L'urine, reflet de notre santé, subit des modifications notables pendant la grossesse. Cet article explore en détail la composition de l'urine chez la femme enceinte, les raisons de ces changements, les implications cliniques et les mesures préventives.
Introduction
L'urine, produite par les reins, joue un rôle essentiel dans l'élimination des déchets et le maintien de l'équilibre hydro-électrolytique de l'organisme. Chez la femme enceinte, des modifications hormonales et physiologiques induisent des changements dans la composition urinaire, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur la santé de la mère et du fœtus.
Modifications de la composition urinaire pendant la grossesse
Modifications hormonales et physiologiques
La grossesse entraîne une série de modifications hormonales, notamment une augmentation des taux d'œstrogènes et de progestérone. Ces hormones ont un impact sur le système urinaire, entraînant une dilatation des voies urinaires et une diminution du tonus de la vessie. De plus, l'utérus en croissance exerce une pression sur la vessie, ce qui peut entraîner une augmentation de la fréquence urinaire et des fuites urinaires.
Les changements hormonaux de la grossesse modifient la composition de l'urine. Naturellement acide, elle devient plus alcaline et peut favoriser la prolifération des bactéries. Durant cette période, le méat urétral, le « tuyau » qui permet à l’urine de sortir, peut aussi se relâcher à cause des hormones, et permettre aux germes de remonter vers la vessie. De manière générale, les futures mamans ont une immunité moins bonne pendant leur grossesse et sont donc plus exposées aux risques d’infection.
Glycosurie
La glycosurie, ou présence de glucose dans l'urine, est plus fréquente pendant la grossesse. Elle toucherait près de 8 % des femmes enceintes. Durant cette période, certaines femmes peuvent être sujettes au diabète gestationnel, qui peut induire des risques pour la santé du bébé et de la future maman. La glycosurie désigne la présence inhabituelle de glucose dans l'urine, une situation anormale étant donné que l'urine ne devrait contenir que de faibles quantités de glucose. Cette condition peut indiquer une hyperglycémie, c'est-à-dire un taux élevé de glucose dans le sang.
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Le dépistage de la glycosurie de grossesse se réalise chaque mois. Dès le premier mois, il est possible de détecter une glycosurie de grossesse. La glycosurie peut également servir à surveiller le niveau de protéines dans l'urine. Pendant la grossesse, le fonctionnement rénal peut être affecté, ce qui peut entraîner une protéinurie (ou présence de protéines dans l'urine) chez la femme enceinte.
Cependant, un taux élevé de glucose dans l'urine n'implique pas systématiquement un diabète gestationnel.
Diabète gestationnel
Le diabète gestationnel est un type de diabète qui apparaît durant la grossesse, caractérisé par une difficulté à réguler les niveaux de glucose dans le sang. Cette condition se manifeste lorsque le corps ne produit pas suffisamment d'insuline (l'hormone régulant la glycémie), ou quand il y a une résistance à l'insuline. Et justement, pendant la grossesse, les changements hormonaux peuvent augmenter cette résistance à l'insuline. Le corps doit alors en produire davantage pour maintenir une glycémie normale. Si cette production est insuffisante, cela entraîne une hyperglycémie qui peut affecter tant la mère que l'enfant.
Le diagnostic du diabète gestationnel s'effectue par un dépistage sanguin en deux temps : une mesure de la glycémie à jeun au 1er trimestre grossesse et un test d'hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) au 6e mois (dernier tiers du calendrier de grossesse).
Les symptômes de grossesse liés au diabète peuvent être subtils et ne sont pas toujours évidents, car ils peuvent se confondre avec des sensations communes à la grossesse. Toutefois, certains signes peuvent vous mettre la puce à l’oreille :
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- Soif excessive : un besoin accru de boire des liquides, bien au-delà de ce qui est considéré comme normal pendant la grossesse.
- Mictions fréquentes : un besoin d'uriner plus souvent qu'à l'habitude, qui peut être lié à l'augmentation de la soif et de la consommation de liquides.
- Fatigue : bien que la grossesse puisse naturellement entraîner une sensation de fatigue, le diabète gestationnel peut l'accentuer et s’accompagner de maux de tête de grossesse.
- Vision trouble : des changements soudains dans la vision peuvent survenir.
- Infections fréquentes : si vous observez une susceptibilité accrue aux infections, notamment des voies urinaires, de la peau ou du vagin.
