Alain Souchon, un nom indissociable de la chanson française, évoque immédiatement des mélodies cultes, une voix douce et une sensibilité rare. Mais derrière ce patronyme se cache une histoire riche et complexe, marquée par des joies, des épreuves et une créativité débordante. Cet article explore la biographie d'Alain Souchon, de ses jeunes années à ses collaborations les plus récentes, en passant par les événements marquants qui ont façonné son parcours artistique et personnel.
Jeunesse et Influences : Des Racines Suisses à la Scène Parisienne
Alain Édouard Kienast voit le jour le 27 mai 1944 à Casablanca, au Maroc, dans une famille bourgeoise d’origine suisse du côté maternel. Il ne passe que six mois au Maroc avant que sa famille ne s'installe à Paris. Son père est professeur d'anglais et sa mère, Madeleine Lemaître, est romancière, auteure de romans à l'eau de rose qu'elle signe sous le pseudonyme de Nell Pierlain.
Cependant, la vérité sur ses origines est plus complexe. Alain porte d’abord le nom de son père officiel, Kienast, avant de prendre celui de son père biologique, Pierre Souchon, qui est l’amant, puis le second mari de sa mère. Ce changement d’identité marquera profondément le chanteur, même s’il est resté discret à ce sujet.
En 1959, un drame frappe la famille : sur la route du retour de vacances au ski, la voiture familiale est percutée par un camion. Son père biologique, Pierre Souchon, meurt sur le coup, alors qu’Alain n’a que quatorze ans. Cet événement tragique inspirera plus tard deux de ses chansons : Dix-huit ans que je t’ai à l’œil et La Balle de Jim.
Élève distrait et rêveur, il a des résultats scolaires calamiteux. Incapable de s'adapter au milieu scolaire, il est envoyé à quinze ans en pension dans l’École d’horlogerie de Cluses en Haute-Savoie, où son frère aîné, professeur d’anglais, est également guide de montagne. Il déteste cet endroit et se réfugie dans la poésie, ce qui lui vaut d'être renvoyé pour indiscipline.
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En 1961, sa mère l'envoie dans un lycée français en Angleterre. Son inscription n'étant pas valide, il reste néanmoins sur place et y vit de petits boulots pendant dix-huit mois. C’est notamment en travaillant la nuit dans un pub qu’il développe son goût pour la chanson populaire. Il est surnommé le Frenchman. Il y découvre la musique anglo-saxonne, notamment les Beatles et les Rolling Stones, et se familiarise avec le répertoire de Georges Brassens, Léo Ferré, Jacques Brel et Guy Béart. Il évoque ce passage de sa vie dans Londres sur Tamise sur l’album J’ai dix ans et dans la chanson Jamais content.
De retour à Paris, il vit de petits boulots et tente sa chance dans la chanson en se produisant dans des salles parisiennes. En mai 1968, il décide de quitter Paris.
Les Débuts Musicaux : De Petits Boulots aux Premiers Succès
Après avoir enchaîné divers petits boulots, Alain Souchon rencontre en 1973 Bob Socquet, directeur artistique chez RCA. Socquet lui présente un jeune arrangeur du nom de Laurent Voulzy, qui va faire les arrangements du premier 33 tours de Souchon.
En mai 1968, il rencontre Françoise Villechevrolle qu’il épouse le 20 novembre 1971, qu’il surnomme Belote (prononcé « Bélote », dérivé de belle). En 1972, il a un fils, Pierre Souchon, qui formera plus tard le groupe Les Cherche Midi avec Julien Voulzy, fils de Laurent Voulzy.
En 1973, il écrit la chanson L’Amour 1830 qu’il destine à Frédéric François. Bob Socquet, directeur artistique de RCA Records, encourage Alain à l’interpréter lui-même. Dans la foulée, il enregistre un album. Cherchant un arrangeur capable de donner forme à son univers musical, il rencontre en 1974 Laurent Voulzy, également sous contrat chez RCA.
