Le récit de l'accouchement de la reine Elizabeth est une plongée au cœur des traditions royales, des pressions dynastiques et des émotions intimes d'une femme souveraine. Cet article explore les aspects historiques, médicaux et personnels qui ont entouré les grossesses et les naissances des enfants de la reine Elizabeth, tout en mettant en lumière les contrastes entre les pratiques d'antan et les évolutions contemporaines.

Les Contraintes Dynastiques et les Épreuves Personnelles

La pression d'assurer la succession au trône a pesé lourdement sur les épaules de la reine Elizabeth. L'absence d'un héritier mâle était une source de frustration, et les tentatives répétées de grossesse ont eu des conséquences néfastes sur sa santé. Les fausses couches ont été particulièrement éprouvantes, tant physiquement qu'émotionnellement.

Les témoignages de l'époque révèlent une cour royale où les apparences pouvaient masquer une réalité plus sombre. La jeune reine a dû naviguer dans un environnement de tensions permanentes, subissant les pressions des courtisans et les distances émotionnelles du roi. La mélancolie, une maladie courante dans les cours européennes, a également affecté la reine, exacerbée par les difficultés liées à ses grossesses.

La Vie Conjugale sous le Regard des Ambassadeurs

La vie conjugale de Philippe et d'Élisabeth a été scrutée par les ambassadeurs, dont les correspondances offrent un aperçu des relations du couple. Cependant, ces témoignages sont parfois contradictoires, reflétant les intérêts et les perspectives différents des observateurs.

Les ambassadeurs français étaient particulièrement attentifs aux signes d'affection et de désir du roi envers Élisabeth, tandis que d'autres portaient un regard moins intime sur la reine. L'ambassadeur du Portugal, Pereira, a livré des observations pertinentes sur la vie du couple, notamment lors du voyage du roi en Aragon en 1563, auquel la reine n'avait pas été conviée.

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Cet incident a révélé les tensions sous-jacentes dans le couple royal. Élisabeth a exprimé publiquement sa déception et sa détermination à accompagner le roi, puis sa frustration de voir ce dernier la quitter. L'affaire a suscité des inquiétudes quant à l'entente du couple, comme en témoignent les plaintes de Catherine de Médicis.

Un autre sujet de désappointement pour la reine était le nouvel ordre imposé par le roi à sa Maison. Élisabeth s'est retrouvée enfermée dans le palais, limitée dans ses sorties et ses interactions sociales. Ce changement a été difficile pour la reine, qui se voyait contrainte d'attendre le roi, cloîtrée dans son palais.

Malgré ces difficultés, certains ambassadeurs, comme L'Aubespine, ont souligné l'affection et la satisfaction du roi envers la reine. Cependant, les rumeurs de mésententes et de liaisons extraconjugales ont persisté, alimentées par les ambassadeurs vénitiens Soranzo et Paolo Tiepolo.

Les Infidélités Royales et la Résignation d'une Reine

La vie sentimentale du roi Philippe II a été marquée par des liaisons extraconjugales, qu'Élisabeth a endurées avec la résignation d'une reine. Catherine de Médicis soupçonnait déjà son gendre d'avoir une liaison avec la princesse d'Éboli en 1561.

La fausse couche d'Élisabeth en 1564 a incité le roi à se concentrer davantage sur sa vie conjugale dans l'espoir d'obtenir un héritier. Cependant, il a continué à fréquenter d'autres femmes, dont doña Eufrasia de Guzmán, une demoiselle de la Maison de doña Juana.

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Un incident particulier a mis en lumière la sensibilité de la reine face aux infidélités du roi. Lors d'une réception au palais de Madrid, Élisabeth a été prise d'un malaise et d'un saignement de nez à la vue de l'ancienne maîtresse du roi, également enceinte. L'état de la reine s'est ensuite aggravé, et elle a avorté dans le mois.

Les ambassadeurs vénitiens ont également souligné la solitude de la reine, que le roi n'emmenait que rarement avec lui lors de ses déplacements. Ils ont décrit un roi distant, plus préoccupé par ses affaires et ses plaisirs que par le bien-être de son épouse.

Cependant, d'autres témoignages, notamment ceux des Français, ont insisté sur l'affection sincère du roi envers la reine et sur les moments de privauté qu'ils partageaient.

Les Larmes d'une Reine : Expression de Douleur et Stratégie Politique

Les larmes de la reine sont apparues très tôt dans son mariage, témoignant de sa douleur face à la séparation et à la nostalgie de sa famille. L'ambassadeur L'Aubespine les a remarquées dès 1561, tandis que Pereira a été témoin des pleurs d'Élisabeth lors de l'annonce du voyage du roi en Aragon en 1563.

Ces larmes ne relevaient pas toujours d'une simple expression de tristesse. Elles pouvaient également être utilisées comme un outil de communication, un langage symbolique pour exprimer des émotions et influencer les événements. En pleurant devant l'ambassadeur du Portugal, Élisabeth cherchait à faire connaître sa déception et à inciter le roi à revenir sur sa décision.