Il est important de souligner que beaucoup de femmes avec du diabète gestationnel ne présentent aucun symptôme évident. C'est pourquoi le dépistage systématique est crucial pour détecter cette condition, même en l'absence de symptômes manifestes.
Pour une femme qui n'est pas enceinte, le niveau de glucose dans l'urine (glycosurie) se situe généralement entre 0,1 mmo/L et 0,9 mmo/L, ce qui est relativement bas. Pour une femme enceinte, ce niveau ne doit pas excéder 15 mg/dl, bien que cette valeur puisse légèrement varier selon les laboratoires.
Lorsqu'on mesure la glycémie chez une femme enceinte, celle-ci doit se présenter à jeun pour une première analyse sanguine. Ensuite, elle consommera une solution contenant du sucre, permettant au laboratoire d'évaluer son taux de glucose dans le sang une heure et deux heures après la consommation de cette solution.
Risques associés à la glycosurie de grossesse
Généralement identifié vers la fin du deuxième trimestre ou au cours du troisième trimestre de la grossesse, le diabète gestationnel peut poser plusieurs risques pour le bébé, notamment :
- Une macrosomie, le bébé peut naître avec un poids et une taille supérieurs à la normale ;
- Un surplus de liquide amniotique, ce qui peut être risqué à la fois pour la mère et le bébé ;
- Une hypoglycémie chez le nouveau-né ;
- Un risque accru d'obésité ou de diabète de type 2 plus tard dans la vie de l'enfant ;
- Des problèmes respiratoires dus à une production excessive d'insuline par le fœtus ;
- Des malformations au niveau du système nerveux ou cardiaque dans les situations les plus graves.
Pour la mère, la glycosurie de grossesse peut également entraîner une hypertension pendant la grossesse ou une prééclampsie, des conditions qui peuvent rendre nécessaire la planification d'un accouchement d'urgence.
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Dépistage de la glycosurie
Le dépistage de la glycosurie de grossesse implique l'usage d'une bandelette réactive immergée dans l'urine. Cette dernière indiquera une présence faible ou élevée de glucose. Pour obtenir une mesure exacte, il est recommandé de réaliser l'examen en laboratoire. Les résultats sont ensuite discutés avec le gynécologue ou la sage-femme lors d'une consultation prénatale. Un résultat positif sur la bandelette nécessite un suivi en laboratoire pour déterminer avec précision le niveau de glucose.
Pour augmenter la fiabilité du test, il est préférable de le faire à jeun (surtout le matin) afin de vérifier la présence de glucose sans influence alimentaire. Si un premier dépistage indique une glycosurie sans autres signes de diabète, un nouvel examen sera programmé ultérieurement. Même avec un test initial normal, un dépistage d'hyperglycémie peut être conseillé au 6e mois de grossesse, particulièrement pour celles ayant des facteurs de risque (des antécédents de diabète, un surpoids, de l'hypertension, ou étant âgées de plus de 35 ans).
Prévention de la glycosurie de grossesse
Bien que divers facteurs puissent entraîner une augmentation du glucose sanguin chez la femme enceinte (indépendamment de la qualité de son régime alimentaire), il est conseillé d'adopter une alimentation saine et équilibrée avec le soutien d'un professionnel de santé. Pour les femmes diagnostiquées avec un diabète gestationnel, il est recommandé de suivre les recommandations suivantes :
- Limiter le grignotage : mangez 3 repas équilibrés par jour, espacés régulièrement, et avec 2 à 3 collations saines pour éviter de grignoter.
- Éviter les aliments transformés : il est aussi conseillé d'éviter les aliments riches en sucres simples et en graisses saturées, comme les sodas, les confiseries et les pâtisseries.
Bien que ces recommandations ciblent principalement les femmes avec un diabète gestationnel, elles peuvent également être suivies par toutes celles qui souhaitent prévenir la glycosurie de grossesse et promouvoir un mode de vie sain ! La surveillance régulière de la glycosurie, effectuée mensuellement, est cruciale.
Infections urinaires
Pendant la grossesse, les femmes enceintes ont moins de sensibilité urinaire et peuvent ne pas se rendre compte qu’elles souffrent d’une infection urinaire. Les changements hormonaux de la grossesse modifient la composition de l'urine. Naturellement acide, elle devient plus alcaline et peut favoriser la prolifération des bactéries. Durant cette période, le méat urétral, le « tuyau » qui permet à l’urine de sortir, peut aussi se relâcher à cause des hormones, et permettre aux germes de remonter vers la vessie.
