La vie est un cycle continu de naissances et de décès. Dans l'Islam, ces événements sont imprégnés de significations profondes et de rituels spécifiques. Cet article explore la signification spirituelle d'une mort qui annonce une naissance dans la tradition islamique, ainsi que les pratiques et les croyances associées à la naissance et au deuil.
La Naissance: Une Bénédiction et une Responsabilité
La naissance d'un enfant est sans doute l'un des événements les plus heureux que l'homme puisse vivre dans ce bas-monde. Les enfants sont considérés comme une bénédiction divine pour leurs parents, apportant de la joie et de la vivacité à leur vie. Ils réjouissent le cœur, éveillent l’âme et sont un réel bonheur pour les yeux.
Le Coran exprime cette gratitude : "Ô mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit."
Le Prophète Mohammed, paix et bénédiction soient sur lui, a été un guide et un modèle pour les musulmans en enseignant les pratiques islamiques les plus appropriées pour adorer leur Seigneur. Il est important que les parents éduquent leurs enfants selon la droiture, ce qui assurera une vie meilleure ici-bas et après la mort. Le Messager d’Allah a dit : « Un serviteur verra son rang élevé et demandera : Ô Seigneur, comment est-ce arrivé ? On lui dira : C’est grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. »
Cela s’applique aux garçons et aux filles, et l’Islam encourage l’éducation des filles et condamne la tristesse causée par la naissance d’une fille chez certains. Les membres de la famille qui attendent la naissance doivent être informés rapidement pour qu’ils puissent se réjouir, féliciter les parents et faire des invocations pour l’enfant.
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Rituels de Naissance
Plusieurs rituels et traditions entourent la naissance d'un enfant dans l'Islam, visant à accueillir le nouveau-né dans la communauté musulmane et à assurer sa protection spirituelle et physique.
Tahnik: Tahnik est l’acte de ramollir une datte et de la frotter sur la bouche du nouveau-né juste après sa naissance. Cela se fait en plaçant un morceau de datte ramollie sur le doigt et en le frottant de gauche à droite dans la bouche du bébé. Si une datte sèche n’est pas disponible, une datte fraîche peut être utilisée, et si aucune datte n’est disponible, quelque chose de sucré peut être utilisé. Il n’est pas obligatoire de mâcher la datte, mais elle peut être ramollie d’une autre manière. Imam Nawawi a déclaré que les ulémas sont d’accord sur le fait de recommander de pratiquer le Tahnik sur le nouveau-né à sa naissance.
Nomination: Quant au don d’un prénom à l’enfant, cela peut se faire le jour de sa naissance ou plus tard, le septième jour ou après, conformément à la Sunna. Les parents choisissent un prénom pour l’enfant, mais si ils ne sont pas d’accord, c’est au père de décider soit de le prénommer lui-même, soit de laisser la mère le faire. Ce droit appartient au père car l’enfant lui est attribué, selon ce qui est mentionné dans le Coran. Le prénom doit avoir une signification belle et louable, selon ce que le Prophète Mohammed a déclaré. Il est recommandé d’appeler son fils Abdullah (le serviteur d’Allah) ou un autre nom qui signifie « serviteur » suivi d’un des noms d’Allah. Il est également recommandé de donner à l’enfant le nom d’un prophète ou d’une personne pieuse, en espérant qu’il ou elle sera comme elle. Il est interdit de donner des noms qui indiquent une soumission à une force autre qu’Allah, tels que Abdarrassoul ou Abdannabi, ainsi que des noms d’incroyants tels que Georges, Michel ou Suzanne. Les noms de tyran ou de personnes malveillantes comme Pharaon, Qaron et Abou Lahab doivent être évités.
Aqiqah: Pour célébrer la naissance de l’enfant et remercier Allah, il est recommandé de sacrifier un mouton après le septième jour de la naissance. Selon le Prophète ﷺ, tout enfant a droit à une « Aqiqah » qui doit être effectuée en son septième jour, et il est alors donné un nom et sa tête est rasée. Si l’enfant est un garçon, deux moutons sont sacrifiés, tandis qu’un seul mouton est sacrifié pour une fille. Cette opinion est partagée par la plupart des ulémas et des compagnons. Il est permis de sacrifier un mouton mâle ou femelle, ou même un bouc. Le père ou un proche parent doit effectuer l’égorgement, car le Prophète ﷺ l’a fait pour ses deux petits-fils.
