L'accouchement est une expérience unique et personnelle pour chaque femme. Le processus du travail et de l'accouchement varie considérablement d'une femme à l'autre, et même d'une grossesse à l'autre. Cet article vise à fournir un aperçu détaillé du déroulement typique d'un accouchement en salle de travail, en abordant les différentes étapes, les options de gestion de la douleur, les interventions possibles et les soins post-partum.

Phase de pré-travail : Préparation à la naissance

Avant d'être admise en salle d'accouchement, vous passerez peut-être du temps dans la salle de pré-travail. Si vous êtes en phase de pré-travail, il peut vous être proposé de retourner à domicile, de déambuler aux abords de la maternité pour accélérer le travail, ou d'être hospitalisée dans une chambre de pré-travail. Durant cette phase, les contractions sont plus ou moins régulières et douloureuses, mais le col se modifie peu et sa dilatation reste inférieure à 3 cm. La pose d'une analgésie péridurale n'est pas encore recommandée à ce stade, car certaines femmes ne sont finalement pas en travail.

Admission et évaluation initiale

Lorsque vous arrivez à la maternité, une sage-femme vous prendra en charge pour un examen obstétrical. Cette consultation comprend :

  • Le début de vos contractions, leur fréquence, leur durée (monitoring).
  • La rupture de la poche des eaux, la couleur du liquide amniotique.
  • La mesure de la hauteur utérine et la position du bébé.
  • Les signes cliniques.
  • Les bilans biologiques.

Un examen vaginal est également effectué si nécessaire pour évaluer le degré d'effacement et de dilatation du col. À l'issue de cet examen, la sage-femme détermine s'il s'agit d'un faux travail, d'un début de travail ou d'une fausse alerte.

Phase 1 : Dilatation du col de l'utérus

La phase de latence correspond à la période où la dilatation est généralement lente, jusqu'à 6 cm. La durée de cette phase varie d'une patiente à l'autre. La sage-femme considère que l'accouchement est imminent quand les contractions utérines ne cessent de se rapprocher, et qu'elle constate la dilatation complète du col de l'utérus ainsi que la rupture de la poche des eaux (perte du liquide amniotique). Vous êtes alors conduite en salle d'accouchement, appelée aussi salle de naissance.

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Surveillance et soutien

Durant toute la durée du travail et de l'accouchement, l'équipe médicale sera à vos côtés pour vous surveiller, vous soutenir et vous guider. La sage-femme va placer un monitoring pour surveiller le rythme cardiaque du bébé ainsi que la fréquence des contractions. En salle de naissance, vous êtes installée sur un lit d'accouchement. Un monitoring fœtal est posé : il permet une surveillance du rythme cardiaque de votre bébé et de vos contractions (régularité et intensité).

Gestion de la douleur

Vous pouvez demander que l'anesthésiste vienne poser une péridurale pour soulager la douleur liée à vos contractions. La sage-femme pourra vous proposer des moyens non médicamenteux (si vous le souhaitez) pour aider à la gestion de vos contractions utérines comme le ballon ou la possibilité de faire un bain.

Péridurale

De nos jours, l'anesthésie péridurale est devenue une pratique courante avec très peu de contre-indications. La technique consiste à introduire de manière stérile un cathéter dans l'espace péridurale (entre deux vertèbres dans le bas du dos autour de la dure-mère (d'où son nom « péri-durale »), qui sert d'enveloppe du système nerveux central. Rassurez-vous : l'anesthésiste ne vous piquera pas la moëlle épinière, mais la zone « inter-vertébrale. Pour cette manœuvre, vous êtes en général en position assise, un pansement maintient le cathéter en place pendant la durée de l'accouchement. Les effets sont en général rapides : après la première injection, il faudra attendre environ 10 minutes pour en ressentir l'effet sur la douleur et la sensation de diminution de l'intensité des contractions. Une perfusion peut être posée pour vous administrer des médicaments, si nécessaire. Elle sera systématique en cas de péridurale. Si vous souhaitez une péridurale, le médecin anesthésiste pourra alors vous la poser. Vous serez accompagnée par une auxiliaire puéricultrice ou une sage-femme et nous demanderons à votre accompagnant de sortir le temps de l’acte. La piqure est réalisée dans le bas du dos après une anesthésie locale.

