Le sommeil est un pilier fondamental de la santé et du développement du nourrisson. Durant les premiers mois de sa vie, le bébé traverse une période d'adaptation intense, où l'organisation de son sommeil évolue progressivement. Comprendre les particularités du rythme jour nuit du nourrisson, c'est-à-dire son rythme circadien, est essentiel pour accompagner au mieux son développement et prévenir d'éventuels troubles du sommeil.
Les Besoins en Sommeil du Nourrisson : Une Grande Variabilité
En moyenne, un bébé a besoin de 16 à 20 heures de sommeil par jour. Cependant, il existe des variations importantes d’un nouveau-né à l’autre. Ce sommeil est interrompu par des phases d’éveil toutes les 2 à 4 heures, car un bébé a besoin de s’alimenter souvent.
Les Stades de Vigilance chez le Nouveau-Né
Chez le nouveau-né, on distingue quatre stades de vigilance :
- La veille calme : L'enfant est éveillé, attentif et réceptif aux stimuli de son environnement.
- La veille agitée : L'enfant est éveillé, mais agité, avec des mouvements et des pleurs.
- Le sommeil calme : L'enfant est immobile, détendu, avec une respiration régulière.
- Le sommeil agité : L'enfant présente des mouvements, des mimiques et une respiration irrégulière.
Il alterne phases de sommeil agité et phases de sommeil lent.
Le Sommeil Agité
Le sommeil du nouveau-né est surtout caractérisé par une très grande quantité de sommeil agité : il sourit ou grimace, bouge ses paupières ou ses membres. Ces phases sont essentielles au développement de son cerveau : ne croyez pas qu’il est réveillé et évitez donc de le prendre dans vos bras ou de lui parler dans ces moments.
Lire aussi: Comprendre l'alimentation nocturne de bébé
Le Sommeil Lent
Suite à cette phase, votre bébé dort en sommeil lent. Il est immobile, n’a pas de mimiques, son cœur est régulier, son tonus maintenu.
Le cycle sommeil agité/ sommeil lent (50 à 60 minutes en tout), peut se renouveler plusieurs fois.
Les Périodes de Veilles
Les périodes de veille comprennent différentes phases:
- Les phases d’éveil actif
Elles correspondent au moment de la tétée ou du biberon, également souvent au bain, et aux moments où votre bébé est calme, où il regarde autour de lui, sourit puis commence à babiller. Un bébé allaité au sein peut se réveiller plus fréquemment qu’un bébé nourri au biberon, en particulier la nuit. L’allaitement maternel se fait à la demande, et votre bébé peut demander 6 à 12 tétées par 24 heures, sans qu’il y ait de délai minimum à observer entre 2 tétées, à la différence des bébés allaités au lait infantile pour lesquels un intervalle de 4 heures environ entre 2 biberons est à respecter.
- Les phases d’éveil agité
Elles sont marquées par les pleurs, les coliques, et n’ont pas toujours d’explications évidentes pour les parents. Les pleurs sont aussi un moyen d’expression chez le bébé, qui ne peut encore mettre en mot ce qu’il ressent. Il peut arriver que votre bébé pleure beaucoup en fin de journée. En dehors d’explications physiologiques (coliques, reflux…), il peut ressentir une angoisse à l’approche de la nuit, ou simplement avoir besoin de décharger les tensions accumulées dans la journée … Ces tensions, qui disparaissent généralement après 4 mois, peuvent être limitées en berçant votre enfant ou en le portant contre vous dans une écharpe ou un porte-bébé. Dans ce type de situation, n’importe quel parent épuisé, peut être tenté de secouer son enfant pour le calmer.
Lire aussi: Alimentation du nourrisson : comprendre
Mise en Place Progressive des Rythmes Veille-Sommeil
Les rythmes veille-sommeil de l’enfant se mettent en place très progressivement au cours des premiers mois de vie. A peine ébauchés durant les deux premiers mois, ils deviennent plus nets vers trois mois; l’enfant peut alors faire des nuits de huit heures. Durant cette période il est relativement fréquent que les bébés dorment très peu pendant la journée, ce qui ne manque pas d’inquiéter les mères.