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La collaboration entre Souchon et Voulzy s'avère fructueuse, les musiques étant le point faible des chansons de Souchon. Souchon et Voulzy seront liés depuis ce jour par leur amitié et leur complémentarité artistique. Cette collaboration va engendrer le succès naissant de ses disques avec des titres comme J’ai dix ans, S’asseoir par terre et Bidon.
Dés le deuxième album, le duo s'est parfaitement réparti les taches, Laurent Voulzy à la musique et Alain Souchon à l'écriture.
En 1978, naît son second fils, Charles. Ce dernier, après une carrière de graphiste (il est le créateur des dernières versions du site de son père), se lancera aussi dans la chanson sous le pseudonyme Ours.
L'Ascension : Reconnaissance et Diversification Artistique
Alain Souchon est alors considéré, avec Michel Jonasz, Jacques Higelin et Yves Simon, comme la figure de proue de la nouvelle chanson française.
Alors que Rockollection, dont il signe le texte pour Laurent Voulzy, est le succès de l’été 1977, Alain Souchon sort son troisième album : Jamais content. Il révèle Souchon sous un jour différent : témoin des difficultés de son époque (La P’tite Bill et Poulaillers’ Song), il exprime aussi des émotions personnelles (la dépression, dans Allô maman bobo). Alain Souchon est alors en couverture des magazines, le symbole du Nouveau Père, plus fragile et plus conscient de sa part de féminité - il se moquera également de cette étiquette « nouvel homme » en 1985 dans J’veux du cuir. Et déjà la mélancolie avec Y’a d’la rumba dans l’air, qui, entre l’apogée du disco et l’émergence du punk, apporte un vent de douceur acidulée et obtient un gros succès.
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La même année sort l’album Toto 30 ans, rien que du malheur…. Le mythe du Nouvel Homme se confirme, un homme angoissé par les années qui passent et les kilos qui viennent (Toto 30 ans rien que du malheur… et Papa mambo). Un album résolument plus noir que les précédents, où l’artiste se révèle de plus en plus introspectif (Le Dégoût et J’étais pas là), mais qui n’en oublie pas pour autant la société et ses travers dans Le Bagad de Lann-Bihoué.
En 1979, il voit pour la première fois son nom écrit en lettres capitales rouges au fronton de l’Olympia. 1980 voit la sortie de Rame. La chanson-titre est un succès immédiat auprès du public. La même année, il fait sa première apparition au cinéma devant les caméras de Claude Berri pour Je vous aime aux côtés de Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Serge Gainsbourg. D’autres films suivront, comme Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau et L’Été meurtrier de Jean Becker, deux films où il donne la réplique à Isabelle Adjani.
En 1983 sort son sixième album : On avance. Il dresse déjà le bilan des années hippies dans Lennon Kaput Valse et se moque de la tension nouvelle des relations Est/Ouest dans Billy m’aime. Laurent Voulzy est moins présent sur cet album : il n’y signe qu’une seule musique, les autres sont composées par Souchon lui-même, Michel Jonasz (à qui il rend hommage dans le titre Jonasz sur l’album Rame), Louis Chedid, et Yves Martin, lequel a coproduit l’album. David McNeil met en mots avec Souchon la ville qui a vu sa naissance dans Casablanca, titre nostalgique. Cet album contribue à écorner le mythe du Nouveau Père, avec son univers musical décalé (orchestre, cordes, valse…). La même année, il signe des textes pour Laurent Voulzy, pour son album : Bopper en larmes sorti en 1983.