Rasage de la tête: Le septième jour après la naissance, il est suggéré de raser la tête du bébé. Lorsque Al-Hassan est né, le Prophète ﷺ a dit à sa fille, Fatima: « Rase sa tête et donne le poids de ses cheveux en argent aux pauvres« . Le processus commence par raser le côté droit de la tête du bébé, selon un hadith qui dit: « Rase, et il a pointé le côté droit de sa tête, puis le gauche ». Il n’est pas permis de n’enlever qu’une partie des cheveux, car le Prophète ﷺ l’a interdit, selon Al-Bokhârî.
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Circoncision: La circoncision est un acte religieux important dans l’islam et concerne exclusivement les garçons. Elle consiste à retirer une partie du prépuce, une membrane protectrice qui recouvre le gland. Il est recommandé que la circoncision soit effectuée le septième jour suivant la naissance, en même temps que la célébration de la venue de l’enfant à travers la ‘Aqiqah, ou le sacrifice d’un mouton. L’obligation de circoncire un garçon avant qu’il n’atteigne la puberté est clairement établie dans les enseignements islamiques. Il est recommandé d’être effectué par un professionnel qualifié, et les soins post-opératoires doivent être pris en compte pour minimiser les risques potentiels et favoriser la guérison rapide.
La Mort: Une Épreuve et un Retour à Allah
Seulement, il arrive que ce bonheur soit interrompu par la perte d’un enfant cher, ce bout de soi que l’on a vu venir au monde et grandir pas à pas. La mort de l’être cher reste un évènement douloureux. Mais lorsqu’il s’agit de celle d’un jeune enfant et qui plus est bébé nourrisson ou nouveau-né, l’épreuve en devient que plus difficile. Comment supporter la douleur de devoir se séparer d’une part de soi ? cette part de soi à qui on a donné naissance et que l’on doit déjà rendre à celui qui en est le détenteur et le créateur ? Car certes, il ne faut pas oublier que c’est à Allah que nous appartenons et c’est vers lui que nous retournerons. Gardons en tête que c’est Allah qui donne sa part de joie et de bonheur à chacun mais c’est aussi Lui qui y met un terme au moment où il l’aura décidé. La Science de l’inconnu n’incombe qu’à Allah.
Face à la perte d’un enfant, la patience est la meilleure arme dont le musulman puisse disposer. Il est important de souligner chers frères et sœurs que la définition de la patience se divise en trois catégories à savoir : la patience en accomplissant les commandements d’Allah, la patience en s’écartant de ce qui a été interdit par Allah et la patience face aux épreuves et aux difficultés du Destin car « telle est la volonté d’Allah ».
Lors de la perte d’un enfant, le monde s’assombrit soudainement, le silence de la mort s’accompagne de la douleur des larmes, la vie semble même perdre son sens. Pourtant, c’est dans ces épreuves que la vie gagne paradoxalement en sens. En effet, savoir qu’Allah nous éprouve est un des piliers de notre foi : croire au Destin qu’il soit bon ou mauvais. Ainsi, croire à ce Destin et l’accepter malgré la tristesse que cela puisse engendrer, fait partie de l’essence même de la croyance du musulman sobhanAllah.
Face à l’épreuve de la perte d’un enfant, la patience représente la clé de la délivrance. Mais comment parvenir à patienter dans une telle douleur ? Chers frères et sœurs, le fait de penser qu’Allah récompense les endurants aide le musulman fermement attaché à sa religion, à surmonter l’épreuve car la récompense divine est ce pour quoi nous œuvrons au quotidien. La récompense des patients est largement présente dans plusieurs versets et ahadiths. Cette récompense divine ne laisse donc pas l’once d’un doute dans nos cœurs et permet de surmonter les épreuves. Gardons également à l’esprit que notre Créateur nous aimera et nous assistera si nous patientons face à Son décret. En effet, rappelons Sa parole : {Ô vous les croyants, cherchez secours dans la patience et la prière car Allah est avec ceux qui patientent} (Sourate 2 : verset 153). Chers frères et sœurs, plus nous patientons face à l’épreuve comme la perte d’un enfant, plus Allah nous assistera et nous facilitera cette épreuve sobhanAllah.
