L'accouchement, l'un des moments les plus marquants de la vie d'une femme, est une expérience unique qui évoque une gamme variée d'émotions, de découvertes et de défis. Chaque naissance est une porte ouverte vers un monde de nouveautés. Souvent, une question intrigue les futures mamans : quelles sont les différences entre le premier et le deuxième accouchement ? Est-ce que le deuxième est réellement plus facile ? Mieux vécu ? De l'aspect biologique à l'aspect émotionnel, l'accouchement est une étape fascinante, allant des premiers cris du nouveau-né à l'accumulation d'expérience vécue par la mère.

Différences physiologiques entre la première et la deuxième grossesse

Après le premier accouchement, le corps d’une maman change de manière à faciliter les prochaines grossesses. En termes simples, on pourrait imaginer les changements comme une anticipation à l’arrivée de petits frères et petites sœurs. Le corps s’adapte donc plus rapidement à la grossesse, grâce notamment à une plus grande élasticité des tissus et des articulations.

Durée du travail

A priori, oui, le travail est souvent plus court pour un deuxième enfant. Pour un deuxième enfant, la durée moyenne du travail est de huit heures, contre dix pour un premier. Parce que l’aîné a déjà tracé le chemin ! Par ailleurs, les femmes sont souvent moins stressées et moins anxieuses, car elles savent ce qui les attend. Mais tout ceci n’est que théorique parce que tant de facteurs entrent en ligne de compte qu’il est impossible de prévoir la durée du travail.

Dilatation du col

Une des distinctions majeures réside dans la vitesse de la dilatation du col de l'utérus. Habituellement, au cours du premier accouchement, cette dilatation progresse à une moyenne d'environ 1,2 centimètre par heure. Cependant, pour les accouchements suivants, elle peut accélérer et atteindre un rythme de 1,5 centimètre par heure.

Contractions

Accoucher pour la deuxième fois : à quoi ressemblent les contractions ? Par ailleurs, le deuxième accouchement peut être perçu comme plus intense. Les contractions, qui sont souvent plus intenses, et les sensations plus aiguës peuvent rendre l'expérience plus exigeante sur le plan physique. Cette intensité accrue peut être liée à la réactivité accrue du corps, qui répond de manière plus alerte aux processus en cours.

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Muscles abdominaux

Les muscles abdominaux, ayant gagné en flexibilité après la première grossesse, jouent un rôle crucial dans la réaction du corps. Ils se détendent plus aisément et retrouvent plus rapidement leur forme d'avant la grossesse.

Épisiotomie

L’épisiotomie était une pratique médicale systématique dans les dernières décennies. Elle consiste à inciser latéralement la vulve pour agrandir le passage de la tête du fœtus. Actuellement, l’épisiotomie a des indications très codifiées. La sage-femme ne va l’effectuer que si elle n’a pas d’autre choix, en tenant compte de votre corps.

Cette incision de la vulve est pratiquée au tout dernier moment de l’accouchement, quand la tête de l’enfant a du mal à passer. Mais ce qui vaut pour un premier enfant - où les épisiotomies sont plus fréquentes - ne vaut pas forcément pour les suivants. Et puis, il faut bien le reconnaître, tout dépend aussi des habitudes de la maternité. Certaines équipes laissent le temps aux tissus du périnée, quand l’accouchement se déroule normalement, de s’étirer en vue de faciliter le passage du bébé. D’autres ont la main plus leste ! N’oubliez pas que les massages du périnée pendant la grossesse l’assouplissent, ce qui limite épisiotomies et déchirures.

Facteurs influençant la date d'accouchement

Votre date d’accouchement est calculée à partir du premier jour de vos dernières règles auquel s’ajoutent 41 semaines de gestation. Un calcul simple… peut-être un peu trop ! Vous êtes enceinte et redoutez de ne pas accoucher à la date prévue par votre gynécologue? Selon les conclusions d’une étude américaine parue en août 2013 dans la revue Human Reproduction, une grossesse à terme ne dure pas neuf mois pour toutes les futures mamans. Au total, seules 4 % des femmes accoucheraient au bout des 280 jours « réglementaires » aux Etats-Unis (soit 40 semaines après le premier jour des dernières règles) et 70 % dans les 10 jours autour de la date prévue.