Sorti en 1985, C’est comme vous voulez est un changement radical, de maison de disques (Virgin au lieu de RCA) comme de style musical, nettement plus rythmé et synthétique (abordé chez Voulzy dès la chanson Idéal simplifié en 1981 et l’album Bopper en larmes en 1983). Il regrette la lourdeur de la vie citadine (La vie intime est maritime et Pays industriels), se pose en chanteur cynique prêt à tout pour son succès (C’est comme vous voulez), avant de se chercher en vain (Les Jours sans moi). Les radios préfèrent La Ballade de Jim qui évoque pourtant une tentative de suicide. Le clip recevra la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip de l’année 1986, alors que Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante interprétée par son compère reçoit celle de la chanson originale de l’année. Il fait une tournée conjointement avec Véronique Sanson.
Ultra moderne solitude sort en 1988, en partie enregistré au Royaume-Uni. La chanson-titre est Quand j’serai K.O. (Victoire de la musique de la meilleure chanson originale de l’année 1990) sort en 45 tours et reste un des standards de l’artiste. Cet album se distingue du précédent en ce qu’il est formellement moins noir, ce qui n’empêche pas Alain Souchon de dénoncer de plus en plus les dysfonctionnements de la société (Les Cadors et Normandie Lusitania) ou de continuer à évoquer ses doutes existentiels (J’attends quelqu’un) et son angoisse du temps qui passe (La Beauté d’Ava Gardner). Il décrit son album comme étant « très strict, austère, un peu monacal. On dirait l’abbaye de Timadeuc, en Bretagne. Tu y vas, tu demandes des fromages à des moines parfaits, très lisses, soixante ans et l’air d’en avoir dix-neuf. - Et il est fait avec quoi votre fromage ? - Avec le lait de nos sœurs les vaches ! Voilà : mon disque est fait avec le lait de nos sœurs les vaches ».
En 1988, c’est Agnès Varda qui l’intègre au casting de son documentaire Jane B. par Agnès V. Un an plus tard, il s’illustre aux côtés de Thierry Lhermitte dans La Fête des Pères puis joue à nouveau son propre rôle un an plus tard dans Contre l’oubli de Patrice Chéreau. Après avoir écrit la BO du Zèbre de Jean Poiret, il fait une pause cinématographique pour se concentrer sur la musique.
Consécration : "Foule Sentimentale" et une Carrière Ininterrompue
En 1993, C’est déjà ça s’impose comme l’un des meilleurs albums du chanteur, porté par Foule sentimentale, chanson emblématique du chanteur et récompensée « Chanson des vingt dernières années » à l’occasion des vingtièmes Victoires de la Musique. La chanson-titre est choisie par Amnesty International pour la représenter. Il célèbre aussi à sa façon Arlette Laguiller dans la chanson homonyme, se détachant toutefois de sa doctrine politique. À l’occasion de la présidentielle de 2002, Arlette Laguiller n’appelant pas à voter pour Jacques Chirac au second tour au cours duquel il affronte Jean-Marie Le Pen, il déclare ne plus vouloir interpréter cette chanson, jugeant « cette femme trop dure ». On note la première collaboration avec son fils Pierre sur Le fil. À signaler également le retour d’arrangements plus centrés autour de la guitare.
Prenant exemple sur son compère Laurent Voulzy, Alain Souchon raréfie sa production et attend 1999 pour sortir Au ras des pâquerettes, titre éponyme, bien que différent, de celui figurant sur le premier album des Cherche Midi de son fils Pierre. Cet album très attendu confirme la tendance amorcée depuis un ou deux albums d’un artiste qui nous raconte le monde qui l’entoure : l’amour contrarié par la vie moderne (Tailler la zone), l’adultère (Le Baiser), la nature polluée et qui s’abîme (Pardon), les sans-abris (Petit Tas tombé, Une guitare, un citoyen). Dans cet album, Alain Souchon évoque également la nostalgie des idoles perdues (C’était menti) et du Paris des artistes remplacés par des boutiques (Rive gauche). Et toujours ce malaise de la vie qu’il exprime magnifiquement dans sa chanson La vie ne vaut rien. Le livret de l’album contient des indications quant à la genèse des différentes chansons qui le composent.