Il est important de leur expliquer que leur enfant ne sera pas pour autant hyperactif, qu’il est simplement en train d’acquérir un rythme circadien et qu’il va progressivement devenir plus régulier vers cinq/six mois. Durant ces deux premiers stades, l’enfant garde une activité mentale, il est conscient de son environnement.
Puis vient le stade du sommeil lent profond qui constitue 25 % du temps de sommeil : l’enfant est totalement immobile mais son tonus est maintenu. Enfin, le cycle s’achève sur le sommeil paradoxal, sommeil des rêves (20 % du temps de sommeil) marqué par une hypotonie, des mouvements oculaires et une activité rapide sur l’EEG.
Entre huit mois et un an, alors que les cycles de sommeil sont parfaitement installés, l’enfant présente très fréquemment, pendant une période de un à deux mois, un éveil calme vers 5-6 heures du matin. Il est important que les parents sachent respecter cet éveil nocturne sans intervenir auprès de l’enfant, au risque d’induire des troubles du sommeil secondaires.
L'Horloge Biologique du Bébé : Un Ajustement Progressif
Juste après la naissance, « l’horloge biologique », qui règle les horaires d’éveil et de sommeil de bébé, n’est pas encore ajustée. Au fil des semaines, l’horloge biologique se règle progressivement. Le rythme entre les moments de sommeil et ceux d’éveil devient plus régulier. Pour accompagner cette évolution, mieux vaut ne pas forcer. Il est inutile d’essayer d’imposer des horaires. Au contraire, on évite de réveiller notre bébé quand il dort et on va le coucher sans trop attendre quand il montre des signes de sommeil.
Lire aussi: Astuces Sommeil Bébé
Il est normal que bébé bouge en dormant, et il n’est généralement pas nécessaire d’intervenir. Par moments, il peut bouger beaucoup, faire des mimiques, pleurnicher, grogner. C’est ce qu’on appelle le « sommeil agité » et c’est une phase tout à fait normale du sommeil. Mais si on sent bébé trop agité, qu’il gémit ou qu’il est inconfortable, on peut intervenir pour le rassurer, l’apaiser par notre présence et l’aider à se rendormir. On peut lui proposer à boire s’il montre des signes de faim. Mais il ne se réveille pas forcément parce qu’il a faim. Il peut aussi avoir besoin d’être câliné et rassuré. Pour l’aider à se rendormir, mieux vaut rester dans une ambiance calme, sans bruits et sans lumière forte.
La plupart des bébés « font leurs nuits » vers 3-4 mois. Concrètement, bébé arrête alors peu à peu de se réveiller et de boire la nuit et peut dormir pendant 5 à 6h de suite pendant la nuit. Mais tout cela est très variable d’un enfant à l’autre. Cela se fait souvent naturellement, mais peut prendre plusieurs mois. Les réveils la nuit peuvent être très fatigants et stressants pour nous. On peut aussi parler de tout cela au centre de PMI ou au médecin qui suit notre enfant pour être écouté, conseillé et aidé.
L'Importance des Donneurs de Temps
En diminuant l’intensité de la lumière le soir et ouvrant grand les volets le matin, on marque la différence entre l’environnement de la journée et celui de la nuit. Cela fait des points de repères pour les rythmes de bébé qui se construisent. Quand bébé grandit, les routines l'aident à s’endormir. En répétant tous les soirs les mêmes gestes au moment du coucher, bébé comprend que c’est le moment de dormir et il se prépare au sommeil.
