Xavier Bertrand est une figure éminente de la politique française, au cœur des débats nationaux depuis des décennies. Pressenti pour Matignon et le poste de premier ministre, il est un routard de la politique ayant commencé à militer dès l'adolescence. Cet article explore son parcours, son enfance, sa vie de famille et son engagement politique.

Un Homme Politique Expérimenté

Xavier Bertrand a connu le succès dès ses débuts, notamment aux élections municipales à Saint-Quentin en 1989. Depuis, il n'a plus quitté le monde de la politique, occupant des postes clés tels que celui de président du conseil régional des Hauts-de-France.

Dans le premier épisode du podcast "Dans les yeux d'Agathe", Xavier Bertrand se livre sur son enfance, son engagement en politique, ses sacrifices, ses échecs et ce qui le pousse à se préparer pour l'élection présidentielle de 2027. Il renvoie l'image d'une détermination à toute épreuve, malgré un départ modeste.

Enfance et Jeunesse : Les Racines d'un Engagement

Né le 21 mars 1965 à Châlons-en-Champagne, d'un père cadre bancaire, Jean-Pierre Bertrand, et d'une mère employée de banque, Madeleine Bedin, Xavier Bertrand a grandi dans un environnement familial stable, mais sans privilèges particuliers. « Mes parents m’ont eu à 18 ans. Si vous voulez mon avis, ce n’était pas vraiment prévu », a-t-il confié à La Voix du Nord, en 2021.

Quelques années après sa naissance, il s’installe avec ses parents à Troyes, au sixième étage d’une tour HLM. Il est un « enfant heureux », insiste-t-il. La vie de cette famille ancrée à droite change dans les années 1970 à la faveur d’une progression de carrière de Jean-Pierre, le père, qui « après des cours du soir et un examen de chef de bureau », devient cadre à la Société Générale. « La Talbot Solara a remplacé la Simca 1100 et les vacances », se souvenait pour La Voix du Nord Xavier Bertrand en 2021. Les étés, il passe un mois de vacances chez ses grands-parents, Yvette et Louis, dans une ferme, à Blacy, un village situé dans la Marne. « On passait de supers moments à jouer au foot entre copains », raconte-t-il, au Figaro, lorsqu’il est ministre du Travail, en 2008. « L’autre mois, on descendait en Espagne ou en Corse avec nos parents et un bateau à moteur sur la remoque accrochée à la voiture ». La Corse, il continue d’ailleurs d’y aller « chaque année », a-t-il confié à Paris-Match.

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En 1978, il s’installe avec ses parents, et sa sœur Vanessa, à Saint-Quentin. Inscrit au lycée Pierre de la Ramée, Xavier Bertrand est « bon élève », passe un bac A4 (lettres-maths) « avec mention bien ». Il poursuit ensuite ses études, ce sera un DESS d’administration locale à Reims. Il échoue à rentrer à Science Po Paris, s’imagine journaliste… Mais à 22 ans, Xavier Bertrand a déjà une idée bien en tête, depuis quelques années : faire de la politique, à Saint-Quentin. Il gravit ensuite rapidement les échelons du RPR.

Il dit : "Je ne suis pas né du bon côté". Il n'a pas le cursus traditionnel, ni Sciences-Po, ni l'ENA. Il a été agent d'assurances. Cette étiquette, on la lui a renvoyée au visage. Il a attendu d'avoir 60 ans pour commencer à parler de lui. Dans son livre Rien n'est jamais écrit, il raconte son parcours, ses sacrifices, ses échecs. Il va jusqu'à dire qu'il a "perdu pied" sur la période 2002-2012.

Xavier Bertrand revient sur sa propre une naissance, sur ses parents qui tombent amoureux à 15 ans, à rebours des conventions de la France des années 1960. "Quand ma mère tombe enceinte, elle a 17 ans." La pression familiale pour qu'elle avorte est forte, mais le jeune couple fait face. "Ce qui me permet de dire en souriant que j'étais présent au mariage de mes parents, glisse Xavier Bertrand. Ils se marient de toute urgence, ma mère a déjà un ventre bien arrondi. Quand je viens au monde, mon père a 18 ans et deux mois, ma mère a 18 ans et une semaine. S'ils n'avaient pas dit non, je ne serais pas là devant vous."

