Cet article vise à clarifier deux sujets distincts mais importants : le troisième trimestre de la grossesse et la validation des trimestres pour la retraite en France. Bien que n'ayant aucun lien direct, ces deux aspects de la vie sont cruciaux et méritent une explication détaillée.
Le Troisième Trimestre de la Grossesse : La Dernière Ligne Droite
Le troisième trimestre de la grossesse, s'étendant de la 26ème à la 40ème semaine, représente la phase finale avant l'arrivée de bébé. C'est une période de changements importants tant pour la mère que pour le développement du fœtus.
Développement du Bébé au Troisième Trimestre
Durant cette période, le bébé continue de grandir et de se développer à un rythme rapide :
Semaines 25-28 : Le cerveau du fœtus connaît un développement rapide, augmentant en complexité. Le fœtus commence à accumuler de la graisse corporelle, essentielle pour la régulation de sa température après la naissance. Les yeux peuvent maintenant s’ouvrir et se fermer, et les cheveux et les ongles sont bien constitués.
Semaines 29-32 : Les os du bébé sont presque complètement constitués et ses ongles sont à leur place au bout de ses doigts.
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Semaines 33-36 : Le fœtus se place souvent la tête en bas en vue de l’accouchement. Les poumons sont presque complètement matures, ce qui est vital pour sa respiration autonome après la naissance. La peau devient moins rouge et ridée.
À 27 semaines de grossesse, soit 29 semaines d’aménorrhée, la future maman entre officiellement dans le dernier trimestre.
Les Défis et Préparatifs du Troisième Trimestre
Le troisième trimestre est souvent le plus épuisant pour la future maman en raison du poids croissant du bébé et des douleurs et de la gêne qui en résultent. L’appréhension de l’accouchement peut également survenir. Pour la gérer, il est conseillé d’assister aux séances de préparation à l’accouchement dispensées par les sages-femmes et de discuter avec son obstétricien du type d’accouchement souhaité, en tenant compte de la santé de la mère et du fœtus.
C’est le moment de terminer les préparatifs pour l’arrivée de bébé, de préparer la valise pour la maternité et d’être très attentive à la fréquence des contractions, afin de se rendre à la maternité dès qu’elles se rapprochent et deviennent très douloureuses.
La Validation des Trimestres de Retraite : Un Pilier de Votre Future Pension
Les termes "validation de trimestre retraite" et "trimestres validés ou cotisés" sont fréquemment utilisés, mais leur signification peut être floue. Comprendre comment valider ces trimestres est essentiel pour planifier sa retraite.
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Trimestres Nécessaires pour une Retraite à Taux Plein
Pour bénéficier d'une pension de retraite à taux plein, il est nécessaire d'avoir cotisé un certain nombre de trimestres. Ce nombre varie en fonction de votre année de naissance. La réforme des retraites de 2023 permet de planifier son départ à la retraite entre 64 et 67 ans. Dans cette tranche d’âge, il n’est pas obligatoire d’avoir cotisé un nombre suffisant de trimestres pour partir à la retraite, mais cela affectera le montant de votre pension.
Conditions de Validation d'un Trimestre
Un trimestre est validé dès lors que vous avez travaillé 150 heures et qu’il a été pris en compte par votre caisse de retraite. C’est sur la base de cette validation que sera calculé le nombre de trimestres dont vous aurez besoin pour partir à la retraite à taux plein. Ce nombre varie en fonction de votre cas personnel.
Si vous êtes salarié, un trimestre est automatiquement validé dès lors que votre salaire représente un nombre minimum d’heures rémunérées au Smic calculé sur la base de 150 heures et soumises à cotisations vieillesse.
Trimestres Cotisés vs. Trimestres Assimilés
Il est crucial de distinguer entre les trimestres cotisés et les trimestres assimilés :
Trimestre Cotisé : Il s'agit d'un trimestre ayant donné lieu à des cotisations effectivement versées à votre caisse de retraite par votre employeur. Toute activité déclarée permet de comptabiliser des trimestres cotisés grâce au versement de cotisations à la caisse de retraite de base ou complémentaire.
