L'accouchement est un moment à la fois attendu et redouté par de nombreuses futures mamans. Afin d'aborder ce moment crucial avec sérénité, la préparation à l'accouchement est une démarche bénéfique, tant sur le plan physique que psychologique. Cet article vous guide à travers les différentes facettes des cours de préparation à l'accouchement, de leur contenu à leur prise en charge, en passant par les alternatives et les premiers signes annonciateurs du travail.

Qu'est-ce que l'accouchement ?

L’accouchement marque la fin de la grossesse et le moment où le bébé vient au monde, permettant aux parents de rencontrer leur enfant pour la première fois. Il désigne l’action d’accoucher, où la mère déploie ses forces pour faire sortir son enfant, par voie basse ou césarienne.

L'accouchement correspond au moment où les contractions utérines deviennent régulières et suffisamment proches pour provoquer la rupture de la poche des eaux. Cette rupture entraîne l’épanchement du liquide amniotique et la dilatation du col de l’utérus, permettant au bébé de descendre. Cette phase de travail est souvent la plus fatigante et douloureuse, marquée par des contractions intenses. L'expulsion du bébé marque la fin de cette étape. Quelques minutes après, l'utérus se contracte pour expulser le placenta, un processus appelé délivrance. Les médecins s'assurent qu'il ne reste aucun fragment de membrane embryonnaire.

En moyenne, un accouchement dure entre 8 et 14 heures, mais cette durée peut varier. La perception de la douleur diffère d'une femme à l'autre et chaque accouchement est unique. Plusieurs facteurs peuvent influencer la douleur, notamment l’état psychologique et le stress, le manque de préparation, les antécédents personnels et l’absence de soutien du conjoint. Les contractions sont souvent comparées à des douleurs menstruelles intenses ou à des coliques néphrétiques.

On distingue généralement quatre phases de douleur :

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  • Douleur dorsale (première phase) : dilatation du col, douleur irradiant vers le bas du dos.
  • Douleur dans le ventre (seconde phase) : intensification de la douleur du dos au pubis, contractions utérines et compression des organes.
  • Douleur au niveau du sacrum (troisième phase) : la tête du bébé appuie sur le sacrum et l’anus lors de la sortie.
  • Douleur post-accouchement : contractions pour l’expulsion du placenta et le retour de l’utérus à sa taille normale.

La douleur est intense dans le ventre, le bas du dos et le bassin, mais reste subjective.

Préparation à l'accouchement : Un accompagnement complet

Objectifs et contenu des cours

La préparation à la naissance est un excellent moyen pour aborder l'accouchement avec sérénité. C'est un soutien à la fois physique et psychologique pour la future maman. Les cours de préparation à l’accouchement offrent un accompagnement complet tout au long de la grossesse et de l'accouchement. Ils permettent d'apprendre comment le bébé se développe, comment prendre soin de son corps pendant la grossesse et quels changements observer. On y aborde également les symptômes de la grossesse, les différents types d'accouchement, la délivrance et les suites de couches.

Les cours de préparation à l'accouchement visent à vous informer, mais aussi à vous faire pratiquer des exercices de relaxation et de respiration. Chaque séance aborde un thème, généralement dans l’ordre chronologique de la grossesse. Les thèmes peuvent sensiblement varier en fonction des intervenants, mais le programme classique dans sa globalité reste le même.

Les séances de préparation à la naissance et à la parentalité doivent vous permettre de :

  • Connaître votre corps.
  • Apprendre des techniques de respiration, de détente et des postures pour trouver votre confort et maîtriser votre corps modifié par la grossesse.
  • Comprendre le déroulement et le suivi du travail.
  • Comprendre les grandes étapes de l'accouchement.
  • Envisager les différentes façons d'accoucher.
  • Préparer l'accueil de votre bébé.
  • Choisir le mode d'alimentation de votre enfant.
  • Vous donner des repères pour l'après accouchement, quand bébé sera là.
  • Organiser un relais à domicile pour assurer une continuité de soins après votre séjour en maternité que vous fassiez le choix d'une sortie précoce ou pas.

C'est un temps de parole pour répondre à vos questionnements, vous informer et discuter de vos préoccupations, de vos souhaits, de votre projet de naissance (pour un "accouchement naturel ou physiologique sécurisé" vous serez orientée pour une prise en charge adaptée).

