Le tympan qui se contracte, une condition souvent associée à une sensation d'oreille bouchée et à des problèmes d'audition, peut être attribué à diverses causes, allant de problèmes bénins à des affections plus complexes nécessitant une attention médicale. Cet article vise à explorer en profondeur les causes potentielles de cette sensation, les symptômes qui l'accompagnent, et les options de traitement disponibles.

Catarrhe tubaire : une cause fréquente

Le catarrhe tubaire est une affection courante de l'oreille moyenne qui se manifeste par une sensation d'oreille bouchée et des difficultés d'audition. Cette condition résulte d'une obstruction ou d'un dysfonctionnement de la trompe d'Eustache, un étroit conduit reliant l'oreille moyenne à la partie arrière de la gorge. Souvent, le catarrhe tubaire survient à la suite d'un rhume ou d'une grippe. Bien que généralement inoffensif, il peut être gênant, mais se résorbe habituellement de lui-même en quelques jours. Dans de rares cas, une infection peut s'installer.

Le terme "catarrhe" désigne l'inflammation d'une muqueuse, entraînant une production excessive de mucus. Dans le cas du catarrhe tubaire, c'est la caisse du tympan qui est le siège de cette inflammation, pouvant être aiguë ou chronique. La trompe d'Eustache joue un rôle crucial dans l'équilibrage de la pression des deux côtés du tympan. Au repos, elle est fermée, mais se contracte brièvement lors de la mastication, du bâillement ou de la déglutition. Elle protège également l'oreille moyenne des sécrétions du rhinopharynx, des bruits produits naturellement par le corps et des sons forts.

Heureusement, les symptômes sont souvent passagers et disparaissent lorsque l'inflammation se résorbe. Cependant, il est important de consulter un professionnel de santé pour confirmer le diagnostic et déterminer si un traitement est nécessaire. Dans la plupart des cas, le catarrhe tubaire se résout spontanément. Il est alors conseillé de se reposer et de s'hydrater correctement. Si les symptômes persistent, différents traitements peuvent être envisagés, incluant, dans les cas graves et chroniques, la pose de tubes de ventilation transtympaniques.

Traumatisme sonore : un impact direct sur l'audition

Un traumatisme sonore est un trouble de l'audition affectant l'oreille interne, plus précisément les cellules ciliées, en raison d'une exposition à des niveaux sonores excessifs. Ce traumatisme peut être aigu, survenant de manière soudaine et accidentelle, ou chronique, résultant d'une exposition prolongée. Il entraîne généralement une perte d'audition définitive et constitue une urgence médicale nécessitant une consultation rapide avec un spécialiste.

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Le traumatisme sonore se caractérise par une atteinte de la cochlée, entraînant des lésions aux cellules sensorielles. Ces lésions peuvent être causées par une exposition soudaine ou prolongée à un bruit excessif, et peuvent s'accompagner d'acouphènes et/ou d'hyperacousie. On distingue deux types de traumatismes sonores :

  • Traumatisme sonore chronique ou prolongé : Il résulte d'une exposition répétée à des niveaux sonores élevés, comme l'écoute fréquente au casque audio, les concerts de musique amplifiée ou l'exposition professionnelle au bruit.
  • Traumatisme sonore aigu ou accidentel : Il est causé par une exposition brutale et soudaine à un niveau sonore excessif, comme une explosion ou un coup de feu.

Ce type de traumatisme peut avoir un impact direct sur l'audition, entraînant une perte auditive. Généralement, les fréquences situées entre 4000 et 6000 Hz sont les plus touchées. La destruction des cellules ciliées est irréversible, entraînant une perte d'audition et d'autres complications telles que l'hyperacousie ou des acouphènes permanents.

Les symptômes d'un traumatisme sonore aigu incluent une perte auditive brusque et soudaine, des maux de tête, de la fatigue auditive, des distorsions sonores, une sensation d'oreille bouchée ou cotonneuse, des acouphènes d'intensité variable, des vertiges et une hypersensibilité au bruit. Dans certains cas, une douleur et une perforation du tympan peuvent survenir.