Plus tard, lorsqu’il leur faudra revenir dans le temps social, différents donneurs de temps les y aideront : l’alternance jour-nuit, les horaires des repas, l’heure du lever, les rythmes sociaux avec les horaires du travail, de la crèche, les horaires de départ et de retour du père. C’est de tous ces donneurs de temps que les parents devront se servir pour permettre au bébé de glisser d’un rythme de vingt-cinq heures à un rythme de vingt-quatre heures, en veillant à ce que l’enfant dorme dans son propre lit, à ce qu’il mange et se lève à des heures régulières…
Les Prémices du Sommeil Pendant la Vie Fœtale
Les prémices du sommeil apparaissent assez tardivement dans la vie foetale, entre la seizième et la vingtième semaine. L’alternance activité-immobilité s’établit vers la vingtième semaine (avec une période d’agitation entre 21 h et 24 h) et il existe déjà alors des «donneurs de temps» que sont les facteurs humoraux maternels, en particulier la glycémie. Le sommeil agité apparaît vers la vingt-huitième semaine de vie intra-utérine, le sommeil calme vers la trentième semaine.
L’alternance sommeil calme-sommeil agité se met en place vers la trente-sixième semaine. C’est à cette date également qu’apparaissent des périodes d’éveil bien déterminées. La maturation du sommeil dépend de la maturation cérébrale ; le prématuré garde donc durant ses premières semaines de vie un certain retard dans ses rythmes veille-sommeil.
De la Naissance à 2 Mois : Un Rythme Ultradien
Entre la naissance et l’âge de deux mois, le nourrisson vit sur un rythme ultradien qui se répète toutes les trois à quatre heures, marqué par l’alternance alimentation-veille-sommeil. Il existe alors quatre stades de vigilance : la veille calme, la veille agitée, le sommeil calme, le sommeil agité.
Les périodes de veille comprennent différentes phases: les phases d’éveil actif pendant la tétée, le bain et le change, les phases d’éveil calme où l’enfant regarde, sourit puis commence à babiller, enfin les phases d’éveil agité marquées par les pleurs, les coliques. A cet âge il est habituel qu’une à deux fois par jour le bébé ne se rendorme pas entre deux tétées et reste en phase d’éveil agité. Il faut dire aux parents, qui souvent s’en inquiètent, qu’il n’y a là rien d’anormal, qu’elles doivent faire preuve d’un peu de patience et s’adapter à leur bébé.
Durant les deux premiers mois, le nourrisson dort beaucoup, seize à vingt heures par jour, avec d’importantes variations d’un bébé à l’autre. L’enfant s’endort en sommeil agité, qui est sans doute le précurseur du sommeil paradoxal. Durant cette phase qui dure quinze à vingt minutes, l’enfant bouge beaucoup, il fait de nombreuses mimiques, son cour est irrégulier, sa respiration rapide. Il est important que les mères sachent qu’en dépit de cette apparente agitation, l’enfant dort bel et bien et qu’il faut donc se garder de le stimuler. Ce sommeil agité est suivi d’un sommeil calme qui deviendra plus tard le sommeil lent profond. Le bébé est immobile, il n’a pas de mimiques, son cour est régulier, le tonus est maintenu.
Importance de la Sécurité et de l'Environnement de Sommeil
Pendant ses six premiers mois au moins, il est préférable d’installer le lit de bébé dans la même chambre que nous. C'est mieux pour sa sécurité. En plus, pendant la nuit, c'est aussi plus simple pour nous, pour réagir la nuit quand il s'agite, commence à pleurer, ou montre des signaux de faim. Passé l’âge de six mois, bébé peut dormir dans une autre pièce que nous, si notre logement s’y prête. Dès la naissance, on installe bébé dans son propre lit. Un lit à barreau peut accompagner bébé longtemps. Même si au début il parait bien petit dans ce grand lit, cela évite d’acheter du matériel trop souvent ! Dans tous les cas, le lit doit comporter le marquage CE ou NF avec la mention « conforme aux exigences de sécurité ». Et s’il est neuf, on le déballe le plus tôt possible avant l’arrivée de bébé afin de le laisser bien s'aérer.
Avant six mois, tous les objets mous qui risquent de couvrir la tête ou le visage de bébé peuvent être dangereux. Alors, on choisit un matelas ferme, adapté aux dimensions du lit et on fixe bien le drap housse dessus. Pour la turbulette (ou « gigoteuse ») l’important c’est qu’elle soit à la bonne taille. On couche bébé toujours sur le dos, à plat, sans oreiller, coussin, couverture, tour de lit, ni doudou à proximité.