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Déroulement type d'une préparation classique

Généralement, la préparation à l'accouchement se traduit par sept cours de trois quarts d’heure, précédés d’un entretien préalable de préparation à la naissance qui a lieu au 4e mois de grossesse. L'emploi du temps peut être chargé, et il est parfois difficile d’avoir du temps pour assister aux cours de préparation. Sept séances (plus l’entretien du début uniquement avec les parents) ont pour objectif de vous informer, mais aussi de vous faire pratiquer des exercices de relaxation et de respiration. Chaque séance aborde un thème, généralement dans l’ordre chronologique de la grossesse. Les thèmes peuvent sensiblement varier en fonction des intervenants, mais le programme classique dans sa globalité reste le même.

Les cours abordent généralement les thèmes suivants :

  • Information sur la grossesse, l’accouchement et les premiers jours avec bébé : alimentation, comment calmer les pleurs, les soins du nouveau-né, etc.
  • Exercices corporels : apprentissage de la détente, de la relaxation, meilleure connaissance de son corps et de sa respiration.
  • Comment repérer le début du travail, quels sont les signes montrant qu’il faut partir à la maternité.
  • Comment apprendre à gérer sa douleur, notamment grâce à la respiration.

Chaque sage-femme organise ses cours de préparation à la naissance comme elle le souhaite : de manière chronologique, par thématique, en séparant les cours informationnels des exercices corporels ou non…

Où suivre les cours et quel est le coût ?

Toutes les femmes enceintes ont la possibilité d’effectuer ces séances de préparation. Vous pouvez les faire à la maternité où vous êtes inscrite avec une sage-femme. Renseignez-vous auprès de votre maternité. Si elle n’en propose pas, elle sera en mesure de vous communiquer les coordonnées d’une sage-femme libérale qui les réalisent à l’extérieur, dans une salle mise à disposition dans leur cabinet.

Le tarif d’une séance varie entre 13 et 31 euros environ. Les 7 séances de préparation à la naissance et à la parentalité sont prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale, si elles sont réalisées par une sage-femme ou un médecin. La Sécurité sociale prend en charge 8 heures de cours de préparation à l’accouchement.

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Préparation psychologique et techniques de relaxation

Pour bien se préparer à l’accouchement, on peut mettre en place un certain nombre de dispositifs pour se sentir plus sereine le jour J.

  • Se préparer psychologiquement en dialoguant. On peut parler à un professionnel de la santé mentale en cas d’anxiété, à ses proches ou à son conjoint. On peut également échanger avec d’autres femmes enceintes ou des proches qui ont déjà accouché.
  • Utiliser des techniques de relaxation comme la sophrologie, le yoga, etc.
  • Visiter la maternité pour mieux appréhender les lieux.
  • Penser à l'après naissance : allaitement, chambre de bébé, nom du bébé, etc. etc.

« Les disciplines telles que la sophrologie, le chant prénatal, le yoga prénatal, l’haptonomie… sont des préparations complémentaires à la préparation classique de l’accouchement ».

Reconnaître les premiers signes de l'accouchement

Quand l’accouchement est imminent, les mouvements de bébé diminuent, les contractions commencent et on commence à perdre les eaux. Mais alors, quels sont les premiers signes permettant de savoir qu’il est nécessaire d’aller à la maternité ?

  • La rupture de la poche des eaux : La perte du liquide amniotique est le premier signe permettant de savoir que vous êtes sur le point d’accoucher. Dès que vous percevez une perte d’un liquide transparent, blanc ou rosé, il faut se diriger à la maternité. Si vous avez la sensation d’aller tout le temps aux toilettes, de ne pas pouvoir vous retenir et que du liquide qui ne ressemble pas à de l’urine sort malgré vous, c’est que vous allez accoucher bientôt.
  • Les contractions régulières : Un autre signe que vous accouchez est le fait que vous ressentez des contractions régulières. Durant la grossesse, vous avez pu les éprouver. Cependant, elles sont différentes quand vous arrivez au terme de votre grossesse. Les contractions de grossesse sont nombreuses, régulières et de plus en plus rythmées. Elles ont lieu toutes les 10 minutes puis toutes les cinq, durant plus d’une demi-heure. Si c’est le cas, c’est le signe qu’il faut vous diriger à la maternité.