En cas de traumatisme sonore, une consultation médicale immédiate est impérative pour préserver au maximum les capacités auditives. Le traitement peut inclure des médicaments, un repos auditif et, dans certains cas, une oxygénothérapie hyperbare. Si la perte d'audition s'installe, un appareillage auditif peut être nécessaire.

Pour prévenir les traumatismes sonores, il est essentiel de contrôler le volume des appareils de diffusion sonore, de limiter la durée d'exposition au bruit, de porter des protections auditives dans les environnements bruyants et d'adopter une bonne hygiène de vie.

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Acouphènes pulsatiles : perception d'un son rythmé par les battements cardiaques

L’acouphène pulsatile se définit comme la perception d’un son rythmé par les battements cardiaques. L’écoute du patient permet souvent de le suspecter et des phrases comme : « j’entends, dans mon oreille, battre mon cœur » ou encore « c’est comme le son de l’échographie pendant ma grossesse» sont caractéristiques de ce symptôme. Le souffle, s’il est présent, sera côté de 1/6 à 6/6 en précisant la zone où il est le plus important. Lorsque le patient perçoit son acouphène en consultation, elle recherche une interruption du souffle par la compression successive de la jugulaire interne puis de la carotide commune du même côté que l’acouphène. L’IRM cérébrale est la première exploration à prescrire. Une séquence 3DTOF (time of flight) non injectée explorant du trou occipital au vertex. Au terme de ce bilan, lorsqu’une cause a été identifiée, ce qui est le cas dans 75 % des cas, si la pathologie n’expose pas le patient à un risque vital, l’indication du traitement dépend exclusivement de la gêne ressentie.

Les acouphènes pulsatiles veineux sont de loin les plus fréquents. Ces acouphènes pulsatiles s’interrompent à la compression de la veine jugulaire interne homolatérale. Les patients souffrant d’un acouphène pulsatile veineux chronique ont d’ailleurs souvent découvert par eux-mêmes qu’ils pouvaient obtenir un peu de « répit sonore » en comprimant la région cervicale homolatérale, par un oreiller (ou un livre !) placé sous la mandibule du côté de l’acouphène notamment lors de l’endormissement.

La première cause d’acouphène pulsatile, est la sténose des sinus latéraux. Elle atteint principalement les femmes entre 20 et 40 ans et est favorisée par le surpoids. L’acouphène n’est en général perçu que d’un côté, habituellement du côté du sinus latéral dominant mais les sténoses sont toujours bilatérales. Elles se situent toujours à la jonction entre le sinus transverse et le sinus sigmoïde. Elles sont de deux types. La sténose extrinsèque est une sténose longue et effilée du sinus sans obstacle endoluminal. Elle est plus difficile à reconnaitre et est souvent méconnue des radiologues. En plus de l’acouphène pulsatile, ces sténoses sinusiennes peuvent aussi entraîner une hypertension intracrânienne qualifiée autrefois « d’idiopathique » avant l’avènement des séquences angiographiques au scanner ou en angio-IRM. Les symptômes sont des céphalées quotidiennes, de la fatigue chronique, des troubles visuels à type de flou visuel, de diplopie, voire des pertes transitoires de la vue. On constate un œdème papillaire au fond d’œil. La ponction lombaire ramène un LCR de composition normale dont la pression est supérieure à 20 cm d’eau. L’élévation de la pression intracrânienne est due à l’élévation de la pression en amont de la sténose, dans le sinus sagittal supérieur, lieu habituel de la résorption du LCR. Qu’il existe ou non une hypertension intracrânienne, des voies de suppléances accessoire du drainage du LCR s’installent de façon chronique. Le traitement des sténoses sinusiennes est endovasculaire, par implantation d’un stent dans le sinus latéral en regard de la sténose.

Parfois les acouphènes pulsatiles veineux sont liés à la perte de la couverture osseuse entre le réseau veineux et les cellules mastoïdiennes. L’anévrysme du sinus latéral entraîne une saillie de la paroi du sinus dans les cellules mastoïdiennes. On le traite par voie endovasculaire en implantant des coils dans l’anévrysme.