Conseils Pratiques pour Favoriser un Bon Rythme de Sommeil
- Exposer bébé à la lumière naturelle : Pendant la journée, il est important que bébé soit exposé le plus possible à la lumière naturelle et ce, dès le matin. Alors, ouvrez les rideaux dès le réveil et n’hésitez pas à sortir vous promener dès que possible. Cela aidera bébé à réguler son horloge interne et à mieux comprendre l’alternance jour/nuit. Les trois premiers mois, laissez-le faire ses siestes à la lumière du jour afin de l’aider à comprendre cette distinction entre les siestes de la journée et le sommeil de la nuit.
- Faire dormir bébé dans le noir la nuit : La nuit, il est important de garder la chambre de votre enfant sombre et calme. Rassurez-vous, un bébé n’a pas peur du noir. De plus, l‘obscurité favorise la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil. N’hésitez pas à installer des rideaux occultants à la fenêtre afin d’obtenir un noir total et ainsi éviter les réveils trop matinaux en été. Si vous devez vous lever la nuit, privilégiez une lumière tamisée. Utilisez par exemple une petite veilleuse lorsque vous changez bébé ou lorsque vous le nourrissez.
- Instaurer un rituel du coucher : Dès la naissance, votre bébé est capable de commencer à développer progressivement des repères. Il ne faut donc pas hésiter à mettre en place un rituel du coucher dès les premières semaines. Cela lui permettra d’anticiper le moment du repos et donc de se sentir en confiance et en sécurité. À vous de choisir le rituel qui convient le mieux à votre bébé et à votre quotidien. Après le bain, vous pouvez commencer par changer sa couche, le masser, lui mettre son pyjama, tamiser la lumière. Vous pouvez également lui chanter une berceuse, lui lire une histoire puis lui faire un câlin. Ce rituel, répété soir après soir, idéalement dans sa chambre, va lui permettre de comprendre que l’heure du coucher approche. Cela va participer à la construction de ses repères temporels. De plus, bébé arrivera davantage à lâcher prise au moment de l’endormissement car chaque étape sera prévisible pour lui.
- Être attentif aux signes de fatigue : Au fil des semaines et des mois qui suivent la naissance de votre bébé, vous arriverez à comprendre son langage. C’est ainsi qu’il va peu à peu vous manifester ses besoins et envies de sommeil dans la journée et le soir. Il bâille, il pleure un peu, il se frotte les yeux.
L'Évolution du Rythme de Sommeil avec l'Âge
Plus votre enfant grandit, plus son rythme de sommeil se rapproche du rythme d’adulte. Cependant, jusqu’à 3 ans, il a encore besoin de nombreuses heures de sommeil, réparties entre le jour et la nuit. A partir de 6 mois, et très graduellement, votre enfant acquiert peu à peu le même rythme de sommeil qu’un adulte. A 2 ans, les cycles de sommeil sont de 70 minutes, et c’est à 6 ans que votre enfant acquiert le même rythme que vous.
On considère qu’avant 5 ans, les enfants ont besoin de dormir au moins 11 heures sur 24. Pendant ses 12 premiers mois, votre bébé fait de nombreuses siestes. La sieste du matin disparaît entre 15 et 18 mois et celle de début d’après-midi perdure jusqu’entre deux et cinq ans. Ne faites pas l’impasse sur la sieste, elle est importante pour votre enfant (et pour vous, si la nuit était agitée) ! Gardez en tête que votre enfant est en train de construire le rythme et la structure de son sommeil entre 1 et 3 ans. Il a besoin de repères pour acquérir des habitudes de sommeil stables, particulièrement importantes pour lui dans cette période de croissance et de développement corporel et cérébral rapide.
Les Troubles du Sommeil : Quand S'Inquiéter ?
