Le vaccin tétravalent pour nourrissons est un outil essentiel de la santé publique, conçu pour protéger les jeunes enfants contre plusieurs maladies graves. Cet article explore la composition, l'utilisation et les précautions associées à ce vaccin.
Introduction
Le vaccin tétravalent est une combinaison de vaccins qui protège contre quatre maladies infectieuses : la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite. Il est administré aux nourrissons pour les immuniser contre ces maladies potentiellement mortelles.
Composition du vaccin tétravalent
Le vaccin tétravalent est composé d'anatoxines diphtériques et tétaniques, de virus tués de la polio et d'antigènes immunisants de la coqueluche.
- Anatoxine diphtérique : ≥ 30 UI par dose
- Anatoxine tétanique : ≥ 40 UI par dose
- Antigènes coquelucheux : 50 μg par dose
- Virus poliomyélitiques inactivés :
- Type 1 : 40 UD
- Type 2 : 8 UD
- Type 3 : 32 UD
Ce vaccin est dit « acellulaire » car il ne contient pas de bacille coquelucheux entier. De plus, il ne contient aucun germe vivant.
Indications du vaccin tétravalent
Le vaccin tétravalent est indiqué pour la prévention conjointe de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche et de la poliomyélite chez les nourrissons. Il est administré en plusieurs doses selon un calendrier vaccinal spécifique. Il est utilisé dans la prévention de la diphtérie, du tétanos, de la coqueluche et de la poliomyélite.
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Protocole de vaccination
Le protocole de vaccination usuel comprend :
- Primovaccination : Deux injections à l'âge de 2 et 4 mois.
- Rappel : Une injection de rappel à l'âge de 11 mois.
- Rappel supplémentaire : Une injection de rappel à l'âge de 6 ans.
Ces injections sont généralement associées à un vaccin anti-Haemophilus influenzae. Le vaccin peut également être utilisé pour le rappel chez les enfants de 11 à 13 ans, si le rappel à 6 ans a été fait avec un vaccin contenant une dose réduite d'antigènes coquelucheux.
Administration du vaccin
Avant l'emploi, il est important de bien agiter la seringue et de la réchauffer à température ambiante si nécessaire. L'injection doit être réalisée par voie intramusculaire, généralement dans la cuisse chez le nourrisson et dans l'épaule chez l'enfant de plus de 5 ans. Ne pas injecter par voie intravasculaire.
Contre-indications
Le vaccin tétravalent ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
- Allergie au glutaraldéhyde, à la streptomycine, à la néomycine ou à la polymyxine B (ces substances sont utilisées pour la fabrication de ce vaccin et peuvent persister en infime quantité dans la solution injectable).
- Réaction allergique grave apparue immédiatement après une précédente injection du même vaccin.
- Forte réaction lors d'une précédente vaccination anticoquelucheuse (fièvre élevée, convulsions…).
- Certaines maladies graves du cerveau.
- Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients du vaccin ou à la néomycine, à la polymyxine ou au formaldéhyde.
- Hypersensibilité suivant une vaccination antérieure par des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche ou la poliomyélite.
- Encéphalopathie d’étiologie inconnue, dans les 7 jours suivant une précédente vaccination coquelucheuse.
Précautions d'emploi
En cas de fièvre élevée ou de maladie aiguë, il est préférable de différer la vaccination. Cependant, de simples rhinopharyngites ne justifient pas de retarder le programme de vaccination infantile. En cas de fièvre élevée, de maladie aiguë, il est préférable de différer la vaccination. Néanmoins, de banales rhinopharyngites ne justifient pas la prise de retard dans le programme de vaccination infantile. Des antécédents familiaux de convulsions ou de syndrome de mort subite du nourrisson ne sont pas des contre-indications.
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Si la survenue de l’un des événements suivants est chronologiquement liée à l’administration d’un vaccin contenant la valence coquelucheuse, la décision d’administrer d’autres doses de vaccins contenant la valence coquelucheuse doit être soigneusement évaluée :
- fièvre supérieure ou égale à 40 °C, dans les 48 heures, sans autre cause identifiable ;
- collapsus ou pseudo-état de choc (épisode d’hypotonie-hyporéactivité) dans les 48 heures après la vaccination ;
- cris persistants, inconsolables d’une durée supérieure ou égale à 3 heures, survenant dans les 48 heures après la vaccination ;
- convulsions, avec ou sans fièvre, survenant dans les 3 jours après la vaccination.
Il peut exister certaines circonstances, notamment en cas d’incidence élevée de coqueluche, où les bénéfices potentiels de la vaccination dépassent les risques éventuels.
Comme pour toute vaccination, le rapport bénéfice-risque de réaliser une vaccination par INFANRIXTETRA ou de la reporter, chez un nourrisson ou un enfant souffrant d’une maladie neurologique sévère qu’elle soit nouvelle ou évolutive doit être évalué avec attention.
INFANRIXTETRA doit être administré avec précaution chez des sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation en raison du risque de saignement qui peut survenir lors d’une administration intramusculaire.
L’infection par le VIH n’est pas considérée comme une contre-indication. La réponse immunitaire attendue risque de ne pas être obtenue après vaccination chez des patients immunodéprimés.
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Chez les enfants traités par des immunodépresseurs (corticothérapie, chimiothérapie antimitotique, etc…), il est recommandé d’attendre la fin du traitement pour vacciner.
INFANRIXTETRA ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire.
Une syncope (évanouissement) peut survenir après toute vaccination, voire même avant, en particulier chez les adolescents, comme réaction psychogène à l’injection avec une aiguille. Ceci peut s’accompagner de plusieurs signes neurologiques comme un trouble transitoire de la vision, des paresthésies et des mouvements tonico-cloniques des membres durant la phase de récupération. Il est important que des mesures soient mises en place afin d’éviter des blessures en cas d’évanouissement.