Une communication artério-veineuse entraîne des turbulences lorsque le sang artériel accéléré rejoint le secteur veineux, habituellement de diamètre plus large. Ces communications artério-veineuses se développent à l’âge adulte dans la dure-mère et particulièrement celle constitutive de la paroi d’un sinus. La localisation dominante est le sinus latéral. Il existe à l’auscultation du crâne un souffle continu à renforcement systolique dont l’intensité maximale se situe au niveau de la mastoïde. Le diagnostic étant établit, l’angiographie cérébrale conventionnelle n’est faite que pour préciser le pronostic neurologique de la fistule ou préparer un éventuel traitement endovasculaire. Le traitement des fistules artério-veineuses durales est presque exclusivement endovasculaire. L’embolisation peut être réalisée par voie artérielle, par occlusion des communications artério-veineuses. On injecte une solution gélifiante (sorte de colle) dans les artères méningées. Elle peut aussi être réalisée par voie veineuse en passant un microcathéter à contre-courant. On peut aussi occlure le sinus à l’aide de coils introduits par voie veineuse.

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Un acouphène pulsatile artériel est déterminé par un flux turbulent siégeant au sein d’une artère cérébrale. Le diagnostic de la sténose se fait par ARM ou angioscanner des troncs supra-aortiques.

Une dissection artérielle se définit comme la formation brutale d’un hématome au sein de la paroi d’une artère. Cet hématome est compressif sur la lumière artérielle qui est rétrécie. Il s’ensuit la possibilité d’une accélération du flux. Parce que les dissections atteignent des segments artériels situés à la base du crâne, elles peuvent se manifester par un acouphène pulsatile lequel est souvent associé à des maux de tête inhabituels et récents. Le diagnostic de dissection est porté sur l’angio-IRM ou l’angioscanner, la dissection apparaissant comme une sténose sus-bulbaire pour la carotide interne ou située sur les segments extra-vertébraux pour les dissections de l’artère vertébrale. Le traitement d’une dissection artérielle diagnostiquée à la phase aiguë est médical et fait habituellement appel aux anticoagulants qui ont pour but d’éviter la formation d’un thrombus au contact de la zone disséquée. C’est dans le cas où persiste une sténose artérielle que la séquelle de dissection peut occasionner un acouphène pulsatile chronique. Si la gêne occasionnée est importante une intervention par stenting carotidien peut être indiquée.

La dysplasie fibro-musculaire (DFM) est une maladie chronique non athéromateuse et non inflammatoire de la paroi artérielle, de cause vraisemblablement génétique. Elle réalise dans la forme la plus classique une fibrose étagée de la média artérielle apparaissant sous la forme de sténoses courtes étagées d’un segment carotidien au-dessus du bulbe. Au sein de ces « piles d’assiettes » peut se développer une prolifération de l’intima qui réalise un disque sténosant dénommé diaphragme ou web carotidien. Le diagnostic sera suspecté sur l’ARM ou l’angioscanner et confirmé par l’angiographie cérébrale.

Une sténose athéromateuse du bulbe carotidien est rarement cause d’acouphène pulsatile car l’origine de la carotide interne est trop bas située pour occasionner des turbulences audibles par l’oreille. Pour qu’une sténose athéromateuse se manifeste par un acouphène pulsatile il faut qu’elle soit serrée (> 70 %) et que la bifurcation carotidienne soit haut située, au-dessus de C4. L’indication thérapeutique reposera sur le degré de sténose comme pour les sténoses carotidiennes asymptomatiques, et aussi sur la gêne que ressent le patient.

Une sténose serrée de l’origine de l’artère vertébrale ou de l’artère sous-clavière peut, bien que rarement, occasionner un acouphène pulsatile. Il s’agit de la perte de la couverture osseuse de ce canal. La physiopathologie de l’acouphène pulsatile est la transmission de la pulsation du LCR à la périlymphe. Connue aussi sous le nom de syndrome de Minor, cette déhiscence se rencontre chez des patients au-delà de la cinquantaine.