Les étapes de l'accouchement

Accouchement par voie basse

La plupart du temps, le début du travail par voie basse est spontané. Il est marqué par des contractions régulières puis par la rupture de la poche des eaux. Cette dernière se rompt, ce qui provoque la perte du liquide amniotique dans lequel baigne le bébé depuis des mois.

Le col de l’utérus se dilate : La première étape de l’accouchement par voie basse est la dilatation du col. Cette phase peut durer jusqu’à 8 heures. Elle peut durer moins longtemps chez une femme qui a déjà eu un enfant. La dilatation de l’utérus provoque les contractions qui sont brèves, mais espacées, puis elles deviennent régulières, intenses, douloureuses et surtout, rapprochées. Le col s’ouvre alors progressivement. Ces contractions sont le signe qu’il faut aller à la maternité. Si le travail est avancé, la future maman peut être installée en salle de travail, en vue d’accoucher. Durant cette phase, les battements du cœur du bébé sont surveillés par monitoring. Il permet de détecter les potentiels symptômes de souffrance du bébé durant les contractions.

La péridurale : C’est également le moment où l’on peut soulager les douleurs des contractions grâce à la péridurale : Le chirurgien introduit une aiguille entre deux vertèbres lombaires afin de placer un cathéter. Ce dernier permet d’administrer l’analgésique. Ensuite, un antidouleur est proposé en auto-admission. Il passe également par le cathéter. Cela permet de gérer la douleur soi-même. La péridurale permet de supprimer la douleur des contractions utérines, mais elle permet surtout de vivre l’accouchement sereinement, sans perte de conscience.

L’expulsion du bébé : La phase qui suit la dilatation du col est la phase d’expulsion. Il s’agit ni plus ni moins de la naissance du bébé. Cette dernière est courte puisqu’elle dure en moyenne 30 minutes. Une fois que le col de l’utérus est totalement ouvert, c’est-à-dire qu’il atteint les 10 cm, la tête du bébé est bien engagée dans le bassin. L’obstétricien ou la sage-femme va alors vous demander de pousser, ce qui va permettre d’expulser le bébé par voie basse. L’étape la plus dure est le passage de la tête. Une fois qu’elle est sortie, le bébé va glisser vers l’extérieur sans gêne. La sage-femme peut alors couper le cordon ombilical, vérifier que le bébé est en bonne santé afin de le poser contre la maman.

Les aides médicales en cas d’accouchement difficile : Plusieurs aides médicales peuvent être nécessaires pour favoriser le déroulement d’un accouchement par voie naturelle :

  • Si le fœtus ne descend pas suffisamment dans le bassin, malgré la dilatation totale, il est possible d’administrer de l’ocytocine pour déclencher les contractions et permettre l’accouchement par voie basse.
  • L’épisiotomie : une incision entre l’anus et l’entrée du vagin est réalisée pour éviter les déchirures du périnée provoquées par l’accouchement. Il s’agit d’agrandir l’orifice vulvaire. Cependant, cette méthode est de moins en moins pratiquée, parce qu’elle peut provoquer des complications.
  • L’accouchement assisté : certains accouchements nécessitent l’intervention d’instruments tels que les forceps, les ventouses ou les spatules pour aider le bébé à sortir et favoriser l’expulsion.

La délivrance : L’accouchement n’est pas tout à fait terminé une fois que le bébé a été expulsé. On parle de délivrance lorsque la maman expulse le placenta. Une hémorragie peut survenir si le placenta ne s’est pas bien décollé ou si la délivrance est trop tardive. Pour éviter cela, de l’ocytocine est administrée après la naissance du bébé. En cas d’hémorragie ou de délivrance tardive, il est possible de réaliser une délivrance artificielle. Il s’agit d’une extraction manuelle du placenta en dehors de l’utérus.

Les avantages de l'accouchement par voie basse : Bien qu’on utilise souvent la péridurale, l’accouchement par voie basse est une technique naturelle qui ne nécessite pas d’intervention chirurgicale. Il n’y a donc pas d’incisions ni de sutures à faire, sauf en cas d’épisiotomie. Le fait que ce soit une technique naturelle est un argument qui permet à certaines femmes d’opter pour l’accouchement par voie basse. La mère peut avoir son enfant dans les bras, dès que ce dernier a été expulsé. La rencontre avec le bébé est immédiate et le père peut lui aussi assister à cette première rencontre.