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Le fait de patienter suite à la perte d’un enfant est une patience bien spécifique à laquelle le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) a fait référence lorsqu’il a dit : « Il n’y a pas une seule femme parmi vous dont trois enfants meurent avant la puberté sans que cela soit pour elle un écran contre l’Enfer ». Une femme demanda : « Et pour deux (enfants) ? » Il répondit : « Et pour deux (enfants) aussi ». (Muslim). La récompense pour la patience face à la perte d’un enfant est donc la protection du feu de l’Enfer sobhanAllah !
Soulignons notamment que la présence d’un entourage bienveillant est plus que nécessaire lors du deuil de son enfant. En effet, famille, amis, voisinage sont d’une aide primordiale. Le besoin de parler, de s’exprimer ou de partager sa tristesse peuvent permettre de patienter plus facilement.
Deuil et Condoléances
Il est recommandé au musulman de rendre visite à ceux qui sont dans la peine, aussi bien lorsqu’ils sont malades que lorsqu’ils sont éprouvés par la perde d’une être qui leur était cher. « Entraidez-vous dans l’accomplissement de bonnes œuvres et de la piété… » Précisément, lorsque des parents, des voisins, des frères et sœurs en islam sont atteints par la perte d’un être cher, il faut les soulager et les consoler du mieux qu’il nous est possible. Par exemple, l’islam suggère que ce soit précisément leurs amis, leurs voisins qui leurs préparent le repas, afin de les décharger des préoccupation matérielles dans ces moments douloureux. En effet, le Prophète que la paix et le salut soit sur Lui a recommandé lorsque l’un des compagnons fut éprouvé : « Préparez un repas pour la famille de Jafar, car ils ont d’autres préoccupations.»
Non seulement il est recommandé de leur apporter une aide matérielle, une présence, mais encore faut-il leur dire des paroles de consolation, afin de les réconforter, en leur rappelant que la mort est une échéance inéluctable pour chacun de nous, selon le terme que Dieu à Lui-même fixé. La visite à la famille du défunt incombe aussi bien aux hommes qu’aux femmes, quelques soit le défunt, homme ou femme. Ainsi, les femmes doivent également présenter leurs condoléances et se rendre auprès de ceux qui ont été éprouvés afin de leur apporter leur soutien et des paroles de consolation.
Il n’existe pas de formule rituelle particulièrement pour exprimer ses condoléances aux proches du défunt. On peut proposer, comme base, quelques versets du coran. En particulier, il est souhaitable de rappeler que : « Nous appartenons à Dieu et c’est vers Lui que nous devons faire retour ». Si l’on sait quelque chose de bien au sujet des œuvres du défunt de son vivant, il est recommandé de le rappeler à ses proches afin qu’ils se réconfortent dans l’idée que celui-ci sera agrée par Dieu, si Dieu le veut. On peut encore ajouter une formule telle que : Dieu t’accorde le réconfort, une magnifique rétribution et qu’il pardonne à celui qui a été rappelé.
Dans l'islam, il est demandé de faire preuve de beaucoup de pudeur lors d'un décès. On exprime ses condoléances à travers des phrases, mais aussi à travers des gestes : préparation de repas, aide pour la préparation des funérailles, récitation de prières (et plus spécifiquement la sourate Al-Fatiha qui concerne spécifiquement ce genre de circonstances). Attention toutefois, les condoléances dans l'islam doivent être envoyées dans les trois jours suivant la disparition. Passé ce délai, elles sont jugées trop douloureuses à recevoir. Ensuite, l'envoi de fleurs est jugé inutile et superficiel.
Formules de condoléances :
- Allah y rahmo (pour un homme) ou Аllаh y rаhmа (pour une femme), ce qui signifie "Qu'Allah lui fasse miséricorde".
- Allah i sabbarkoum : "Qu'Allah vous donne la force pour surmonter cette épreuve".
- Aezam allh ajraka, wa'ahsan eaza'aka, waghafar limayitk : "Qu’Allah augmente ta récompense, te soulage pleinement, et qu’il soit miséricordieux envers ton défunt".