En parallèle de la musique, Alain Souchon fait une première apparition dans Je vous aime de Claude Berri (1980). Durant toute les années 1980, l'artiste s’illustre dans de nombreux longs-métrages comme Tout feu tout flamme et L’Été Meurtrier, où il partage l’affiche à chaque fois avec Isabelle Adjani, puis joue dans Le Vol du Sphinx, l’Homme aux yeux d’argent ou joue son propre rôle dans Comédie ! de Jacques Doillon, dont il signe aussi la musique. En 1988, c’est Agnès Varda qui l’intègre au casting de son documentaire Jane B. par Agnès V. Un an plus tard, il s’illustre aux côtés de Thierry Lhermitte dans La Fête des Pères puis joue à nouveau son propre rôle un an plus tard dans Contre l’oubli de Patrice Chéreau. Après avoir écrit la BO du Zèbre de Jean Poiret, il fait une pause cinématographique pour se concentrer sur la musique. Il sort notamment en 1993 son plus grand succès, Foule Sentimentale, qui se classe en tête des charts. En 1998, Alain Souchon revient sur le grand écran dans son propre rôle dans Charité biz’ness avant de jouer un cyclope dans Sans plomb, en 2000. Il faut ensuite attendre 2019 pour jouer à nouveau lui-même dans Je ne sais pas si c’est tout le monde de Vincent Delerm.
Son onzième album sort en 2005 sous le titre de La Vie Théodore, en hommage à Théodore Monod, dont il narre la vie dans la chanson-titre. Encore un peu plus introspectif, Souchon nous rappelle que la société ne lui va toujours pas (Putain ça penche, En collant l’oreille sur l’appareil), et poursuit son questionnement métaphysique (Et si en plus y’a personne). L’amour est bien sûr toujours source d’inspiration pour l’auteur (J’aimais mieux quand c’était toi, À cause d’elle, Le Mystère, L’Île du dédain et Lisa). Pierre Souchon participe aux musiques de trois chansons, dont Lisa, aidé par Julien Voulzy, puisque ce titre est en fait une reprise des Cherche Midi).
À l’hiver 2008 sort Écoutez d’où ma peine vient. Alain au départ ne voulait écrire que quelques chansons pour illustrer un documentaire sur sa carrière diffusé sur France 3 Le chanteur d’à côté, mais les chansons qu’il a écrites ont fini par former un album complet. Le titre Parachute doré, inspiré des excès de grands patrons virés avec des indemnités indécentes, a été distribué en téléchargement gratuit sur son site officiel. Dans ce disque, il dresse un constat d’échec des années Flower Power (Rêveur), analyse les causes de sa mélancolie (Écoutez d’où ma peine vient), parle de l’immigration illégale (Elle danse) et de la délinquance au féminin (8 m2). La seule collaboration avec Laurent Voulzy se fait sur le titre Popopo, chanson démystifiant Che Guevara.
Le 18 octobre 2019 sort l’album Âme fifties, dont Alain Souchon avait dévoilé le 30 août 2019 le nom, les dix titres des chansons et les deux chansons : Âme fifties et Presque (écrit par Alain Souchon, Édouard Baer et composé par ses deux fils, Charles et Pierre Souchon). C’est son premier album solo en huit ans et son premier album original en onze ans.
Alain Souchon préfère se concentrer sur ses premières amours pour la musique. Il sort son album Âme Fifties en 2019 et enchaîne depuis les duos avec son second fils, Charles Souchon dit Ours, Vincent Delerm et bien sûr Laurent Voulzy, son fidèle acolyte.
Fin 1999, Sort Au ras des pâquerettes, un disque dont Souchon lui même dit qu'il pourrait être le dernier : « Je ne sais pas si je saurais écrire d’autres chansons. J’ai mis cinq ans cette fois-ci. La prochaine fois, je vais mettre dix ans et ce sera ridicule.