Une infection urinaire, également appelée cystite, est causée par un germe présent dans la vessie. Lors d’une cystite, vous ressentez une sensation de brûlure et vous avez envie d’uriner de façon intempestive. Vos urines peuvent également être malodorantes et troubles.
Soyez rassurée, une cystite simple, soignée à temps, est sans danger pour vous et votre bébé. En revanche, une infection urinaire qui ne serait pas traitée peut muter de la vessie au rein et se transformer en pyélonéphrite, avec de la fièvre, ce qui serait beaucoup plus grave. Le germe peut alors passer dans l’utérus et provoquer une septicémie.
A l’inverse, si vous êtes sujette aux cystites à répétition, buvez au minimum 1,5 litre par jour pour bien drainer vos reins et nettoyer votre vessie. Vous pouvez également boire du jus de cramberry, celui-ci empêchera le germe de coller aux parois de la vessie. Les cystites peuvent également survenir après avoir eu un rapport sexuel, il est donc conseillé d’uriner juste après.
Risques associés aux infections urinaires pendant la grossesse
Pendant la grossesse, l'utérus se développe fortement, le taux de progestérone augmente. L'utérus élargi exerce une forte pression sur les voies urinaires, de sorte que l'écoulement de l’urine se fait plus difficilement. La progestérone accentue encore cet effet en modifiant les propriétés du tractus urinaire inférieur. De plus, les changements liés à la grossesse influent également sur la composition de l’urine qui devient moins acide et plus sucrée. Tous ces changements favorisent la multiplication des bactéries et la probabilité d'infection augmente.
Cela explique aussi pourquoi l'incidence de pyélonéphrite, qui correspond à une infection urinaire ayant évolué vers les reins, est plus élevée dans le dernier trimestre de grossesse.
Une infection urinaire simple est en elle-même sans danger pour la maman et le bébé tant qu’elle est traitée correctement. La raison pour laquelle on parle beaucoup du risque d’infection urinaire pendant la grossesse est que mal traitée ou non diagnostiquée, une infection urinaire peut se compliquer d’une pyélonéphrite, une infection du rein. La pyélonéphrite peut favoriser les contractions entraîner un accouchement prématuré et dans les plus graves, heureusement rares, à une mort in utéro.
Diagnostic et traitement des infections urinaires pendant la grossesse
Le diagnostic se fait grâce à une bandelette urinaire, et si la présence de leucocytes ou nitrites est détectée dans l’urine, il vous sera demandé de réaliser un ECBU (Examen CytoBactériologique des Urines) pour déterminer le traitement adapté en fonction des germes trouvés. L’infection urinaire étant majoritairement liée à la bactérie Escherichia coli ou E.coli, il est possible que le médecin vous donne d’abord un traitement antibiotique dirigé contre cette bactérie et qu’il réadapte le traitement dans le cas où les résultats de l’ECBU mettrait en évidence la présence d’un germe différent.
En cas de maladie rénale congénitale, d’insuffisance rénale chronique sévère ou d’immunodépression grave, le risque d’infection rénale est augmenté. Le risque d’avoir une infection urinaire compliquée est plus élevé chez la femme enceinte comme nous l’avons vu, mais aussi chez les hommes et chez les personnes âgées.
Apprenez à détecter une cystite simple sur ZAVA, avant qu’elle ne se complique. Une femme enceinte atteinte de pyélonéphrite est en général hospitalisée. Le traitement est antibiotique avec une thérapie ciblée contre les agents pathogènes responsables de l’infection. Le traitement long par antibiotique pour la pyélonéphrite est en général de 10 à 14 jours et doit s’accompagner d’une hydratation suffisante ainsi généralement que d’analgésiques pour atténuer la douleur. Après traitement, il vous sera demandé de continuer les tests urinaires pour vérifier l’efficacité du traitement et prévenir une nouvelle infection.
Dans tous les cas, le médecin vous prescrira un antibiotique spécialement adapté pour la femme enceinte qui ne devrait pas mettre en danger la santé de votre enfant. Car attention, tous les antibiotiques ne sont pas adaptés à la femme enceinte et peuvent sérieusement endommager la santé de votre bébé si le traitement n’est pas adéquat. Demandez toujours conseil à votre médecin si vous êtes enceinte et que vous avez besoin d’un traitement contre l'infection urinaire.