L’otospongiose est une maladie de cause génétique réalisant une dystrophie localisée de l’os temporal, au pourtour de la cochlée. Le plus souvent, elle se manifeste par une hypoacousie de transmission par ankylose de l’étrier. Le traitement est chirurgical mais il faut signaler que l’intervention habituelle qui consiste à remplacer l’étrier est sans efficacité sur l’acouphène pulsatile.

Le paragangliome est une tumeur bénigne hypervasculaire qui se développe le long des axes vasculaires cervicaux. Elle se révèle souvent par un acouphène pulsatile qui est neutre cliniquement. Lorsque la tumeur se développe dans l’oreille moyenne, le diagnostic peut être fait à l’otoscopie devant une masse rouge rétro-tympanique. En IRM, la tumeur apparait sur la séquence T1 avec injection de gadolinium sous la forme d’une masse prenant très fortement le produit de contraste.

Un schwannome est une tumeur bénigne fréquente du nerf vestibulaire. D’ordinaire, la tumeur se développe sur le nerf vestibulaire dans la conduit auditif interne et n’occasionne éventuellement qu’un acouphène de timbre continu.

L’acouphène rythmique n’est pas un acouphène pulsatile car il n’est ni continu ni synchrone des battements cardiaques. Les patients décrivent le son comme « un bruit de morse » ou « un cliquetis irrégulier ». Il ne faut donc pas le méconnaître et l’adresser à un neuro-radiologue spécialisé car le diagnostic étiologique nécessite des examens spécifiques.

Réflexe stapédien et son absence

Le réflexe stapédien (ou réflexe acoustique) est la contraction bilatérale et involontaire du muscle stapédien (muscle de l’étrier) due à une stimulation excessive de l’oreille interne. Ce muscle a pour fonction de protéger les composants du système auditif d’une stimulation sonore trop intense et joue également un rôle dans la capacité à distinguer les sons.

Le muscle stapédien est relié à l’étrier. Il se contracte en réponse à un bruit intense, rendant la chaîne ossiculaire plus rigide pour réduire l’intensité du son. L’impédancemétrie consiste à placer une sonde à l’intérieur du méat acoustique (un canal de l’oreille). L’instrument génère un son pur (généralement de 226 Hz) et mesure la réflexion du son sur la membrane du tympan, tandis que l’opérateur fait varier la pression de l’air dans le conduit auditif externe. L’instrument enregistre ainsi la résistance au passage de l’air dans l’oreille moyenne à différentes valeurs de pression. Le muscle stapédien se contracte en réponse à des sons de forte intensité. Ce phénomène est bilatéral, même lorsqu’une seule oreille est stimulée, entraînant une rigidification du tympan, ce qui réduit la conduction du son vers l’oreille interne.

L'absence de réflexe stapédien peut être associée à une hypoacousie neurosensorielle. Les acouphènes objectifs comprennent également ceux causés par des contractions multiples des muscles proches de l’oreille (myoclonies). Le muscle stapédien apparaît comme une cause possible d'acouphènes dus à des contractions musculaires cloniques.

Il n’existe aucun traitement médical contre l’absence de réflexe stapédien, c’est pourquoi il est nécessaire de recourir soit à des appareils auditifs, qui compensent la réduction de l’audition en amplifiant le son lui-même, soit à la chirurgie.

Pression auriculaire et oreilles bouchées

La pression auriculaire correspond à une sensation désagréable de pression dans l'oreille qui peut arriver dans différentes situations. Tout le monde a déjà ressenti une sensation de pression inconfortable dans l'oreille lors d'un passage dans un tunnel, en montagne ou en avion. Ce phénomène est tout simplement lié à un changement de pression atmosphérique. La pression auriculaire disparaît normalement en bâillant ou en déglutissant, des fois au bout de plusieurs heures. Si elle venait à persister, elle peut être le signe d’une inflammation de l’oreille ou d’un problème de pression dans l’oreille. En cas de doutes, n'hésitez pas à consulter votre médecin ORL.