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Trimestre Assimilé : Le trimestre est assimilé lorsque ce dernier n’a pas été cotisé, mais néanmoins validé. Pour toutes les périodes non travaillées, comme celles de congés maladie, de chômage, de maternité ou de formation professionnelle, les trimestres sont dits « assimilés ». Ils comptent dans le calcul du nombre de trimestres nécessaire pour atteindre une retraite à taux plein.
Bien qu'ils soient tous deux pris en compte dans le calcul de votre retraite, un trimestre assimilé ne donne pas tout à fait les mêmes droits qu'un trimestre cotisé dans certaines circonstances. Par exemple, pour profiter du dispositif de retraite anticipée pour handicap, en fonction de votre année de naissance, vous devez avoir cumulé un certain nombre de trimestres validés, y compris un certain nombre de trimestres cotisés.
Validation des Trimestres pour les Travailleurs Indépendants (RSI)
Si vous êtes un travailleur indépendant, vous êtes soumis aux mêmes conditions que les salariés. Sauf que, dans votre cas, vous n’êtes pas indexé sur le nombre d’heures travaillées, mais plutôt sur votre chiffre d’affaires. Il doit être au moins égal à 150 fois la valeur du SMIC horaire brut pour valider un trimestre.
Le Chômage et la Validation des Trimestres
Vos trimestres sont validés et pris en compte dans le calcul du taux de votre retraite tant que vous restez indemnisés par France Travail. Si vous cumulez emploi à temps partiel et chômage et n'avez pas gagné suffisamment pour avoir 4 trimestres cotisés, vous bénéficierez du complément en trimestres assimilés pour le chômage. Il existe une limite aux trimestres que vous pouvez valider au titre du chômage.
Combien faut-il gagner pour valider 1 trimestre ?
Pour valider 1 trimestre de retraite, il faut percevoir dans l'année un salaire soumis à cotisations représentant 150 fois le montant du Smic horaire brut. Ainsi, ce montant évolue chaque année en fonction de la revalorisation du Smic. Au 1er janvier 2024, celui-ci est à 11,65 € (contre 11,65 € en 2023). En 2024, il faudra donc avoir gagné dans l'année un revenu d'au moins 1 747,50 € € (contre 1 690,50 € en 2023) pour valider 1 trimestre.
Pour valider des trimestres supplémentaires en 2024, vos revenus devront donc s'élever à :
- 3 381€ € pour valider 2 trimestres,
- 5 242,50 € € pour valider 3 trimestres,
- 6 990 € € pour valider 4 trimestres.
À noter : quels que soient vos revenus, vous ne pourrez pas valider plus de 4 trimestres en 1 année. Et même si vous percevez un salaire très élevé, il ne sera pris en compte que dans la limite du Plafond de la Sécurité social (PASS).
Les trimestres que vous validez grâce aux revenus perçus sont comptabilisés comme étant des trimestres cotisés .
Comment valider des trimestres pour la retraite quand on est au chômage ?
Même si vous ne percevez aucun revenu de travail, vous pouvez, sous certaines conditions, valider des trimestres au titre des périodes de chômage indemnisé ou, dans des conditions plus restrictives, de chômage non indemnisé.
Exemple : Si, en travaillant à temps partiel, vous gagnez 5 000 € en 2024, vous validerez 3 trimestres « cotisés » (seuil de 4 513,50 €) et 1 trimestre « assimilé » au titre du chômage indemnisé.
Durée d'assurance et majorations
La durée d'assurance permet de déterminer l’ouverture du droit à la retraite et entre dans le calcul de son montant. Elle comprend l'ensemble des périodes transformées en trimestres : cotisées, assimilées, validées par présomption et les majorations de durée d'assurance.