Accoucher sans péridurale

Cependant accoucher sans péridurale est un souhait pour certaines et s'impose pour d'autres quand le travail est trop rapide ou quand la péridurale est contre-indiquée. Les techniques d'accompagnement par l'équipe de sages-femmes sont alors importantes ainsi que la préparation de la parturiente : technique de relaxation, d'autohypnose, de sophrologie peuvent être mises en œuvre.

  • Suivre au préalable des cours de préparation à l’accouchement
  • Utiliser un ballon de grossesse (swiss ball) et se mobiliser sur le ballon
  • Varier les positions notamment s’accroupir
  • Techniques de respiration, de relaxation et de visualisation. Pensez à inspirer en gonflant le ventre.
  • Utilisation de compresses chaudes ou froides
  • Demander à votre conjoint de vous masser le bas du dos

Progression vers la dilatation complète

Une fois arrivée à 10cm, votre bébé va s’engager petit à petit dans votre bassin sous l’effet des contractions. Il est nécessaire d’attendre qu’il franchisse les différents « étages » de votre bassin.

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Phase 2 : Naissance du bébé (expulsion)

La deuxième étape de l’accouchement, est la naissance du bébé proprement dite. Les femmes ressentent alors une pression accrue au niveau du rectum, elles peuvent alors commencer à pousser. Cette étape peut durer de quelques minutes à quelques heures. La phase de la naissance du bébé a tendance à être plus longue si c’est un premier accouchement ou si vous avez eu une péridurale.

Poussée

Lorsque cela est opportun, vous êtes installée pour l’accouchement. Au moment des contractions, la sage-femme vous demande de pousser. Il existe deux méthodes de poussée : sur l’inspiration ou sur l’expiration. Vous choisirez avec la sage-femme celle qui vous convient le mieux. Entre chaque contraction, vous pourrez vous reposer et respirer plus calmement. Nos équipes vous accompagnent et vous guident pendant tous vos efforts.

Assistance à la naissance

Si votre bébé se présente par le siège, une manipulation est alors nécessaire pour le retourner. Après un certain temps et plusieurs poussées, le haut de la tête de votre bébé apparaît. Dès que la tête de votre bébé est complètement sortie, le reste de son corps suit rapidement. Des forceps, des spatules ou des ventouses sont parfois nécessaires pour aider l’expulsion. L’épisiotomie (une petite incision pour allonger l’ouverture vaginale) n’est plus pratiquée de manière systématique, la sage-femme ou l’obstétricien la pratiquera uniquement en cas de besoin impératif.

Section du cordon ombilical

Après la sortie de votre bébé, le partenaire ou la sage-femme coupe le cordon ombilical. Tout ce temps, votre bébé est encore relié à son cordon ombilical si le personnel médical le permet. En effet, de nombreuses études montrent l’importance du clampage tardif du cordon ombilical. On parle de clampage tardif lorsque ce dernier est coupé plus d’une minute après l’accouchement. L’OMS préconise entre 1 à 3 minutes. Le clampage tardif n’est pas toujours possible lorsque des soins d’urgence sont nécessaires au bébé.

Phase 3 : Délivrance du placenta

La troisième étape de l’accouchement consiste en l’expulsion du placenta, ou "délivrance", et ne dure généralement que 5 à 30 minutes. Après la naissance du bébé, il n’est pas rare que certaines femmes frissonnent ou tremblent. Le placenta se détache de la paroi de l’utérus et sort du vagin. Il peut le faire tout seul, ou il peut être nécessaire de pousser à nouveau. L’obstétricien vous le fera savoir, et pourra également masser l’utérus pour aider.