Lithiase urinaire
La lithiase urinaire obéit chez la femme enceinte à une physiopathologie différente de celle de la femme non enceinte : modifications anatomiques de l'arbre urinaire, biologiques sanguines et urinaires (augmentation de facteurs lithogènes mais aussi lithoprotecteurs) conduisant à un nouvel équilibre, différent de celui existant en dehors de la grossesse. Ainsi, la lithiase urinaire n'est pas plus fréquente chez la femme enceinte mais la composition des calculs est souvent différente de celle observée hors grossesse. Le mode de révélation est le plus souvent une colique néphrétique.
La cause en est plus difficile à affirmer chez ces patientes en raison d'une part de la fréquence de ce type de douleurs en dehors de tout calcul chez la femme enceinte du fait de la dilatation « physiologique » des voies urinaires supérieures, et d'autre part des limites à la réalisation d'examens radiologiques irradiants donc potentiellement dangereux pour le foetus. Les complications sont également à prendre en compte : urologiques identiques à celles observées hors grossesse (infection, colique néphrétique hyperalgique, insuffisance rénale), mais également obstétricales (accouchement prématuré, toxicité foetale éventuelle des différents examens ou traitements).
La prise en charge de calcul(s) urinaire(s) chez une patiente enceinte présente des spécificités propres et implique une collaboration multidisciplinaire obstétricale, urologique, radiologique et anesthésique. Il s'agit le plus souvent d'un traitement symptomatique permettant soit l'expulsion spontanée du calcul, soit de calmer les douleurs. La prise en charge urologique du calcul est rarement nécessaire pendant la grossesse et est réservée aux situations d'échec du traitement conservateur ou d'impossibilité de celui-ci (cas du sepsis par exemple). Elle est alors la moins invasive possible et se limite au traitement du (des) calcul(s) symptomatique(s).
Tests de grossesse urinaires
La bêta-hCG commence à être sécrétée par l’embryon lorsque l’œuf fécondé s'implante dans la paroi de l’utérus, vers le 8e jour après la fécondation. Le plus souvent, les tests de grossesse recommandent une utilisation le premier jour de retard des règles. Des tests de sensibilité minimale égale à 25 UI/l existent également, à utiliser la veille du jour où les règles sont supposées revenir. Dans tous les cas, il est préférable d'effectuer le test avec la première urine du matin, plus concentrée en bêta-hCG pour peu que l’on n’ait pas trop bu de liquides la veille au soir.
Le délai de lecture du test est indiqué sur sa notice. Attention, cinq minutes après le moment supposé de la lecture le résultat n’est plus aussi fiable (et il ne l’est plus du tout dix minutes après le moment supposé de la lecture).
Les tests urinaires de grossesse sont très fiables s’ils sont utilisés correctement lors de la période préconisée en fonction du type de test. Néanmoins, dans certains cas, un test de grossesse urinaire peut être faussement négatif. Un test de grossesse peut également être faussement positif lorsque la femme prend certains traitements hormonaux à base d’alpha-hCG, par exemple contre l’infertilité. Les femmes qui prennent ce type de traitement sont habituellement averties par leur gynécologue ou leur pharmacien. D’autres médicaments hormonaux prescrits en cas d’infertilité féminine peuvent modifier la durée du cycle ce qui peut avoir un impact sur la date à laquelle effectuer le test urinaire. Mieux vaut s’informer auprès de son gynécologue.
Examen cytobactériologique des urines (ECBU)
Que ce soit pour diagnostiquer et soigner une infection urinaire, explorer le fonctionnement de certains organes, identifier l’usage de stupéfiants ou savoir si l’on est enceinte, les analyses d’urine apportent de nombreuses informations concernant notre santé. Quels sont les usages de ce type d’examen complémentaire ? De plus, lors d’infection urinaire, les urines contiennent les micro-organismes responsables de cette infection, ainsi que des cellules immunitaires chargées de lutter contre cette infection.
L’examen urinaire le plus souvent prescrit est l’ECBU, l’examen cytobactériologique des urines. Comme son nom l’indique, il recherche à la fois des cellules (cyto-, la cellule en grec) et des bactéries. Pour cet examen, les urines doivent être recueillies avec soin, de manière stérile, pour ne pas les contaminer avec d’autres micro-organismes. Ensuite, on évite de prélever le premier jet d’urine qui risque d’avoir été contaminé par les germes résiduels présents sur les muqueuses génitales, et on urine ensuite dans un flacon stérile (habituellement remis par le laboratoire d’analyses ou le pharmacien) sans le remplir complètement. Le flacon est ensuite hermétiquement fermé et porté au laboratoire d’analyses dès que possible accompagné de l’ordonnance et de l’heure du prélèvement. Chez le nourrisson, un collecteur stérile spécifique est utilisé. Ce dispositif à usage unique se pose après désinfection soigneuse de la zone génitale et ne peut être laissé en place plus d'une heure. Passé ce délai, si l'enfant n'a pas uriné, un collecteur neuf doit être utilisé. Une fois l’urine recueillie, le collecteur est enlevé et l’urine est transvasée soigneusement dans un flacon stérile.