Son engagement en politique est précoce, au sein du RPR puis de l'UMP (les ancêtres de LR). D'abord à la mairie de Saint-Quentin et au conseil général de l'Aisne, puis à l'Assemblée nationale, jusqu'aux postes ministériels. Il lui a fallu se faire accepter par un milieu qui n'était pas le sien, en épouser les codes. "Bien sûr", il a ressenti une forme de mépris de classe. Mais pas question de "revanche". "Certains disent que c'est un moteur. Moi, pas du tout. Le mépris des autres, c'est un manteau qui tient chaud l'hiver. Ça tombe bien, les hivers sont rudes dans les Hauts-de-France." "J'avais ce syndrome de l'imposteur, poursuit Xavier Bertrand. Mais c'était passionnant d'être ministre. Pour moi, la politique, c'est faire des choses, c'est faire bouger des choses. Le mot pouvoir ne me plaît pas plus que ça, mais le verbe pouvoir, je le trouve génial." Ces années 2002-2012 dans les ministères sont aussi des années de sacrifices. "Je les ai voulus, ces sacrifices. J'assume." Il est ainsi en plein conseil des ministres quand sa femme accouche de ses jumeaux. "Et ça s'éternise… Et quand j'arrive, ils sont nés. Ça va, mon épouse aussi, ça va, mais je n'ai pas pu y assister. C'est un symbole de ces années-là." Ces années où, il le confesse, il s'est "éloigné de ses proches, hélas". "J'étais complètement dans cette spirale du pouvoir."

Un Macaron des Hauts-de-France

En 2016, fraîchement élu à la tête de la région Hauts-de-France, l’idée vient à Xavier Bertrand de « promouvoir un produit gastronomique labellisé », racontent les journalistes Olivier Beaumont et Nathalie Schuck, dans le livre Chérie, j’ai rétréci la droite (sorti en 2021). Xavier Bertrand se rapproche alors de la chocolaterie Jean Trogneux, qui appartient à la famille de Brigitte Macron, pour lancer un « macaron des Hauts-de-France », dérivé de l’original, à base de cassonade et de spéculoos. C’est un succès : « Ils font 20% de leurs ventes rien qu’avec ce macaron ! », se félicite-t-il alors.

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Vie Privée : Famille et Équilibre

Aujourd’hui, Xavier Bertrand vit toujours à Saint-Quentin - dont il a été maire entre 2010 et 2016 - avec sa famille recomposée. Le quinquagénaire a cinq enfants : Caroline, née en 1996 de sa première union avec Isabelle Dubois ; les jumeaux Malo et Ambre, nés en 2007 de son deuxième mariage avec Emmanuelle Gontier, conseillère en ressources humaines ; ainsi que Lucas (né en 2018) et Maïa (née en 2023), issus de son union avec sa femme, Vanessa Williot.

En 2021, il se confie à Paris-Match sur ses deux premiers mariages : « La politique n’a pas rendu la chose facile. Je n’ai pas fait assez attention lors de mes mariages précédents ». Et de poursuivre : « L’épreuve la plus importante, sûrement le moment le plus déchirant, a été de ne plus dormir sous le même toit [que mes enfants] ».

Depuis 2014, Xavier Bertrand est en couple avec Vanessa Williot, 38 ans. Ils se sont mariés en 2018, et elle utilise désormais les deux noms, se faisant appeler Vanessa Williot - Bertrand. « Avec elle, j’ai trouvé mon équilibre. On forme un couple fusionnel et il est rare de passer un long moment l’un sans l’autre », confiait-il à Paris-Match en 2021. Sa femme, qui a un temps été conseillère d’opposition à Saint-Amand-les-Eaux est désormais directrice de la communication de l’agence NéNo, qui se qualifie comme « agence conseil en attractivité ». Son épouse, Vanessa, partage parfois des photos de Xavier Bertrand, aux côtés de ses enfants, sur son compte Instagram. Ping-pong, rencontre avec Miss France, basket-ball, Séries Mania… Xavier Bertrand, suivi par plus de 25 000 personnes sur le réseau social a, lui, l’habitude de poster régulièrement des photos et des vidéos de lui en déplacement.

Le Choix du Prénom Maïa

Maïa, le prénom de sa plus jeune fille (1 an), est un choix moderne et populaire. Ce prénom figure dans le top 20 des prénoms depuis l'an 2000 et était même le 9ᵉ prénom le plus porté en 2002 avec 9 428 naissances. Il s'inscrit dans la vague des prénoms à trois syllabes, stars du début des années 2000, tout en restant un choix intemporel.