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Révision utérine

La délivrance a lieu environ 15-20 minutes après l’accouchement. De nouvelles petites contractions vont se mettre en place, permises par l’ocytocine maternelle. Dans certains hopitaux, afin de prévenir le risque d’hémorragie du post partum, de l’ocytocine de synthèse est injectée directement aux femmes. Le personnel médical va vous aider à évacuer le placenta qui ressemble à une grosse galette sanguine. Si un bout est à l’intérieur cela signifie que la mère continue d’apporter du sang au placenta mais vu que ce dernier n’est plus relié à rien, cela va provoquer des saignements. Dans ce cas, la sage-femme ou le médecin va procéder à ce qu’on appelle la révision utérine, c’est-à-dire qu’elle va plonger la main dans votre utérus afin d’enlever tous les morceaux de placenta.

Soins immédiats après la naissance

Peau à peau

Dès la sortie de votre bébé, la sage-femme ou l’auxiliaire de puériculture le pose sur votre ventre, c’est la rencontre avec votre bébé. Le peau à peau est grandement conseillé, ce qui va aider à augmenter la sécrétion de l’hormone dite de l’attachement maternelle, l’ocytocine. C’est cette hormone qui va aider l’utérus à se contracter afin de bien décoller le placenta et ainsi éviter le risque d’hémorragie.

Le peau à peau, bien plus qu’un câlin est un véritable geste santé et bien-être pour votre bébé. Dès les premières minutes après la naissance et pendant les premières semaines de sa vie avec maman, le peau à peau lui apporte :

  • Un bien-être et une diminution des pleurs.
  • Un sentiment de sécurité.
  • Le maintien d’une bonne température.
  • La mise en place d’une flore immunitaire protectrice.
  • Un effet antalgique.
  • Une stabilisation de la glycémie.
  • Si vous allaitez, une première tétée dans des conditions idéales.

L’éveil extraordinaire dont il fait preuve à cet instant est un moment unique pour la rencontre avec ses parents.

Examen du nouveau-né

Après quelques instants le corps médical procède à l’examen du bébé. Le premier examen médical a lieu peu de temps après la naissance. Il a généralement au sein même de la salle de naissance. Au cours de cet examen, certains critères sont étudiés tels que le rythme cardiaque, le tonus musculaire, la couleur (peau, lèvres, mains), les réflexes, la respiration. Détermination du score d’Apgar : grille d’évaluation de la vitalité du bébé. La consultation pédiatrique a lieu dans la journée, le jour de l’accouchement, et permet un examen approfondi du bébé : examen de tous les orifices (fosses nasales, oreilles, anus,…), examen général de tous les organes, dépistage précoce de certaines maladies. La mesure de la taille du bébé s’effectue à J+1.

On ne lave plus systématiquement le bébé à la naissance.

Surveillance maternelle

À la suite de l’accouchement, vous restez en surveillance pendant 2 heures pour s’assurer que tout va bien. C’est un moment de calme au cours duquel vous pouvez découvrir votre bébé et faire connaissance. Si vous avez eu une épisiotomie ou une déchirure pendant le passage de votre bébé, la sage-femme ou l’obstétricien va la suturer. La cicatrisation périnéale fait l’objet d’une attention particulière.

Césarienne

La césarienne permet l'accouchement par une incision de l'abdomen et de l'utérus, lorsque les conditions, chez la mère ou chez l'enfant, ne sont pas favorables à un accouchement par les voies naturelles. C’est une intervention chirurgicale qui se fait dans une salle de bloc opératoire en accès direct avec le bloc obstétrical. La césarienne se déroule le plus souvent sous péridurale ou rachi anesthésie. Lorsqu’un accouchement par voie basse n’est pas envisageable, la césarienne est une intervention chirurgicale qui permet d’extraire le bébé. La césarienne se déroule au sein d’un bloc obstétrical dans une salle spécifique, généralement sous anesthésie locale. Les produits anesthésiques et analgésiques sont plus puissants que ceux présents dans la péridurale. Cela permet une insensibilisation totale des parties inférieures de la maman.

Déroulement de la césarienne

Une consultation pré-anesthésique doit être réalisée systématiquement au moins 48h avant toute intervention programmée. Vous serez hospitalisée le matin même de l’intervention, ou la veille dans certains cas particuliers (diabète antérieur à la grossesse notamment). L’intervention est réalisée dans un bloc opératoire avec des mesures d’asepsie chirurgicale. Sauf circonstances particulières, une personne peut vous accompagner lors de la césarienne.