Il est important de rappeler que chaque bébé est unique et que la distinction jour/nuit peut mettre du temps à se mettre en place. Petit à petit, son sommeil va évoluer et un rythme jour/nuit va commencer à se dessiner vers trois mois. Cela peut varier d’un enfant à un autre, surtout si votre bébé est né prématuré. Le rythme circadien va alors se mettre tout doucement en place. Bébé va avoir des temps d’éveil plus longs en journée et des siestes un peu plus régulières. Les temps de sommeil la nuit vont, quant à eux, s’allonger progressivement. Soyez patient et à l’écoute de votre bébé. Il a besoin de vous pour construire ses nouveaux repères et se sentir en sécurité dans son environnement de sommeil. Aidez-le à distinguer le jour de la nuit et faites-lui confiance !
Par les informations et les conseils qu’il donne aux parents durant les premiers mois, à l’âge où s’organisent les rythmes de vie, rythme et horaires de sommeil et de veille, rituels d’endormissement…, le pédiatre a un rôle essentiel à jouer dans la prévention des troubles du sommeil de l’enfant. Il est important notamment d’expliquer aux parents la physiologie du sommeil, la mise en place des rythmes, les différentes phases de sommeil, etc. Ces explications sont encore plus essentielles lorsqu’il s’agit d’enfants prématurés que les parents ont très souvent tendance à surstimuler.
L'Impact du Mode de Vie Parental
Le problème de fond de ce constat est que nos vies professionnelles en tant que parents sont difficilement compatibles avec le respect des besoins en sommeil de nos enfants, avec en entreprises un présentéisme très important et institutionnalisé, et des horaires à rallonge. Si l’organisation familiale peut devenir un casse-tête, il est néanmoins toujours possible de faire évoluer et d’améliorer les choses, à partir du moment où elles sont évidemment conscientisées.
Alors comment être au plus près des besoins en sommeil de nos enfants ? À partir de 4-6 mois, et pendant plusieurs années (facilement jusqu’aux 6 ans de l’enfant), on considère que le tunnel idéal de sommeil est un coucher entre 18h30 et 20h maximum. En effet, s’endormir avant 20h permet une meilleure qualité de sommeil pour l’enfant, et donc de plus grandes chances de prolonger sa nuit et de ne pas se réveiller aux aurores. Cela implique inévitablement de manger tôt (autour de 18h-18h30), et non pas à 20h, comme c’est malheureusement le cas dans beaucoup de foyers français (c’est une histoire d’habitudes, il est toujours évidemment possible de changes nos habitudes et d’en prendre de nouvelles).
En ce qui concerne les horaires de siestes pour les bébés entre 0 et 3 mois, c’est complètement aléatoire à cet âge, et c’est normal ! Les premiers mois, bébé peut avoir une heure de coucher tardive le soir, pour la bonne raison que sa nuit est plus courte (8 à 10h les deux premiers mois, 9 à 12h les deux mois suivants). Il est donc possible de coucher bébé à 21h, 22h, 22h30 sans que cela ne pose souci. Entre 4 et 8-9 mois, le rythme des siestes n’est pas défini et il est difficile de déterminer des horaires fixes pour les siestes : c’est davantage le respect des temps d’éveil qui guide les moments où l’enfant est prêt à dormir, où son cerveau réclame de baisser les stimulations et d’être au repos pour se régénérer. A partir de 8-9 mois, avec le rallongement des temps d’éveil et le passage à 2 siestes, il est plus facile d’avoir un rythme un peu plus fixe. Lorsque l’enfant passe en sieste unique, aux alentours de 18 mois (parfois à partir de 15-16 mois, et parfois plus tardivement, à 20 mois) et jusqu’à l’arrêt de la sieste (autour de 4-5 ans), l’heure idéale de coucher pour la sieste est 12h-12h30 maximum car c’est le moment où la température corporelle baisse, et où l’on constate une baisse de vigilance également, toutes deux particulièrement propices à l’endormissement. Lorsqu’il n’y a plus de sieste pour l’enfant, souvent aux alentours de 4-5 ans (mais certains enfants peuvent la faire jusqu’à bien plus tard), il arrive que l’enfant ait besoin d’une longue nuit de 12 ou 13h pour compenser cet arrêt de la sieste.
tags: #rythme #jour #nuit #nourrisson