Collaborations et Amitiés : Le Duo Souchon-Voulzy et les Liens Familiaux
La rencontre avec Laurent Voulzy en 1974 marque un tournant décisif dans la carrière d'Alain Souchon. Leur collaboration est l'une des plus fructueuses et durables de la chanson française. Voulzy apporte son talent de compositeur et d'arrangeur aux textes de Souchon, créant ainsi un style unique et reconnaissable. Ensemble, ils signent des tubes intemporels tels que J'ai dix ans, Bidon, Allô maman bobo, La Ballade de Jim et bien d'autres.
Outre Voulzy, Souchon a collaboré avec de nombreux autres artistes, tels que Michel Jonasz, Louis Chedid et Jane Birkin. Il a également partagé la scène et enregistré des chansons avec ses deux fils, Pierre et Charles, qui ont tous deux suivi les traces de leur père dans la musique.
Après tant d'années d'amitié et de collaborations artistiques, Souchon et Voulzy se retrouvent enfin sur un disque en commun. Alain Souchon & Laurent Voulzy sort le 24 novembre 2014, 12 chansons toutes écrites et composées par le duo. Laurent Voulzy célèbre ses 77 ans ce jeudi 18 décembre. Une partie de l’année, le chanteur met le cap vers la Bretagne, où il possède une maison. De passage sur le plateau de C à vous, à l'occasion de la sortie du best-of (Nouvelle) collection, Alain Souchon a évoqué ses liens étroits avec Laurent Voulzy. Ce mardi 9 novembre, Laurent Voulzy était l'invité de Télématin pour parler de son livre Mes cathédrales, récemment paru chez Stock. Mais pas que ! Laurent Voulzy et Alain Souchon ouvrent en duo le 13 février, au Zénith de Paris, les 30èmes Victoires de la Musique par une version repensée de «Rockcollection», dans laquelle ils rendent hommage à Alain Bashung ou encore Niagara. Le duo part en tournée d’avril à décembre 2015. Un deuxième single, «Oiseau malin», est dévoilé peu après. Puis, un troisième, «La Baie des fourmis», sort à l'été 2015. Alain Souchon et Laurent Voulzy sortent le disque live de leurs concerts à travers la France, sobrement baptisé Souchon Voulzy.
À l’occasion de la sortie de leur album Studio Saint-Germain, Alain Souchon et ses deux fils se livrent en toute intimité. Alain Souchon est de retour avec un nouvel album qu’il partage avec ses deux fils, Ours et Pierre. La musique ? Une affaire de famille. Charles, le cadet des Souchon, sort un joli album et part en tournée sous son pseudonyme Ours. L’artiste continue aussi de se produire sur scène avec son frère Pierre et son père Alain. Alain Souchon s'apprête à partir en tournée avec ses deux fils, Pierre et Ours. Dans une interview à trois donnée à nos confrères du Parisien ce lundi 12 février, le chanteur Alain Souchon et ses deux fils, Charles et Pierre, ont annoncé leur projet de faire une série de concerts cette année ensemble. Depuis le début du mois de mai, Alain Souchon est parti en tournée aux côtés de ses deux fils, Pierre et Charles.
Un Artiste Engagé et Attachant : Au-Delà de la Musique
Alain Souchon est un artiste engagé qui n'hésite pas à aborder des thèmes sociaux et politiques dans ses chansons. Il dénonce les injustices, les inégalités et les dérives de la société avec un humour léger mais non dénué d'acidité. Ses textes parlent de nostalgie, de la pression du paraître, du modernisme et de la difficulté d'exister, en tant qu'individu respecté, ou simplement en paix. Ses chansons plus légères évoquent souvent la faiblesse des hommes face à la séduction féminine.
Il est également connu pour sa simplicité, sa gentillesse et son authenticité. Il entretient une relation privilégiée avec son public, qui le considère comme un ami, un confident, un témoin de son époque.
Alain Souchon s'est confié à Jean-Dominique Brierre pendant des heures, qui en tire une biographie du chanteur de la « Ballade de Jim ».
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