Les causes des oreilles bouchées et de la pression auriculaire peuvent être liées à l'oreille moyenne, à l'extérieur, ou à des problèmes de pression. La trompe d’Eustache joue un rôle essentiel dans l'équilibrage de la pression. Un problème de pression, une tension au niveau de la mâchoire ou de la colonne vertébrale peuvent également provoquer une sensation de pression dans les oreilles. Si vous avez une pression auriculaire qui persiste, en particulier associée à d'autres symptômes comme des vertiges, douleurs ou des acouphènes, il est essentiel de consulter votre médecin ORL.

Pour soulager la pression dans l'oreille, il est possible d'effectuer la manoeuvre de Valsalva : bouchez votre nez et faites comme pour expirer doucement par celui-ci. Cela va créer une pression sur la trompe d'Eustache pour permettre son ouverture. Si la pression dans l'oreille interne perdure, la consultation d'un médecin ORL sera nécessaire afin qu'il pose le diagnostic et prescrive le traitement approprié. Par exemple, dans le cas d'un bouchon de cérumen, il procédera simplement à l'évacuation du bouchon ce qui permettra le rééquilibre des pressions entre oreille interne et externe. Un problème de pression de l'oreille peut également provenir de la présence de liquide dans l'oreille moyenne (par exemple dans le cas d'une otite séreuse). Le médecin viendra alors percer le tympan (par exemple en posant un aérateur transtympanique) permettant au liquide de s'évacuer et de rétablir une pression normale.

Le rhume ou les allergies peuvent créer un gonflement de la gorge, du nez et des oreilles ou une inflammation des muqueuses et être à l'origine d'oreilles bouchées. Des médicaments contre l’allergie ou un spray nasal pourront alors soulager et aider à retrouver une aération normale de l'oreille. Dans le cas d'oreilles bouchées à cause de crampes musculaires ou d'une lésion aux vertèbres cervicales, la kinésithérapie sera le traitement le plus approprié.

La sensation d’oreilles bouchées en train apparaît généralement lors du passage à grande vitesse dans un tunnel. Ce changement brutal de pression en entrant dans le tunnel crée une pression d’air devant le train, comprimé dans le tunnel, ce qui entraîne une augmentation temporaire de la pression atmosphérique, pouvant entraîner une pression dans les oreilles. Lorsqu’un avion décolle et atterrit, il y a de forts changements d'altitudes et donc de pression atmosphérique en peu de temps. Une pression auriculaire apparaît alors car le corps et ses mécanismes n'ont pas eu le temps de compenser ce changement de pression. Si vous êtes sujet à ces problèmes de pression pendant un vol, ou si vous attrapez un rhume avant le décollage, utiliser un spray nasal à l'avance peut vous aider. L'effet décongestionnant du spray permet de mieux faire circuler l'air dans la cavité nasale et la trompe d'Eustache, évitant ainsi la pression auriculaire. Il est recommandé d'utiliser à nouveau le spray avant l'atterrissage.

Acouphènes objectifs et subjectifs

Les causes des acouphènes varient en fonction des acouphènes identifiés. Un acouphène objectif est un bruit organique issu du patient lui-même que le médecin peut également entendre et enregistrer lors d’un examen médical. Les acouphènes objectifs sont rares et ne représentent qu’environ 5 % des acouphènes. Leur origine est la plupart du temps identifiable, ce qui permet de les traiter rapidement. Les acouphènes subjectifs représentent 95 % des cas d’acouphènes. Ce type d’acouphène est causé par une activité anormale du cortex auditif, la partie du cerveau responsable du traitement du son.

Les acouphènes entraînent une gêne en continu, de façon temporaire ou occasionnelle. Dans la majorité des cas, les acouphènes entraînent des conséquences sur la qualité de vie et la santé physique et mentale. Il faut savoir que l’acouphène n’est pas une maladie et qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitement pour les faire disparaître. Lorsque les acouphènes s’accompagnent d’une perte auditive, le recours à un masqueur d’acouphène peut être envisagé. En parallèle de nouvelles approches alternatives sont aujourd’hui utilisées, elles associent thérapie et relaxation. C’est le cas des thérapies comportementales et cognitives. Ces dernières travaillent essentiellement sur le contrôle des pensées négatives afin d’aider les patients à mieux vivre avec leurs acouphènes. Ces pratiques apprennent également à mieux gérer les acouphènes et à lâcher-prise par rapport aux symptômes.