La durée d’une grossesse n’est pas fixe comme on le croit, mais en partie déterminée génétiquement. Elle change donc selon les ethnies et aussi en fonction des sensibilités individuelles. Ainsi, il n’est pas rare que toutes les femmes d’une même famille, ou presque, accouchent après le terme prévu (dans d’autres, c’est avant). Sachez qu’une multitude d’autres facteurs entrent également en ligne de compte. Si vous êtes très fatiguée ou souffrez d’une infection, l’accouchement peut se déclencher quelques jours plus tôt. Personne ne peut donc prédire le jour J avec exactitude !

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Facteurs spécifiques

  • L’âge de la mère. Les femmes plus âgées ont des grossesses plus longues que les autres.
  • Le poids de naissance de la mère. Les femmes qui pesaient à la naissance 100g de plus que le poids moyen ont eu une grossesse rallongée d’une journée par rapport à la moyenne.
  • Le nombre de grossesses. A partir du 2e enfant, comptez 2,5 jours de grossesse supplémentaire.

Complications potentielles et leur récurrence

Les complications au cours d’une première grossesse ne vont pas forcément se reproduire pendant la deuxième grossesse. Il en est de même pour l’accouchement. La première et la deuxième grossesse sont susceptibles d’être complètement différentes, que ce soit au niveau des symptômes (mal de dos, nausée, fatigue, insomnie) ou du déroulement du travail durant l’accouchement.

Césarienne

Tout dépend des circonstances de la première. Si vous avez eu une césarienne en raison d’un bassin très étroit ou d’une pathologie sévère (cardiaque par exemple), elle s’imposera à nouveau pour la naissance de votre second enfant. En revanche, si elle avait été décidée parce que votre bébé s’était mal engagé dans le bassin, que sa tête n’était pas assez fléchie ou le col de l’utérus pas suffisamment dilaté, vous avez toutes les chances d’accoucher « naturellement » la deuxième fois. Sauf quand l’incision de l’utérus a été réalisée à la verticale lors la première naissance (c’est le cas si vous avez accouché très prématurément ou si le placenta était prævia).

Si votre premier accouchement s’est terminé par une césarienne sans complications, il est fortement possible d’accoucher par voie passe pour le deuxième bébé.

Toxémie gravidique

Cette pathologie, appelée aussi pré-éclampsie, se caractérise par une hypertension artérielle, de l’albumine dans les urines et des œdèmes, ces troubles survenant au troisième trimestre. La toxémie gravidique est spécifique de la première grossesse. En effet, il s’agit d’une immaturité du système vasculaire utérin et placentaire due à des facteurs génétiques maternels (entraînant la formation d’un caillot dans un vaisseau sanguin irriguant le placenta). Cette immaturité a toutes les chances de s’estomper lors de la deuxième grossesse. Donc, pas de panique. Néanmoins, le risque que la toxémie gravidique réapparaisse est de 20 % environ.

Accouchement prématuré

Les raisons d’un accouchement prématuré sont variées. Si la cause est un retard de croissance (dû à une hypertension, au tabagisme maternel…) ou une infection (listériose par exemple), il n’y a à priori pas de raison pour que cela se reproduise. C’est un "accident" de parcours. De même si vous avez eu des jumeaux. Ce n’est pas la même chose si l’accouchement prématuré est dû à un utérus mal formé. C’est notamment le cas des "filles Distilbène". Le DES, ou Distilbène, est une hormone prescrite dans les années 70 aux femmes pour éviter les fausses couches. Elle a entraîné chez les fœtus de sexe féminin des malformations génitales (utérus trop petit, col qui s’ouvre précocement…). Le risque est de l’ordre de 75%.

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Diabète gestationnel

Comme son nom l’indique, le diabète gestationnel- qui se caractérise par un taux de sucre élevé dans le sang - est une pathologie qui ne dure que le temps de la grossesse. Pour les femmes souffrant de surpoids ou d’obésité, il est d’ailleurs recommandé pour limiter les risques de perdre un peu de poids entre les deux grossesses. Si toutefois vous en souffrez à nouveau, vous devrez suivre comme la première fois un régime alimentaire. Et, éventuellement, un traitement à l’insuline pour éviter que le fœtus ne devienne trop gros.