Les inconvénients de l'accouchement par voie basse : Le premier inconvénient de l'accouchement par voie basse est le fait que ce soit douloureux et parfois très long. Cela décourage un certain nombre de futures mamans qui ont peur d’accou…

Accouchement par césarienne

La césarienne est un acte chirurgical qui a lieu au bloc opératoire. Il est réalisé par un obstétricien sous anesthésie locorégionale, péridurale ou générale, en fonction de la situation. Bien souvent, la césarienne est programmée à l’avance dans 4 cas précis :

  • Le bébé ne se présente pas dans le sens normal.
  • La mère possède un bassin trop étroit.
  • Le bébé est trop gros par rapport à l’anatomie de la mère.
  • En cas de grossesse à risque.

Il existe cependant des cas où la césarienne est réalisée en urgence, quand l’accouchement par voie naturelle s’avère impossible ou qu’il y a des signes de souffrance fœtale.

La préparation : La première étape d’une césarienne, lorsque celle-ci est prévue à l’avance, est la préparation au bloc opératoire. La future mère est installée sur la table d’opération, partiellement dénudée, position allongée. L’équipe médicale met en place l’anesthésie et prépare le champ opératoire. Ensuite, la maman est anesthésiée sous anesthésie loco-régionale, c’est-à-dire par péridurale ou par rachianesthésie. La patiente ne sent alors plus le bas de son corps mais reste consciente. Dans certains cas rares, l’anesthésie générale peut être mise en place.

L’acte chirurgical : Une fois que l’anesthésie est en place, le chirurgien vient réaliser une incision horizontale. Dans des cas exceptionnels, l’incision est verticale. Dans tous les cas, elle a lieu juste au-dessus du pubis. Le chirurgien ouvre la peau, puis la graisse, les muscles, le péritoine, pour accéder jusqu’à l’utérus. C’est la partie inférieure de l’utérus qui est ouverte. Ensuite, une pression est exercée sur le haut du ventre pour faire sortir le bébé. Tout comme pour la voie naturelle, il se peut que le chirurgien utilise des instruments tels que les forceps ou la ventouse pour faciliter l’extraction du bébé.

Après l’expulsion du bébé : Une fois que le bébé est sorti, il est confié au pédiatre ou à la sage-femme. Ce sont eux qui vous confieront ensuite votre enfant dans les bras, si ce dernier est en bonne santé. Le placenta est également retiré par l’équipe chirurgicale. Ensuite, les différentes épaisseurs de chair coupée sont suturées une à une. Cela peut durer entre 30 minutes et 1 heure. La peau est ensuite refermée par des points de suture ou des agrafes.

L'accouchement naturel ou physiologique

L’accouchement naturel ou physiologique est un accouchement réalisé dans un environnement non-médicalisé, sans intervention médicamenteuse et sous la surveillance de sages-femmes, dans le but de donner naissance de façon la plus saine et la moins artificielle possible. De plus en plus de femmes se tournent vers cette méthode d’accouchement car elle est perçue comme une expérience plus positive de l’accouchement.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’accouchement naturel permet d’améliorer les conditions dans lesquelles les mères donnent naissance. Cette pratique vient d’une volonté des femmes de se reconnecter à leur corps durant leur accouchement, en ressentant davantage ce qu’il se passe, en maîtrisant leurs propres sensations, faisant de l’accouchement un moment qui leur appartient. Il peut être pratiqué par les femmes qui sont à terme, donc entre 37 et 41 semaines d'aménorrhée, et qui ne présentent aucune pathologie.

Le jour J, l’accouchement naturel se réalise par voie basse, sans intervention médicale, et donc sans péridurale. Une ou plusieurs sages-femmes seront néanmoins là pour vous aider notamment via l’utilisation de techniques que vous aurez apprises lors de vos séances de préparation. Ces sages-femmes vous auront également suivi lors de votre préparation à l'accouchement. A noter que si besoin le jour de l’accouchement, un transfert peut être organisé vers une salle d’accouchement médicalisée, s’il y a finalement besoin d’une péridurale ou qu’il y a une complication pour la mère ou l’enfant.

Chez Gynea, la préparation à la naissance naturelle fait partie des séances proposées parmi les séances de préparation à la naissance. En effet, il est important de se préparer à un accouchement naturel tout le long de votre grossesse. Vous suivrez dans un premier temps des séances d’information sur la gestion des contractions utérines et de la douleur. Puis, diverses techniques permettant d’aborder un accouchement et sa douleur vous seront proposées.