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Cependant, les larmes de la reine pouvaient également être le reflet d'un état mélancolique plus profond, exacerbé par les difficultés de sa vie conjugale et les pressions dynastiques.

L'Accouchement Royal : Un Événement Public sous Tension

L'accouchement royal était un événement profondément politique, suscitant de vives émotions dans toutes les Cours européennes. La coutume de l'accouchement en public, nécessaire pour prouver la légitimité de l'enfant, était un véritable calvaire pour la reine.

Pudique, Marie-Antoinette réprouvait cette pratique pourtant inéluctable. La venue au monde du premier enfant du couple royal, après de si nombreuses années d’attente, était un événement que personne ne voulait manquer. Le 18 décembre 1778, vers minuit, la reine ressent les premières douleurs. Elle fait appeler son mari à une heure et demie. Pendant ce temps, Madame de Lamballe, surintendante de sa maison, court avertir la famille royale. Les courtisans, massés dans l’antichambre de la reine et le cabinet du roi, étaient si nombreux qu’ils se répandaient jusque dans la Galerie des Glaces. Tous trépignaient d’impatience. Lorsqu’on ouvrait enfin les portes, ils s’élançaient dans les appartements de la Reine et s’agglutinaient jusqu’à son lit. Même du temps de Louis XIV, on n’avait jamais vu une foule si dense !

La naissance était un supplice. Un instant, on croyait que l’enfant était mort, mais des vagissements se faisaient entendre : il vivait. La reine n’avait pas le temps de s’en réjouir. Elle n’en pouvait plus. La tension, l’émotion, l’atmosphère confinée et étouffante, le vacarme des courtisans, le travail éreintant de douze heures… Elle était prise d’une convulsion et s’évanouissait. Terreur du médecin. Marie-Antoinette n’apprenait que plus tard qu’elle avait donné le jour à une fille, et pleurait abondamment. Marie-Thérèse de Bourbon, dite Madame Royale. Marie-Antoinette ne se remit jamais totalement de ce premier accouchement, pratiqué dans des conditions désastreuses. Les contemporains de la Reine mentionnent un « terrible accident » survenu pendant le travail : il s’agissait probablement d’une hémorragie. Elle développa même progressivement un cancer de l’utérus, dont les symptômes se manifestaient clairement lors de son emprisonnement à la Conciergerie : elle perdait régulièrement beaucoup de sang.

À la suite de cet épisode éprouvant, Marie-Antoinette prit prétexte d’une rougeole attrapée en avril 1779, qui faisait suite à ses relevailles difficiles, pour aller s’isoler à Trianon avec sa petite troupe de joyeux compagnons. Elle n’avait pas la moindre envie de reprendre les relations sexuelles avec Louis XVI. Lorsqu’il apprit que son épouse attendait un nouvel enfant, le roi se souvint de l’enfer lors de la naissance de Madame Royale, et il refusa de lui faire subir le même supplice. Le jour de l’accouchement, le 22 octobre 1781, seuls les membres de la famille royale, quelques dames de la Maison de la Reine et le garde des Sceaux furent autorisés à pénétrer dans la chambre de la Reine. Que les autres patientent dans le salon voisin ! Marie-Antoinette donna naissance au fils tant attendu, que Louis XVI lui présenta avec ces mots : « M. le Dauphin demande à entrer ».

Le 27 mars 1785 au petit matin, Marie-Antoinette sentait que le travail était imminent. Elle ne mit dans la confidence que son amie la duchesse de Polignac, et donna le change face aux courtisans pour dissiper leurs soupçons. Le Mercure de France rapporte que la reine a accouché « après un travail fort court » et que de tous les princes du sang, seul le duc de Chartres se trouvait au baptême de l’enfant, « les autres princes et princesses n’ayant pu se rendre assez tôt pour s’y trouver ». Elle n’aura pas à user du même stratagème pour la naissance son quatrième et dernier enfant. La princesse Sophie, prématurée, prit au dépourvu les courtisans, le roi et la reine elle-même. Marie-Antoinette met davantage de temps à se remettre de ce dernier accouchement, ses problèmes gynécologiques s’aggravant sensiblement. La petite fille meurt le 19 juin 1787, venant à peine d’atteindre sa première année. Marie-Antoinette et Louis XVI n’auront pas d’autre enfant. Après avoir donné à la France deux Dauphins et deux princesses, même si la cadette n’a pas survécu, la reine estime avoir rempli son devoir dynastique.

Élisabeth II : Une Maternité Discrète

À l'inverse de Marie-Antoinette, Elizabeth II a toujours veillé à préserver l'intimité de ses grossesses. Contrairement aux mœurs de l'époque, la reine n'est jamais apparue enceinte en public. Elle a utilisé des vêtements amples pour dissimuler ses grossesses et s'est retirée de la vie publique lorsque cela devenait trop difficile à cacher.

Lorsqu'elle était enceinte de Charles, alors qu'elle n'était encore qu'une princesse, une simple annonce a été faite, précisant qu'elle prenait "une pause dans ses engagements royaux pour une courte durée".