Passions et Intérêts Personnels

Xavier Bertrand se définit comme un « passionné de voiture ». En 2008, il confiait dans une interview au Figaro le souvenir d’un été qui l’avait marqué, en 1980. « Je devais avoir 14 ans. Cette année-là, j’ai appris à conduire dans la cour de la ferme de mes grands-parents. Au volant de la R16 bleu marine de mon grand-père, j’ai appris à faire des manœuvres. C’était un moment formidable, une émotion intense, car j’ai toujours été passionné de voiture. Bébé, mon premier mot a, paraît-il, été “toto”. Enfant, je collectionnais les modèles réduits. Jeune homme, je ne ratais pas un Salon de l’automobile », expliquait-il alors, confiant, à l’époque, « acheter toutes les revues automobiles » qu’il lisait entièrement. « La voiture a toujours été, pour moi, un symbole de liberté. »

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Adepte des régimes, Xavier Bertrand aurait essayé tous les régimes possibles. « J’ai essayé tous les régimes possibles », a-t-il confié à Olivier Beaumont, journaliste au Parisien, dans un livre intitulé Les pêchés capitaux de la politique. Le président de la région Hauts-de-France a confié au journaliste, dans ce livre paru en 2019 que lutter contre la prise de poids était un combat quotidien pour lui : « Moi dès que je mange un truc, je prends deux kilos. C’est un peu injuste mais c’est comme ça. Je ne suis pas le seul, il y a plein de gens qui sont dans le même cas. Et ceux qui ne connaissent pas ça ne peuvent pas comprendre ce que c’est », racontait-il alors. Au printemps 2018, il entame un énième régime : son équipe commence à le surveiller et cache toutes les friandises qui traînaient dans les portières de sa voiture. Il se met à déjeuner dans son Peugeot Traveller noir la plupart du temps, déclinant les buffets qui lui sont proposés. Au menu ? Viande blanche, carottes râpées en barquette, macédoine ou taboulé. « Je suis incollable sur le nombre de calories qu’il y a dans à peu près chacun de ces trucs », assure-t-il dans le livre. Son équipe racontait même que, lorsqu’il était attendu dans un lieu où on lui proposerait à grignoter, il se « roulait deux filets de dinde qu’il avalait pendant le transport », pour se caler le ventre et éviter les tentations.

"Mon poids m'a beaucoup complexé quand j'étais enfant"Xavier Bertrand se confie sur un aspect très personnel de sa vie, lui qui a commencé à prendre du poids à l'âge de 6 ans. "Ça fait 54 ans que je me bats contre mes problèmes de poids. Un combat que je n'ai jamais gagné, que je ne gagnerai jamais. Ça m'a beaucoup complexé quand j'étais enfant. Je n'étais pas obèse, mais je n'étais pas comme j'aurais aimé être. Je suis incollable sur les régimes. Montignac, l'acuponcture, les régimes dissociés… Et j'ai pris un grand nombre de saloperies, aussi, de coupe-faim qui, ensuite, ont été interdits parce qu'ils étaient dangereux pour la santé. J'aurais pu être une des victimes du Mediator."

Engagement Politique et Positions

Xavier Bertrand a fait du combat contre le RN sa marque de fabrique. Mais comment la droite peut-elle rattraper le terrain perdu ? Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, livre sa recette. Et en profite pour attaquer tous les immobilistes de France, à commencer par François Bayrou et Edouard Philippe.

Lutte contre le Rassemblement National (RN)

Xavier Bertrand exprime avec force son opposition au Rassemblement National (RN) et à La France Insoumise (LFI). Il les considère comme des partis qui profitent des crises et des craintes des citoyens, cherchant avant tout à fracturer la société. Pour lui, ni le RN ni LFI ne sont des partis qui ont vocation à gouverner.

Il se positionne dans la lignée de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, affirmant qu'il ne faut jamais composer avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre.

Différences avec le RN

Xavier Bertrand souligne que les différences avec le RN ne se résument pas seulement aux questions économiques. Il met en avant des divergences fondamentales sur la conception de l'engagement politique, de la République et de l'engagement européen de la France. Il refuse de juger une personne en fonction de son prénom, de sa couleur de peau ou de sa religion, et critique la recherche de boucs émissaires, que ce soient l'Europe ou les musulmans, par les dirigeants du RN.

Propositions et Actions

Pour Xavier Bertrand, battre les dirigeants du RN n'est pas un projet en soi. Ce qui compte, c'est de s'attaquer aux causes du vote extrême. Il insiste sur la nécessité de rassembler les Français, d'apaiser la société et de redresser le pays. Il critique l'immobilisme de la classe politique et propose un plan d'action immédiat axé sur le pouvoir d'achat, la santé et la réindustrialisation.

Il est favorable à la fusion des élus départementaux et régionaux en créant un conseiller territorial pour améliorer l’efficacité publique et baisser les dépenses. Il propose également d'organiser une conférence sociale sur les plus bas salaires.

Franc-Maçonnerie

En 2008, l’Express révèle qu’il est Franc Maçon. Il est initié en 1995, au Grand Orient de France, plutôt marqué à gauche.

Caractéristiques Physiques et Fortune

Xavier Bertrand mesure environ 1,70 m et pèse 75 kg. Sa fortune est évaluée à plusieurs millions d’euros.

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