Nausées et vomissements

Ce n’est pas systématique mais, quand on a souffert de nausées et de vomissements lors de sa première grossesse, cela risque de se reproduire. Responsable ? L’HCG, hormone chorionique gonadotrophique, l’hormone de la grossesse. Il semblerait toutefois que certaines futures mamans - et certaines ethnies comme au Maghreb - soient davantage prédisposées génétiquement. Il y a donc des familles où presque toutes les femmes sont nauséeuses et vomissent, et d’autres, aucune. Attendre une petite fille rendrait également davantage « patraque ». Pourquoi ? Mystère ! Quant aux femmes attendant des jumeaux, elles sont aussi plus sujettes aux nausées, production de HCG plus élevée oblige.

Grossesse gémellaire

Si vous avez eu des jumeaux une première fois en raison d’une fécondation in vitro (un à trois embryons sont réimplantés dans l’utérus pour être sûr qu’un au moins soit viable), le risque est le même lors d’une deuxième tentative de Fiv ! Sachez également qu’il existe des familles "à jumeaux". La double ovulation peut être héréditaire : deux ovules libérés par un ovaire au cours du même cycle et fécondés par deux spermatozoïdes donneront des jumeaux dizygotes (ou faux jumeaux). Si vous êtes jumelle, si votre mère, votre grand-mère ou votre cousine est jumelle, le risque de donner naissance à des jumeaux est plus élevé que chez une autre femme.

Prise de poids

Probablement. D’abord, parce que vos muscles abdominaux ont été étirés durant la première grossesse et que votre sangle abdominale s’est relâchée. Et d’autant plus si vous avez accouché il y a quelques mois, voire quelques semaines. Ensuite, et même si vous avez perdu tous vos "kilos bébé", les adipocytes - les cellules graisseuses - ont tendance à "regonfler" et grossir plus rapidement. En effet, la grossesse favorise leur augmentation sinon en nombre du moins en taille.

Placenta praevia

Plutôt que de s’installer, au fil des semaines de grossesse, dans le fond de l’utérus, le placenta s’insère trop bas et trop près du col. Et peut alors empêcher la sortie du bébé - d’où son nom de placenta prævia (du latin, "en travers de la route"). Avec, à la clé, une césarienne. Le risque que cela se produise une nouvelle fois est un peu plus élevé que pour l’ensemble des femmes mais rien n’est moins sûr.

Herpès génital

Lorsque, pour une première grossesse, on a souffert d’herpès génital, on risque d’en avoir lors de la seconde. Principales raisons ? Le virus reste tapi dans les ganglions tout au long de la vie, et les défenses de l’organisme maternel se modifient durant cette période. En cas de poussée d’herpès, on vous prescrira du Zovirax, ce qui permettra de diminuer le taux de concentration du virus dans votre organisme. Et si une poussée d’herpès survient une semaine avant votre accouchement, votre enfant naîtra par césarienne.

Poids du bébé

C’est probable. Généralement, les deuxièmes enfants et les suivants sont un peu plus gros que leurs aînés, de 200 g en moyenne (lorsque la grossesse s’est déroulée sans problème). Peut-être parce que les échanges entre les artères de l’utérus et le placenta, et donc entre la mère et l’enfant, sont plus fluides.

Tranchées

Ces contractions de l’utérus qui surviennent après la naissance permettent au muscle utérin d’involuer. En clair, de retrouver progressivement sa taille et sa forme d’avant la grossesse. Les tranchées sont assez discrètes chez les femmes venant d’accoucher d’un premier enfant mais deviennent plus douloureuses, surtout chez celles qui allaitent, à partir du deuxième. On n’en connaît pas vraiment la raison.

Acné

Oh, les vilains boutons dus au bouleversement hormonal… C’est la faute aux œstrogènes circulant en grande quantité dans l’organisme des futures mères. Chez la plupart d’entre elles, ils donnent une peau de pêche alors que chez d’autres, ils provoquent parfois une poussée d’acné sur le visage et sur le haut du dos. Mais cela n’implique pas que l’acné réapparaîtra lors d’une deuxième grossesse. Si c’est le cas, pas de panique, on vous prescrira un traitement local.

Prurit gestationnel

Le prurit gestationnel est une maladie rare qui se manifeste par des démangeaisons sur l’ensemble du corps. Il provient d’un mauvais fonctionnement du foie, appelé cholestase gravidique. C’est la présence d’acides biliaires dans le sang qui, en s’accumulant sous la peau, provoque ces démangeaisons. La future maman est surveillée attentivement et placée sous traitement pour éviter que ces acides biliaires ne traversent le placenta, contaminent le fœtus et gênent son bon développement. Malheureusement pour les femmes qui en ont souffert à leur première grossesse, le prurit gestationnel se répète à chaque grossesse.