Cette préparation à la naissance, apparue au début des années 90, séduit de plus en plus les couples qui souhaitent être pleinement acteurs d’une grossesse et d’une naissance naturelle. Cette préparation à la naissance a pour objectif de permettre à la femme de vivre un accouchement satisfaisant, de lui faciliter le travail en se sentant confiante et détendue, en gérant mieux la douleur. La participation du coparent est essentielle à cette grande étape de la vie. L’accompagnant se sent utile, fier de sa contribution, son estime de soi est renforcée. Il est plus soutenant, plus présent et se sent plus impliqué dans le développement de son enfant. Les liens coparent-mère et coparent-enfant sont plus forts. La satisfaction de tous est plus grande et le passage vers le rôle de parent se fait plus facilement.

La méthode Bonapace associe trois techniques : la digitopression, les massages et la relaxation. Lorsque la femme ressent des douleurs tant pendant la grossesse qu’au cours de l’accouchement, son ou sa partenaire peut presser certains points précis (appelés zones gâchettes) pour créer un deuxième point douloureux à distance, et faire en quelque sorte diversion. Non seulement le cerveau se focalise moins sur la douleur initiale, mais en plus il sécrète des endorphines. Ces hormones naturelles, proches de la morphine, bloquent la transmission de la sensation douloureuse au cerveau. Ces pressions servent également à améliorer l’efficacité des contractions. Contrairement aux méthodes plus traditionnelles, le futur coparent ne se contente pas d’accompagner sa femme, il vient lui aussi se préparer à la naissance. Sa participation est indispensable et son rôle, primordial. Il apprend, au cours des séances, à localiser ces « zones gâchettes ». Huit points situés sur les mains, les pieds, le sacrum et le fessier. Il va également apprendre à masser sa femme avec des gestes doux et légers. Cet « effleurage » agit comme une caresse qui dilue la douleur. Tout est mis en œuvre pour que sa grossesse et son accouchement se déroulent dans les meilleures conditions. Elle va ainsi progressivement découvrir la situation qui contribue le plus à la détendre (bain, fond musical, odeur…) et qu’elle pourra retrouver mentalement entre deux contractions lors du travail. Au cours de chaque séance, les futurs parents découvrent l’art et les bienfaits du massage. En touchant leur bébé, ils font sa connaissance et instaurent un dialogue à trois, par le biais de leurs caresses. Pour être à l’aise et profiter pleinement de ces rencontres pour vous relaxer, prenez le temps de prendre une petite collation avant votre rendez-vous. Habillez-vous d’un pantalon assez ample, prévoyez des chaussures faciles à retirer et une paire de chaussettes propres que vous n’enfilerez que pour la séance.

La préparation psychologique repose sur la compréhension de la physiologie de l’accouchement, le rôle des hormones, pour aboutir à la conviction que le corps de la femme a tout ce qu’il faut pour donner naissance naturellement. Des exercices de relaxation, de respiration et d’imageries mentales sont pratiqués. La partie préparation physique est basée sur le renforcement musculaire grâce à des postures simples de yoga et des étirements. Le corps doit être fort, souple et aligné, afin de permettre au bébé de bien se positionner dans le ventre puis dans le bassin.

Projet de naissance

Parce que la naissance d’un enfant est un moment unique, personnel, il nous parait important que vous preniez le temps d’y réfléchir et que vous puissiez vous exprimer sur ce qui est important pour vous. C’est là l’objectif du projet de naissance. En cours de grossesse, vous serez invitée, si vous le souhaitez, à formaliser sur un document d’environ une page vos attentes et vos craintes par rapport à l’accouchement et l’accueil de votre bébé. Position d’accouchement, péridurale ou non, présence du papa, etc : tous ces éléments peuvent y être évoqués. Ce projet de naissance peut bien sûr évoluer au fil des mois et de votre réflexion. Ce document sera relu avec vous par votre consultant lors d’une consultation mensuelle, et vous pourrez ainsi discuter des différents points évoqués. Le document sera ensuite inséré dans votre dossier médical afin que la sage-femme qui vous accueillera en salle de naissance puisse mieux vous connaître et répondre à vos souhaits et besoins. Dans la mesure du possible, l’équipe médicale tentera de respecter au mieux ce projet de naissance.

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