Myringite bulleuse

La myringite bulleuse est une sorte d’infection de l’oreille dans laquelle de petites plaies remplies de liquide se fixent sur le tympan. Ces plaies provoquent généralement une gêne importante. L’infection est déclenchée par les mêmes infections ou microorganismes qui provoquent diverses autres otites. La myringite bulleuse ne déclenche pas la formation de liquide derrière le tympan, comme c’est le cas pour d’autres infections de l’oreille.

Les signes de la myringite bulleuse ressemblent à certains types d’otites. Une gêne importante commence de manière inattendue et dure également de 24 à deux jours. Une perte d’audition dans l’oreille touchée, appelée hypoacousie, disparaît normalement dès que l’infection disparaît. Une température élevée et des tuyaux d’évacuation des liquides de l’oreille peuvent également être présents.

Elle peut être provoquée par des micro-organismes ou une infection. Les germes et les infections à l’origine de la myringite bulleuse coïncident avec ceux qui déclenchent d’autres types d’infections de l’oreille ainsi que des problèmes tels que la grippe, le rhume et l’angine à streptocoques. La myringite bulleuse est plus susceptible de se produire chez les personnes souffrant d’une infection de l’oreille interne.

Si votre seul signe de myringite bulleuse est une gêne, vous pouvez attendre un jour ou plus pour voir si la gêne disparaît avant d’appeler votre médecin. Si la gêne est vraiment extrême (ce qui est souvent le cas) ou si vous avez une température élevée, appelez votre médecin immédiatement. Appelez votre médecin si vous avez des difficultés à entendre ou si vous avez du liquide qui coule de vos oreilles. Si votre enfant révèle des signes d’inconfort au niveau des oreilles, vous devez de suite appeler un professionnel de la santé, en particulier s’il a des antécédents d’otites.

Votre médecin prendra connaissance du dossier et se renseignera également sur les signes et symptômes que vous présentez ainsi que sur la durée de l’infection. Il utilisera également un otoscope. Votre médecin déterminera s’il s’agit d’une myringite bulleuse ou d’un autre type d’infection si vous souffrez d’une infection de l’oreille. Il pourra voir les plaies sur votre tympan si vous avez une myringite bulleuse.

Le traitement de la myringite bulleuse s’effectue généralement à l’aide d’analgésiques en vente libre et d’antibiotiques sur ordonnance. Les deux peuvent être pris soit par voie orale, soit sous forme de gouttes auriculaires. Votre médecin pourrait endommager les plaies ouvertes sur votre tympan avec une petite lame pour leur permettre de drainer les conduits si les médicaments n’aident pas à diminuer votre gêne. Dans de rares cas, si la myringite bulleuse n’est pas traitée correctement, les germes ou l’infection qui la déclenchent peuvent infecter les os autour de l’oreille.

Autres formes de myringite

La myringite, ou inflammation du tympan, peut se manifester sous plusieurs formes, chacune avec des caractéristiques distinctes :

  • Myringite Aiguë : Elle survient généralement en raison d’une infection bactérienne ou virale. Les symptômes incluent une douleur intense à l’oreille, une fièvre et parfois des écoulements. Un traitement rapide est essentiel pour prévenir les complications.
  • Myringite Chronique : Elle se caractérise par des épisodes récurrents d’inflammation du tympan. Les causes sous-jacentes peuvent varier, allant des infections persistantes aux allergies. Un suivi médical régulier est crucial pour la gérer correctement.
  • Myringite Bulleuse : Elle se distingue par la formation de petites bulles sur la membrane du tympan. Ces bulles peuvent éclater, entraînant une douleur accrue. Une attention particulière est nécessaire pour éviter d’éventuelles complications auditives.
  • Myringite Allergique : Les réactions allergiques peuvent également causer une inflammation de l’oreille moyenne. Cette dernière peut provenir d’une sensibilité à des allergènes en particulier.

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