Les trimestres de majoration de durée d’assurance ne sont pas affectés à des années civiles déterminées. L’année civile concerne la période du 1er janvier au 31 décembre.
Modalités de prise en compte des périodes
Le montant du salaire soumis à cotisations sert de base à l’attribution des trimestres, et non la durée du travail. Jusque fin 2013, chaque tranche de salaire sous le plafond sécu égale à 200 fois la valeur du Smic horaire brut en vigueur au 1er janvier de l’année civile en cours donne droit à un trimestre. Le nombre annuel de trimestres ne peut être supérieur à quatre.
Exception la dernière année. En cas de départ en retraite en cours d’année civile, le décompte des cotisations versées s’arrête au dernier jour du trimestre civil précédant la date de départ de la pension. Cela signifie qu’un départ au 1er septembre ne peut donner droit qu’à deux trimestres.
Décalage de paie. Jusque fin 2017, les salaires sont reportés sur le relevé de carrière selon l’année de leur versement. Ainsi le salaire et les cotisations de décembre versés en janvier sont affectés à l’année du versement. Depuis janvier 2018, ce décalage de paie n’a plus de conséquence pour le salarié car la paie de décembre versée en janvier est inscrite dans le compte individuel avec les salaires de l’année de travail, donc du mois de décembre.
Périodes à l’étranger. Elles sont retenues comme indiqué sur le formulaire de liaison transmis par le pays concerné.
Les indemnités de fonction des élus des collectivités territoriales ne sont ni un salaire, ni un traitement, ni une rémunération. Toutefois, ils sont affiliés à l’assurance retraite dès que leurs indemnités dépassent 50% du plafond sécu. Ils peuvent acheter jusque 12 trimestres pour les années d’élu local.
Périodes assimilées
Les périodes assimilées sont les périodes d’interruption involontaire du travail salarié.
Congé de reclassement excédant le préavis de licenciement. Ce congé, bien que rémunéré par l’ancien employeur, n’est pas soumis aux cotisations sociales. Ce congé suit les règles d’attribution de validation de la formation : chaque tranche de 50 jours de formation valide un trimestre.
Maternité. Avant 2014, le trimestre qui comprend la date de l’accouchement est assimilé à un trimestre d’assurance. La CPAM devait signaler aux caisses de retraite chaque accouchement.
Stages de formation professionnelle. Toutes les périodes de stage de la formation professionnelle continue effectuées par un demandeur d’emploi non indemnisé depuis janvier 2015 permettent la validation de périodes assimilées (il n’y a pas d’effet rétroactif).
Stages et TUC.
Chômage partiel pris en compte. Depuis mars 2020, les périodes de chômage partiel (nom officiel : activité partielle longue durée ou APLD) sont prises en compte pour la retraite. Depuis 2025 s’ajoute l’APLD Rebond.
Congé de reclassement et contrat de transition professionnelle.
Trimestres pour les sportifs de haut niveau.
Majoration élu local.
Achat de trimestres
Un assuré social peut acheter des trimestres pour parfaire sa durée d’assurance validée, voire cotisée. Certains achats bénéficient de tarifs réduits s’ils sont effectués jeune ou au titre d’une activité jeune.
Apprentissage
Les modalités de prise en compte des périodes d’apprentissage au titre de l’assurance-retraite depuis janvier 2014 sont définies (décret 2014-1514 et circulaire Cnav 2016-41). Le cas échéant, le trimestre pouvant résulter de la totalisation des reliquats des journées non prises en compte est affecté à l’année civile au cours de laquelle le contrat a pris fin.
Ajournement de la demande de retraite
A partir de l’âge du taux plein sans décote (67 ans), l’ajournement de la demande de retraite donne droit à une majoration de durée d’assurance si on ne réunit pas, tous régimes confondus, la durée exigée pour obtenir une retraite entière. Ces trimestres de majoration de durée d’assurance pour âge ne sont pas affectés à des années civiles. La majoration est égale à 2,5% de la durée totale d’assurance par trimestre d’ajournement après 67 ans.