Varices

Là encore, c’est la faute aux hormones de la grossesse - les veines se dilatent - mais aussi au volume de l’utérus qui comprime la veine cave inférieure et gêne le retour du sang vers le cœur. Et voilà comment des varices peuvent apparaître sur les jambes et sur les cuisses ! Si vous en avez déjà eu à votre première grossesse et dès le premier trimestre, vous risquez fort d’en avoir à la deuxième. Sans certitude toutefois.

Aspects émotionnels et psychologiques

Avec un deuxième bébé qui se prépare, la maman a plus d’assurance. Toutefois, l’expérience de la première grossesse ne vous soustrait pas à de nouveaux défis.

Cela arrive, surtout lorsque l'aîné a moins de 2 ans. La première grossesse est alors très récente et la mère, accaparée par les soins au tout-petit, est encore en fusion avec lui. Elle peut être moins à l'écoute de ses émotions et de son futur enfant. Pourtant, elle ne doit pas oublier que, même si cette grossesse ressemble à la précédente, ce n'est pas le même bébé dans son ventre… En revanche, lorsque l'écart entre les deux grossesses est de cinq à six ans, la deuxième est souvent vécue comme une première fois.

Deux enfants à chérir, c'est parfois difficile à imaginer… Les futures mamans craignent souvent de ne pouvoir aimer le second autant que le premier. Ce sont des sentiments difficiles à évoquer. Mais l'amour maternel ne se divise pas, il se multiplie au contraire avec l'arrivée d'autres bébés ! La peur que l'aîné soit jaloux du nouveau-né est également présente. Il est préférable de l'associer à la future naissance sans lui donner trop de pouvoir (ce n'est pas à lui de choisir le prénom !), de le valoriser dans son rôle de « grand », de lui redire qu'on l'apprécie pour ce qu'il est…

Qu'en est-il du futur père ? Les futures mères soulignent fréquemment son manque d'implication. On ne peut pas généraliser mais les hommes sont souvent moins attentifs, ils savent que leur compagne s'est très bien débrouillée la première fois ! Or, même si elle a moins de questions, elle a autant d'attentes et besoin des mêmes attentions.

Fatigue

La fatigue s’installe généralement plus vite et plus intensément lors de la deuxième grossesse. En cause principalement : votre premier enfant dont vous devez vous occuper ! Une majeure partie du temps libre dont vous bénéficiez lors de votre première grossesse est désormais dédiée à votre premier bambin. Néanmoins, veillez, dans la mesure du possible, à ne pas trop associer votre fatigue à votre futur bébé auprès de votre premier enfant. Ce dernier risquerait en effet de lier sa petite sœur/son petit frère à un élément négatif.

Préparation de l'aîné

Préparer son aîné : il est important de lui expliquer qu’un petit frère ou une petite sœur va pointer le bout de son nez, tout en le rassurant sur votre amour qui ne changera pas pour lui. N’hésitez pas à l’impliquer dans les préparatifs, en le laissant choisir le futur doudou du bébé, par exemple.

Quand partir à la maternité ?

Vous êtes dans le neuvième mois de grossesse et vous vous posez la question que toutes les femmes enceintes se posent : quand partir à la maternité ? Nombreuses sont les femmes qui ont des contractions pendant leur grossesse. Comment distinguer alors celles qui annoncent le travail (et donc l’accouchement) de celles ressenties au cours des derniers mois ? Le premier repère est l’intensité de ces contractions. Elles sont généralement plus douloureuses que celles ressenties au cours de la grossesse.

Pour savoir quand aller à la maternité : chronométrez le temps entre deux contractions. Vous en avez toutes les 15 minutes, mais elles ne se rapprochent jamais ? Vos contractions sont irrégulières, espacées de plus de 10 minutes, et s’arrêtent d’un seul coup ? Une astuce pour savoir si le vrai travail a vraiment commencé : prenez un antispasmodique (que votre médecin vous aura prescrit). Si vous avez le moindre doute, n'hésitez pas à vous rendre à la maternité, une sage femme assurera le contrôle.

Les contractions deviennent de plus en plus régulières, vous en avez toutes les 10 minutes, puis toutes les 5 minutes et elles durent plus de 30 secondes ? Si c’est votre deuxième enfant ou plus, n’attendez pas que les contractions soient espacées de 5 minutes.