La présence du conjoint lors de l’accouchement par césarienne est largement favorisée par l’équipe médicale. Une perfusion vous est posée si ce n’est pas déjà le cas. Des antibiotiques peuvent également être administrés en cas de besoin. En général, la perfusion est retirée quelques heures à quelques jours après l’intervention. La rachianesthésie est ensuite posée par l’anesthésiste (césarienne programmée) ou ce dernier réinjecte dans le cathéter de péridurale déjà en place (césarienne en urgence). Après la pause de la rachianesthésie ou réinjection de péridurale, une sonde urinaire est placée pour vider votre vessie. Elle sera retirée entre 8h et 24h après l’intervention. Puis, on place devant vous un champ afin que vous ne puissiez pas voir les détails de l’intervention. Une fois, que vous serez installée, l’équipe fait entrer votre conjoint (si présence souhaitée).

L’obstétricien procède ensuite à l’incision, extrait le bébé et coupe le cordon ombilical immédiatement après. Après la naissance du bébé, le chirurgien procède à l’extraction du placenta et suture l’utérus, les muscles et la peau. La suture prend environ 20 minutes. Nous utilisons des fils résorbables (ils partiront tous seuls). Un pansement est également apposé à l’emplacement de la cicatrice.

La césarienne laisse, le plus souvent, une cicatrice à peine visible. Vous pouvez ressentir des douleurs sur plusieurs jours mais cela ne vous empêche pas de vous lever. À la suite de l’intervention, vous serez placée en salle de réveil pendant environ 2 heures pour vérifier votre tension artérielle, votre pouls, votre fréquence respiratoire, votre utérus, vos urines et vos saignements.

Suites de la césarienne

Les suites d’une césarienne et la durée d’hospitalisation sont un peu plus longues que celles d’un accouchement par les voies naturelles. La durée habituelle du séjour à la maternité est de 4 nuits. La douleur abdominale est habituelle, surtout les deux premiers jours. Un traitement antalgique compatible avec l’allaitement est systématiquement prescrit pour limiter ces douleurs post-opératoires. Il comporte des comprimés à avaler et des ampoules à boire. Il ne faut pas attendre la douleur pour les prendre.

Votre bébé reste auprès de vous. Après 2 heures en salle de réveil, il est temps de rejoindre votre chambre. Si vous ressentez encore des douleurs, n’hésitez pas à en parler à nos équipes médicales qui pourront vous donner des antalgiques.

Si vous souhaitez manger, une légère collation peut vous être apportée en chambre. Afin de limiter les complications de trouble de la circulation sanguine, nos équipes feront avec vous un premier lever dès que possible. Le médecin anesthésiste pourra vous prescrire un traitement anticoagulant ou des bas de contention. La reprise du transit gastro-intestinal se fera dans les 12h après la césarienne. À la suite d’une hospitalisation de 3 à 4 jours, vous pourrez rentrer chez vous. Une césarienne peut entrainer une fatigue persistante.

Risques de la césarienne

La césarienne est une intervention courante dont le déroulement est simple dans la majorité des cas. Cependant, le risque d’hémorragie est augmenté en cas de césarienne par rapport à un accouchement par les voies naturelles. Dans les rares cas d’hémorragie sévère, une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut être nécessaire. Les lésions d’organes de voisinage de l’utérus (blessure intestinale, des voies urinaires ou des vaisseaux sanguins) demeurent très rares, et nécessitent une prise en charge chirurgicale spécifique. Parfois, un hématome ou une infection (abcès) de la cicatrice peuvent survenir, nécessitant le plus souvent de simples soins locaux. Comme toute chirurgie, la césarienne peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou de graves séquelles. Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant l’opération.

Accouchement après césarienne (utérus cicatriciel)

Vous présentez une cicatrice sur votre utérus d’origine gynécologique (par exemple ablation de fibromes) ou obstétricale (antécédent de césarienne). On parle alors d’utérus cicatriciel. Cela entraine un certain nombre de conséquences pour les grossesses et les accouchements à venir. Pour autant, la présence d’une cicatrice sur votre utérus ne constitue pas à elle seule une indication de césarienne (sauf cas particulier de cicatrice fragile). L’accouchement par les voies naturelles est possible, si certaines conditions sont réunies. Le choix du mode d’accouchement sera déterminé conjointement par vous, le médecin ou l’équipe qui vous prend en charge en fonction de différents éléments.