Pénibilité
Dix points de pénibilité permettent une majoration d’un trimestre. Les trimestres acquis à ce titre permettent bénéficier du taux plein, donc de réduire ou d’annuler la décote dans tous les régimes de retraite (circulaire Cnav 2025-19 du 30 juillet 2025).
Présomption
D’une part, les périodes de salariat pour lesquelles les cotisations ou les salaires n’ont pas été reportés au compte de l’assuré peuvent être validées sur présomption. D’autre part, les périodes de chômage avant 1980 pour lesquelles l’assuré ne peut pas produire de justificatifs peuvent également être validées sur présomption. La présomption peut être due grâce à des bulletins de salaires ou à l’indemnisation par l’assurance-maladie.
Majoration pour enfants
Les femmes, mères de famille, salariées affiliées au régime général et aux régimes alignés se voient attribuer une majoration de leur durée d’assurance retraite (MDA) allant jusqu’à deux ans par enfant. La loi de 2009 a instauré un dispositif applicable depuis avril 2010 aux couples, mariés, pacsés ou vivant maritalement et pas encore en retraite.
- Majoration de trimestres pour maternité.
- Majoration de trimestres pour adoption. Les parents désignent d’un commun accord le bénéficiaire de la majoration ou, le cas échéant, définissent la répartition entre eux de cet avantage. Cette option est exprimée auprès de la caisse d’assurance-vieillesse compétente, dans le délai de six mois à compter du quatrième anniversaire de l’adoption de l’enfant.
- Majoration de trimestres pour éducation. Il est institué, au bénéfice de l’un ou l’autre des deux parents assurés sociaux, une majoration de durée d’assurance de quatre trimestres attribuée pour chaque enfant mineur au titre de son éducation pendant les quatre années suivant sa naissance ou son adoption. Les parents désignent d’un commun accord le bénéficiaire de la majoration ou, le cas échéant, définissent la répartition entre eux de cet avantage. Cette option est exprimée auprès de la caisse d’assurance-vieillesse compétente, dans le délai de six mois à compter du quatrième anniversaire de la naissance de l’enfant ou de son adoption. En cas de désaccord exprimé dans le délai de six mois, la majoration est attribuée à celui des parents qui établit avoir assumé à titre principal l’éducation de l’enfant pendant la période la plus longue. À défaut, la majoration est partagée entre les deux parents. La loi de 2023 garantit désormais un minimum de deux trimestres de majoration d’éducation au profit de la mère.
Le défaut d’option dans les délais est réputé valoir décision conjointe implicite de désignation de la mère (adoptante). La décision, y compris implicite, des parents ou l’attribution de la majoration ne peut être modifiée, sauf en cas de décès de l’un des parents avant la majorité de l’enfant.
Le choix entre le père ou la mère pour l’application de la majoration de durée d’assurance au titre de l’éducation (enfants nés ou adoptés) doit être exprimé auprès de la caisse dans un délai de six mois à compter du quatrième anniversaire de la naissance de l’enfant ou de son adoption.
Congé parental
En cas de majoration de durée d’assurance pour enfant (ci-dessus), le même enfant ne donne pas droit à la majoration d’assurance pour congé parental. La durée du congé parental est décomptée, de date à date, par périodes de trois mois. Le nombre de trimestres est arrondi au chiffre supérieur. Il faut produire une attestation de « congé parental » établie par son employeur.
Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) et assurance vieillesse des aidants (AVA)
L’assurance-vieillesse des parents au foyer (AVPF) et l’assurance-vieillesse des aidants (AVA) (depuis septembre 2023), sont des affiliations gratuites et obligatoires au régime général de l’assurance vieillesse. Il faut vérifier attentivement le relevé de carrière, car des employeurs publics, des Caf ou MSA n’ont pas toujours appliqué la réglementation et versé les cotisations au régime général.
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