans, Alan Roura est l'un des benjamins de cette Route du Rhum. À son compteur, déjà 60 000 milles parcourus à la voile, dont 20 000 milles en solo. En ligne de mire, ce baroudeur des mers vise un futur Vendée Globe.

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La Mini, il en rêvait depuis longtemps. Quand ils ont vendu le bateau familial au retour de Nouméa, il est allé à Douarnenez car il avait repéré un bateau. C’était un vieux 6.50, presque une épave, il n’était pas cher. Il l’a acheté en 2012, et il a fait sa Mini en 2013 sur son Navman. Puis deux ans de class 40, avec la transat Jacques-Vabre en 2015, il passe en Imoca avec le Vendée en 2016, la route du Rhum en 2018, il a tout enchaîné. Avec au passage le record de la traversée de l’atlantique nord en solitaire sur un monocoque en 7 jours 16 h 48 minutes et 25 secondes. Roura est un Suisse qui est à l’heure.

Ces étapes lui ont permis de se forger une expérience précieuse et de se faire remarquer dans le milieu de la course au large.

Alan Roura : Plus jeune skipper et Finisher du Vendée Globe

Le plus jeune skipper du Vendée Globe, c’est Alan Roura. Roura détient le record du plus jeune engagé et finisher, confirmé par l’organisation, avec un départ le 6 novembre 2016 et une arrivée en 2017 à 24 ans, 12e au général (vendeeglobe.org).

Il est le plus jeune skipper à avoir pris le départ du Vendée Globe, le 6 novembre 2016, à 23 ans et 9 mois. Il est aussi le plus jeune finisher, ayant bouclé l’édition 2016-2017 à 24 ans.

Son temps de course est de 105 jours 20 heures 10 minutes 32 secondes. Le skipper de La Fabrique a parcouru 28 359 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 11,16 nœuds.

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Il est entré dans la compétition au sein de l’arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l’Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l’ouest des Canaries. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l’antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents.

Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu’il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l’océan Indien et lorsqu’il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu’il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu’il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L’incident a provoqué une voie d’eau à l’arrière du bateau qu’il faut colmater avant de changer le safran. Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course.

Le 29 janvier lors d’une manœuvre sur La Fabrique, un winch s’est détaché de sa base, nécessitant encore une grosse session de bricolage. A l’équateur au 3 février, après 89 jours de course, Alan Roura rentre dans l’hémisphère nord pour un finish dans l’Atlantique qui met ses nerfs à rude épreuve, car les prévisions évoluant constamment, les choix de route sont difficiles. Il décide de faire un crochet à l’ouest pour contourner les conditions anticycloniques. Les tous derniers jours, Alan Roura est très ralenti dans une zone de hautes pressions.

Le skipper de La Fabrique, qui achève son premier Vendée Globe, est déterminé à revenir en 2020 avec un bateau plus performant et tire sa conclusion de cette expérience « Il y a une part de peur mais au moins j’aurais fait un beau Vendée Globe. Je me serais battu du mieux que je pouvais.

Ce succès a fait de lui une figure emblématique de la course au large, un modèle pour les jeunes générations.

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Le partenariat avec Hublot : une ambition commune pour la victoire

Avec moins de 1000 jours avant le départ de la dixième édition du Vendée Globe, la manufacture horlogère suisse Hublot s’est associée au skipper Alan Roura. Pour sa troisième participation consécutive, le navigateur genevois pourra compter sur Hublot comme partenaire titre, avec un objectif de taille : tenter de remporter l’édition 2024 de l’Everest des mers, course à la voile la plus difficile au monde.

Hublot et la voile, c’est une histoire qui dure depuis les origines de la marque en 1980. Près de 25 ans plus tard, c’est Alan Roura que l’horloger choisi pour signer son retour dans la course… la plus mythique qui soit!

Le partenariat avec Hublot marque une étape importante dans la carrière d'Alan Roura, lui offrant les moyens de viser la victoire.

Préparations et défis en vue du Vendée Globe 2024

Route du Rhum 2022, Transat Jacques Vabre 2023, The Transat et New-York - Vendée 2024, ce ne sont pas moins de quatre courses transatlantiques qui attendent le jeune skipper, sans compter les multiples épreuves d’entraînements annuelles. De quoi être le mieux armé possible et en pleine possession du potentiel de sa monture au moment d’aborder son ultime challenge : le Vendée Globe.