Pendant la grossesse, vous devrez ainsi nous apporter toutes les copies de vos comptes-rendus opératoires. Ces informations sont primordiales pour décider de la voie d’accouchement (type de cicatrice sur votre utérus, complications éventuelles dans les suites opératoires). Nous nous assurerons également qu’il n’y a pas d’anomalie de la localisation placentaire (placenta recouvrant, placenta accreta). En fin de grossesse, nous vérifierons les mensurations de votre bassin par scanno-pelvimétrie (36-37 SA) et estimerons le poids de votre bébé par échographie fœtale, afin de juger des possibilités d’accouchement par voies naturelles.

Si toutes les conditions sont remplies, nous vous autoriserons à accoucher par les voies naturelles. Plus de 3 fois sur 4, la tentative d’accouchement par voie basse après césarienne est couronnée de succès. Cela évite la constitution d’une seconde cicatrice, source de problèmes ultérieurs. Les suites de l’accouchement sont plus simples, la durée du séjour plus courte. Le travail sera surveillé attentivement. Une analgésie péridurale est tout à fait possible, et même recommandée. La dilatation du col devra être régulière et harmonieuse. Le déclenchement d’une patiente ayant un utérus cicatriciel est tout à fait possible. Néanmoins, on ne déclenche une patiente avec un utérus cicatriciel que sur indication médicale (dépassement de terme par exemple) et si les conditions cervicales sont favorables, c’est-à-dire un col suffisamment mature. En cas de deux cicatrices sur l’utérus suite à 2 césariennes (utérus bi-cicatriciel) une tentative d’accouchement par voie basse peut être réalisée sous certaines conditions. L’accord dépend entre autres de l’indication des deux premières césariennes. Il vous sera donc demandé, comme précédemment cité, vos comptes-rendus opératoires.

Accouchement en siège

Pour un accouchement en siège, la pose d’une analgésie péridurale est très fortement recommandée car elle permet d’optimiser la coopération avec l’équipe médicale. L’accouchement se déroule en présence de l’équipe médicale complète (anesthésistes, obstétriciens, sages-femmes et pédiatres). L’obstétricien pourra dans certains cas entreprendre des manœuvres pour faciliter l’accouchement.

En l’absence de contre-indication, une version par manœuvre externe (VME) vous sera proposée entre 36 SA et 37 SA. Elle sera réalisée par un des médecins séniors du service. Après un premier monitoring et un repérage échographique, le médecin poussera votre bébé avec ses mains sur votre ventre pour l’inciter à se retourner. si un accouchement par les voies naturelles est envisagé, vous serez suivie de façon régulière par une sage-femme au Centre d’explorations fonctionnelles à partir de 40 SA. Le travail est surveillé comme tous les accouchements en contrôlant le rythme cardiaque du fœtus par monitoring et en appréciant la dilatation du col.

Grossesse gémellaire

En cas de grossesse gémellaire, un accouchement par les voies naturelles est tout à fait possible et la césarienne n’est pas systématique. Votre gynécologue-obstétricien évaluera avec vous si l’accouchement par les voies naturelles est possible. En général, un déclenchement est effectué entre 37 et 39 SA si l’accouchement n’a pas eu lieu avant. L’accouchement du premier jumeau est semblable à un accouchement standard. Pour le deuxième jumeau, l’accouchement peut avoir lieu comme un accouchement normal s’il se présente tête en bas et qu’il descend facilement dans votre bassin. Si l’accouchement a lieu après 36 SA, le plus souvent vos bébés pourront rester auprès de vous après la naissance.

Après la salle de travail

2 heures après la naissance, il est temps de rejoindre votre chambre. À la suite de la naissance de votre bébé, une déclaration de naissance doit être adressée à la mairie dans les 5 jours suivant la naissance. Nos équipes vous accompagnent pour vous faciliter les démarches.

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