- Plus sobrement, vous pouvez également dire la phrase suivante Albaqiat fi hayatik, qui signifie "je suis désolé pour ta perte" un équivalent du traditionnel "toutes mes condoléances".
- Qu’Allah protège ton proche et t’apporte la force et la patience pour surmonter cette épreuve.
- Qu'Allah se montre miséricordieux envers celui que tu as perdu.
- Qu’Allah te donne la patience, mon frère/ma sœur, et qu’il accepte l’entrée au paradis de ton défunt.
Il est également possible d'envoyer une sourate adaptée aux circonstances, comme celle-ci : "Allah, le Créateur des cieux et de l’univers choisit l’heure de la mort de chacun comme il a choisi l’heure de sa naissance… Dieu, seul, sait ce qui est bon pour l’Homme" ou encore celle-là : "Nous appartenons à Allah et vers Allah le miséricordieux nous retournons".
Lorsqu'on apprend le décès d'une personne, il est courant dans la tradition islamique de réciter cette prière : "Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un" (إِنَّا لِلَّٰهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ), ce qui signifie "Certes, nous appartenons à Allah et c'est à Lui que nous retournerons." Cette invocation exprime la reconnaissance de la volonté divine et la croyance en la résurrection.
Rites Funéraires Musulmans
Au même titre que la religion juive et chrétienne, l’Islam fait partie des trois grandes religions monothéistes. Dans les traditions, l’enterrement musulman est perçu comme un passage. Il est dit que l’âme du défunt resterait présente 40 jours après son décès avant de passer dans l’au-delà.
Les obsèques sont organisées au plus vite, en accord avec les volontés du défunt et de sa famille. Celle-ci exige une célébration de deuil aussi bien dans la mosquée qu’au cimetière. En France, beaucoup de décès ont lieu à l’hôpital. La cérémonie à la mosquée n’est pas obligatoire et elle est peu pratiquée. Si elle a lieu, elle consiste en psalmodies rituelles et récitations tirées du Coran.
Il y a plusieurs rites spécifiques à la religion musulmane, notamment le délai d’inhumation, le lavage rituel, le cortège funèbre, les funérailles, les devoirs de l’Islam, et les derniers honneurs par l’intermédiaire des prières.
Le délai d’inhumation: Dans les pays musulmans, les obsèques se déroulent dans les 24 heures qui suivent le décès de l’individu. Le défunt est déplacé sur une civière et enveloppé dans un drap blanc avant le coucher du soleil. Toutefois, en France, le délai d’inhumation est un peu plus long en raison des procédures administratives. Le corps est transporté dans un cercueil pour des raisons sanitaires. Le cercueil est de manière générale en bois léger et sans capiton. Le défunt sera enterré dans un carré musulman (zone d’un cimetière dédiée aux musulmans) ou dans un cimetière dédié au culte islamique. Il n’y a que trois cimetières islamiques en France, dont deux sur l’île de la Réunion. Le troisième est situé dans la commune de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Près de 70 carrés musulmans sont présents dans les cimetières municipaux français.
La toilette purificatrice: Le corps d’un défunt est jugé impur, d’où l’importance de le purifier. La toilette doit être réalisée par quatre personnes (de même sexe), si possible appartenant à la famille du défunt. Exception pour le conjoint du défunt qui a le droit de l’effectuer lui-même. En l’absence de ces quatre personnes, une personne pieuse peut également effectuer le lavage rituel. Le corps du défunt est lavé trois fois et parfumé. La bouche doit être fermée et maintenue par un bandage, et les jambes sont attachées ensemble. Le corps est ensuite recouvert par un linceul blanc qui se compose de 3 étoffes non cousues. Les bras sont disposés le long du corps, ou croisés sur la poitrine. Il est ensuite orienté en direction de la Mecque.
Le cortège funèbre: Le jour de l’enterrement, tous les hommes se joignent au cortège funèbre. Pour rendre un ultime hommage au défunt, les personnes défilent devant le cortège mortuaire. L’imam exécute les différentes prières au cours des funérailles. De manière symbolique, trois poignées de sable sont lancées sur le cercueil du défunt. Selon la tradition, seuls les hommes sont présents le jour de l’enterrement musulman. Les femmes et les enfants sont en retraits. Ils vont au cimetière le lendemain. Le prophète Mohammed explique ce rituel par l’hyperémotivité des femmes et des enfants, dans l’intention de célébrer le deuil en toute sobriété.