Le Vendée Globe est la course à la voile la plus extrême. Tour du monde en solitaire, sans escales, sans assistance, ce véritable mythe du sport nautique, le Graal dont rêvent les marins, se tient tous les quatre ans depuis 1989. Un tour du monde d’Ouest en Est par les trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin et Horn), à travers quatre océans et les régions les plus hostiles du globe, de près de 25 000 milles nautiques.

Trois ans de préparation pour trois mois seul en mer, affrontant les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants, pour une histoire qu’Alan Roura va écrire avec Hublot à son bord. Pour une 3ème participation consécutive, pour une 10ème édition et comme objectif : la victoire !

L'IMOCA 60 HUBLOT : Un bateau à la pointe de la technologie

L’IMOCA HUBLOT, mis à l’eau en 2019 pour le skipper britannique Alex Thomson,et construit pour la victoire, est le bateau volant le plus extrême et le plus innovant de sa génération. Caractérisé par des foils novateurs et un look unique, avec son cockpit fermé révolutionnaire, il est également 100% autonome en énergie grâce à son pont entièrement recouvert de panneaux solaires. Acquis par Alan Roura en octobre dernier, le bateau se trouve à un stade de maturité optimale, après deux ans de mise au point et de fiabilisation. Cette nouvelle monture ultra-performance propulse ainsi le Genevois dans une nouvelle dimension en lui offrant l’opportunité d’aspirer à de nouvelles ambitions sportives.

Le Hublot Sailing Team : une équipe soudée autour d'un objectif commun

En devenant partenaire titre d’Alan Roura, c’est au projet et à l’équipe toute entière que la manufacture Hublot donne finalement son nom. Depuis 2017, c’est en effet une véritable écurie de course qu’a bâti le jeune Suisse, reposant sur des collaborateurs et des infrastructures solidement installés à Lorient La Base. Le Hublot Sailing Team, c’est ainsi une équipe de 8 personnes à temps plein, nombre d’intervenants extérieurs, un hangar, des bureaux et un pool de partenaires secondaires.

Conseils aux jeunes aspirants skippers

Je garde le cap sur une idée simple c’est possible de partir jeune si j’empile les bons choix jour après jour. Pas de recette magique. Je vise le long terme. Je teste. J’apprends. Je corrige. Si je veux tenter l’aventure je commence dès maintenant. Je me fixe un calendrier clair. Je choisis des mentors. Je prends soin de mon corps et de ma tête. Je raconte mon projet pour embarquer des partenaires. Le plus dur c’est d’oser. Alors j’y vais.

Construisez un parcours réaliste: qualifications IMOCA, saisons en course au large, et milieux formateurs (Figaro, Class40). Choisissez un IMOCA éprouvé, fiabilisez le bateau, sécurisez un budget pluriannuel et entourez-vous d’une équipe technique. Travaillez météo, sommeil, sécurité et procédures d’avarie.

Facteurs clés de succès pour un jeune skipper

La jeunesse apporte énergie et capacité d’apprentissage, mais l’expérience reste décisive en gestion des risques, météo, sommeil et maintenance.

Prévoyez un budget pluriannuel: achat ou location d’IMOCA, refit/fiabilisation, voilerie, électronique, salaires de l’équipe, logistique et communication. Sécurisez des partenaires principaux et techniques, et planifiez un calendrier de courses pour générer ROI médiatique. Un IMOCA éprouvé est souvent plus fiable, mieux documenté, avec un coût moindre et un temps d’apprentissage réduit. Mettez en place des siestes polyphasiques courtes, alarme redondante, monitoring de la charge mentale et routines de check du bateau. Utilisez capteurs simples (fréquence cardiaque, variabilité) et des protocoles de micro-récupération. Fiabiliser structure, gréement, appendices et énergie. Procédures d’homme à la mer, incendie, voie d’eau, et dématage. Vérifier radeau, balises, combinaisons, pharmacie. Check-list de veille, inspections journalières, et plan d’avarie écrit. Elle est vitale: préparation du bateau, maintenance préventive, analyses de données, plan de tests, logistique et communication. Le préparateur chef orchestre fiabilisation et upgrades.

L'impact inspirant des jeunes skippers

Leurs récits de progression, leurs premières fois et leurs apprentissages captivent. Des figures comme Alan Roura, Ellen MacArthur et Clarisse Crémer inspirent et attirent partenaires.

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