Le seul moment où l’on ne se demande pas quand partir à la maternité, c’est quand on perd les eaux. Si cela vous arrive : partez rapidement à la maternité, même si vous n’avez pas de contractions. Il faut vous rendre sans tarder à l’hôpital, car votre bébé n’est plus protégé et une éventuelle infection peut survenir.

Un certain volume d’eau s’écoule d’un seul coup ? Un petit filet d’eau coule. Vous ne savez pas si c’est une fuite urinaire (fréquente à la fin de la grossesse) ou une fissure de la poche des eaux. Une astuce : essayez de vous retenir. Si vous y parvenez, c’est que ce n’est pas la perte des eaux. À l’inverse, si cela vous est impossible, c’est que vous perdez bien les eaux. Dans le doute, n’hésitez pas à vous rendre à la maternité.

Avantages d'un intervalle de temps approprié entre les grossesses

Faut-il se lancer tout de suite ou attendre encore quelques années ? Il n'existe pas d'écart idéal entre les enfants. La grossesse est un grand stress pour le corps d'une femme. La récupération post-partum prend plusieurs mois. Les experts recommandent d'attendre au moins un an après l'accouchement pour concevoir, et idéalement 18 mois. Cette période est suffisante pour récupérer, reconstituer les nutriments perdus pendant la grossesse et avoir le temps de se préparer psychologiquement à une nouvelle arrivée. Si vous êtes pressée et voulez un deuxième enfant rapidement, vous devriez attendre au moins six mois. Si votre grossesse ou votre accouchement ont été compliqués ou si vous avez eu une césarienne, ce délai peut être prolongé.

Avantages d'un intervalle court

  • Les enfants sont proches et s'entendent bien.
  • L'aîné ne sera pas jaloux du plus jeune, car il n'est pas pleinement conscient du changement qu'apporte un deuxième bébé dans la famille.
  • Vous deviendrez plus efficace pour le change, l'alimentation, la lessive et les activités quotidiennes d'une maman.
  • Vous avez l'habitude d'être parent et vous savez à quoi vous attendre.

Inconvénients d'un intervalle court

  • Les enfants nés à peu de temps d'intervalle nécessitent des coûts initiaux plus élevés.
  • C'est difficile pour votre corps. Gérer deux jeunes enfants est difficile physiquement et psychologiquement.
  • L'aîné ressentira une forte jalousie.
  • L'aîné est probablement en pleine phase d'opposition.
  • L'aîné reculera d'un pas : il peut reprendre de mauvaises habitudes qu'il avait abandonnées, comme sucer son pouce, faire pipi dans sa couche au lieu de demander le pot, ou mal prononcer les mots.
  • Vous aurez moins de temps pour vous.

Avantages d'un intervalle long

  • Un enfant qui a au moins 3 ans de moins que son aîné peut hériter du matériel scolaire de ce dernier.
  • Comptez sur une plus grande implication du partenaire.
  • Les premiers mois et l'apprivoisement avec bébé sont derrière vous. Le niveau de stress diminue et le manque de sommeil ne se fait plus autant sentir. Votre corps et votre esprit se sont habitués à cette nouvelle situation : vous êtes mère.

Inconvénients d'un intervalle long

  • Le marché du travail évolue rapidement, et les connaissances que vous aviez avant votre congé maternité peuvent ne plus correspondre aux tendances actuelles.
  • Les enfants ne sont pas aussi proches : ils demandent des activités, des jeux et des dessins animés différents.
  • Les enfants avec 2 à 3 ans d'écart ont des horaires quotidiens différents.

Préparation à l'accouchement

Les cours de préparation à l’accouchement restent des outils efficaces, même si vous êtes déjà passée par un premier accouchement. En effet, ce précédent ne vous exempte pas de l’anxiété. Pour être en mesure de maîtriser la douleur du travail, suivez les cours de préparation à l’accouchement pendant votre deuxième grossesse. Vous aurez ainsi un soutien physique et mental et vous pourrez également vous rappeler des détails sur le portage, l’habillage et le bain de bébé. Ce moment de détente et d’apprentissage, il n’y a vraiment aucune raison de vous en priver !

Mythes courants

D’après les idées populaires, la poche des eaux se romprait d’un coup vers la fin d’une deuxième grossesse. Rien ne confirme cette théorie.

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