La mise en terre: Pendant la mise en bière, le corps est légèrement allongé sur le côté droit, et son visage est incliné en direction de la Mecque. Le transport du corps jusqu’à la tombe est effectué en cercueil (obligatoire en France) par 4 hommes, dans lequel le corps du défunt est recouvert par un drap blanc. La tête du défunt est découverte de manière à réciter la Shahada sans relâche. Sa formulation est « Achhadou an lâ ilâha illa-llâh, wa ashadou ana muhammad rasûlu-llâh », elle signifie qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mohammed est son messager. La mise en terre est généralement effectuée par le service de pompes funèbres.
Les prières: Pendant la cérémonie religieuse, l’imam est un acteur incontournable. Il prononce la prière des morts à voix haute, elle comprend les glorifications d’Allah. Cette prière, très courte, est très différente des autres. En effet, elle se récite sans prosternation ni génuflexion. Pendant sa narration, les individus restent debout. En outre, cette même prière contient quatre tekbir, ils sont la représentation glorieuse de la parole d’Allah. La Fatiha (c’est la première sourate du Coran) est prononcée après le premier tekbir. Ensuite, les individus prononcent la prière sur le Prophète, pour ensuite finir sur celle du repos de l’âme. Puis le visage du défunt est découvert, les amis et les proches peuvent se recueillir devant le défunt, en récitant la prière de la Shahada.
Les 3 jours de deuil: Suite aux obsèques, une période de 3 jours de deuil peut être observée par la famille du défunt. La famille reçoit les proches qui viennent adresser leurs messages de condoléances.
Interdits Funéraires Musulmans
Les coutumes musulmanes interdisent certaines pratiques. En premier lieu, nous avons vu que les femmes et les enfants ne peuvent pas être présents le jour de l’inhumation. Ensuite, le don d’organes, la thanatopraxie et la crémation ne sont pas tolérés. Le texte de référence en matière de tradition est le Coran, un verset indique qu’aucune atteinte à l’œuvre de Dieu ne doit être commise. La coutume déconseille également les fleurs pour des raisons de sobriété. Par ailleurs, l’inscription d’un verset sur une stèle est autorisée.
Soutien Spirituel et Communautaire
La perte d’un enfant est une douleur indescriptible. Le soutien spirituel et communautaire joue un rôle essentiel dans le processus de deuil.
La foi en Allah: S'en remettre à Allah au moment de l’épreuve, en sachant que par cela il nous éprouve par amour et non par punition est réellement l’acceptation sincère du 6ieme pilier de la foi. En croyant et en acceptant ce décret divin malgré la tristesse et la douleur que cette épreuve engendrée au moment de son annonce, cela révèle la foi inébranlable du croyant, sa résignation et son humilité face à la décision du très haut. Ce sont là des caractéristiques nobles qui font partie de l’essence même de notre belle religion qui est d’être persuadé dans son for intérieur que chaque chose qui nous parvient d’Allah 3azawajal n’est qu’un bien.
La communauté: Soulignons notamment que la présence d’un entourage bienveillant est plus que nécessaire lors du deuil de son enfant. En effet, famille, amis, voisinage sont d’une aide primordiale. Le besoin de parler, de s’exprimer ou de partager sa tristesse peuvent permettre de patienter plus facilement.
Une Mort Annonce une Naissance: Espoir et Récompense
Bien que la perte d'un enfant soit une épreuve déchirante, la foi islamique offre l'espoir et la consolation. L'annonce d'une naissance après une mort peut être interprétée comme un signe de la continuité de la vie et de la miséricorde d'Allah.
Chers frères et sœurs, le fait de penser qu’Allah récompense les endurants aide le musulman fermement attaché à sa religion, à surmonter l’épreuve car la récompense divine est ce pour quoi nous œuvrons au quotidien. La récompense des patients est largement présente dans plusieurs versets et ahadiths. Cette récompense divine ne laisse donc pas l’once d’un doute dans nos cœurs et permet de surmonter les épreuves. Gardons également à l’esprit que notre Créateur nous aimera et nous assistera si nous patientons face à Son décret.
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