Interactions médicamenteuses
Lors d'essais cliniques, INFANRIXTETRA®a été administré simultanément à un vaccin rougeole-oreillons-rubéole ou un vaccin Haemophilus influenzae type b. Les données disponibles ne suggèrent aucune interférence cliniquement pertinente sur la réponse en anticorps pour chacun des antigènes.
Aucune étude d'interaction n'a été menée avec d'autres vaccins, produits biologiques ou médicaments.
Cependant, en accord avec les recommandations de vaccination communément acceptées, étant donné qu'INFANRIXTETRA® est un vaccin inactivé, il n'y a théoriquement aucune raison de ne pas l'administrer en même temps que d'autres vaccins ou immunoglobulines à des sites d'injection différents.
Comme pour les autres vaccins, une réponse immunitaire protectrice à un ou plusieurs antigènes du vaccin peut ne pas être obtenue chez les patients traités par des immunodépresseurs ou présentant un déficit immunitaire.
Grossesse et allaitement
Ce vaccin est destiné à l'enfant et n'est pas utilisé pendant la grossesse. Il est préférable d'éviter l'utilisation de ce vaccin durant l'allaitement.
NFANRIXTETRA ne devrait être que rarement administré à des femmes en âge de procréer.
Il n'y a pas de données disponibles sur l'utilisation d'INFANRIXTETRA chez la femme enceinte et au cours de l'allaitement.
En conséquence, l'utilisation de ce vaccin combiné n'est pas recommandée pendant la grossesse.
Effets indésirables possibles
Les effets indésirables possibles incluent :
- Réaction douloureuse, rougeur ou induration au point d'injection.
- Réaction fébrile (38 à 39 °C) pendant 1 ou 2 jours.
- Somnolence, irritabilité, insomnie, manque d'appétit.
- Vomissements, diarrhée, éruption cutanée.
- Rarement : fièvre (supérieure à 40 °C), réaction allergique, cris inhabituels et persistants, convulsions liées à la présence de l'antigène coquelucheux.
- Lymphadénopathie.
- Bronchite, toux.
- Dermatite allergique, prurit, urticaire.
- Thrombocytopénie
- Collapsus ou pseudo état de choc (épisode d’hypotonie-hyporéactivité), convulsions (avec ou sans fièvre) dans les 2 ou 3 jours suivant la vaccination.
- Apnée
- Angioedème
- Vésicules au site d’injection.
- Réactions allergiques incluant des réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes.
- Larges réactions au point d’injection (>50 mm), incluant un œdème du membre pouvant s’étendre du point d’injection à l’une ou l’autre des articulations adjacentes. Ces réactions apparaissent 24 à 72 heures après la vaccination et peuvent être associées à des symptômes comme érythème, chaleur, sensibilité ou douleur au site d’injection. Elles disparaissent spontanément en 3 à 5 jours.
- Des réactions œdémateuses de l'un ou des deux membres inférieurs peuvent survenir après la vaccination par un vaccin contenant la valence Haemophilus influenzae type b conjugué. Ces réactions surviennent principalement après la primovaccination, dans les premières heures suivant la vaccination et disparaissent sans séquelles dans les 24 heures. Ces réactions peuvent s'accompagner de cyanose, érythème, purpura transitoire et de pleurs sévères.
Il convient de noter que des cas de surdosage ont été rapportés durant la surveillance post commercialisation. Les événements indésirables, quand ils sont rapportés, ne sont pas distinctifs mais similaires à ceux rapportés avec la dose recommandée d’INFANRIXTETRA.
Conservation
Pour garder son efficacité, ce médicament doit être conservé entre + 2 °C et + 8 °C. Toutefois, une rupture de la chaîne du froid pendant une durée limitée (quelques heures à température ambiante inférieure à 25 °C) ne devrait pas prêter à conséquence. En pratique, en cas de nécessité, un délai de quelques heures peut séparer l'achat du vaccin en pharmacie de son stockage au réfrigérateur ou de la vaccination. Ce vaccin ne doit pas être congelé.
Coqueluche : Informations complémentaires
La coqueluche est une maladie très contagieuse due à la bactérie Bordetella pertussis qui cause des infections respiratoires. La contamination se fait par voie aérienne lors de contacts directs avec des personnes infectées. Parmi les populations non vaccinées dans le monde, la coqueluche reste un problème majeur de santé publique avec environ 300 000 décès par an.
Dans les pays ayant une vaccination généralisée depuis plus de trente ans, tels que l’Australie, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la Finlande, la France et les Pays-Bas, l’incidence a beaucoup diminué, mais on observe actuellement un changement de transmission de la maladie dû principalement à l’absence de rappel vaccinal après dix-huit mois. En effet, la transmission ne se fait plus seulement d’enfant à enfant, comme dans l’ère pré-vaccinale, mais aussi d’adolescents-adultes à nouveau-nés.
Pour cette raison, un rappel tardif à 11-13 ans a été recommandé dès la mise sur le marché de vaccins coquelucheux sous unitaires ou acellulaires (c’est-à-dire composés de protéines bactériennes purifiées et non de bactéries entières tuées).
Le tableau clinique de la coqueluche est très variable selon l’âge et le degré de protection de l’individu. La maladie débute par des signes discrets d’infection des voies respiratoires supérieures : rhinite, toux légère puis toux qui se modifie et se prolonge au lieu de s’améliorer.
Diphtérie : Informations complémentaires
La diphtérie a presque disparu actuellement des pays industrialisés, où elle sévissait autrefois sous forme d’épidémies meurtrières.
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