En 1959, lors d'une visite officielle au Canada, les premiers signes de sa troisième grossesse sont apparus. Malgré les tentatives de dissimulation, les observateurs ont décelé les maux accompagnant le début d'une grossesse. Les médias ont évoqué une migraine, des douleurs à l'estomac ou une sinusite, tandis que le palais a parlé de fatigue et de différences de fuseaux horaires.

L'annonce officielle de sa grossesse a été faite deux jours après son retour. La nouvelle a suscité une liesse populaire et mis fin aux spéculations sur sa santé.

Les Traditions et les Évolutions de l'Accouchement Royal

Pendant des décennies, les membres de la famille royale ont accouché à domicile. La reine Elizabeth est née au sein de la demeure de ses parents à Londres et a donné naissance à ses enfants, Charles, Andrew et Edward à Buckingham Palace. Diana a cependant brisé cette tradition en accouchant de ses fils, Harry et William, dans une aile privée de l'hôpital St. Mary.

Lors de la naissance de la reine Elizabeth en 1926, le secrétaire d'État était présent, conformément à une tradition séculaire visant à confirmer la réalité d'une naissance royale.

Kate Middleton a perpétué certaines traditions, comme porter une robe similaire à celle portée par Lady Diana lors de la naissance du prince George. Elle a également eu recours à trois sages-femmes lors de la naissance de la princesse Charlotte.

L'annonce de la naissance d'un enfant royal est un événement codifié. Un chevalet est placé à l'extérieur du palais pour informer le public de la naissance, du sexe et du poids du bébé. Les personnes font la queue pour voir le chevalet de leurs propres yeux.

Les prénoms des enfants royaux sont également choisis avec soin. Le prince George se prénomme George Alexander Lewis, et la princesse Charlotte se prénomme Charlotte Elizabeth Diana.

Jusqu'au début du 20e siècle, les bébés royaux n'avaient pas de nom de famille. L'actuel crieur public, Tony Appleton, a annoncé la naissance du prince George et de la princesse Charlotte.

Marcus Setchell, le gynécologue-obstétricien de la reine, a retardé son départ à la retraite pour s'occuper de la naissance du prince George.

La reine Elizabeth et la princesse Diana ont toutes deux allaité leurs enfants. Le prince Charles et la princesse Diana ont annoncé la naissance du prince Harry le jour de leur sortie de l'hôpital, tandis que le nom de William a été annoncé plusieurs jours après.

À la naissance du prince George en 2013, le gouvernement néo-zélandais a envoyé un châle en laine mérinos, un cadeau que le duc avait également reçu trois décennies auparavant.

Bien que la famille royale s'efforce de garder les grossesses secrètes jusqu'à un certain stade, il existe des exceptions, notamment pour Kate Middleton, qui a dû dévoiler sa grossesse plus tôt en raison de l'Hyperemesis Gravidarum, une forme sévère de nausées matinales.

On apprend aux enfants royaux toutes sortes de choses, de la conduite défensive au Taekwondo. Leur première sortie officielle est souvent lors de leur baptême.

Le baptême est célébré par l'archevêque de Canterbury, Justin Welby. Les précédents membres de la famille royale ont vu l'événement se tenir au sein de Buckingham Palace, où le prince Charles et le prince William ont été baptisés dans la salle de musique.

Les huit dernières générations ont toutes porté la même robe, une réplique de celle utilisée en 1841 durant le règne de la reine Victoria. Le baptême de la princesse Charlotte fut le baptême le plus médiatisé de toute l'histoire de la famille royale.

Les Accouchements Modernes : Choix et Intimité

Les femmes d'aujourd'hui ont davantage de choix quant à la manière dont elles souhaitent accoucher. De nombreuses célébrités ont opté pour des accouchements naturels, sans péridurale, à domicile ou dans l'eau.

Gigi Hadid a accouché de sa fille, Khai, dans la ferme de sa mère Yolanda Hadid, en Pennsylvanie, sans péridurale. Mila Kunis a également choisi un accouchement naturel pour son premier enfant, Wyatt, accompagnée d'une doula.

Kate Middleton a mis au monde ses trois enfants de façon naturelle, sans péridurale, césarienne ni antidouleurs. Katie Holmes a accouché de sa fille Suri en silence, influencée par les croyances scientologiques de son ex-mari Tom Cruise.

Demi Moore a donné naissance à ses trois enfants sans péridurale, à son domicile. Hilary Duff a accouché de sa fille Mae à domicile, entourée de sa famille et de sa doula.

Jessica Alba a toujours souhaité des accouchements naturels et en douceur. Elle a mis au monde sa première fille, Honor Marie, par voie basse, tout en méditation.

Miranda Kerr a mis au monde ses trois garçons sans péridurale. Nicole Richie a vécu un accouchement express sous hypnose. Halle Berry a souhaité accoucher naturellement, sans péridurale, de sa fille Nahla Ariela Aubry.

Gisèle Bündchen a opté pour un accouchement aquatique. La célèbre actrice n'a pas souhaité donner naissance à son fils, Jackson Blue, dans un hôpital et a choisi d'accoucher à domicile.

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