L’urine a habituellement une couleur jaune plus ou moins foncée, une odeur discrète et elle est transparente. Lors d’infection, l’urine peut être trouble et sentir mauvais. Les hématies sont en général moins de 5 000 par ml d’urine. Leur présence en très grand nombre donne une couleur brun-rouge à l’urine. Les leucocytes sont les cellules immunitaires chargées de nous protéger contre les infections. Les cellules épithéliales sont celles qui recouvrent la paroi de tous les organes par lesquels passe l’urine. Elles s’éliminent naturellement. La présence de cellules épithéliales du vagin (différentes et reconnaissables) indique une contamination de l’urine lors du prélèvement. Certaines substances chimiques naturellement présentes dans les urines ont tendance à précipiter sous forme de cristaux : acide oxalique, acide urique, calcium, par exemple. Lors de l'examen microscopique de l'urine, on observe parfois des cylindres qui peuvent être composés d'hématies, de leucocytes, mais aussi de protéines ou de graisses. Ces éléments se présentent en forme de cylindres car ils ont été « moulés » dans les fins tubules qui composent les reins.
Les infections urinaires sont généralement causées par des bactéries présentes dans l’intestin, et notamment par Escherichia coli dans dans 70 à 90 % des cas chez la femme et dans 45 à 70 % des cas chez l’homme. Le diagnostic de l’infection urinaire se fait en prenant en compte à la fois de la prolifération des bactéries en culture et de la concentration de leucocytes dans les urines, ainsi que des symptômes observés. Dans certains cas, il peut y avoir élévation des leucocytes dans l’urine sans multiplication de bactéries en culture. Il est également parfois possible d’observer une quantité de bactéries anormalement élevée sans augmentation des leucocytes. Lorsque le biologiste détecte un grand nombre de bactéries et de leucocytes dans les urines, il pratique un antibiogramme. Cet examen consiste à cultiver les bactéries contenues dans l’urine en présence de diverses substances antibiotiques.
Composition normale de l'urine
L'être humain produit entre un et deux litres d'urine par jour. Témoignant du bon fonctionnement de nos organes, l'urine joue un rôle indispensable dans l'organisme.
Liquide biologique neutre qui se forme dans le rein, l'urine permet d'adapter le milieu intérieur du corps en gardant ce dont il a besoin, et en éliminant le reste. Le rein est un organe très complexe qui associe des cellules ayant des fonctions différentes et les fait marcher en même temps. Il régule la composition de notre sang en calcium, en phosphore, potassium, magnésium, rétablit l'équilibre acide-base de l'organisme, l'urée, la créatinine et gère l'épuration des déchets. "Par exemple, si vous faites une séance de sport, vous allez transpirer énormément et la quantité d'eau qui va être émise par les reins sera plus faible, les urines seront présentes en plus petites quantités mais seront plus sombres car plus concentrées.
Une urine normale est composée principalement d'eau. On y trouve également des sels minéraux tels que du magnésium, du calcium, du chlore, du potassium, du sodium, des sulfates et des phosphates. La composition de l'urine fait également figurer de l'urée, des acides aminés, des vitamines et de l'acide urique. Il n'y a ni glucose, ni protéines dans des urines normales. "La mesure de l'urée renseigne sur la quantité de corps toxiques qui vont s'accumuler dans les urines.
L'urine est dite primitive après son passage dans les filtres rénaux appelés glomérules. On distingue deux parties dans le rein : le glomérule et les tubules. Le sang arrive dans le rein et passe à travers le glomérule, un filtre qui fait le tri en réabsorbant ce dont l'organisme a besoin et en éliminant le reste. L'urine arrive alors dans les tubules où elle va pouvoir s'écouler. "Sur une journée on a 180 litres de sang qui passent dans les reins mais on évacue juste 1 à 2 litres.
L'urine est normalement de couleur jaune clair. Une urine trop claire, presque transparente, indique que l'urine est diluée du fait d'une trop grande consommation d'eau.
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